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Les femmes du North End

Couverture du livre « Les femmes du North End » de Katherena Vermette aux éditions Albin Michel
Résumé:

Réveillée en pleine nuit par son nouveau-né, Stella assiste depuis sa fenêtre à une violente agression. Elle appelle la police, mais les assaillants et leur victime s'enfuient avant l'arrivée des agents. Ce drame et l'énigme qu'il fait planer vont ébranler toute la communauté amérindienne du... Voir plus

Réveillée en pleine nuit par son nouveau-né, Stella assiste depuis sa fenêtre à une violente agression. Elle appelle la police, mais les assaillants et leur victime s'enfuient avant l'arrivée des agents. Ce drame et l'énigme qu'il fait planer vont ébranler toute la communauté amérindienne du North End, un quartier défavorisé de Winnipeg.

Donnant voix à neuf femmes et un homme, ce roman retrace les événements qui ont conduit à cette nuit tragique. De Cheryl, qui pleure la mort de sa soeur à Paulina, mère célibataire ; de Phoenix, adolescente sans repères, à la vieille et malicieuse Kookom, sans oublier Tommy, le jeune policier métis qui ne trouve pas sa place parmi les Blancs : tous racontent leurs espoirs et leurs échecs, jusqu'au dénouement, déchirant et lumineux.

Fresque intergénérationnelle sur l'identité et la résilience des femmes autochtones au Canada, ce premier roman impose Katherena Vermette comme une nouvelle voix puissante et engagée de la littérature nord-américaine contemporaine.

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Avis (7)

  • Les femmes du North End est un premier roman puissant, souvent noir, qui se déroule dans le quartier de Winnipeg où vit la communauté amérindienne. Le quartier de North End est de sinistre réputation, son taux de criminalité y étant très élevé. Gangrené par l'alcool et la drogue, la violence est...
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    Les femmes du North End est un premier roman puissant, souvent noir, qui se déroule dans le quartier de Winnipeg où vit la communauté amérindienne. Le quartier de North End est de sinistre réputation, son taux de criminalité y étant très élevé. Gangrené par l'alcool et la drogue, la violence est quotidienne et des gangs font la loi
    Katherena Vermette, qui est elle-même métis, décrit avec beaucoup d'empathie une lignée d'Amérindiennes, dont certaines ont un caractère bien trempé. C'est un roman choral à 10 voix, dont une seule masculine. Un nuit, une jeune femme, de sa fenêtre, est témoin d'une scène d'une extrême violence. A l’hôpital, une famille fait bloc autour d'une jeune ado victime d'un viol. Les femmes qui sont toutes liées, parfois de manière fusionnelle, vont s'exprimer tour à tour. Le seul homme à prendre la parole est un jeune policier métis. L'enquête est intéressante, mais ce qui m'a passionnée c'est de suivre et essayer de comprendre cette famille amérindienne.
    Toutes les femmes sont soudées dans le malheur et, de génération en génération, les mêmes calamités s'abattent sur elles. Dans la société moderne, elles ont perdu tous leurs repères. Les hommes sont brutaux mais quasiment inexistants au sein des familles. Elles n'ont aucune confiance en eux et doivent tout assumer seule. L'alcool et la drogue les aident un temps mais entraînent certaines au plus bas.
    Les conditions de vie de la communauté amérindienne et le racisme sont au cœur de ce roman. Les Amérindien regroupés à North End, sont généralement pauvres et mal considérés par les Blancs, même dans les couples mixtes. Ils semblent, eux aussi, avoir beaucoup de préjugés peu flatteurs sur les Blancs. Katherena Vermette donne l'impression que ses personnages se considèrent Amérindiens, avant d'être hommes ou femmes ou tout simplement humains. Ils sont déchirés entre leur attirance pour le mode de vie contemporain et le retour à celui de leurs ancêtres.
    L'auteur a eu la bonne idée de mettre un arbre généalogique au début de son récit. Néanmoins je me suis parfois un peu perdue, aux 10 voix qui tour-à-tour s'expriment, il faut ajouter de multiples autres personnages. De plus, les prénoms sont parfois étranges et les diminutifs insolites. Il m'a fallu un petit temps d'adaptation pour bien réaliser que Paul est une femme (diminutif de Paulina).
    https://ffloladilettante.wordpress.com/2022/07/10/les-femmes-du-north-end-de-katherena-vermette/
    #PicaboRiverBookClub

