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Les grandes occasions

Couverture du livre « Les grandes occasions » de Alexandra Matine aux éditions Les Avrils
  • Date de parution :
  • Editeur : Les Avrils
  • EAN : 9782491521042
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Sur la terrasse, la table est dressée. Esther attend ses enfants pour le déjeuner. Depuis quelques années, ça n'arrive plus. Mais aujourd'hui, elle va réussir : ils seront tous réunis. La chaleur de juillet est écrasante et l'heure tourne. Certains sont en retard, d'autres ne viendront pas.... Voir plus

Sur la terrasse, la table est dressée. Esther attend ses enfants pour le déjeuner. Depuis quelques années, ça n'arrive plus. Mais aujourd'hui, elle va réussir : ils seront tous réunis. La chaleur de juillet est écrasante et l'heure tourne. Certains sont en retard, d'autres ne viendront pas. Alors, Esther comble les silences, fait revivre mille histoires. Celles de sa famille. Son oeuvre inachevable.

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Articles (1)

Avis (26)

  • Esther est dans le coma. Reza, son mari et ses quatre enfants, Carole, Alexandre, Bruno, Vanessa, sont réunis autour d'elle pour prendre une décision, LA décision.La journée commençait plutôt bien pour Esther, impatiente et heureuse de réunir les siens autour d'un repas. C'est important la...
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    Esther est dans le coma. Reza, son mari et ses quatre enfants, Carole, Alexandre, Bruno, Vanessa, sont réunis autour d'elle pour prendre une décision, LA décision.La journée commençait plutôt bien pour Esther, impatiente et heureuse de réunir les siens autour d'un repas. C'est important la famille, important ce lien entre parents et enfants, frères et sœurs, alors Esther s'applique pour que tout soit parfait.Mais rien ne se passera comme prévu...Chapitre après chapitre, nous entrons dans l'intimité et l'histoire de cette famille : la rencontre entre Esher et Reza, jeune étudiant en médecine iranien, ayant fui un pays en guerre et une jeunesse malheureuse, puis les enfants, leur place dans cette fratrie, les silences, les blessures, la peur de ne pas être reconnu, les pardons jamais donnés, l'aigreur que chacun a au fond de lui... Et l'aveuglement d'une mère à vouloir toujours penser que tous, ils sont une famille...C'est une violence silencieuse qui nous est donnée à lire, un huis-clos oppressant où personne ne s'autorise un élan de tendresse, un peu de laisser-aller.
    J'ai beaucoup aimé cette lecture, qui ne peut que marquer le lecteur. Tant de temps perdu, tant de parole retenue... Quel gâchis!C'est troublant, touchant, sensible et bouleversant : un gros coup de cœur pour moi!!

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  • Les grandes occasions
    « Le domaine depuis lequel j’écris est la douleur »
    L’écriture d’Alexandra Matine te prend effectivement aux tripes, ta gorge est serrée, tu retiens tes larmes
    L’ambiance de Paris l’été t’étouffe
    Mais ce qui te frappe, c’est le silence, comme si les bruits mêmes...
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    Les grandes occasions
    « Le domaine depuis lequel j’écris est la douleur »
    L’écriture d’Alexandra Matine te prend effectivement aux tripes, ta gorge est serrée, tu retiens tes larmes
    L’ambiance de Paris l’été t’étouffe
    Mais ce qui te frappe, c’est le silence, comme si les bruits mêmes renonçaient à lutter contre la chaleur et l’incapacité à s’aimer bien
    Le renoncement, tu le vois différemment désormais, il n’est ni acte volontaire ni motif éclatant de la tapisserie
    Il se glisse plutôt sournoisement dans toutes les petites interstices de la vie, les fils des minuscules défaites rompent un à un, rendant impossible toute réparation
    Avec une grande délicatesse, l’auteure t’entraîne flotter au-dessus de ces vies et de ces êtres dont les silences se sont retournés contre eux, couteaux tranchants des liens familiaux
    Tout est passé à la loupe, chaque détail est scruté, le parasol, la lumière, ramenant sans cesse au refuge dans le noir, une chaussure, une coupe, les non-dits, les petites occasions ratées qui vident la vie de son sens
    Son écriture te force à garder les yeux ouverts jusqu’au bout, même si tu connais déjà le dénouement dans l’ellipse du tout premier chapitre
    Tu aimes les romans décrivant les relations humaines et familiales dans toute leur complexité et leur intensité, tu aimes la belle écriture, celle qui t’empoigne, te saisit par le col, t’entraîne avec elle comme une poupée de chiffon, Les grandes occasions a tout cela,
    ce premier roman a tout d’un grand livre

