Les enfants de Venise

Couverture du livre « Les enfants de Venise » de Luca Di Fulvio aux éditions Slatkine Et Cie

4.5

10 notes

Résumé:

« Quand Mercurio s'était jeté dans le canal, Giuditta avait eu la tentation de le retenir. Ou de s'y jeter avec lui. Elle ne voulait pas renoncer à la sensation de sa main dans la sienne. Elle ne voulait pas renoncer à lui. Déjà, les nuits précédentes, dans le chariot, elle avait senti une forte... Voir plus

« Quand Mercurio s'était jeté dans le canal, Giuditta avait eu la tentation de le retenir. Ou de s'y jeter avec lui. Elle ne voulait pas renoncer à la sensation de sa main dans la sienne. Elle ne voulait pas renoncer à lui. Déjà, les nuits précédentes, dans le chariot, elle avait senti une forte attraction pour les yeux de cet étrange garçon. Qui était-il ? Il n'était pas prêtre, il le lui avait avoué. Quels mots avait-il dits en sautant du bateau ? Elle se souvenait à peine. Sa tête se faisait légère. «Je te retrouverai», voilà ce qu'il avait dit ».

La misère radieuse d'une bande d'enfants perdus, la fille secrète d'un médecin sans diplômes, la découverte de l'amour, l'or, le sang, la boue, l'honneur... pour son nouveau roman, Luca Di Fulvio vous emporte à Venise.

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Les derniers avis

  • 0.25

    Sorti de nulle part, Luca Di Fulvio a créé l’évènement l’année dernière avec son précédent livre « Le gang des rêves ». Il avait enthousiasmé la blogosphère. Toutes les critiques se rejoignaient pour porter aux cieux ce roman. Devant cette unanimité, j’étais impatient tenter l’expérience à mon...
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    Sorti de nulle part, Luca Di Fulvio a créé l’évènement l’année dernière avec son précédent livre « Le gang des rêves ». Il avait enthousiasmé la blogosphère. Toutes les critiques se rejoignaient pour porter aux cieux ce roman. Devant cette unanimité, j’étais impatient tenter l’expérience à mon tour. Lorsque la possibilité de lire sa nouvelle saga m’a été donnée, je ne me suis pas fait prier.

    Avant d’attaquer ce beau pavé de 800 pages et de plus d’un kilo entre les mains, j’ai dû m’armer de courage. Mais une fois les premières lignes lues, j’ai oublié mes réticences et j’ai plongé la tête la première. L’auteur nous invite dans l’Italie du 16ème siècle où un éventail assez large de personnages est mis action. Sans abuser de descriptions mais de manière presque cinématographique, l’atmosphère de l’époque est parfaitement retranscrite et on se laisse porter par le rythme des tribulations. On alterne d’un personnage à un autre. Des rues malfamées aux palais dorés, l’histoire est toujours en mouvement, il se passe toujours quelque chose. On ne s’ennuie à aucun moment et on tourne les pages avec frénésie. De plus, toutes les péripéties ne sont pas vaines. Elles permettent aussi au lecteur de comprendre les rouages de cette période historique. On constate d’ailleurs que malgré les années, certaines choses (et pas les meilleures) n’ont pas vraiment changé. Avec cette aventure pleine de rebondissements et de sentiments, on découvre les méfaits du pouvoir, de la misère, de la religion qui mènent aux préjugés et à l’injustice.

    Voilà donc un livre dynamique d’un romanesque fou. Je peux simplement regretter qu’à la fin du livre, je n’avais pas envie de quitter ce monde et tous ses acteurs très attachants. Beaucoup de fans placent cet opus un cran en dessous du prédécesseur. Autant vous dire que je prévois très rapidement de me lancer dans cette autre épopée qui semble tout aussi passionnante et divertissante. Merci à tous chroniqueurs qui m’ont ouvert les portes de ce grand romancier d’aventure !

