Les enfants de Venise

Couverture du livre « Les enfants de Venise » de Luca Di Fulvio aux éditions Slatkine Et Cie
Résumé:

« Quand Mercurio s'était jeté dans le canal, Giuditta avait eu la tentation de le retenir. Ou de s'y jeter avec lui. Elle ne voulait pas renoncer à la sensation de sa main dans la sienne. Elle ne voulait pas renoncer à lui. Déjà, les nuits précédentes, dans le chariot, elle avait senti une forte... Voir plus

« Quand Mercurio s'était jeté dans le canal, Giuditta avait eu la tentation de le retenir. Ou de s'y jeter avec lui. Elle ne voulait pas renoncer à la sensation de sa main dans la sienne. Elle ne voulait pas renoncer à lui. Déjà, les nuits précédentes, dans le chariot, elle avait senti une forte attraction pour les yeux de cet étrange garçon. Qui était-il ? Il n'était pas prêtre, il le lui avait avoué. Quels mots avait-il dits en sautant du bateau ? Elle se souvenait à peine. Sa tête se faisait légère. «Je te retrouverai», voilà ce qu'il avait dit ».

La misère radieuse d'une bande d'enfants perdus, la fille secrète d'un médecin sans diplômes, la découverte de l'amour, l'or, le sang, la boue, l'honneur... pour son nouveau roman, Luca Di Fulvio vous emporte à Venise.

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  • Dans l'ensemble un bon roman, avec des personnages principaux attachants, de l'amour, de la haine, etc.
    Une seule petite chose me gène: une part de vocabulaire anachronique. Est-ce dû à l'auteur ou la traductrice, je l'ignore évidemment, je n'ai pas lu le livre dans le texte. Cela n'empêche...
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    Dans l'ensemble un bon roman, avec des personnages principaux attachants, de l'amour, de la haine, etc.
    Une seule petite chose me gène: une part de vocabulaire anachronique. Est-ce dû à l'auteur ou la traductrice, je l'ignore évidemment, je n'ai pas lu le livre dans le texte. Cela n'empêche cependant pas de profiter d'une belle aventure.

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  • Nous sommes en Italie en 1515. Mercurio, jeune orphelin est un voleur très doué, un as du déguisement. Avec ses compères, il vole dans les rues de Rome. Son destin bascule le jour où il détrousse un marchand juif. Il fuit à Venise avec sa petite troupe. Il va y rencontrer l'amour mais aussi le...
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    Nous sommes en Italie en 1515. Mercurio, jeune orphelin est un voleur très doué, un as du déguisement. Avec ses compères, il vole dans les rues de Rome. Son destin bascule le jour où il détrousse un marchand juif. Il fuit à Venise avec sa petite troupe. Il va y rencontrer l'amour mais aussi le fanatisme religieux, la jalousie, la vengeance.
    Bonne histoire dans l'ensemble puisque l'on ne s'ennuie pas une minute mais la fin est prévisible.

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  • Quel formidable souffle romanesque !
    J'ai avalé les quasi 1000 pages ( version poche ) d'un trait en mode grosse gloutonne. Aucun temps, aucun répit, on plonge direct, tête la première dans cette Italie du début du XVIème siècle, de Rome à Venise. Je me suis crue au cinéma tellement les images...
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    Quel formidable souffle romanesque !
    J'ai avalé les quasi 1000 pages ( version poche ) d'un trait en mode grosse gloutonne. Aucun temps, aucun répit, on plonge direct, tête la première dans cette Italie du début du XVIème siècle, de Rome à Venise. Je me suis crue au cinéma tellement les images ont jailli de ma tête à la lecture de ce roman picaresque, Venise entre palais dorés et quartiers mal famés.
    Les personnages sont très attachants, immédiatement pour les plus linéaires comme le héros, petit orphelin, prince des voleurs et roi du travestissement, au fil des pages pour les plus complexes ( et plus intéressants donc ) comme le capitaine de la Sérénissime ami des Juifs ou l'escroc juif reconverti en médecins des prostituées.
    On est du côté des parias, des miséreux, des enfants des rues, des prostituées rongées par la syphillis, des juifs enfermés dans les premiers ghettos vénitiens, forcés à porter le bonnet jaune de l'humiliation, violemment rejetés par les superstitions populaires. La Terreur de l'Inquisition n'est jamais loin.
    Pas grave si on devine vers où cela tend et si le personnage du " méchant " est un peu sacrifié par l'intrigue et aurait mérité un affrontement avec le héros plus fort, on a la un vrai roman populaire, divertissant, énergique, un roman d'amour, d'aventures et d'émancipation. Très réussi.

