Les gratitudes

Couverture du livre « Les gratitudes » de Delphine De Vigan aux éditions Lattes
  • Date de parution :
  • Editeur : Lattes
  • EAN : 9782709663960
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

« Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l'absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d'un prénom, d'une image, d'un mot. Je travaille avec les douleurs... Voir plus

« Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l'absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d'un prénom, d'une image, d'un mot. Je travaille avec les douleurs d'hier et celles d'aujourd'hui. Les confidences.
Et la peur de mourir.
Cela fait partie de mon métier.
Mais ce qui continue de m'étonner, ce qui me sidère même, ce qui encore aujourd'hui, après plus de dix ans de pratique, me coupe parfois littéralement le souffle, c'est la pérennité des douleurs d'enfance. Une empreinte ardente, incandescente, malgré les années. Qui ne s'efface pas. » Michka est en train de perdre peu à peu l'usage de la parole. Autour d'elles, deux personnes se retrouvent : Marie, une jeune femme dont elle est très proche, et Jérôme, l'orthophoniste chargé de la suivre.

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Avis (46)

  • Le problème de la notoriété, c'est qu'elle est exigeante. Comme peut l'être un éditeur qui attend le roman suivant d'un auteur qui marche bien. Ceci peut expliquer pourquoi nous avons affaire à des écrivains qui font le boulot mais ne parviennent plus à aller aussi loin qu'à leurs débuts quand...
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    Le problème de la notoriété, c'est qu'elle est exigeante. Comme peut l'être un éditeur qui attend le roman suivant d'un auteur qui marche bien. Ceci peut expliquer pourquoi nous avons affaire à des écrivains qui font le boulot mais ne parviennent plus à aller aussi loin qu'à leurs débuts quand ils étaient de vrais écrivains.
    Voilà mon sentiment en refermant Les gratitudes !

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  • Je viens de terminer la lecture de ce roman de Delphine de Vigan.bon c'est pas mal , l'histoire est mignonne ,c'est touchant mais honnêtement c'est très peu original,je trouve les personnagesun peu déjà vu il y a un côté sympathique bien sûr il y a un côté touchant mais je trouve que ce n'est...
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    Je viens de terminer la lecture de ce roman de Delphine de Vigan.bon c'est pas mal , l'histoire est mignonne ,c'est touchant mais honnêtement c'est très peu original,je trouve les personnagesun peu déjà vu il y a un côté sympathique bien sûr il y a un côté touchant mais je trouve que ce n'est pas très original et ça n'apporte rien de nouveau, puis au niveau de l'écriture, ce n'est pas extraordinaire ,je n'ai pas trouvé ce roman qui sortait de la masse de publication actuelle, je trouve qu'il ne mérite pas toutes les publications qu'il y a autour.

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  • Magnifique roman court qui m'as été pretté et dont j'ai pu effectivement en apprécié tout le contenu car me retrouvant a travers mon métier dans cette magnifique histoire.
    Le remerciement que l'on doit a ces personnes qui nous apportent beaucoup, qui font de belles rencontres et de beaux...
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    Magnifique roman court qui m'as été pretté et dont j'ai pu effectivement en apprécié tout le contenu car me retrouvant a travers mon métier dans cette magnifique histoire.
    Le remerciement que l'on doit a ces personnes qui nous apportent beaucoup, qui font de belles rencontres et de beaux souvenirs, des attachements auquel on ne s'attend pas.
    La traversée et l'accompagnement dans un moment de leur vie, les aider a accepter, a ne pas lâcher prise et a respecter leur décisions quoi qu'il en coute.
    Delphine de Vigan signe ici un très beau texte que tout un chacun se doit de découvrir.
    Une belle pépite forte en émotions!!

