Les heures rouges

Couverture du livre « Les heures rouges » de Leni Zumas aux éditions Presses De La Cite
  • Nombre de page : 400
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : (non disponible)
  • Thème : Littérature Anglo-Saxonne
  • Prix littéraire(s) : (non disponible)
Résumé:

États-Unis, demain. Avortement interdit, adoption et PMA pour les femmes seules sur le point de l'être aussi. Non loin de Salem, Oregon, dans un petit village de pêcheurs, cinq femmes voient leur destin se lier à l'aube de cette nouvelle ère. Ro, professeure célibataire de quarante-deux ans,... Voir plus

États-Unis, demain. Avortement interdit, adoption et PMA pour les femmes seules sur le point de l'être aussi. Non loin de Salem, Oregon, dans un petit village de pêcheurs, cinq femmes voient leur destin se lier à l'aube de cette nouvelle ère. Ro, professeure célibataire de quarante-deux ans, tente de concevoir un enfant et d'écrire la biographie d'Eivør, exploratrice islandaise du xixe. Des enfants, Susan en a, mais elle est lasse de sa vie de mère au foyer - de son renoncement à une carrière d'avocate, des jours qui passent et se ressemblent. Mattie, la meilleure élève de Ro, n'a pas peur de l'avenir : elle sera scientifique. Par curiosité, elle se laisse déshabiller à l'arrière d'une voiture... Et Gin. Gin la guérisseuse, Gin au passé meurtri, Gin la marginale à laquelle les hommes font un procès en sorcellerie parce qu'elle a voulu aider les femmes.

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  • Roberta est le personnage principale de ce roman, elle as 40 ans et elle est célibataire, et elle est professeure et écrit la biographie d'une exploratrice polaire Eivior Minervudottir, mais son rêve le plus fou, porter un enfant dans ses entrailles, mais une loi va arriver qu'il interdit aux...
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    Roberta est le personnage principale de ce roman, elle as 40 ans et elle est célibataire, et elle est professeure et écrit la biographie d'une exploratrice polaire Eivior Minervudottir, mais son rêve le plus fou, porter un enfant dans ses entrailles, mais une loi va arriver qu'il interdit aux couples non mariées et aux personnes célibataires, ne pas adopter.

    Elle rencontre une de ses plus bonne élève : Maddie, elle est enceinte, et pleines d'ambitions, elle veut vraiment avorter, car elle veut faire des études, Roberta malgré sa douleur l'as soutient.

    Il y aussi Susan, mariée, deux enfants, mais elle en peux plus de cette vie, elle veut tout larguer pour se réaliser dans sa vie professionnelle, elle en as marre de ce role de maman u foyer, on sens sa détermination et son courage, je suis vraiment admiratif.

    Et puis il y a une guérisseuse, Gin, qui aides les femme comme elle peut, mais elle est arrêtée pour sorcellerie, elle est pris dans un engrenage, se sacrifie par amour.

    Très jolie livre, très émouvant, j'ai adorer les histoires de ces femmes qui s'entrechoquent, on sens dans chaque histoire de la ténacité, et ça nous fait penser de ne jamais oublier que des femmes avant nous se sont battues pour nos droits, et on doit toujours leur rendre hommage, ou sinon, nos vies aurait pu ressembler a ces femmes, est ce qu'on aurait eu autant de courage ?

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  • Rentrée littéraire, quand tu nous tiens ! Qui dit rentrée, dit découverte, et en voici une bien intéressante placée sous le signe de la politique et du féminisme. Je vous vois déjà lever les yeux au ciel, mais rassurez-vous Leni Zumas, loin d'être moralisatrice, utilise avec pertinence sa plume...
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    Rentrée littéraire, quand tu nous tiens ! Qui dit rentrée, dit découverte, et en voici une bien intéressante placée sous le signe de la politique et du féminisme. Je vous vois déjà lever les yeux au ciel, mais rassurez-vous Leni Zumas, loin d'être moralisatrice, utilise avec pertinence sa plume pour dépeindre un pays victime d'une vague conservatrice dans lequel quatre portraits de femmes se font écho. Légèrement d'anticipation, ce récit pourrait être celui de demain et c'est bien cela qui le rend aussi convaincant. Car imaginez un seul instant que l'avortement soit absolument interdit. Que les célibataires n'ai plus droit ni à la procréation in vitro ni à l'adoption, uniquement réservée  aux couples. Que l'image de la femme célibataire soit associée à un caprice ou à la marginalité. C'est ainsi que la romancière à travers la voix de Ro, Susan, Mattie et Gin, quatre femmes au parcours et aspirations différentes, tente de nous alarmer sur la remise en cause des acquis de droits fondamentaux. Il y a du Margaret Atwood dans ce roman, mais il y a surtout une furieuse envie de pointer du doigt les oppresseurs d'hier, surtout d'aujourd'hui et peut-être de demain... 