  • 0.25

    Si LE GANG DES REVES a été une révélation, je peux désormais vous affirmer que LES ENFANTS DE VENISE est une confirmation et Luca DI FULVIO un grand romancier .



    Nous sommes à ROME au XVI ème siécle.Mercurio et sa bande sont les as de l'arnaque ,du déguisement et du vol. Orphelins ,ils...
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    Si LE GANG DES REVES a été une révélation, je peux désormais vous affirmer que LES ENFANTS DE VENISE est une confirmation et Luca DI FULVIO un grand romancier .



    Nous sommes à ROME au XVI ème siécle.Mercurio et sa bande sont les as de l'arnaque ,du déguisement et du vol. Orphelins ,ils détroussent les passants pour survivre. Mais leur dernière victime, un usurier juif ne se laisse pas si facilement dépouiller et décidé à se venger, ils retrouvent les petits malfrats. A la suite d'une lutte acharnée, Baruch, le juif tue Ercole, le grand simplet de la bande et Mercurio, ivre de rage, laisse pour mort son agresseur. Contraints de fuir ROME, les adolescents se dirigent vers VENISE et font la connaissance de Isacco DE NEGROPONTE et sa fille Giuditta qui voyagent sous la protection du capitaine LANZANFAME,héros victorieux de la bataille de MARIGNAN.Dés le premier regard Mercurio tombe amoureux de Giuditta qui accompagne son père soi-disant docteur. Arrivés dans la cité des DOGES,les jeunes gens seront confrontés à la malfaisance d'un moine illuminé,devront se soumettre aux lois en vigueur et verront leur chemin se séparer.Commence alors pour chacun un destin tumultueux et épique....

    Luca DI FULVIO a écrit une nouvelle fois un livre au souffle romanesque incroyable.Je vous assure que malgré ses presque 800 pages, pas une seule fois, je ne me suis ennuyée pendant ma lecture et, à aucun moment, ce gros pavé ne m'est tombé des mains ...C'est dire à quel point ce roman fleuve est formidable de bout en bout !

    Au fil des pages, Luca DI FULVIO convoque toutes les émotions chez son lecteur et aborde pléthore de sujets qui fait que ce roman est dense,foisonnant.Ses personnages sont uniques et particuliers sans être caricaturaux,même les méchants inspirent la compassion.L'auteur réinvente un ROMEO et JULIETTE à la mode vénitienne et Venise,écrin fabuleux de cette passion et personnage à part entière, magnifie le récit.Mercurio et Giuditta sont la preuve que tous les rêves sont permis malgré l'adversité et les obstacles.Cette vision de la vie est un thème cher à Luca DI FULVIO qui avait déjà démontré dans LE GANG DES REVES que cette conviction guide ses héros.

    Il y a du DICKENS et du DUMAS dans ce roman historique totalement maîtrisé. Il y a surtout beaucoup de talent et de style chez ce romancier.Vraiment,j'ose affirmer que Luca DI FULVIO est le nouveau maestro de la littérature italienne,un vrai phénomène littéraire .

    Donc si vous souhaitez découvrir un auteur italien hors norme, lire un roman sensationnel, précipitez vous chez votre libraire préféré ...et si vous ne succombez pas ,je m'engage à vous "rembourser" !!



    MYMY

    http://cousineslectures.canalblog.com/archives/2017/08/21/35603973.html

  • 0.25

    Lorsqu'on aime autant un roman, on finit par se demander s'il n'y a pas quelque chose de magique à l'intérieur qui nous fait l'aimer autant. C'est le cas avec "Les Enfants de Venise", le second roman de Luca Di Fulvio, l'auteur du "Gang des rêves".

    Malgré près de 800 pages, ce pavé vous file...
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    Lorsqu'on aime autant un roman, on finit par se demander s'il n'y a pas quelque chose de magique à l'intérieur qui nous fait l'aimer autant. C'est le cas avec "Les Enfants de Venise", le second roman de Luca Di Fulvio, l'auteur du "Gang des rêves".