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  • Voila..c'était mon premier de vigan..J'avais résisté à toutes les tentations précédentes.. il m'avait fallu du cran et de la persévérance.. mais J'avais atteint mon but..Trop de publicité tue l'envie !!
    Et J'ai pourtant cliqué sur celui ci..le titre sans doute.ce joli mot de gratitude..galvaudé...
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    Voila..c'était mon premier de vigan..J'avais résisté à toutes les tentations précédentes.. il m'avait fallu du cran et de la persévérance.. mais J'avais atteint mon but..Trop de publicité tue l'envie !!
    Et J'ai pourtant cliqué sur celui ci..le titre sans doute.ce joli mot de gratitude..galvaudé de nos jours me semble t'il..rattrapé par la politique et abandonné par les mêmes. ..
    Trois personnages..deux jeunes..dans la trentaine et une vieille..elle veut qu'on l'appelle vieille et non personne âgée.. refusant par là le politiquement correct..et dévoilant ainsi son tempérament originel et original. Oui elle est vieille mais elle a été jeune et active, très active. Elle avait du caractère.. jusqu'au moment où elle a perdu pied en perdant ses mots..elle qui avait fait des mots sa vie.
    Du coup..sa vie bascule et elle quitte son appartement pour une chambre en ephad..et je ne raconterai pas davantage..
    Car, si l'histoire est importante bien sûr, la langue utilisée par l'auteure l'est au moins autant.
    Cette vieille dame perd ses mots, emploie l'un pour l’autre, proche sans doute, mais faux et erroné, donnant parfois un sens totalement différent à la phrase, ce qui nous oblige, nous lecteurs à relire le membre de phrase pour y retrouver le «  vrai » mot ! Joli travail.
    Histoire assez émouvante s'il en est, une vieille dame dans un Ephad, c'est à la radio ou à la télé tous les jours en ce moment ! Pas de maltraitance ici mais de petits détails justes !
    L'un d'entre eux m'a fait revenir près de vingt ans en arrière, quand, arrivant sans prévenir !!, rendant visite à mon institutrice de CM1 dont je m'occupais, enfermée dans un ephad et sous curatelle, je l'ai surprise refermant à toute allure le tiroir de son bureau après y avoir glissé un cachet ! De quoi, je ne sais pas , bien sur, mais elle est décédée peu après ! Elle avait elle aussi gardé sa liberté !

    Merci à netgalley de m'avoir fait, revivre ce moment

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  • Après "Les loyautés", Delphine de Vigan revient pour un deuxième volet "Les gratitudes" avec un thème important sur les sentiments profonds et intimes.

    Un roman à trois voix où l'on découvre tour à tour Michka, Marie et Jérome, personnages attachants, dans une relation triangulaire d'entraide...
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    Après "Les loyautés", Delphine de Vigan revient pour un deuxième volet "Les gratitudes" avec un thème important sur les sentiments profonds et intimes.

    Un roman à trois voix où l'on découvre tour à tour Michka, Marie et Jérome, personnages attachants, dans une relation triangulaire d'entraide et de gratitude.

    Michka est une vieille femme en détresse qui ne peut plus rester seule, elle commence à perdre peu à peu le sens des mots et le sens de la vie. Elle voit avec désarroi ses facultés physiques et mentales diminuer petit à petit. Les mots se modifient, se confondent et sa vie rétrécit, elle souffre d'aphasie.

    " Vieillir, c'est apprendre à perdre."

    Il y a à ses côté Marie, tendre, toujours présente, qui est proche d'elle. Jérome est lui orthophoniste et plein d'humanité. Il est là pour aider Michka à retrouver ses mots qui se perdent, parfois même sous le lit...

    "Sans langage que reste-t-il?"

    Trois personnages avec chacun leurs douleurs d'enfance, leur non-dit et leurs
    regrets.

    C'est un livre qui parle avec beaucoup de pudeur et de délicatesse de l’inexorable fuite du temps et de la lente dégradation de nos vies.
    Quand notre corps et notre esprit s'évaporent et nous échappe, quand nous perdons nos repères et que tout bascule, il n'est jamais trop tard pour dire "merdi".

    Malgré les dialogues qui prennent la majeure partie du récit et qui nous placent en spectateurs, l'écriture de Delphine de Vigan est émouvante et fluide pour un texte à la fois, triste et drôle mais aussi trop court à mon goût. Avec une fin prévisible, je ressors de cette lecture avec une impression de "survol" de l'histoire.

    Le langage est poétique, le récit est rempli de tendresse, d'amour et de dignité pour une leçon de vie qui nous pousse vers un questionnement profond sur l'importance des mots avant les regrets.

    « Vieillir c'est apprendre à perdre. Encaisser chaque semaine ou presque un nouveau déficit, une nouvelle altération, un nouveau dommage.
    Perdre la mémoire, c'est perdre ses repères , perdre ses mots. Perdre l'équilibre, la vue, la notion de temps, perdre le sommeil, perdre l'ouïe, perdre la boule. Ce que vous pensiez tenir à jamais »

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  • Delphine de Vigan poursuit son voyage littéraire commencé avec "Les loyautés ou elle visite les relations humaines et les sentiments des êtres humains.

    "Les gratitudes" est un récit construit a deux voix, celle de Marie et de Jérome, à la première personne en alternance, entrecoupé...
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    Delphine de Vigan poursuit son voyage littéraire commencé avec "Les loyautés ou elle visite les relations humaines et les sentiments des êtres humains.

    "Les gratitudes" est un récit construit a deux voix, celle de Marie et de Jérome, à la première personne en alternance, entrecoupé d'interlude pour dire les cauchemars de Michka, cette grand-mère tellement attachante à l'histoire émouvante.

    Pas de mots pour parler de ce nouveau roman de Delphine de Vigan qui m'a tellement touché et ému mais juste :
    Merci Madame de Vigan pour ce roman d'une beauté extrême !