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  • Je poursuis ma découverte de cet auteur qui m’avait tant charmé avec Le soleil des rebelles. Nous voici à nouveau avec un jeune garçon Mercurio, début des années 1500 à Rome. Mercurio est orphelin et vit grâce à son habilité de petit escroc et de voleur. Un trio de chenapans l’accompagne dans...
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    Je poursuis ma découverte de cet auteur qui m’avait tant charmé avec Le soleil des rebelles. Nous voici à nouveau avec un jeune garçon Mercurio, début des années 1500 à Rome. Mercurio est orphelin et vit grâce à son habilité de petit escroc et de voleur. Un trio de chenapans l’accompagne dans ses razzias, Zolfo, Benedetta et Ercole. En tentant de voler un riche marchand juif Shimon Baruch, Ercole perd la vie et Mercurio blesse le marchand. C’est alors que Mercurio, Zolfo et Benedetta décident de fuir grâce à l’aide de Scavamorto, leur « maître » vers Venise. Parallèlement nous suivons l’histoire de Giuditta qui voyage avec son père Iasacco vers Venise où la ville serait plus accueillante et la vie meilleure pour les porteurs de calotte jaune. Leur destin va se croiser et dès la première rencontre, on sait déjà que ces deux là sont faits pour être ensemble. Bien évidemment rien ne leur sera donné et nous allons vivre avec eux la frustration de la séparation et les difficultés mais en ligne de mire, on souhaite qu’ils puissent vivre ensemble et heureux.
    Crimes, sort qui s’acharne, colère, jalousie, trahison et pardon Luca Di Fulvio nous fait vibrer sur toute une palette de sentiments forts et surtout sur l’amour avec un grand A qui vient à bout de tout et qui sera continuellement remis en danger. On va suivre les personnages qui sont toujours sur le fil du rasoir entre bien et mal, entre justice et injustice. Le récit de l’histoire est captivant et ne connait pas d’arrêt, tout s’enchaîne et nous tient en haleine pour connaître la suite des amours de Mercurio.
    Le personnage de Mercurio est magnifique, il deviendra un homme libre avec de belles valeurs. Ce roman a beaucoup d’âme on vit intensément le parcours initiatique auprès du héros, mais il possède aussi un côté plus sombre, celui de la violence et de la cruauté telles que l’on peut se l’imaginer à la fin du Moyen-âge. Et puis il y a ce talent fou de l’écrivain, celui de faiseur d’ambiance, on y croit, on le vit, on pleure et on mouche. Les thèmes sont si sensibles, les enfants abandonnés, maltraités en manque d’amour c’est une corde sensible qui donne beaucoup d’émotion. Mais ce que je préfère c’est la rencontre de cœurs purs dans le purin et l’espoir qui va avec si vous voyez ce que je veux dire parce que ce n’est pas forcément chez les nobles et les riches que nous pourrons les trouver.
    Alors ne vous laissez pas effrayer par le nombre de pages imposant, une fois la plongée effectuée on reste en apnée jusqu’à la toute dernière ligne. Bonne lecture

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  • ome 1515. Shimon Baruch, un marchand juif, se fait agresser et voler une bourse remplie de pièces d’or, fruit d’une bonne affaire qu’il vient de conclure. Voulant se venger, il tue l’un de ses jeunes agresseurs, un attardé mental prénommé Ercole. Lui-même grièvement blessé à la gorge par...
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    ome 1515. Shimon Baruch, un marchand juif, se fait agresser et voler une bourse remplie de pièces d’or, fruit d’une bonne affaire qu’il vient de conclure. Voulant se venger, il tue l’un de ses jeunes agresseurs, un attardé mental prénommé Ercole. Lui-même grièvement blessé à la gorge par Mercurio qui le laisse pour mort sur les pavés, Shimon Baruch se remet mais perd définitivement l’usage de la parole. Une fois la peur oubliée, sa volonté de vengeance est décuplée et il part à la recherche de Mercurio. Ce dernier ne sait pas que Baruch a survécu et se croyant coupable d’un assassinat, il décide de s’enfuir.