    Malgré près de 800 pages, ce pavé vous file entre les mains comme une excellente série historique dont on ne voudrait manquer aucune épisode. L'addiction est là, mais l'intensité de chaque épisode, à chaque chapitre, est telle, qu'il faut parfois quelques temps entre certains chapitres pour se remettre. Oui, parce que la force de ce livre réside dans la charge émotionnelle apportée par l'auteur en chacun des personnages. Et Luca Di Fulvio n'y va pas de main morte, il nous décrit les pires horreurs, les personnages les plus grotesques et les pires méchants de toute la galaxie des méchants de la littérature.

    On finit par s'attacher au héros principal Mercurio, qui quitte les égouts de Rome pour les canaux inhospitaliers de Venise. Pourtant, tomber sous le charme d'un quasi-clochard, escroc, voleur, c'est grotesque, n'est-ce pas ? Et pourtant, chaque personnage chez Luca Di Fulvio vont s'avérer plus touchants et plus attendrissants que vous ne pourriez le croire. Car ils ont tous une histoire, une raison d'agir, une étoile à suivre, quelque chose à poursuivre. Chacun va forcer son destin, Giuditta et son père Isacco le faux médecin juif, auront eux aussi un destin incroyable. On vibre et on tremble pour chacun d'entre eux.

    On dit parfois que c'est dans la nuit la plus noire qu'on découvre la lumière qui est en nous, et Mercurio comme chacun des personnages de ce roman vont finir par apprendre beaucoup des autres et de la vie. Même les méchants, auront leur part d'humanité. Scavamorto, Scarabello, Shimon, tous nous entraînent dans des grands moments de doutes, de violence sauvage, de cruauté, parfois de rédemption et d'émotions.

    L'auteur parvient à maîtriser son récit d'une telle manière que chaque épisode ressemble à un grand huit émotionnel. A chaque fois que je terminais un chapitre, c'est comme si je suivais la série Game of Thrones, avec la même violence et la même beauté, j'avais envie de savoir la suite.

    Je conseille ce roman à 100%, surtout que la peinture de la Renaissance à Venise, celle un peu pus sombre, celle où l'Eglise est inhumaine, celle où les gens luttent dans les ruelles pour survivre quand d'autres s'enrichissent de plus en plus sur leur dos, cette Histoire-là est très bien racontée aussi. Et la fin, la fin en vaut la peine.

