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Les fantômes du vieux bourg

Couverture du livre « Les fantômes du vieux bourg » de Efix et Jean-Pierre Levaray aux éditions Petit A Petit
Résumé:

Je ne me suis rendu compte de son existence que lorsque je l'ai vu, un midi, au milieu du carrefour près de l'usine, alors que je m'apprêtais à aller bosser. Il était au centre du trafic, frôlé de près par des camions plus ou moins gros, plus ou moins rapides, en train de s'escrimer à soulever... Voir plus

Je ne me suis rendu compte de son existence que lorsque je l'ai vu, un midi, au milieu du carrefour près de l'usine, alors que je m'apprêtais à aller bosser. Il était au centre du trafic, frôlé de près par des camions plus ou moins gros, plus ou moins rapides, en train de s'escrimer à soulever une plaque de taule et à la replacer dans un Caddie duquel elle était tombée. (...) Je ne sais pas pourquoi je ne l'avais jamais vu auparavant. Peut-être a-t-il toujours fait partie des fantômes que nous croisons sans voir lorsque nous quittons rapidement l'usine et traversons ce qui s'appelle le Vieux Bourg, quartier situé en lisière de nos barbelés. Depuis, c'est comme si je ne voyais plus que lui. Sans doute parce que sa pauvreté et les galères qu'il doit supporter, accentuent ma culpabilité à ne rien faire pour lui. Mais aussi parce que sa présence me montre du doigt ce Vieux Bourg qui jouxte l'usine et que je ne voyais plus. Je n'y prêtais plus attention, parce qu'il faisait partie du quotidien et de l'usine même. Pourtant, le Vieux Bourg est là, et encore là.

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Avis (1)

  • les planches de Efix sont tirées de nouvelles de J-P Levaray, dressant des portraits de gens simples, anonymes qui vivent autour de l'usine, dans le vieux bourg.

    Pour le dessin, Efix n'utilise que du noir et blanc, et franchement, comme on dit maintenant : "ça le fait !" Les livres sont...
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    les planches de Efix sont tirées de nouvelles de J-P Levaray, dressant des portraits de gens simples, anonymes qui vivent autour de l'usine, dans le vieux bourg.

    Pour le dessin, Efix n'utilise que du noir et blanc, et franchement, comme on dit maintenant : "ça le fait !" Les livres sont découpés en petits chapitres, chacun traité différemment pour le dessin : parfois relativement classiquement, parfois à la manière d'ombres chinoises, alternance de dessins noirs ou gris sur fond blanc et de dessins blancs sur fond noir (personnellement, j'ai un faible pour ces derniers). Efix utilise aussi des photos, des cadrages d'images loin des standards de la BD, des superpositions, des polices d'écritures différentes : tout pour nous attirer l'oeil, de belle manière, pour nous happer par son dessin et par le texte de J-P Levaray.

    De la BD réaliste, engagée, sociale, ... Quel que soit le terme que l'on puisse utiliser pour ces livres, il est loin de ce que la bande dessinée propose habituellement. Rien que pour cela, ils mériteraient le détour, mais là, on peut les ouvrir en plus pour leurs réelles qualités, autant dans le texte que dans le dessin.

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