    Dans les Etats-Unis de demain, l'avortement est depuis maintenant deux ans strictement interdit. L'adoption et la PMA en passe de l'être également pour les femmes célibataires. A Newville, dans l'Oregon, le destin de quatre femmes vont être intrinsèquement lié face à l'oppression publique. Il y a tout d'abord Ro, quarante-deux ans, prof d'histoire "aux ovaires déficients", qui tente d'écrire la biographie d'Eivor, une exploratrice islandaise du XIXe s. éprise de liberté. Puis il y a Susan, femme de Didier et femme au foyer, reléguée au rang de mère, épouse et femme de ménage, n'aspirant qu'a profiter d'un peu de solitude. Mattie, meilleure élève de Ro, promise à un brillant avenir dans le domaine scientifique qui se laisse dépuceler à l'arrière d'une voiture. Et enfin Gin, guérisseuse et herboriste, marginalisée et accusée de sorcellerie pour venir en aide aux femmes. Celles-ci vont se croiser, s'entraider et parfois se juger, mais toujours faire preuve de détermination.

    Avec un style intimiste qui peut parfois étonner, Leni Zumas met les pieds dans le plat ! En ne désignant pas le gouvernement actuel, elle ne fait que renforcer l'image qu'elle a de lui. Au bord du gouffre social, elle dénonce l'utilisation et la non-disposition des corps féminins dans un monde de plus en plus conservateur.  

    Sans détour, la romancière montre l'impact de cette mentalité régressive sur le quotidien de ces femmes dont le courage est égal à leur détermination. Avec subtilité, elle suggère, propose, donne des pistes de réflexions au travers de ces quatre personnages, plus un avec Eivor, non seulement par l'écriture, mais aussi le visuel qui couvre la couverture du roman. De celle-ci, aux différentes nuances de rouge qui évoquent le sang, mais aussi l'anatomie féminine, j'y vois aussi le combat. Le combat d'une génération passée et future pour des droits ignorés et bafoués.

    J'ai aimé les protagonistes, leurs différences, leur évolution comme leurs relations contradictoires. De l'amertume des unes, d'autres trouvent la force, la force de dire non, de prendre leur destin en main. Chacune définit sa propre féminité et chacune en est la victime.

    Des mots jutes, il m'a fallu un petit temps d'adaptation face à la prose parfois déconcertante de l'auteure. Alors que rien n'est laissé au hasard, on se surprend à espérer, trembler et suffoquer auprès d'elles. Ro, va-t-elle réussir à procréer ? Susan arrivera-t-elle à s'imposer ? La vie de Mattie sera-t-elle réduite à une erreur, et Gin sera-t-elle jugé coupable de sorcellerie ? Autant de questions que de réponses, et plus dans ce très bon roman écrit dans l'urgence d'une situation problématique.

    http://bookncook.over-blog.com/2018/09/les-heures-rouges-leni-zumas.html

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  • Il m’a fallu un peu de temps pour digérer ma lecture… Non que je n’aie pas aimé, bien au contraire, mais c’est une lecture dense en émotion et en qualité.

    L’auteure nous propulse dans un futur proche… Parfois on le sent tellement proche que cela en est effrayant, dans lequel les puritains...
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    Il m’a fallu un peu de temps pour digérer ma lecture… Non que je n’aie pas aimé, bien au contraire, mais c’est une lecture dense en émotion et en qualité.

    L’auteure nous propulse dans un futur proche… Parfois on le sent tellement proche que cela en est effrayant, dans lequel les puritains s’imposent aux Etats-Unis avec de nouvelles réglementations sur l’avortement, l’adoption et la procréation médicalement assistées…

    Vous pensez que c’est du déjà vu ? Vous pensez bien ! L’avortement est interdit, l’adoption et les PMA sont réservés aux couples mariés.

    L’auteure n’a pas eu à inventer un univers pour présenter le sien, il lui a suffi de se pencher sur ce qu’elle a glanée, que ce soit dans les médias, dans les discours politiques et aussi dans l’obscurantisme de certaines personnes…

    Quatre femmes, quatre portraits qui vivent une féminité et une maternité différente, sans qu’aucune ne soit pointée comme la bonne. Ro (la biographe), Susan (l’épouse), Mattie (la fille) et Gin (la guérisseuse). L’auteure, sans jugement, dépeint ce que ces femmes ressentent, ce qu’elles appréhendent et chaque lectrice se retrouvera dans un des portraits.