  • 0.2

    Quel souffle romanesque ! Après Le Gang des rêves, j'imaginais qu'il faudrait bien quelques années à Luca Di Fulvio pour écrire un roman à la hauteur du premier, avec la même incroyable puissance d'imagination et le même extraordinaire talent de conteur !
    Eh bien non, l'année suivante, il nous...
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    Quel souffle romanesque ! Après Le Gang des rêves, j'imaginais qu'il faudrait bien quelques années à Luca Di Fulvio pour écrire un roman à la hauteur du premier, avec la même incroyable puissance d'imagination et le même extraordinaire talent de conteur !
    Eh bien non, l'année suivante, il nous sert Les Enfants de Venise : une vraie plongée historique dans un lieu, une époque, une multitude de rebondissements en tous genres et de nombreux personnages hauts en couleur, attachants, parfois terribles, dans tous les cas décrits avec une grande minutie et dont les noms (Scavamorto, Scarabello...) et les attitudes (ingéniosité, ruse, travestissement) nous font inéluctablement penser à la commedia dell' arte dont les premières troupes apparaissaient en ce début du XVIe siècle. C'est tout simplement fabuleux !
    Alors si vous êtes prêt à découvrir la Venise du XVIe siècle, ses assassins, ses bandits, ses faux médecins et ses faux prêtres, ses prostituées, ses nobles, ses fanatiques, ses gamins des rues, ses vieux marins, ses couturières, ses tailleurs, si vous souhaitez faire un tour dans ses ruelles les plus sombres où vous risquez à tout moment de vous faire dépouiller ou égorger, si une visite de l'Arsenal vous tente, si découvrir les premiers ghettos vous intéresse, si évoluer dans le Castelletto, le quartier des prostituées malades du « mal français » - la syphilis -, vous attire, allez-y, ouvrez Les enfants de Venise, vous découvrirez l'extrême pauvreté du petit peuple et la débrouillardise dont il faut user et abuser pour survivre parmi les rats, les puces, les excréments et la boue.
    Non, ce n'est pas dans une Venise touristique que vous mettrez les pieds, loin de là d'ailleurs ! C'est une Sérénissime violente, terrible, dangereuse, antisémite, intégriste. Mais il sera aussi question d'amour et d'honneur, d'argent et de larmes, de trahison et de vengeance. Le sang coule à flots à chaque coin de rue, et l'eau de la lagune fait disparaître les cadavres dont on ne sait que faire. Le roman fourmille de détails qui rendent l'évocation des lieux saisissante : on y est ! Les bruits, les odeurs, les couleurs nous assaillent et l'on est comme emporté dans le tourbillon d'un récit finalement très cinématographique.
    Dans ce contexte, Mercurio, jeune orphelin romain, comédien aux mille costumes, vit comme il peut dans les égouts. Pour s'en sortir, il vole, aidé de ses acolytes : Benedetta la belle rousse plantureuse, Zolfo et Ercole, une espèce de géant fou. Ayant repéré un marchand juif, Shimon Baruch (un personnage fascinant) qui cache une bourse pleine de pièces d'or, ils vont rapidement le détrousser. Or, ce dernier retrouvera la petite bande et se vengera en tuant Ercole. Mercurio fou de douleur plantera sa lame dans la gorge du marchand, le laissant pour mort. Obligés de fuir, les gamins marcheront vers Venise et rencontreront sur leur route le capitaine Lanzafame qui revient victorieux de la bataille de Marignan (oui oui, Marignan près de Milan, 13 et 14 septembre 1515!). Avec lui, se trouvent Isacco da Negroponte, faux médecin mais vrai soigneur, et sa fille Giuditta. Un échange de regard avec Mercurio et les deux jeunes savent qu'ils s'aimeront à jamais ♥ malgré l'adversité qui pèse parfois bien lourd quand elle a pour noms l'opposition d'un père, l'antisémitisme et le fanatisme. Il y a quelque chose de Roméo et Juliette dans cette histoire d'amour impossible entre une jeune fille juive et un garçon chrétien qui se moque éperdument des histoires de religion et n'écoute que son coeur, lui qui ne veut qu'une chose : se battre pour réaliser son rêve, partir vers un Nouveau Monde à peine découvert en emmenant avec lui sa belle Giuditta.
    Je ne peux que vous inciter à vous plonger dans cette grande fresque, magnifique roman d'éducation, qui dit combien l'amour donne des ailes et la force de se battre pour enfin être libre.
    A ne pas manquer !