    Merci à @helen

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  • Il n'y a pas de famille sans histoires ! Chaque famille a les siennes...
    Ici il y a une mère, Esther, son mari Reza, originaire d'Iran, et leurs 4 enfants. 2 garçons et 2 filles. Et puis aussi les belles-filles, les gendres, les petits-enfants.  Une belle et grande famille sur la photo...
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    Il n'y a pas de famille sans histoires ! Chaque famille a les siennes...
    Ici il y a une mère, Esther, son mari Reza, originaire d'Iran, et leurs 4 enfants. 2 garçons et 2 filles. Et puis aussi les belles-filles, les gendres, les petits-enfants.  Une belle et grande famille sur la photo !
    L'œuvre patiemment réalisée par Esther, dans laquelle elle s'investit corps et âme.
    Mais comment construire du solide sur une base de silences, de non-dits, d'élan contenus, d'espoirs déçus...? Comment faire avec ces places attribuées, imposées, arrachées ? Comment faire du lien quand la parole spontanée est bannie car risquée ?
    Ce livre est extrêmement troublant, touchant et triste.
    Par son réalisme, par les projections et les effets miroirs difficiles à éviter...
    Je l'ai trouvé très cinématographique dans la description des scènes, la place des objets, l'implication des corps, les détails, les ambiances. Le doigt d'un enfant suivant les dessins du tapis, le corps d'un nouveau-né dans les bras de sa grand-mère, le plat de tomates posé sur le plan de travail, la luminosité implacable du soleil...Je les voyais, ces images, ces scènes ! La lumière, les odeurs,  les bruits !
    J'étais complètement dedans, complètement là, spectatrice de cet étrange et fascinant spectacle que peut être une famille !
    Bref, ce livre m'a totalement emportée et m'a habitée tout le long de sa traversée.  Il laisse en moi un écho retentissant !

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  • Les Grandes Occasions ont le pouvoir de réunir les familles. Unies ou brisées, elles sont ensemble, juste un moment. En ce juillet écrasant, Esther espère tellement ça. Avoir ses 4 enfants et son mari auprès d’elle. Mais cette grande table n’est pas l’œuvre d’un conte de fée.

    « Il y a...
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    Les Grandes Occasions ont le pouvoir de réunir les familles. Unies ou brisées, elles sont ensemble, juste un moment. En ce juillet écrasant, Esther espère tellement ça. Avoir ses 4 enfants et son mari auprès d’elle. Mais cette grande table n’est pas l’œuvre d’un conte de fée.

    « Il y a toujours cette peur que personne ne vienne. Cette peur rampante, impossible, inévitable. Cette peur inouïe de l’abandon. Cette peur incontrôlable que peut-être jamais personne ne viendra. Qu’elle est venue pour eux et que jamais ils ne viendront. Mais qu’elle ne pourra pas non plus partir. Convoquée par eux. Appelée à comparaître, à être ici en ce moment précis. C’est uniquement s’ils viennent qu’elle pourra reprendre le cours de sa vie. Comme si le temps s’était arrêté. Comme si, dans cette attente, elle soumettait à leur venue son temps, sa vie. Sans eux, elle restera pour toujours dans les limbes de l’attente. À jamais prisonnière de leur volonté. De leur désir de la voir. Elle pourrait rester une éternité ainsi, car s’ils ne viennent pas à sa rencontre, finalement, elle cesse d’exister. »

