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Les fureurs invisibles du coeur

Couverture du livre « Les fureurs invisibles du coeur » de John Boyne aux éditions Lattes
  • Date de parution :
  • Editeur : Lattes
  • EAN : 9782709659772
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

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Avis (12)

  • « Je me souviens qu'un de mes amis m'a dit un jour que nous haïssons ce qui nous effraie en nous-même. »

    La semaine dernière, je n'étais pas là. Je n'étais pas moi.

    J'étais Cyril Avery, ce petit garçon, puis ce jeune homme, qui se retrouve face à une sombre malédiction, celle de préférer...
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    « Je me souviens qu'un de mes amis m'a dit un jour que nous haïssons ce qui nous effraie en nous-même. »

    La semaine dernière, je n'étais pas là. Je n'étais pas moi.

    J'étais Cyril Avery, ce petit garçon, puis ce jeune homme, qui se retrouve face à une sombre malédiction, celle de préférer les garçons dans une Irlande où « l'homosexualité n'existe pas ».

    A partir de la naissance haute en couleurs de son héros, l'auteur fait, à chaque chapitre, un bond de sept années dans la vie de Cyril Avery pour conter son adolescence, son amitié amoureuse avec le séduisant Julian, sa vie d'adulte, d'exils en retrouvaille, jusqu'à ce dénouement si lumineux, véritablement Beau.

    Roman fleuve, habilement mené, le héros nous devient tout de suite familier et on ne peut le quitter aisément. J'étais avec lui, j'étais lui, et je n'en suis pas encore revenu.

    Un roman épatant, à la fois saga épique et sociétale, conte tragique, délirant et trajectoire intime, il remue profondément à l'intérieur. Chronique sociale, politique et intime d'un pays catholique et conservateur où la différence n'existe tout bonnement pas.

    John Boyne met le doigt là où ça fait mal et j'ai été littéralement happé par sa plume irrévérencieuse et délicieusement ironique. A la fois cynique et d'une tendresse infinie, il dépeint un monde, le notre, pétri d'intolérances. Evidemment sur l'homosexualité, perçue comme une perversité, cette maladie honteuse mais également sur la place des femmes dans cette société machiste et arriérée.

    « Ce que vous savez des femmes pourrait être recopié en grands caractères au dos d'un timbre poste et il resterait encore de la place pour le Notre Père. »

    Ces fureurs invisibles racontent les chemins, les détours insupportables, que l'on prend pour arriver à soi avec une justesse infinie.

    Je crois qu'on mesure la portée d'un livre aux souvenirs que nous laissent ses personnages. Cyril Avery est entré dans ma tête, dans mon cœur, de la plus belle des façons et n'est pas prêt d'en ressortir. Je crois qu'on sait qu'on vient de lire un grand livre lorsqu'on reste quelques minutes un peu étourdi, encore là-bas, une fois la dernière page tournée…

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  • Les fureurs invisibles du cœur de John Boyne ou la vie laborieuse d’un homosexuel irlandais né dans l’après-guerre...
    Quel labeur d’être homosexuel en Irlande, jeune adulte dans les années 60 ... Un stage d’étude de 2 mois m’avait fait connaître cette île magnifique et ses habitants adorables...
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    Les fureurs invisibles du cœur de John Boyne ou la vie laborieuse d’un homosexuel irlandais né dans l’après-guerre...
    Quel labeur d’être homosexuel en Irlande, jeune adulte dans les années 60 ... Un stage d’étude de 2 mois m’avait fait connaître cette île magnifique et ses habitants adorables ... ici l’auteur pointe du doigt la déviance catholique conservatrice . Avec de savoureux moments où la sexualité des prêtres fait l’objet d’humour au vitriol.
    C’est un livre que j’ai lu avec plaisir tellement la vie de Cyril son personnage principal est rocambolesque . Piégé dans des situations sentimentales ubuesques faute d’arriver à assumer qui il est... Les dialogues de certains personnages notamment ses parents adoptifs sont juste désopilants et dignes d’une Cantatrice chauve de Ionesco!
    A l’heure où les progrès pour enrayer le SIDA sont stupéfiants - et oui enfin une bonne nouvelle