    Lire au lit : http://lireaulit.blogspot.fr/

  • 0.2

    L’Italie du début du 16°siècle, celle de la Renaissance mais aussi celle de toutes les misères, de la pauvreté, du sordide, de l’intolérance… et la liste peut s’allonger encore. Le dernier roman fleuve de l’écrivain Luca di Fulvio est une plongée dans cet univers, une aventure qui commence à...
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    L’Italie du début du 16°siècle, celle de la Renaissance mais aussi celle de toutes les misères, de la pauvreté, du sordide, de l’intolérance… et la liste peut s’allonger encore. Le dernier roman fleuve de l’écrivain Luca di Fulvio est une plongée dans cet univers, une aventure qui commence à Rome et s’intensifie dans la cité des Doges.
    Heureusement qu’un livre ne renferme pas les odeurs que l’on décrit sinon ce serait des soubresauts gastriques à chaque page… Mais derrière la noirceur de l’ambiance, se dessine progressivement un renouveau, justement un Rinacismento dans cette Italie en proie à toutes les violences, à toutes les croyances, à toutes les rivalités. Deux protagonistes principaux, deux adolescents, Giuditta et Mercurio. Elle est juive, il est chrétien. Giuditta a encore son père, Mercurio n’a jamais connu ses parents. Quasi ou carrément à la rue, leurs destins vont se rejoindre et la comparaison d’un Romeo et Juliette est tentante. Mais point de Capulet et Montaigu. Ils sont remplacés par les instances religieuses… Et la tragédie du départ s’envolera pour un horizon de tous les espoirs. S’ajoute une symphonie de personnages dont certains deviennent très attachants, en particulier Anna et le père de Giuditta, Isacco, qui se faisant passer pour un médecin va soulager bien des maux et surtout apporter une flamme d’humanité envers des personnes qui sont considérées comme de vulgaires objets néfastes, en particulier les prostituées.
    Après « Le gang des rêves » l’écrivain italien signe une nouvelle saga à couper le souffle, un parcours sur une année qui vous entraine dans une lecture tourbillonnante avec des scènes très dures mais où l’amour triomphe de tout. Une plume vive, un ton direct et des dialogues sans fioriture qui font de cette fiction, au départ sordide, un aimant captivant.

    Dans l’ombre de l’histoire de ces enfants perdus, se dessinent des messages, plus ou moins modulés : par la force on arrive au bout de ses peines, la jalousie vous projette dans le néant, la cupidité est une impasse et celui qui vous fait du mal ou vous rejette verra sa malédiction se retourner contre lui…
    Une épopée moderne dans les contours de l’histoire qui saura vous propulser dans un autre monde en ces temps de lecture estivale.

    Les enfants de Venise – Luca di Fulvio – Traduction Françoise Brun – Editions Slatkine & Cie – Avril 2017

    http://squirelito.blogspot.fr/2017/06/une-noisette-un-livre-les-enfants-de.html

  • 0.2

    Après l'Amérique des années 20 et son envoûtant Gang de rêves, Luca Di Fulvio nous revient avec Les enfants de Venise. C'est donc dans les calle de la Venise de la Renaissance que l'auteur a choisi de répandre son souffle romanesque. Un pavé de 800 pages, totalement prenant !

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    Après l'Amérique des années 20 et son envoûtant Gang de rêves, Luca Di Fulvio nous revient avec Les enfants de Venise. C'est donc dans les calle de la Venise de la Renaissance que l'auteur a choisi de répandre son souffle romanesque. Un pavé de 800 pages, totalement prenant !

    Les enfants de Venise raconte la survie d'une bande d'orphelins qui ne connaît que la rue, les égouts, la faim, la crasse. Ils s'appellent Mercurio, Benedetta et Zolfio. Le vol est leur seul moyen de subsistance. Impliqués dans le meurtre d'un usurier juif, ils fuient Rome pour rejoindre Venise. En route, ils font la connaissance d'un bataillon de soldats et d'une jeune fille Guiditta et de son père, Isacco le médecin. Tous deux sont juifs. Mercurio le voleur chrétien et Guiditta la juive seront fortement attirés. Benedetta ne le supportera pas, à tel point qu'elle fera tout pour éloigner les deux tourtereaux, tout comme Isacco qui ne peut envisager que sa fille s'amourache d'un goy, de surcroît voleur. Arrivés à Venise, les juifs coiffés d'un bonnet jaune seront parqués dans un ghetto, tandis que Mercurio tentera de vivre le plus honnêtement possible. Il a un rêve, retrouver Guiditta et prouver à son père qu'il peut être digne de l'amour de sa fille. Un projet que Benedetta ne manquera pas de contrarier.