    En lisant la 4ème de couverture, je me suis dit, encore une histoire de famille. Ras-le-bol. Le démarrage fut lent, pas très emballée pour lire cette famille défaillante. Et puis, ce chapitre, celui qui me fait basculer, m’enfermant dans un huis clos douloureux. Je suis consciente que ma lecture sera éprouvante mais n’est-ce pas ça aussi la littérature : bousculer. Alexandra Matine décrit le mal dont souffre cette famille. Celui qui détruit et fait que l’on s’éloigne les uns des autres. Elle ne vend pas de rêve. Il n’y a pas de happy end. Car c’est ainsi que ça fonctionne. S’embrouiller. Ne plus se parler. S’ignorer. Vivre sa vie. C’est violent, je vous l’accorde. Alexandra Matine écrit sur la famille que l’on veut idéale et qui n’existe pas. Arrondir. Discuter. Échanger. Et tenter de la sauver. Un premier roman sensible, avec lequel je vais faire un petit bout de chemin…

    http://www.mesecritsdunjour.com/archives/2021/07/23/39067686.html

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  • On a tous vécus un dimanche ensoleillé avec une grande table dressée ou toute la famille va se réunir et partager un repas convivial !
    Dans le cas d'Esther, ce moment est exceptionnel car les liens familiaux qu'elle tente de tisser depuis de nombreuses années se sont distendus , voire déchirés...
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    On a tous vécus un dimanche ensoleillé avec une grande table dressée ou toute la famille va se réunir et partager un repas convivial !
    Dans le cas d'Esther, ce moment est exceptionnel car les liens familiaux qu'elle tente de tisser depuis de nombreuses années se sont distendus , voire déchirés .Il lui est difficile de réunir ses quatre enfants issus de son mariage avec Reza , un iranien venu étudier et exercer la médecine en France pour fuir la misère de son pays. Elle a installé un table sur la terrasse au soleil et elle est heureuse de les attendre malgré une douleur lancinante à la tête mais il fait tellement chaud, ce dimanche ! Quelle joie de retrouver ses enfants !
    Il y a Vanessa , sa plus jeune fille ,partie s'installer en Australie, un déchirement pour Esther de voir partir sa petite derniere. Alexandre , l'aîné préfère du père que celui-ci a voulu modeler à son image et qui a suscité beaucoup de jalousies de la part des autres enfants. Ainsi Bruno a grandi dans son ombre , ne s'entend pas avec son frère et la brouille s'est accentuée depuis son mariage . Seule Carole , dédaignée par son père, est devenue médecin et rend visite régulièrement à ses parents. C'est vraiment une famille déchirée mais Esther espère encore, malgré les annulations de certains.

    Ce roman explore la famille dans toutes ses difficultés à travers le personnage de la mère , Esther. En attendant ses enfants, ses souvenirs remontent et nous expliquent les relations difficiles et douloureuses de cette famille . On comprend mieux l'histoire d'amour de son couple, les difficultés d'adaptation de Reza en France, l'arrivée des enfants et surtout les non-dits de cette famille. On ne montre jamais ses sentiments, on pratique l'évitement en toute circonstance.
    Ah, famille je vous hais !
    L'auteur nous décrit adroitement les failles, les blessures et les liens distendus d'une famille ou percé une incommunicabilité totale. Chaque personnage s'enferme dans ses certitudes, n'avoue pas ses erreurs, esquive toute tentative d'explications.
    L'atmosphère du roman est pesante et la froideur des personnages contrastent avec ce dimanche si chaud ou tous les espoirs sont permis.
    J'ai apprécié la construction fluide du récit , malgré le peu d'empathie pour les personnages, en particulier le père Reza, si dur et intraitable envers sa famille entière.

    Merci aux éditions Les Avrils et aux 68premieresfois.

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  • Les grandes occasions est un roman qui déconstruit le mythe de la famille idéale. Une mère s'affaire dans la cuisine, dresse une jolie table. Elle attend ses enfants pour le sacro-saint déjeuner du dimanche. Réunir ses quatre enfants est son souhait le plus cher. Tout est prêt en cette chaude...
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    Les grandes occasions est un roman qui déconstruit le mythe de la famille idéale. Une mère s'affaire dans la cuisine, dresse une jolie table. Elle attend ses enfants pour le sacro-saint déjeuner du dimanche. Réunir ses quatre enfants est son souhait le plus cher. Tout est prêt en cette chaude journée d'été qui s'annonce parfaite. Mais entre désir et réalité il y a parfois un gouffre. Ce qui devait être un moment de joie et d'allégresse va tourner au drame.
    Les grandes occasions est un roman universel parce qu'il parle à tous. Il convoque les souvenirs et dissèque les rapports familiaux. Il évoque les non-dits, les rivalités et mésententes entre enfants, la peur de décevoir ses parents, les efforts et les sacrifices réalisés par la mère pour que malgré tout, cette famille désunie en reste une. Que d'énergie déployée par cette mère pour sauver les apparences.