    Comme Mercurio, ses complices Zolfo et Benedetta ne voulaient pas donner la mort mais seulement voler pour manger. Livrés à eux-mêmes, n’ayant aucun endroit où aller, ils accompagnent Mercurio sur les routes du Nord en direction de Venise. En chemin, ils rencontrent par hasard Isacco, un escroc juif qui se fait passer pour un médecin, et sa fille Guidetta.

    Le courant semble passer entre Mercurio et Giudetta, mais leurs routes se séparent peu avant Venise. Mercurio choisit en effet de ne pas abandonner Zolfo qui préfère suivre un moine fanatique prêchant la haine des juifs. Il faut dire que le jeune Zolfo a été traumatisé par la mort d’Ercole dont il rend responsable le marchand juif. Quelques temps plus tard, après avoir été recueilli par une veuve de Mestre qui deviendra sa mère d’adoption, Mercurio se rend à Venise, bien décidé à retrouver la belle Giudetta.

    Le premier regard qu’ils échangent confirme ce que tous deux pressentaient : ils sont follement amoureux ! Peu importe, Isaaco n’entend pas donner sa fille à un petit voyou; il l’a amenée à Venise précisément pour qu’elle connaisse une autre vie que celle de l’escroc qu’il a toujours été lui-même. Et puis surtout, Mercurio est chrétien, tandis que Giudetta est juive… Pendant ce temps, Shimon Baruch, toujours assoiffé de vengeance, arrive à Venise et progresse dans ses recherches…

    Venise au XVIème siècle, on s’y croirait ! Les remugles des murs rongés par l’humidité, l’eau croupie, la violence, le sang et la pauvreté qui plongent le plus grand nombre dans la déchéance, les manipulations du pouvoir qui décrète en 1516 l’enferment des juifs dans le Ghetto, de grands nobles qui ne sont que de mesquins personnages (mais pas tous, loin de là), les procès de l’Inquisition et leur lot d’injustices : Luca di Fulvio nous emmène dans un monde, le nôtre, où la vérité n’existe pas : elle est seulement celle que veulent et écrivent les puissants…

    « Les enfants de Venise » est un formidable roman d’aventures, avec pour fil conducteur une histoire d’amour qui unit deux êtres épris de liberté. Mercurio est brillant : voleur d’une grande habileté, son imagination débordante et sa capacité à endosser tous les rôles l’amènent à adopter des déguisements plus vrais que nature. Giudetta est déterminée, courageuse, et n’hésite pas à braver les interdits quand elle sait que son combat est juste. Mercurio et Giudetta s’aimeront, s’épauleront, se sauveront.

    Voilà donc une histoire romanesque comme on les aime, sur fond historique, avec une foule de personnages attachants qui ne livrent pas tout de suite leur vérité. Un roman qui se lit d’une traite et dont les 800 pages ne doivent pas vous effrayer !

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  • Vous avez aimé « le gang des rêves » ? Vous adorerez « Les enfants de Venise » !
    Luca di Fulvio confirme son talent de conteur et son statut de maître des sagas en nous tenant en haleine de la première à la dernière page.
    Il reprend dans ce livre ce qui a fait le succès du précédent : des...
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    Vous avez aimé « le gang des rêves » ? Vous adorerez « Les enfants de Venise » !
    Luca di Fulvio confirme son talent de conteur et son statut de maître des sagas en nous tenant en haleine de la première à la dernière page.
    Il reprend dans ce livre ce qui a fait le succès du précédent : des enfants prêts à tout pour réaliser leurs rêves, l'histoire d'un amour contrarié, la description de la misère et la violence, des rebondissements et une grande aventure que l'on imagine aisément transposée au cinéma.
    L'époque et le pays change mais il y a la même fougue et le même souffle que dans son précédent ouvrage.
    Le schéma étant un peu le même que dans le gang, il pourrait y avoir lassitude et c'est ce que j'ai craint à un moment mais je me suis encore fait emporter.
    Une lecture 100 % plaisir.