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  • Un soir d'hiver, alors qu'elle est tenue éveillée par les pleurs de son petit garçon, Stella est témoin d'une agression. Elle appelle la police mais au moment ou les agents arrivent, les bourreaux ainsi que leur victime, ont disparus. Il ne reste qu'une mare de sang pour certifier ses...
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    Un soir d'hiver, alors qu'elle est tenue éveillée par les pleurs de son petit garçon, Stella est témoin d'une agression. Elle appelle la police mais au moment ou les agents arrivent, les bourreaux ainsi que leur victime, ont disparus. Il ne reste qu'une mare de sang pour certifier ses dires.
    C'est sous forme d'un roman polyphonique que Katherena Vermette a fait le choix de nous raconter les évènements qui ont précédés et suivis cette nuit. Ainsi la parole est donnée principalement aux femmes d'une même famille d'autochtones ainsi qu'à Tommy, un jeune agent de police métis. Difficile de ne pas s'attacher à ses personnages qui clairement n'ont pas connu que des jours heureux.
    J'ai vraiment beaucoup aimé car au-delà même de cette tragédie, l'auteure nous permet de mesurer la complexité des rapports entre les blancs et les autochtones et elle nous dresse le tableau d'une société en mal-être. C'est souvent dur, à la limite du roman noir et pourtant je retiendrai également la beauté des liens qui unissent toutes ces femmes, toujours présentes les unes pour les autres.
    C'est un premier roman et pourtant il est digne des plus grands. Nul doute que cette auteure fera parler d'elle.

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  • Un premier roman très réussi, sensible et vibrant, au coeur d'une communauté autochtone du quartier du North End, à Winnipeg-Canada. On y entend successivement les voix de neuf femmes et d'un homme, tous issus de cette communauté, appartenant pour la plupart à la même famille, chacun vivant à sa...
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    Un premier roman très réussi, sensible et vibrant, au coeur d'une communauté autochtone du quartier du North End, à Winnipeg-Canada. On y entend successivement les voix de neuf femmes et d'un homme, tous issus de cette communauté, appartenant pour la plupart à la même famille, chacun vivant à sa façon un drame qui les touchent dans leur chair, celui de l'agression terrible de l'une des leurs.

    Dans une atmosphère urbaine glaciale, Katherena Vermette déploie une intrigue complexe autour de Kookom, la grand-mère sage et espiègle (mon personnage préféré), ses filles, leurs enfants et petits-enfants, jusqu'à la résolution de ce crime. Si le mystère de l'identité du ou des criminels est un des moteurs de la narration, ce sont surtout ces femmes qui constituent la grande richesse du texte : leurs blessures, les hommes de leur vie (et leur absence), leur passé, leurs addictions, leurs espoirs, et l'incroyable lien qui les unit les unes aux autres, d'une génération à l'autre, vivantes ou mortes.
    La famille, celle dont on hérite, celle qu'on se compose, devient alors un refuge salutaire face à ce que subissent ces communautés autochtones coupées du lien avec la nature, confrontés à la misère, la pauvreté, au racisme aussi, et à l'inévitable cercle vicieux de la violence qu'on transmet parfois à ses enfants.

    Un portrait douloureux et réaliste, un récit choral fort, dans lequel je me suis parfois perdue (j'ai dû regarder l'arbre généalogique inclus en début de volume beaucoup trop souvent) notamment dans la première partie. Mais si au départ j'ai mis du temps à vraiment entrer en empathie avec les personnages qui se multiplient, j'ai ensuite été complètement happée par le choeur de ces femmes, jusqu'à la fin que j'ai trouvée si belle et poétique. Une autrice à suivre !