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  • Bouleversant.
    Irlande 1945 - Né d’une fille-mère bannie de sa communauté, Cyril Avery est adopté par un couple de bourgeois aussi extravagant que peu aimant. Dès sa plus tendre enfance, Cyril se sait différent. Il tombe amoureux très tôt de son meilleur ami Julian mais doit taire son attirance...
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    Bouleversant.
    Irlande 1945 - Né d’une fille-mère bannie de sa communauté, Cyril Avery est adopté par un couple de bourgeois aussi extravagant que peu aimant. Dès sa plus tendre enfance, Cyril se sait différent. Il tombe amoureux très tôt de son meilleur ami Julian mais doit taire son attirance dans une Irlande pudibonde et ultra catholique où il ne fait pas bon être homosexuel.
    Nous le suivrons tout au long de sa vie, par sauts successifs de 7 ans partageant au fil des ans ses interrogations, ses joies et ses drames, suivant en même temps l’évolution de la société, de la répression des années 60, en passant par les années sida a New York, jusqu’à l’adoption du mariage gay en Irlande à la fin des années 2000.
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    ⭐️⭐️⭐️ Dès les premières pages j’ai été saisie par l’intensité dramatique de ce roman. C’est le récit du long chemin de croix d’un homosexuel né au mauvais endroit (la très catholique Irlande) au mauvais moment ( l’après guerre).
    Au fil de son récit , on alterne entre des scènes cocasses, voire déjantées, et des passages bouleversants où on mesure la souffrance vécue du fait de la stigmatisation dans une société où règne l’hypocris

    Une très belle découverte.

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  • C'est d'abord une collègue avec qui j'aime beaucoup parlé livres qui m'avait conseillé ce roman. L'ayant trouvé au détour de ma bouquinerie de quartier, je l'avais acheté me disant bien que je le lirais un jour ou l'autre. Et ce roman fut un immense de chez immense coup de coeur.

    La scène...
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    C'est d'abord une collègue avec qui j'aime beaucoup parlé livres qui m'avait conseillé ce roman. L'ayant trouvé au détour de ma bouquinerie de quartier, je l'avais acheté me disant bien que je le lirais un jour ou l'autre. Et ce roman fut un immense de chez immense coup de coeur.

    La scène inaugurale est d'une hypocrisie sans nom. Catherine, 16 ans, enceinte dans cette Irlande si catholique, pour ne pas dire autre chose, est mis au ban de la société, chassée manu militari de son village, par le prêtre de la sacro-sainte église sans que personne ne lève le petit doigt, pas même ses parents ou le père, non surtout pas le père, de l'enfant qu'elle porte. Nous suivrons ensuite Cyril, ce bâtard, cet enfant du péché, de sept ans en sept ans durant plusieurs décennies. Car Cyril, non content d'être un enfant illégitime, a également le mauvais goût d'être homosexuel dans un pays où l'homosexualité n'a été décriminalisée qu'en 1993. Oui, oui, vous avez bien lu, 1993. Ce qui est assez cocasse en prime, mais ce pays n'est plus à une contradiction près, quand on sait que l'Irlande fut aussi le premier pays au monde à légaliser le mariage homosexuel par voie de référendum…

    Que j'ai aimé suivre Cyril. Pourtant, il m'a parfois bien énervée. Car si je l'ai trouvé attachant à bien des égards, je l'ai aussi trouvé parfois bien lâche et égoïste. Mais pourtant, ce qu'il me reste, c'est la bienveillance que je lui porte car, finalement, il s'est montré tout simplement humain et a aussi su faire les bons choix à plusieurs reprises. Et que dire des personnages gravitant autour de lui si ce n'est que j'ai suivi leur progression avec un immense plaisir.
    Je suis passée par toutes les émotions, du rire aux larmes en passant par la peur et la colère parfois.

    Ce que j'ai aussi particulièrement aimé est le côté décalé et très ironiquement drôle de ce roman qui s'est montré aussi parfois bien impertinent. En le lisant, je me suis retrouvée des années en arrière quand je lisais Le monde selon Garp. Et je ne fut pas étonnée quand j'ai lu que ce roman était dédié à John Irving.

    Comment je sais que c'est un coup de coeur? C'est très simple, alors qu'il ne me restait plus que deux pages à lire, que je voyais bien que la page suivante serait la dernière, j'ai commencé à sentir les larmes venir (elles me montent d'ailleurs aux yeux au moment où j'écris ces quelques lignes). Je n'avais pas envie de quitter Cyril et les siens.

    Comme souvent, je ne sais pas vraiment bien exprimer mon ressenti quand j'ai adoré un roman. Je n'ai qu'une chose à vous dire: lisez-le.

