Les fils de la poussière

  • Voici le premier tome mettant en scène le commissaire Erlendur Sveinsson. C'est pour ainsi dire mon troisième livre de cet auteur et le deuxième de la saga Erlendur. Dans Les fils de la poussière, Arnaldur Indridason nous mène dans une intrigue sordide, malsaine mais ô combien prenante. Un polar islandais qui m'a définitevement conquise.

    Le livre commence d'ailleurs sur les chapeaux de roue. En effet, d'entrée de jeu on assiste à un meurtre et un suicide. De quoi m'intriguer dès les premières pages. Pourquoi ? Comment ? Autant de questions qui m'auront suivi jusqu'à la fin.

    C'est un polar court, ainsi je dirais que les évènements s'enchaînent de manière assez rapide sans laisser réellement le temps de respirer. Et si l'auteur nous laisse parfois tranquille durant quelques pages c'est pour nous raconter la vie à Reykjavik dans les années 60 et notamment la vie de Palmi et de Daniel, son frère suicidé, de leurs copains du quartier et du système scolaire alors en place. Il faut avouer que c'est assez choquant d'ailleurs.

    C'est d'ailleurs ce que j'apprécie chez cet auteur. C'est que pour ce que j'ai lu pour le moment, cela touche une période de l'Histoire, un sujet d'actualité qu'il soit récent ou non. Ici ça n'échappe pas à la règle. Et quand tout ceci est mélangé avec une bonne dose de suspens je ne peux qu'adhérer.

    Il faut dire que les personnages y sont pour beaucoup aussi. Ils apportent tous un p'tit quelque chose à l'intrigue, donnant envie de s'y jeter à corps perdu pour dénouer tous ces liens. Et le personnage d'Erlendur est juste charismatique! C'est le genre de personnage que j'ai plaisir à lire sans jamais me lasser tant il envoie niveau prestance. Il a ses blessures, ses failles et pourtant il sait faire preuve d'empathie lors de ses interrogatoires. Chose d'autant plus flagrante, qu'il réalise ses interrogatoires avec son coéquipier qui lui ne fait clairement pas dans la dentelle. C'est même le genre de personnage que l'on aime détester, sans le haïr non plus, pour le côté Monsieur je-sais-tout qu'il dégage. Dans tous les cas, l'impression que moi j'en ai eu.

    Ainsi l'intrigue nous mène vers des horizons que je n'aurais pu imaginer et qui sont assez terrifiants. Jusqu'où est-on prêt à aller au nom de la science ? Où se situe les limites ? Ce sont ces questions qui me sont venus à l'esprit et dont l'auteur tente de répondre à travers son enquête.

    Un livre qui sans aller à cent à l'heure, tient un bon rythme, avec quelques petits retournements de situation redonnant un souffle à l'enquête. Il nous entraîne, nous, lecteurs, dans une affaire menant à des rebondissements et énormément de révélations.

    En bref,

    Les fils de la poussière m'a emmené dans les rues de Reykjavik mais aussi mené à la rencontre de Erlendur, un commissaire si charismatique. Une intrigue qui vous prend dès les premières pages pour ne vous lâchez qu'à la dernière. Des thèmes qui poussent à réfléchir sur certaines questions éthiques mais surtout un polar islandais avec lequel vous passerez un excellent moment.

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