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  • Roman aux personnages principaux multiples, neuf femmes et un homme, qui nous offre des tranches de vies, mais des vies difficiles, celles des Autochtones, indiens et sang-mêlé.
    Qu'elle m'a semblé douloureuse la vie de ces Amérindiens dans ce monde de blancs qui leur ont tout volé, sur la terre...
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    Roman aux personnages principaux multiples, neuf femmes et un homme, qui nous offre des tranches de vies, mais des vies difficiles, celles des Autochtones, indiens et sang-mêlé.
    Qu'elle m'a semblé douloureuse la vie de ces Amérindiens dans ce monde de blancs qui leur ont tout volé, sur la terre de leurs ancêtres mais amputé de leurs racines et de leurs coutumes, moqués et subissant le racisme au quotidien.

    À chaque chapitre un personnage, et ils sont nombreux avec ceux qui gravitent autour. On découvre peu à peu les connexions familiales et quatre générations, majoritairement des femmes. J'ai eu un peu de mal à me repérer à cause des prénoms, souvent doublés de diminutifs, Reet pour Rita, Cher pour Cheryl, Paul pour Paulina… J'ai néanmoins été happée par l'histoire immédiatement.

    Ce roman dépeint toute une ambiance quand les personnages, tous citadins, reviennent sur leurs souvenirs, avec des grands-parents ou parfois parents, hommes et femmes des bois, vivants en harmonie avec la nature comme leurs aïeux. Car la famille semble être un microcosme indispensable à l'équilibre de chaque individu. Puis on revient dans la dure réalité du North End à Winnipeg, cette espèce de ghetto pour Amérindiens où règne la dure loi des gangs, la violence et la drogue.

    À travers ces femmes et cet homme, l'autrice nous invite dans leurs vies, leurs histoires, leurs blessures, leurs secrets, leurs douleurs enfouies, leurs démons et nous fait voyager sans cesse d'avant en arrière pour mieux nous faire comprendre ce qui se joue. Il y a ce terrible sentiment que ce qui arrive aux mères, les filles le paieront parfois.

    Une agression sauvage est le fil conducteur du roman, sans victime au départ mais juste une énorme flaque de sang dans la neige.

    J'ai été happée par cette histoire de femmes, par l'envie de savoir comment ça allait se passer, car le choc des violences faites aux femmes est omniprésent et provoque un grand sentiment d'injustice, d'autant que c'est l'histoire sans fin à travers le temps. Ce sentiment que les femmes sont en danger, toujours, partout, est totalement révoltant. Pourtant elles arrivent à garder le cap, à mener leurs vies tant bien que mal, car les femmes sont tellement résistantes.

    J'ai énormément aimé ce roman et ces femmes qui vivent entre deux mondes, deux civilisations.
    Cette histoire est sans doute aussi un peu celle de Katherena Vermette d'une certaine façon puisqu'elle à grandi dans le North End et qu'elle est née d'une mère mennonite et d'un père métis.

    Merci beaucoup au Picabo River Book Club et aux Editions Albin Michel pour ce partenariat qui m'a permis de recevoir ce beau roman.

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  • Tout d’abord, je tiens à remercier Albin Michel / Terres d’Amérique et le Picabo River Book Club – dont je suis membre – pour ce sympathique Partenariat, qui m’a permis de découvrir ce splendide roman !

    Stella a appelé la police : elle a vu de sa fenêtre une (toute petite) femme se faire...
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    Tout d’abord, je tiens à remercier Albin Michel / Terres d’Amérique et le Picabo River Book Club – dont je suis membre – pour ce sympathique Partenariat, qui m’a permis de découvrir ce splendide roman !