    Les grandes occasions est un roman à la fois amer et sensible qui bien que servi par la plume poétique et mélancolique d'Alexandra Matine reste sombre. C'est bien connu, on ne choisit pas sa famille, mais on choisit ses lectures.

    https://the-fab-blog.blogspot.com/2021/07/mon-avis-sur-les-grandes-occasions.html

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  • Dans « les grandes occasions », on trouve des secrets de famille, beaucoup de rancoeur, des tonnes de non-dits et de violence sourde, d’incompréhension et d’angoisse, autant d’éléments constitutifs de cette famille ni pire ni meilleure qu’une autre, où il semble que personne ne sait s’aimer, que...
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    Dans « les grandes occasions », on trouve des secrets de famille, beaucoup de rancoeur, des tonnes de non-dits et de violence sourde, d’incompréhension et d’angoisse, autant d’éléments constitutifs de cette famille ni pire ni meilleure qu’une autre, où il semble que personne ne sait s’aimer, que ce soit face à son miroir ou entre parents, entre frères et sœurs...
    Le livre analyse finement les liens familiaux, montrant qu’ils ne sont pas indiscutables et qu’ils peuvent lentement mais sûrement se briser. Comme se brise le cœur de cette mère qui se rend compte, mais un peu tard, de la destruction inéluctable des relations entre les membres de sa famille qui, comme on dit souvent « avait tout pour être heureuse ».
    J’ai aimé l’écriture qui oscille entre douceur trompeuse et tension permanente, exacerbée par la canicule avec de très forts moments de très grande chaleur climatique (mais pas humaine...).
    Il serait étonnant que chacun.e n’y retrouve pas un peu de son histoire, c’est peut-être là la plus grande réussite de ce roman.

    Ce livre a été sélectionné par les 68 premières fois et voyage auprès des lecteurs/lectrices engagé.e.s dans l'aventure.

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  • Il y a les familles dans lesquelles toutes les occasions sont bonnes pour se retrouver à la bonne franquette, et il y a celles dans lesquelles on attend les « grandes », les impératives, les incontournables. Qu’a-t-il bien pu se passer dans celle d’Esther pour que même un déjeuner partagé ne...
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    Il y a les familles dans lesquelles toutes les occasions sont bonnes pour se retrouver à la bonne franquette, et il y a celles dans lesquelles on attend les « grandes », les impératives, les incontournables. Qu’a-t-il bien pu se passer dans celle d’Esther pour que même un déjeuner partagé ne puisse s’improviser en toute simplicité et revête à lui seul les atours engoncés de ces « grandes occasions » tant redoutées par certains, tant attendues par elle ? Car elle qui avait espéré si fort tisser des liens indéfectibles dans cette famille à laquelle elle a donné naissance avec Réza, son mari, voit s’effilocher un à un tous ses rêves d’unité, de douceur et de partage, à mesure qu’elle rembobine la pelote de ses souvenirs, en cette journée caniculaire et désespérante qui aurait dû être jour de joie.
    C’est un douloureux voyage auquel nous invite Alexandra Matine dans ce premier roman aux faux airs d’album de photos jaunies par le temps, un regard sans concession sur le constat désabusé d’une femme au crépuscule de sa vie, qui n’a pas su réaliser la seule œuvre à laquelle elle aspirait, la famille idéale. Dans les échos des souvenirs parfois blessés, souvent éparpillés d’Esther, qui pourra s’empêcher d’entendre ces petites phrases assassines, ces éclats de tendresse, ces silences pesants qui se tapissent dans tant de mémoires et jalonnent tant de désillusions ? Car, si la tonalité et le rythme des phrases peuvent parfois être pesants de maniérismes, ce qui s’y dit, ce qui s’y offre au regard est d’une terrible et très grande justesse sur la famille et ses rouages, sur les mécanismes qui s’y construisent et les pièges qui s’y tendent, sur les avenirs qui y naissent et les espoirs qui y meurent. Famille, je vous traîne, famille, je vous trame, famille, je vous drame.

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