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Les derniers jours des fauves

Couverture du livre « Les derniers jours des fauves » de Jerome Leroy aux éditions La Manufacture De Livres
Résumé:

Nathalie Séchard, celle qui incarna l'espoir de renouveau à la tête de l'État, a décidé de jeter l'éponge et de ne pas briguer un second mandat. La succession présidentielle est ouverte. Au sein du gouvernement commence alors un jeu sans pitié. Dans une France épuisée par deux ans de combats... Voir plus

Nathalie Séchard, celle qui incarna l'espoir de renouveau à la tête de l'État, a décidé de jeter l'éponge et de ne pas briguer un second mandat. La succession présidentielle est ouverte. Au sein du gouvernement commence alors un jeu sans pitié. Dans une France épuisée par deux ans de combats contre la pandémie, les antivaxs manifestent, les forces de police font appliquer un confinement drastique, les émeutes se multiplient. Le chaos s'installe. Et Clio, vingt ans, normalienne d'ultragauche, fille d'un prétendant à la présidence, devient une cible...

Maître incontesté du genre, Jérôme Leroy nous offre avec ce roman noir la plus brillante et la plus percutante des fictions politiques. De secrets en assassinats, il nous raconte les rouages de l'implacable machine du pouvoir.

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Articles (1)

Avis (5)

  • La curiosité m'a fait ouvrir ce polar:outre les références plus ou moins apparentes avec l'actualité d'aujourd'hui... et d'hier,j'ai été passionnée par cette histoire!Je cherchais au début qui était qui,puis,me suis laissée "embringuer"par la narration.
    Le goût du pouvoir conduit à toutes les...
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    La curiosité m'a fait ouvrir ce polar:outre les références plus ou moins apparentes avec l'actualité d'aujourd'hui... et d'hier,j'ai été passionnée par cette histoire!Je cherchais au début qui était qui,puis,me suis laissée "embringuer"par la narration.
    Le goût du pouvoir conduit à toutes les vicissitudes!
    Un coup de coeur malgré les nombreux" hauts de coeur".

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  • Un roman foisonnant qui nous emmène dans les coulisses sales du pouvoir juste avant les élections présidentielles.

    Nous sommes en France, pendant le premier confinement qui dure depuis plus de 15 mois sous une canicule étouffante.

    La présidente a décidé de ne pas se représenter à la...
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    Un roman foisonnant qui nous emmène dans les coulisses sales du pouvoir juste avant les élections présidentielles.

    Nous sommes en France, pendant le premier confinement qui dure depuis plus de 15 mois sous une canicule étouffante.

    La présidente a décidé de ne pas se représenter à la prochaine élection. Commence alors les jeux de pouvoir mortifères.

    Je commence par le seul bémol : les personnages mettent du temps à se mettre en place, le temps du récit s’étire, puis subit une accélération soudaine : des semaines sont balayées en une phrase.

    Mais j’ai aimé cette atmosphère poisseuse de canicule qui m’a rappelé des souvenirs.

    J’ai aimé l’humour parfois avec le groupe militant des Bonobos Effondrés dont fait partie la fille du ministre de l’écologie.

    J’ai souri quand son amoureux se retrouve enfermé dans un pigeonnier et se fait littéralement chier dessus par les volatiles.

    J’ai aimé les noms des personnages : Lucien comme de Rubempré ; Jeanne comme la petite Jehanne de France ; Clio et son prénom de Muse ; Beauséant dans son fauteuil de ministre.

    J’ai aimé le nom de la villa de plage du père de Clio et son double sens : Le Devoir de vacances.

    J’ai découvert les morts suspectes de Joseph Fontanet et Georges Boulin, deux hommes politiques français anciens ministres.

    J’ai également appris l’existence aux Etats-Unis du Weather Underground à l’image des Black Panthers.

    J’ai aimé le faucon crécelle qui apparait parfois aux personnages : certains connaissent son nom, d’autres s’en fichent.

    Il est beaucoup question de lettres grecques avec les variants mortels qui sévissent, dont le gamma.

    Un roman dans lequel il est beaucoup question de Guy Debord.