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  • 1945 : Catherine Goggin, enceinte et abandonnée par un géniteur peu courageux, est chassée par le curé de Goleen avec la bénédiction de ses propres parents. Installée à Cork avec Sean et Jack, elle restera avec eux jusqu’au jour de la tragédie, qui sera également celui de la naissance de son...
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    1945 : Catherine Goggin, enceinte et abandonnée par un géniteur peu courageux, est chassée par le curé de Goleen avec la bénédiction de ses propres parents. Installée à Cork avec Sean et Jack, elle restera avec eux jusqu’au jour de la tragédie, qui sera également celui de la naissance de son enfant.
    1952 : Cyril a été adopté par les Avery, un riche couple sans scrupules et dépourvu de morale aussi bien que d’empathie, qui fera preuve à son égard d’une indifférence hors du commun. Lors du procès de Charles, ils tenteront d’utiliser l’enfant afin de s’attirer la compassion du jury, allant jusqu’à inventer un scénario immonde …
    On peut être un peu surpris - de prime abord - par la maturité peu commune de Julian et de Cyril, dès leur septième année - maturité qui toutefois semble s’expliquer par le climat nauséabond de leur foyer respectif.
    John Boyne a construit son roman de façon particulièrement originale : divisé en quatre parties, elles-mêmes réparties en chapitres contenant le récit de sept années de l’existence de Cyril, révélant l’homosexualité dormante et enfin assumée de notre jeune héros. De son pays d’origine, aux Pays-bas et aux États-Unis, puis de retour en Irlande, l’auteur nous raconte les évènements au fur et à mesure des époques (notamment la découverte du SIDA) - son attirance pour Julian connu à l’âge de sept ans, son mariage, ses rencontres amoureuses et celle de sa mère biologique, l’acceptation de son homosexualité, le bonheur d’être père et grand-père. Une superbe fresque d’une grande humanité, étalée sur soixante-dix années - l’épilogue nous amenant en 2015 - sublimée par une très belle écriture.
    Il ne faut pas hésiter un instant à prendre son temps dans le but de savourer pleinement cette brillante chronique, inspirée par une indiscutable réalité historique et sociale. Un gros coup de coeur !

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  • Fille-mère bannie de son village de la très catholique Irlande de 1945, Catherine Goggin abandonne le narrateur à sa naissance, dans l’espoir de lui permettre une vie meilleure : adopté par un couple riche et excentrique de Dublin, l’enfant prend le nom de Cyril Avery et grandit dans...
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    Fille-mère bannie de son village de la très catholique Irlande de 1945, Catherine Goggin abandonne le narrateur à sa naissance, dans l’espoir de lui permettre une vie meilleure : adopté par un couple riche et excentrique de Dublin, l’enfant prend le nom de Cyril Avery et grandit dans l’indifférence bienveillante de sa nouvelle famille. Son amitié pour un gamin de son âge lui révèle bientôt son attirance pour les garçons, à une époque où l’homosexualité reste inconcevable…

    Au travers de Cyril, c’est tout le drame d’être gay dans un environnement homophobe qui se déroule ici. Pendant toute sa jeunesse, des années quarante à soixante-dix, Cyril est confronté à une société rétrograde où la moindre déviance à la norme sociale est sévèrement, voire violemment, réprimée : si les filles-mères peuvent être mises au ban de la société, les gays peuvent être tabassés à mort en toute impunité. Les années quatre-vingt voient apparaître l’épidémie du SIDA, d’abord considérée comme une maladie honteuse et exclusive des homosexuels. Il faudra bien du temps à Cyril pour qu’il puisse envisager d’être heureux, de sortir du mensonge et de vivre son identité librement, à l’issue d’une longue quête entre différents pays, mais aussi entre sa famille d’adoption et sa famille de sang.

    Oscillant entre humour noir et amertume, entre tendresse et cynisme parfois cru, cette longue et triste histoire est imprégnée des poignants regrets du narrateur, d’être né trop tôt dans une société enfin devenue aujourd’hui plus tolérante, et d’avoir mis toute une vie à pouvoir connaître la paix et l’harmonie avec lui-même. Même si le récit multiplie les coïncidences opportunes, servant parfois mieux sa portée didactique que sa parfaite vraisemblance, il donne vie à un personnage profondément humain dans ses doutes et ses ambivalences, et nous rappelle ce que peuvent parfois avoir d’absurde, et engendrer de violences, les normes religieuses et sociales d’un lieu et d’une époque : les femmes et les homosexuels ont fait beaucoup de chemin sur la route de leur liberté, mais il reste tant à faire, dans certaines parties du monde encore plus que dans d’autres.

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  • Un roman, dense et très profond où l’auteur aborde plusieurs thèmes sur plusieurs décennies. On s’aperçoit surtout que malgré les années qui passent, certaines choses demeurent immuables.

    Nous partons à la rencontre de Cyril Avery, né d’une fille-mère, d’à peine seize ans, en Irlande, pays...
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    Un roman, dense et très profond où l’auteur aborde plusieurs thèmes sur plusieurs décennies. On s’aperçoit surtout que malgré les années qui passent, certaines choses demeurent immuables.