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  • Sorti de nulle part, Luca Di Fulvio a créé l’évènement l’année dernière avec son précédent livre « Le gang des rêves ». Il avait enthousiasmé la blogosphère. Toutes les critiques se rejoignaient pour porter aux cieux ce roman. Devant cette unanimité, j’étais impatient tenter l’expérience à mon...
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    Sorti de nulle part, Luca Di Fulvio a créé l’évènement l’année dernière avec son précédent livre « Le gang des rêves ». Il avait enthousiasmé la blogosphère. Toutes les critiques se rejoignaient pour porter aux cieux ce roman. Devant cette unanimité, j’étais impatient tenter l’expérience à mon tour. Lorsque la possibilité de lire sa nouvelle saga m’a été donnée, je ne me suis pas fait prier.

    Avant d’attaquer ce beau pavé de 800 pages et de plus d’un kilo entre les mains, j’ai dû m’armer de courage. Mais une fois les premières lignes lues, j’ai oublié mes réticences et j’ai plongé la tête la première. L’auteur nous invite dans l’Italie du 16ème siècle où un éventail assez large de personnages est mis action. Sans abuser de descriptions mais de manière presque cinématographique, l’atmosphère de l’époque est parfaitement retranscrite et on se laisse porter par le rythme des tribulations. On alterne d’un personnage à un autre. Des rues malfamées aux palais dorés, l’histoire est toujours en mouvement, il se passe toujours quelque chose. On ne s’ennuie à aucun moment et on tourne les pages avec frénésie. De plus, toutes les péripéties ne sont pas vaines. Elles permettent aussi au lecteur de comprendre les rouages de cette période historique. On constate d’ailleurs que malgré les années, certaines choses (et pas les meilleures) n’ont pas vraiment changé. Avec cette aventure pleine de rebondissements et de sentiments, on découvre les méfaits du pouvoir, de la misère, de la religion qui mènent aux préjugés et à l’injustice.

    Voilà donc un livre dynamique d’un romanesque fou. Je peux simplement regretter qu’à la fin du livre, je n’avais pas envie de quitter ce monde et tous ses acteurs très attachants. Beaucoup de fans placent cet opus un cran en dessous du prédécesseur. Autant vous dire que je prévois très rapidement de me lancer dans cette autre épopée qui semble tout aussi passionnante et divertissante. Merci à tous chroniqueurs qui m’ont ouvert les portes de ce grand romancier d’aventure !

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  • Si LE GANG DES REVES a été une révélation, je peux désormais vous affirmer que LES ENFANTS DE VENISE est une confirmation et Luca DI FULVIO un grand romancier .



    Nous sommes à ROME au XVI ème siécle.Mercurio et sa bande sont les as de l'arnaque ,du déguisement et du vol. Orphelins ,ils...
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    Si LE GANG DES REVES a été une révélation, je peux désormais vous affirmer que LES ENFANTS DE VENISE est une confirmation et Luca DI FULVIO un grand romancier .



    Nous sommes à ROME au XVI ème siécle.Mercurio et sa bande sont les as de l'arnaque ,du déguisement et du vol. Orphelins ,ils détroussent les passants pour survivre. Mais leur dernière victime, un usurier juif ne se laisse pas si facilement dépouiller et décidé à se venger, ils retrouvent les petits malfrats. A la suite d'une lutte acharnée, Baruch, le juif tue Ercole, le grand simplet de la bande et Mercurio, ivre de rage, laisse pour mort son agresseur. Contraints de fuir ROME, les adolescents se dirigent vers VENISE et font la connaissance de Isacco DE NEGROPONTE et sa fille Giuditta qui voyagent sous la protection du capitaine LANZANFAME,héros victorieux de la bataille de MARIGNAN.Dés le premier regard Mercurio tombe amoureux de Giuditta qui accompagne son père soi-disant docteur. Arrivés dans la cité des DOGES,les jeunes gens seront confrontés à la malfaisance d'un moine illuminé,devront se soumettre aux lois en vigueur et verront leur chemin se séparer.Commence alors pour chacun un destin tumultueux et épique....

    Luca DI FULVIO a écrit une nouvelle fois un livre au souffle romanesque incroyable.Je vous assure que malgré ses presque 800 pages, pas une seule fois, je ne me suis ennuyée pendant ma lecture et, à aucun moment, ce gros pavé ne m'est tombé des mains ...C'est dire à quel point ce roman fleuve est formidable de bout en bout !