    Les enfants de Venise c'est un roman choral historique, une invitation à plonger dans une Venise très éloignée du romantisme d'aujourd'hui. La Venise du XVIème siècle est empreinte de misère, de violence, d'insécurité. Il y a les privilégiés et les miséreux, les sans-dents. Entre ces deux mondes, il y a ceux qui ont été contraints de fuir et qui ont trouvé refuge à Venise. Ils essaient de s'en sortir, ils rêvent à une vie meilleure. Mercurio est de ceux-là. Il est espiègle, intelligent, rusé et débrouillard. Déterminé, il fera tout pour franchir les obstacles et vivre sa passion avec sa bien-aimée.

    Les enfants de Venise c'est un peu un mixte entre le Roméo et Juliette de Shakespeare et Les piliers de la terre de Ken Follet. Il y a de l'amour, de l'amitié, des aventures, de l'action, des rebondissements, de la fourberie et de l'humour. Aucun doute, Luca Di Fulvio a le sens du romanesque. Mais au-delà de cette qualité, il est particulièrement bienveillant. Pour preuve, tous ses personnages sont très attachants, profondément humains. En outre et à l'instar de son précédent roman, il s'attache à délivrer un message d'espoir et de confiance. Il nous démontre que la cohabitation entre les différentes religions n'est pas un obstacle infranchissable, mais une des composantes de l'identité de chacun. Il tord le cou au fameux proverbe -que je déteste tant- "les chats ne font pas des chiens". Résolument optimiste, il affirme qu'il n'y a pas de rêve trop grand, qu'il est possible d'évoluer, de s'élever socialement, il suffit de s'en donner les moyens.

    Bien que Les enfants de Venise soit un peu en-deçà du Gang des rêves, il n'en demeure pas moins que c'est un bon roman qui embarque le lecteur tel un bon film de cape et d'épée que l'on regardait enfant, des étoiles plein les yeux.

    Ne ratez pas le dernier Luca Di Fulvio, c'est 1,110 kg d'aventure !


    https://the-fab-blog.blogspot.fr/2017/07/mon-avis-sur-les-enfants-de-venise-de.html

  • 0.25

    Le livre commence à Rome en 1515. Mercurio est un gamin des rues, orphelin et voleur pour survivre dans le monde où il est né. Il est accompagné de ses complices Benedetta, Zolfo et Ercole. Un jour, leur vie bascule quand ils s'attaquent à un marchand juif Shimon Baruch. Suite à une violente...
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    Le livre commence à Rome en 1515. Mercurio est un gamin des rues, orphelin et voleur pour survivre dans le monde où il est né. Il est accompagné de ses complices Benedetta, Zolfo et Ercole. Un jour, leur vie bascule quand ils s'attaquent à un marchand juif Shimon Baruch. Suite à une violente altercation, le marchand tue Ercole et Mercurio le frappe à la gorge. Le laissant pour mort, ils doivent s'enfuir de Rome et partent pour Venise.

    Sur leur chemin, ils croisent la route du capitaine Lanzafame et de ses soldats. Mercurio déguisé en prêtre rencontre à leur côté des juifs d'Europe, Isacco de Négroponte et Giuditta sa fille. Isacco se fait passer pour un médecin et soigne les soldats blessés. Ils entament ensemble un périple qui vont les mener jusqu'à Venise.

    Poursuivis par un prêtre fanatique qui a la haine des Juifs et Shimon Baruch qui, on va le comprendre, n'est pas mort, Mercurio et Giuditta vont tomber amoureux. Mais très vite, ils vont être séparés et Mercurio jure à Giuditta qu'il la retrouvera.