    Stella a appelé la police : elle a vu de sa fenêtre une (toute petite) femme se faire agresser sexuellement, dans la rue enneigée … Emily a treize ans et est amoureuse de Clayton : elle rêve de se rendre à une fête où il l’a invitée, en compagnie de sa meilleure amie Ziggy … Phoenix (seize ans) vit dans un foyer de jeunes délinquantes et fugue régulièrement pour aller voir son oncle Alex, qu’elle adore … Lou regarde Gabe partir (une fois de plus) « rendre visite à sa famille » : ce coup-ci, elle en est presque certaine, il ne reviendra pas … Cheryl, la cinquantaine « arthrosée » artiste-peintre (et alcoolique) est hantée par la mort de sa soeur Rain … Zegwan (Ziggy pour les intimes) plus raisonnable que son amie Emily va pourtant se retrouver piégée, avec cette dernière … Tommy, un jeune policier, a du mal à se faire accepter par ses collègues et encaisse (plus ou moins bien) les propos racistes de Evans et de Christie … Sans oublier Paulina, Rita et la « Kookom » (la grand-mère) …

    Un très beau premier roman, construit en quatre parties, dans lesquelles l’auteure nous présente les principaux protagonistes de cette intrigue (tous d’origine indienne et vivant à Winnipeg, dans le quartier pauvre du North End …) On y entrevoit, au fil des chapitres, leurs différents liens de parenté ou d’amitié. Ainsi que les récentes circonstances qui ont conduit au délit (ou plutôt devrais-je dire : au crime !) perpétré sous les fenêtres de la maison de Stella … L’écriture est sobre et néanmoins percutante.

    « Double peine » pour ces femmes et adolescentes courageuses, qui ont simplement le tort d’être des filles, amérindiennes de surcroit … Katherina Vermette, elle-même issue de la population autochtone de Winnipeg (capitale du Manitoba, au Canada) nous livre un récit poignant et ô combien intolérable, donnant la parole à ses compatriotes malmenées. Des femmes solidaires et résilientes, pour la plupart … Même si – pour certaines d’entre elles – ne pas plonger dans la drogue, l’alcool ou la violence représente un énorme challenge !

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  • Le roman s'ouvre crument sur un viol dont est témoin, depuis la fenêtre de son appartement, une mère de famille débordée par deux enfants en bas âge qui pleurent en pleine nuit, juste le temps d'appeler les flics du quartier du North End, quartier défavorisé de Winnipeg ( Canada ). Stella est la...
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    Le roman s'ouvre crument sur un viol dont est témoin, depuis la fenêtre de son appartement, une mère de famille débordée par deux enfants en bas âge qui pleurent en pleine nuit, juste le temps d'appeler les flics du quartier du North End, quartier défavorisé de Winnipeg ( Canada ). Stella est la première des dix voix à s'exprimer dans ce roman choral, dix voix ayant toutes en commun de graviter autour de ce drame initial ( victime, membres de sa famille, coupable, policier en charge de l'enquête, amie ). Comme dans une enquête policière, on est immédiatement happée par l'urgence de découvrir l'identité de la victime, celle du coupable et ses motivations.

    A partir de ces enjeux, Kathereena Vermette déploie un récit multigénérationnel virtuose, reliant habilement les différents fils tissés par les différentes points de vue ( certains à la première personne, d'autres à la troisième ) couvrant tout l'éventail des possibilités humaines, jusqu'à les faire converger en une conclusion à la fois poignante et limpide. La grande joie du lecteur est d'ainsi reconstituer la famille de la victime ( un petit coup de pouce est donné par l'arbre généalogique placé au début ). L'auteure compose ainsi un canevas complexe, faisant voyager le lecteur dans le temps, parfois lointain de l'histoire familiale mais sans le perdre.