    Au fil des pages, Luca DI FULVIO convoque toutes les émotions chez son lecteur et aborde pléthore de sujets qui fait que ce roman est dense,foisonnant.Ses personnages sont uniques et particuliers sans être caricaturaux,même les méchants inspirent la compassion.L'auteur réinvente un ROMEO et JULIETTE à la mode vénitienne et Venise,écrin fabuleux de cette passion et personnage à part entière, magnifie le récit.Mercurio et Giuditta sont la preuve que tous les rêves sont permis malgré l'adversité et les obstacles.Cette vision de la vie est un thème cher à Luca DI FULVIO qui avait déjà démontré dans LE GANG DES REVES que cette conviction guide ses héros.

    Il y a du DICKENS et du DUMAS dans ce roman historique totalement maîtrisé. Il y a surtout beaucoup de talent et de style chez ce romancier.Vraiment,j'ose affirmer que Luca DI FULVIO est le nouveau maestro de la littérature italienne,un vrai phénomène littéraire .

    Donc si vous souhaitez découvrir un auteur italien hors norme, lire un roman sensationnel, précipitez vous chez votre libraire préféré ...et si vous ne succombez pas ,je m'engage à vous "rembourser" !!



    MYMY

    http://cousineslectures.canalblog.com/archives/2017/08/21/35603973.html

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  • Lorsqu'on aime autant un roman, on finit par se demander s'il n'y a pas quelque chose de magique à l'intérieur qui nous fait l'aimer autant. C'est le cas avec "Les Enfants de Venise", le second roman de Luca Di Fulvio, l'auteur du "Gang des rêves".

    Malgré près de 800 pages, ce pavé vous file...
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    Lorsqu'on aime autant un roman, on finit par se demander s'il n'y a pas quelque chose de magique à l'intérieur qui nous fait l'aimer autant. C'est le cas avec "Les Enfants de Venise", le second roman de Luca Di Fulvio, l'auteur du "Gang des rêves".

    Malgré près de 800 pages, ce pavé vous file entre les mains comme une excellente série historique dont on ne voudrait manquer aucune épisode. L'addiction est là, mais l'intensité de chaque épisode, à chaque chapitre, est telle, qu'il faut parfois quelques temps entre certains chapitres pour se remettre. Oui, parce que la force de ce livre réside dans la charge émotionnelle apportée par l'auteur en chacun des personnages. Et Luca Di Fulvio n'y va pas de main morte, il nous décrit les pires horreurs, les personnages les plus grotesques et les pires méchants de toute la galaxie des méchants de la littérature.

    On finit par s'attacher au héros principal Mercurio, qui quitte les égouts de Rome pour les canaux inhospitaliers de Venise. Pourtant, tomber sous le charme d'un quasi-clochard, escroc, voleur, c'est grotesque, n'est-ce pas ? Et pourtant, chaque personnage chez Luca Di Fulvio vont s'avérer plus touchants et plus attendrissants que vous ne pourriez le croire. Car ils ont tous une histoire, une raison d'agir, une étoile à suivre, quelque chose à poursuivre. Chacun va forcer son destin, Giuditta et son père Isacco le faux médecin juif, auront eux aussi un destin incroyable. On vibre et on tremble pour chacun d'entre eux.

    On dit parfois que c'est dans la nuit la plus noire qu'on découvre la lumière qui est en nous, et Mercurio comme chacun des personnages de ce roman vont finir par apprendre beaucoup des autres et de la vie. Même les méchants, auront leur part d'humanité. Scavamorto, Scarabello, Shimon, tous nous entraînent dans des grands moments de doutes, de violence sauvage, de cruauté, parfois de rédemption et d'émotions.

    L'auteur parvient à maîtriser son récit d'une telle manière que chaque épisode ressemble à un grand huit émotionnel. A chaque fois que je terminais un chapitre, c'est comme si je suivais la série Game of Thrones, avec la même violence et la même beauté, j'avais envie de savoir la suite.

    Je conseille ce roman à 100%, surtout que la peinture de la Renaissance à Venise, celle un peu pus sombre, celle où l'Eglise est inhumaine, celle où les gens luttent dans les ruelles pour survivre quand d'autres s'enrichissent de plus en plus sur leur dos, cette Histoire-là est très bien racontée aussi. Et la fin, la fin en vaut la peine.