    Nous voilà dans l'Italie des années 1500 en temps de guerre où les vivres se font rares, où la pauvreté et le malheur sont omniprésents. Une lutte de chaque instant s'installe pour lutter et survivre. C'est l'histoire de deux êtres qui ne vont faire que de se chercher, l'amour d'un jeune homme et d'une jeune femme mais aussi d'un père pour sa fille, d'une mère pour son enfant... L'amour de Mercurio et Giuditta, un amour impossible dans un monde où les juifs sont enfermés et sont obligés de porter un bonnet jaune comme un lourd fardeau. L'un a eu le malheur de naître libre et chrétien, l'autre de naître juive. "Nos deux mondes peuvent cohabiter mais ne peuvent pas en former un seul" Cette histoire n'est pas sans rappeler la tragédie de William Shakespeare, Roméo et Juliette qui se situe à peu près dans les mêmes années.

    Un livre qui met en valeur plein de principes contradictoires. L'amour et la haine, les Chrétiens et les Juifs, les bons et les mauvais, les pauvres et les riches, les prisonniers et les libres...

    L'écriture est fluide, les descriptions et le cadre politique, religieux et historique de l'époque sont maîtrisés. On part dans une véritable aventure où les rebondissements sont nombreux. Il y a des livres comme ça qui nous transportent, nous font chavirer, pleurer et espérer... Je suis totalement conquise! C'est un coup de coeur.

    http://auchapitre.canalblog.com/archives/2017/07/30/35518667.html

  • 0.2

    Les enfants de Venise c’est une plongée dans un Venise non romantique où règnent violence, insalubrité et pauvreté, et où chacun est contraint de se battre pour survivre. C’est un roman sur les rêves que l’on peut avoir et la réalité qui les rattrape (pour cause de religion ou encore de statut...
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    Les enfants de Venise c’est une plongée dans un Venise non romantique où règnent violence, insalubrité et pauvreté, et où chacun est contraint de se battre pour survivre. C’est un roman sur les rêves que l’on peut avoir et la réalité qui les rattrape (pour cause de religion ou encore de statut social).

    Avant de recevoir ce livre, je ne connaissais pas l’auteur, bien qu’il ait eu un grand succès avec Le Gang des rêves. Succès dont j’ai vite compris le « pourquoi du comment » en me laissant emportée par la plume de Luca du Fulvio et en entrant dans cette aventure italienne ! Aventure que vit aussi le lecteur en ressentant des montagnes-russes d’émotions…

    J’ai particulièrement aimé la richesse de ce livre. Tant sur la quantité et la qualité des personnages (leurs descriptions physiques et psychologiques sont fouillées et décortiquées, permettant aux uns et aux autres d’avoir une prédisposition d’agissement ou d’attirer plus ou moins l’attention du lecteur) que sur les informations globales que nous donne cette lecture (que ce soit sur l’aspect historique, avec les guerres de religion et les conditions de vie de l’époque; ou encore avec tous ces mots et expressions italiennes présentent, assurant au lecteur un dépaysement garanti ! ).

    Parmi toute cette foule de personnages, je ne pouvais pas oublier de mentionner Mercurio. Ce petit garçon plein de force et d’ambition, d’apparence détenteur d’un cœur de pierre. Mais qui est aussi un grand sensible, rempli d’amour et de douceur, en besoin d’affection. Et Giuditta, cette fillette juive qui m’a particulièrement touchée (vous comprendrez pourquoi si vous lisez ce roman).

    C’est une histoire sur des enfants abandonnés à la naissance, contraint de se construire une identité… C’est une histoire sur la vie et ses désillusions. C’est une histoire sur l’apprentissage de l’Amour et de l’Amitié.

    Mais, il y a aussi une sorte de message que l’on peut percevoir derrière tout cela: il faut agir, se donner tous les moyens pour réussir dans la vie et arriver là où l’on veut, même si les chemins peuvent être semés d’embûches.

    Un seul conseil: Laissez-vous emporter dès le départ par cette bande d’enfants italiens… Vous ne serez pas déçus !