    Même si les personnages sont bien construits avec une entité propre, on ne peut s’empêcher de penser que malgré la densité, l’auteure n’a fait qu’effleurer le haut de l’iceberg. Au lecteur de faire travailler ses méninges pour y trouver son compte. Une belle réflexion sur le possible devenir des droits des femmes.

    Un bond en arrière, tout en étant dans ce futur glauque à souhait, puisque l’avortement devient illégal aux Etats-Unis. Les peines que ces femmes encourent lorsqu’elles décident de braver les interdits, mais aussi les risques que cela comporte d’avorter dans des cliniques secrètes, sans hygiène. Les femmes célibataires ne pouvant plus adopter, ni accéder aux PMA…

    Avec une plume froide, parfois ironique, d’une violence qui peut déranger, l’auteure présente son intrigue comme un documentaire romancé, mais qui nous pousse à nous interroger sur certains choix politiques. Une plume distancée, comme un médecin qui pose son diagnostic, clinique, comme pour décortiquer, exposer les possibles travers du conservatisme. Chaque personnage, malgré des trajectoires, des vies et des envies différentes est piégé dans un imbroglio dont la porte de sortie laissera une emprunte destructrice.

    Pendant ma lecture, j’ai beaucoup pensé à cette phrase de Simone de Beauvoir « N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. ».

    J’ai également pensé à cette fragilité des droits acquis depuis tellement peu, au regard des siècles de soumission au le pater familias qui est ici représenté par le gouvernement conservateur.

    Une dystopie qui a tout d’un signal d’alarme où la plume de l’auteure a parfois des envolées lyriques au service de la femme et de ses droits à disposer d’elle-même. Un roman fort, engagé où la femme est la pièce maitresse contre l’obscurantisme et le conservatisme.

    https://julitlesmots.com/2018/09/14/les-heures-rouges-de-leni-zumas/

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  • Newville est une petite bourgade de l'Oregon, au Nord-ouest des Etats-Unis. C'est dans ce coin de l'Amérique profonde que Leni Zumas a situé son nouveau roman et a choisi de nous retracer le combat de quatre femmes très différentes et pourtant reliées par un lien aussi invisible que fort. Gin,...
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    Newville est une petite bourgade de l'Oregon, au Nord-ouest des Etats-Unis. C'est dans ce coin de l'Amérique profonde que Leni Zumas a situé son nouveau roman et a choisi de nous retracer le combat de quatre femmes très différentes et pourtant reliées par un lien aussi invisible que fort. Gin, aussi appelée la guérisseuse, est une marginale, que l'on vient consulter parce que l'on craint les médecins et surtout le qu'en-dira-t-on, est peut-être en fin de compte la plus censée et la plus libre de toutes.
    Car dans la bourgade les tensions s’exacerbent, en raison d’un amendement voté par le Congrès sur l’identité de la personne qui décrète le droit à la vie dès la conception, ce qui rend notamment l’avortement illégal et pose de graves problèmes s’agissant de PMA et de dons d’ovule et de sperme, le transfert d’embryons dans l’utérus étant désormais interdit.
    Bien entendu, il s’agit d’une dystopie, mais on sait que dans les Etats-Unis de Trump une large fraction de la population se bat pour ce type de régression qui entend faire de la seule cellule familiale traditionnelle le seul et unique modèle acceptable.
    Mais revenons à nos quatre femmes. Si Gin est une observatrice attentive du microcosme qui gravite autour d’elle, Roberta est directement concernée par la nouvelle législation. Cette prof d’histoire a en effet décidé de faire un bébé toute seule. À 42 ans son horloge biologique tourne et elle se dit que la prochaine fécondation in vitro sera sans doute la dernière. Tout en décrivant sa peine, son mal-être et son combat, Leni Zumas a eu la bonne idée d’entrecouper le récit avec des extraits de la biographie sur laquelle Roberta travaille et qui retrace la vie de l’exploratrice polaire Eivør Mínervudottír au XIXe siècle. Cette islandaise intrépide a aussi été victime de l’ostracisme et de la misogynie.
    L’une des plus brillantes élèves de Roberta est Mattie. Quinze ans à peine et elle aussi en proie à un terrible dilemme. Sa première expérience sexuelle tourne au drame. Elle se retrouve enceinte et va éprouver toutes les peines du monde à avorter, le Canada ayant érigé un «mur rose» pour empêcher les Américaines de franchir la frontière pour avoir recours à une IVG.
    Reste Susan, la mère de famille qui n’a, à priori, pas à se préoccuper de ces questions. Mais Leni Zumas est bien trop habile pour ne pas ajouter à ce panorama une femme bien sous tous rapports. Susan est mariée, mère de deux enfants qu’elle a choisi d’élever en mettant entre parenthèses sa carrière d’avocate. Mais le bilan est bien amer. Entre un mari et des enfants qui la délaissent, elle sombre dans la déprime et envisage le divorce et même le suicide.
    Il faut d’abord lire ce beau roman comme un avertissement face à la montée d’un néo conservatisme qui viendrait mettre à mal les conquêtes si fragiles résultant d’années de luttes. La peur et la douleur qu’expriment ces femmes doit résonner auprès de tous les lecteurs comme un signal d’alarme.
    Parce que c’est sans doute ce manque de vigilance qui a piégé toutes les femmes qui, comme Roberta, ont cru à « une comédie politique, une surenchère de la Chambre des représentants et du Sénat ligués avec le nouveau président amoureux des fœtus». Jusqu’au jour où la loi est passée…
    http://urlz.fr/7BXe