    Nous partons à la rencontre de Cyril Avery, né d’une fille-mère, d’à peine seize ans, en Irlande, pays catholique, ultra conservateur, juste après la guerre. Une situation impensable, impossible… Bannie, elle n’a qu’un choix : celui de fuir et faire adopter son enfant…

    À partir de là, l’auteur fait alterner les chapitres en les faisant correspondre à sept ans de la vie de Cyril Avery, en brossant la société dans laquelle il évolue.

    À travers ce livre, l’auteur dénonce les injustices sociales, les discriminations, le rejet et les accusations dont sont victimes les homosexuels, la façon dont ils sont traités, par l’ Église ou par la société, en pointant les aberrations auxquelles son personnage principal sera confronté

    Avec un vocabulaire cru, cynique, l’auteur aborde la violence physique ou morale dans tout ce qu’elle peut avoir de révoltant, surtout avec notre point de vu de lecteur de 2019. Il brosse, non pas l’Irlande des cartes postales, mais l’Irlande méprisante pour ceux qui s’affranchissent des codes établis. Et là, tout y passe, les femmes, les hommes, les filles mères… Tout est sujet à controverse ou jugements de la part des Hommes ou de l’ Église. Il n’est pas loin le temps, où la transposition pouvait se faire (elle peut encore) à la France… Il n’est pas loin ce temps, où les homosexuels étaient pointés du doigt, rejetés, parfois rués de coups, tués. Il n’est pas loin le temps où l’église parlait de la punition de Dieu, pour imputer le SIDA aux homosexuels…

    Une magnifique plume au service d’un grand roman émouvant, où l’auteur aborde plusieurs thèmes de manière légère et rythmée, malgré les évènements tragiques, les répliques sont parfois drôles, car tout est tourné en dérision. Une manière de montrer que tout doit être pris du bon côté pour garder foi en l’être humain et foi en la vie.

    Près de 600 pages que je n’ai pas vu passer, puisque l’auteur nous entraîne vers une large palette d’émotions, puisque j’ai à la fois été amusée, émue, et bouleversée.

    Un roman qui se dévore sur la vie, l’amour, la tolérance, la liberté, mais surtout sur les combats que l’on doit mener pour être heureux.


    https://julitlesmots.com/2019/05/17/les-fureurs-invisibles-du-coeur-de-john-boyne/

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  • Le narrateur de ce roman-fleuve qui couvre sept décennies se nomme Cyril Avery, il est le fils adoptif de Max et Maude, un couple atypique et peu doué pour les sentiments parentaux. Pourtant Cyril a une enfance tranquille, traversée toutefois par la rencontre avec Julian, le fils d’un avocat de...
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    Le narrateur de ce roman-fleuve qui couvre sept décennies se nomme Cyril Avery, il est le fils adoptif de Max et Maude, un couple atypique et peu doué pour les sentiments parentaux. Pourtant Cyril a une enfance tranquille, traversée toutefois par la rencontre avec Julian, le fils d’un avocat de son père, qui sera le premier amour de sa vie.
    Le roman, par éclipses de sept ans en sept ans, dresse un tableau acide de l’Irlande des années 40 à nos jours. Ce qui est astucieux, c’est que le narrateur ne revient pas dans son pays pendant de longues années, il s’agit donc d’une sorte de portrait en creux du pays, tout aussi fort lorsqu’il est question de saisir l’évolution lente des mentalités. Le tableau dressé de la situation des homosexuels en Irlande, qui passent de la violence de l’illégalité à une acceptation maussade, des rapports furtifs aux terribles années du sida, ce panorama emporte le lecteur qui éprouve une empathie certaine pour Cyril, pourtant souvent méfiant, et parfois lâche.
    Le roman fait une grande place à l’imaginaire, n’hésite pas devant des coïncidences un peu forcées, mais c’est aussi tout ce qui fait son charme, et le plaisir de lecture, en décuplant les attentes sur des rencontres possibles et probables. Ces attentes ne sont pas déçues, le roman enchaîne avec virtuosité les moments de drame comme les accalmies, en un tourbillon explosif et souvent drôle.
    Je ne sais pas si cela transparaît entre mes mots, mais j’ai plongé dans ce roman avec un enthousiasme qui ne s’est pas démenti, acceptant tout, son versant romanesque comme ses dialogues teintés d’humour, sa charge contre les morales rétrogrades comme ses passages plus intimistes. Un grand bravo à l’auteur, sans oublier la très belle traduction !

    https://lettresexpres.wordpress.com/2019/03/16/john-boyne-les-fureurs-invisibles-du-coeur/

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