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  • Quand on referme ce roman de Sophie de Vigan, on est éprouvé. On vient de plonger dans l’univers tant redouté de l’EPAHD (je déteste ce sigle, même le nom des choses a perdu toute humanité dans cette société, comme si les réalités de la vieillesse se cachaient derrière leur initiale).
    On y a...
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    Quand on referme ce roman de Sophie de Vigan, on est éprouvé. On vient de plonger dans l’univers tant redouté de l’EPAHD (je déteste ce sigle, même le nom des choses a perdu toute humanité dans cette société, comme si les réalités de la vieillesse se cachaient derrière leur initiale).
    On y a fait nos premiers pas, nos premiers jours en compagnie de Michka, on s’est confronté à la réalité du lieu, on a dû affronter une réalité que l’on occulte le plus souvent, d’abord pour ses proches, puis pour soi-même, car tous on y passera… On en ressort secoué.
    Brillante intellectuellement, professionnelle des mots, Michka ne peut plus vivre seule. Elle perd son autonomie. Marie, cette « presque » fille pour elle, va lui proposer cette solution qui ne peut plus être ajournée.
    « Elle tire derrière elle la porte de son appartement, cette porte qu’elle a fermée des centaines de fois, mais aujourd’hui, elle sait que c’est la dernière. Elle tient à tourner elle-même la clé dans la serrure. Elle sait qu’elle ne reviendra plus. Elle n’accomplira plus jamais ces gestes qu’elle a répétés des centaines de fois, allumer la télévision, lisser le couvre-lit, laver la poêle, baisser les stores à cause du soleil, accrocher sa robe de chambre à la patère de la salle de bain, taper sur les coussins du canapé pour qu’ils reprennent une forme qu’ils ont perdue depuis longtemps. »
    Delphine De Vigan est incroyable. Elle traduit des sentiments que normalement seule l’expérience peut créer, elle dit ce que l’on ressent quand on est vieux et que l’on sait que l’univers de la chambre de l’EPAHD est le dernier sas avant la mort. Elle le fait avec une grande justesse, et une grande pudeur. Elle joue avec les mots, elle donne à lire entre les lignes, elle constitue un puzzle de mots ratés, lorsque la « résidente » devient la « résistante », de mots qui retrouvent leur liberté, elle entraîne le lecteur dans la lente progression de l’aphasie de Michka.
    A travers le regard croisé de Jérôme, l’orthophoniste, et de Marie, la fille de cœur de Michka, on pénètre peu à peu la vie et le passé de cette vieille dame que les mots fuient et c’est une course contre la montre qui va nous mener au terme de ce récit, où le titre « Les gratitudes » va trouver tout son sens.
    Je recommande cette lecture, un texte magnifique et subtil.

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  • Ce roman, je l’ai refermé en larmes… Ce roman, je l’ai aimé… Ce roman m’a chamboulée… « Les gratitudes » rend hommage à toutes les personnes qui sont entrées dans nos vies, qui y sont encore, ces personnes sans qui nous serions pas qui nous sommes, ces personnes essentielles, ces personnes qui...
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    Ce roman, je l’ai refermé en larmes… Ce roman, je l’ai aimé… Ce roman m’a chamboulée… « Les gratitudes » rend hommage à toutes les personnes qui sont entrées dans nos vies, qui y sont encore, ces personnes sans qui nous serions pas qui nous sommes, ces personnes essentielles, ces personnes qui nous sont indispensables. « Les gratitudes » met aussi en avant la vieillesse avec ces mauvais côtés et l’importance que nous devons porter à « nos vieux » car sans eux, nous ne sommes rien! Et surtout, « Les gratitudes » nous rappelle que nous devons dire merci, mais un vrai merci, un merci sincère, un merci qui vient du cœur, dire merci aux personnes qui sont là pour nous. J’ai pris conscience de la facilité à dire ce mot de 5 lettres mais la facilité n’est pas la meilleure des choses parfois.

    Ce roman nous submerge d’amour pendant la lecture. Les mots de Delphine de Vigan sont intimes et universels à la fois. Sa plume nous enveloppe d’une bienveillance. Delphine de Vigan sait nous parler là où nous serons le plus touchés, en plein cœur. J’ai ressenti toute l’attention particulière que l’auteure a donné à chacun de ses personnages: Michka, la « grand-mère » si aimante, si protectrice, si bienveillante; Marie, la « petite fille », qui ne veut que rendre ce que Michka lui a donné, qui doute de devenir une bonne mère, qui s’inquiète pour sa « grand-mère; et Jérôme, si attentionné envers Michka et qui va lui offrir un cadeau inestimable à ses yeux. Comment ne pas ressortir sans avoir envie de crier Merci? Moi aussi, je veux dire merci aux personnes sans qui je ne serais là: merci maman, merci papa d’avoir toujours été là et de me permettre d’avancer malgré les obstacles!

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