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  • L'auteure conjugue ici sa vision d'un récent passé avec son imagination d'un proche avenir pour nous livrer une intrigue aussi puissante qu'inquiétante pour être d'une redoutable crédibilité. Dans une Amérique tristement régressive, la femme voit ainsi les droits qu'elle a mis tant de temps et...
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    L'auteure conjugue ici sa vision d'un récent passé avec son imagination d'un proche avenir pour nous livrer une intrigue aussi puissante qu'inquiétante pour être d'une redoutable crédibilité. Dans une Amérique tristement régressive, la femme voit ainsi les droits qu'elle a mis tant de temps et d'acharnement à obtenir réduits à néant à grands coups d'idées particulièrement rétrogrades et archaïques.

    Et au milieu de ce chaos, c'est plus précisément le destin de quatre femmes qui s'en trouve bouleversé et nous bouleverse à notre tour... Chacune voit ses espoirs, ses ambitions, ses rêves remis en question pour de mâles considérations, chacune résonne et raisonne en nous, tant leur histoire peut faire écho en nous.

    Au-delà de cette couverture et son titre qui prennent tout leur sens au fil de la lecture, l'intrigue se voit servie par une plume forte, soignée, ciselée, un style à la fois simple et soigné, brut et élégant, faisant de ce roman un moment de lecture intense, puissant, prenant, à l'instar des thèmes particulièrement forts ici abordés.

    Chronique complète : http://deslivresetmoi7.blogspot.com/2018/08/chroniques-2018-les-heures-rouges-de.html

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  • Belle surprise que ce roman criant de réalisme et lucide. Et pourtant il s’agit d’une dystopie – dont je ne suis pas friande habituellement
    Le texte est habile car il n’assène pas de pseudos vérités et ne se place pas sur la plan de la morale, simplement il explore les dérives possibles d’une...
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    Belle surprise que ce roman criant de réalisme et lucide. Et pourtant il s’agit d’une dystopie – dont je ne suis pas friande habituellement
    Le texte est habile car il n’assène pas de pseudos vérités et ne se place pas sur la plan de la morale, simplement il explore les dérives possibles d’une société conservatrice privant les femmes de leurs droits élémentaires.
    Nous sommes dans une petite bourgade américaine bien banale où certains destins vont être bousculés. En effet, un amendement récent sur l’identité de la personne interdit désormais aux femmes d’avorter, de recourir à la procréation médicalement assistée et limite aux couples mariés la possibilité d’adopter.
    Le lecteur découvre alors le parcours de quatre femmes :
    La guérisseuse, une femme qui vit en ermite dans la forêt et qui apporte une aide désintéressée à d’autres femmes ; une « sorcière » bientôt livrée à la vindicte populaire.
    La biographe, professeur, célibataire, la quarantaine qui désire plus que tout un enfant en dépit de la législation à l’heure où son horloge biologique la place en situation d’urgence.
    L’épouse qui constate amèrement qu’elle a abandonné ses rêves pour se vouer à des enfants capricieux et un mari qui ne rate pas une occasion de la rabrouer. Elle envisage le divorce et plus dangereusement, au suicide en guise de fuite.
    La fille, lycéenne brillante dont l’avenir pourrait être compromis quand elle se découvre enceinte. Elle tente alors de franchir le « mur rose » qui sépare les Etats Unis du Canada afin d’avorter…. à ses risques.
    Le propos est intelligent sans être démonstratif, les situations touchantes. J’ai tourné les pages avec fébrilité et hantise, redoutant l’issue. L’écriture est fluide et ciselée, sans maniérisme.
    Le texte est habilement entrecoupé d’extraits de la biographie d’une exploratrice islandaise du XIX siècle évoluant dans un monde d’hommes.
    A l’heure où des droits fondamentaux pourraient être remis en question, où un certain rigorisme plane dans les discours, ce texte est salutaire et place le lecteur en situation de vigilance.
    Une belle surprise de cette rentrée littéraire à découvrir sans réserve !

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