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  • Quel souffle romanesque ! Après Le Gang des rêves, j'imaginais qu'il faudrait bien quelques années à Luca Di Fulvio pour écrire un roman à la hauteur du premier, avec la même incroyable puissance d'imagination et le même extraordinaire talent de conteur !
    Eh bien non, l'année suivante, il nous...
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    Quel souffle romanesque ! Après Le Gang des rêves, j'imaginais qu'il faudrait bien quelques années à Luca Di Fulvio pour écrire un roman à la hauteur du premier, avec la même incroyable puissance d'imagination et le même extraordinaire talent de conteur !
    Eh bien non, l'année suivante, il nous sert Les Enfants de Venise : une vraie plongée historique dans un lieu, une époque, une multitude de rebondissements en tous genres et de nombreux personnages hauts en couleur, attachants, parfois terribles, dans tous les cas décrits avec une grande minutie et dont les noms (Scavamorto, Scarabello...) et les attitudes (ingéniosité, ruse, travestissement) nous font inéluctablement penser à la commedia dell' arte dont les premières troupes apparaissaient en ce début du XVIe siècle. C'est tout simplement fabuleux !
    Alors si vous êtes prêt à découvrir la Venise du XVIe siècle, ses assassins, ses bandits, ses faux médecins et ses faux prêtres, ses prostituées, ses nobles, ses fanatiques, ses gamins des rues, ses vieux marins, ses couturières, ses tailleurs, si vous souhaitez faire un tour dans ses ruelles les plus sombres où vous risquez à tout moment de vous faire dépouiller ou égorger, si une visite de l'Arsenal vous tente, si découvrir les premiers ghettos vous intéresse, si évoluer dans le Castelletto, le quartier des prostituées malades du « mal français » - la syphilis -, vous attire, allez-y, ouvrez Les enfants de Venise, vous découvrirez l'extrême pauvreté du petit peuple et la débrouillardise dont il faut user et abuser pour survivre parmi les rats, les puces, les excréments et la boue.
    Non, ce n'est pas dans une Venise touristique que vous mettrez les pieds, loin de là d'ailleurs ! C'est une Sérénissime violente, terrible, dangereuse, antisémite, intégriste. Mais il sera aussi question d'amour et d'honneur, d'argent et de larmes, de trahison et de vengeance. Le sang coule à flots à chaque coin de rue, et l'eau de la lagune fait disparaître les cadavres dont on ne sait que faire. Le roman fourmille de détails qui rendent l'évocation des lieux saisissante : on y est ! Les bruits, les odeurs, les couleurs nous assaillent et l'on est comme emporté dans le tourbillon d'un récit finalement très cinématographique.
    Dans ce contexte, Mercurio, jeune orphelin romain, comédien aux mille costumes, vit comme il peut dans les égouts. Pour s'en sortir, il vole, aidé de ses acolytes : Benedetta la belle rousse plantureuse, Zolfo et Ercole, une espèce de géant fou. Ayant repéré un marchand juif, Shimon Baruch (un personnage fascinant) qui cache une bourse pleine de pièces d'or, ils vont rapidement le détrousser. Or, ce dernier retrouvera la petite bande et se vengera en tuant Ercole. Mercurio fou de douleur plantera sa lame dans la gorge du marchand, le laissant pour mort. Obligés de fuir, les gamins marcheront vers Venise et rencontreront sur leur route le capitaine Lanzafame qui revient victorieux de la bataille de Marignan (oui oui, Marignan près de Milan, 13 et 14 septembre 1515!). Avec lui, se trouvent Isacco da Negroponte, faux médecin mais vrai soigneur, et sa fille Giuditta. Un échange de regard avec Mercurio et les deux jeunes savent qu'ils s'aimeront à jamais ♥ malgré l'adversité qui pèse parfois bien lourd quand elle a pour noms l'opposition d'un père, l'antisémitisme et le fanatisme. Il y a quelque chose de Roméo et Juliette dans cette histoire d'amour impossible entre une jeune fille juive et un garçon chrétien qui se moque éperdument des histoires de religion et n'écoute que son coeur, lui qui ne veut qu'une chose : se battre pour réaliser son rêve, partir vers un Nouveau Monde à peine découvert en emmenant avec lui sa belle Giuditta.
    Je ne peux que vous inciter à vous plonger dans cette grande fresque, magnifique roman d'éducation, qui dit combien l'amour donne des ailes et la force de se battre pour enfin être libre.
    A ne pas manquer !

    Lire au lit : http://lireaulit.blogspot.fr/

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