    En fait, il est finalement peu question du crime en lui-même, horrible. C'est le point d'ancrage du récit qui donne vie à l'éblouissant portrait d'une famille de femmes autochtones avec son patchwork de douleurs et son héritage de traumatismes. le roman parle de la peur transgénérationnelle que porte les femmes amérindiennes d'être victimes de violence. Les dangers du monde de l'urbanité sont parfaitement décrits : éclatement de la famille, perte de l'identité culturelle, toxicomanie et addiction, emprise de gangs, racisme systémique etc. Pour autant, Kathereena Vermette ne blâme jamais, elle détaille sans prêcher ; elle n'offre pas d'excuses aux actes individuels répréhensibles, elle livre des explications. Même le personnage du bourreau, violent et méprisable par de nombreux aspects, est pitoyable et peut même toucher, broyé par une société incapable à lui venir en aide lorsqu'il était encore temps. Ce qui intéresse l'auteur, c'est l'impact de ces drames sociétaux sur l'humain.

    A mesure que les voix déroulent leurs vérités, le roman gagne en puissance. le talent de l'auteure à s'emparer de l'universel à partir d'une histoire très ancrée dans un lieu, une famille, une culture amérindienne, explose. Durant tout le roman, il n'est question que de la force de l'amour qui unit les femmes du North End. C'est cette force qui lie le choeur antique sororal de ces femmes qui se soutiennent dans l'épreuve, avec sagesse. C'est cette force qui les empêche de basculer dans la haine et une violence reproductible tellement évidente et de faire corps, ensemble. La beauté résiliente du personnage de la grand-mère Kookom est déterminante pour souder cette famille, marquante pour le lecteur.

    Un magnifique roman polyphonique qui amène à réfléchir à ce que cela signifie se soucier des autres, apportant de la lumière dans un univers sombre. Même si l'approche est différente, j'ai souvent pensé à la puissance d'un Tommy Orange en plus apaisée.

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  • Stella est réveillée en pleine nuit par son bébé, et elle assiste alors par la fenêtre de sa chambre, médusée, choquée, à une violente agression … C’est le point de départ de ce roman.

    Dix voix retracent les évènements jusqu’à cette nuit funeste, chacune de son point de vue, de celle de la...
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    Stella est réveillée en pleine nuit par son bébé, et elle assiste alors par la fenêtre de sa chambre, médusée, choquée, à une violente agression … C’est le point de départ de ce roman.

    Dix voix retracent les évènements jusqu’à cette nuit funeste, chacune de son point de vue, de celle de la victime à celle du bourreau, en passant par les voix des tantes, mères, cousines, sœurs. Une seule voix masculine, celle d’un jeune policier métis. La construction est très habile, on avance progressivement dans la compréhension de la situation. On croit savoir ce qui s’est passé, mais on ne sait rien… Toutes ces femmes ont un lien entre elles, lien d’amitié, lien familial, lien affectif, et puis le pilier, Kookom, celle qui rassemble, qui pardonne, qui transmet, celle qu’on aimerait avoir pour grand-mère. Toutes ces femmes autochtones ont subi la violence de la vie, des hommes, des autres femmes.

    Ce roman évoque sans concession la misère, la dépendance à l’alcool, à la drogue, la détresse des unes et des autres, mais malgré la violence, la dureté des situations, ce roman est lumineux, et il dégage une chaleur incroyable. Et pourtant que d’épreuves, que de sacs de nœuds, que de tragédies, de drames silencieux et mal cicatrisés… de l’indicible, des paroles étouffées, des culpabilités mal assumées…

    C’est bien la chaleur des relations entre toutes ces femmes, la solidarité, l’entraide, l’amour qui ne se dit jamais mais qui transpire par tous les pores des corps et des cœurs brisés, qui font de ce roman un petit chef d’œuvre d’humanité.

    Les personnages sont tous incarnés, ils sont tous d’une belle profondeur, ce ne sont pas des êtres de papier mais bien des êtres de chair et de sang. Leurs liens sont inextricables, sont puissants et on soupire d’aise devant tant d’empathie et de compréhension.

    Les phrases de l’auteure, ce sont les chaudes braises au bout du tunnel, c’est l’espoir au sein d’un quartier défavorisé, ce n’est surtout pas le noir pour le noir, c’est le noir auréolé de lumière.

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