  • 0.2

    Italie, 1515. Orphelin des rues de Rome, Mercurio est un voleur doué, un arnaqueur, un as du déguisement. Avec ses complices, Benedetta, la belle rousse, les inséparables Zolfo et Ercole, il monte des combines pour détrousser les passants. Le destin bascule le jour où il dérobe la bourse pleine...
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    Italie, 1515. Orphelin des rues de Rome, Mercurio est un voleur doué, un arnaqueur, un as du déguisement. Avec ses complices, Benedetta, la belle rousse, les inséparables Zolfo et Ercole, il monte des combines pour détrousser les passants. Le destin bascule le jour où il dérobe la bourse pleine d'or du marchand juif Shimon Baruch. Effrayé mais déterminé à récupérer son bien, Baruch les retrouve. Il tue Ercole et Mercurio le laisse pour mort. La petite troupe doit fuir Rome et choisit Venise pour commencer une nouvelle vie. Leur route croise celle du capitaine Lanzafame qui rentre victorieux de la bataille de Marignan. Avec lui, voyagent déjà Isacco de Negroponte et sa fille Giuditta. Lui est un escroc qui s'est improvisé docteur et soigne les soldats blessés, elle est une jeune fille qui va pour la première fois vivre avec son père et rêve de la Sérénissime où les juifs sont libres. Derrière eux, un moine fanatique s'est lancé à leur poursuite, animé par la haine des juifs. Loin de cette haine, Mercurio et Giuditta tombent amoureux au premier regard. Mais alors qu'ils embarquent pour Venise, Zolfo et Benedetta préfèrent suivre l'homme d'église. Ami fidèle, Mercurio quitte aussi le bateau avec une promesse criée à sa bien-aimée : ''Je te retrouverai...''.

    On retrouve avec grand plaisir le souffle romanesque de Luca Di Fulvio qui sait si bien raconter la misère, l'amour, l'amitié, les trahisons, la vengeance, le destin. Il nous emmène ici à Rome, Mestre et Venise dans un début de XVIè siècle qui poudroie, flamboie et cherche ses marques. La Sérénissime est le lieu de toutes les intrigues, miséreux, escrocs, voleurs y côtoient princes, nobles dames et courtisanes. L'époque est trouble, Rome voudrait y affirmer son pouvoir mais la Cité des Doges aime son indépendance. Les juifs y vivent librement même si quelques métiers leur sont interdits et qu'ils doivent porter un bonnet jaune pour être identifiés. Cependant, les superstitions planent et, pour certains, ils ne sont que des suppôts de Satan, les fils du diable. Le fanatisme religieux et l'inquisition les menacent et l'inquiétude règne. D'autant que Venise est victime du ''mal français'', les prostituées y succombent dans d'affreuses souffrances; la punition de Dieu envers ceux qui s'éloignent de sa voie.
    Dans ce contexte historique bien décrit et le décor de cette ville d'eau et de pierre, Luca Di Fulvio implante sa version de Roméo et Juliette. Une histoire d'amour impossible entre une juive et un chrétien qui n'est pas digne d'elle, selon son père. Les obstacles seront nombreux sur leur chemin : un ennemi de haut rang, un moine fanatique, une femme jalouse, un père hostile, et même le clergé vénitien qui prend la décision d'enfermer les juifs dans un ghetto. Mais les soutiens ne manqueront pas non plus, à commencer par l'amour qui triomphe toujours de tout.
    Un bon gros roman comme on les aime où souffle l'aventure, l'héroïsme, les grands sentiments, avec des personnages attachants, comme d'habitude avec cet auteur qui traite ses seconds rôles avec attention et bienveillance. L'histoire est aussi addictive que celle du Gang des rêves mais moins originale, plus attendue. Le triangle amoureux a déjà été exploité à l'envi, l'amour contrarié aussi, heureusement Mercurio et Giuditta, Benedetta, Lanzafame, Anna, Isacco et tous les autres apportent leurs feux, leurs personnalités, leurs forces à ce roman-fleuve, magnifique malgré tout.

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