    Un roman plein de références littéraires.

    Si la moitié des actes de terrorisme commis pour prendre le pouvoir sont vrais, nous avons du soucis à nous faire….

    L’image que je retiendrai :

    Celle du bleu des piscines qui tournent vite quand l’eau est coupée sur le territoire.

    https://alexmotamots.fr/les-derniers-jours-des-fauves-jerome-leroy/

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  • Nathalie Séchard, pendant féminin de notre président, préfère l'amour au pouvoir depuis qu'elle a épousé un homme beaucoup plus jeune... En raison de cette différence d'âge, elle a été affublée du surnom de « cougar blonde »... Quelle élégance !
    Parce que sa vie personnelle l'emporte sur tout...
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    Nathalie Séchard, pendant féminin de notre président, préfère l'amour au pouvoir depuis qu'elle a épousé un homme beaucoup plus jeune... En raison de cette différence d'âge, elle a été affublée du surnom de « cougar blonde »... Quelle élégance !
    Parce que sa vie personnelle l'emporte sur tout le reste, elle a décidé, onze mois avant l'élection, de ne pas rempiler. Dans les coulisses, les couteaux s'aiguisent pour remporter la magistrature suprême. Et tous les moyens sont bons, la palme des méthodes expresses revenant à un certain Patrick Bauséant, transfuge d'extrême-droite rallié par opportunisme à la présidente mais qui n'a pas abandonné la radicalité de sa jeunesse hantée par les fantômes de l'OAS. Les révélations sur les manipulations pratiquées par les extrémistes donneraient presque raison aux complotistes !
    Avec son côté «Houellebecq de gauche », Jérôme Leroy a signé un magistral roman noir qui colle à l'actualité politique et sociale la plus récente avec ses gilets jaunes désespérés, son climat détraqué qui favorise les thèses collapsologiques prédisant la fin du monde et favorisant la propagation de mouvements survivalistes, un certain Covid 19 contre lequel la vaccination est devenue obligatoire ce qui bien évidemment déclenche des cris d'orfraie des opposants au nom de l'atteinte aux libertés.
    En bref, le début du vingtième siècle présente le tableau d'une France éclatée où le vivre-ensemble et l'intérêt général sont passés à la trappe. Les peurs irrationnelles, les violences, l'hystérie et le sectarisme s'emparent de la société civile alors que les inégalités se creusent et que la ghettoïsation sociale progresse.
    On espère juste que le portrait à charge à la fois lucide et terrifiant que l'auteur dresse des privilégiés qui détiennent le pouvoir ou qui aspirent à l'exercer soit un peu excessif... Finalement, peu importe la démesure, le résultat est que ce récit haletant, truffé d'humour et de personnages hauts en couleur dont le formidable et énigmatique Capitaine, sonne sacrément juste.

    EXTRAITS
    - Les riches ne sont pas riches parce qu'ils ont un génie particulier. Les riches sont riches parce qu'ils aiment l'argent. Ils n'aiment que ça, ça en devient abstrait.
    - Un peuple, ça se sent, ça se renifle, ça se travaille au corps, ça s'aime, même si ça pue.
    - A quoi bon écrire quand tant de choses aussi belles restent à lire et à étudier ?

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  • L'action de ce roman se déroule à la fin du premier quinquennat de Nathalie Séchard, l'élue surprise de 2017? 

    Pendant ce quinquennat, rien ne lui a été épargné: la crise des gilets jaunes, la pandémie, et, comme si cela ne suffisait pas, une sécheresse épouvantable qui entraîne des...
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    L'action de ce roman se déroule à la fin du premier quinquennat de Nathalie Séchard, l'élue surprise de 2017? 

    Pendant ce quinquennat, rien ne lui a été épargné: la crise des gilets jaunes, la pandémie, et, comme si cela ne suffisait pas, une sécheresse épouvantable qui entraîne des restrictions d'eau telles qu'elle n'est disponible qu'une heure par jour. 

    Pendant que tous se perdent en conjectures sur la candidature - ou pas -de la présidente pour un second mandat, els rivaux s'organisent ! 

    Et les plus violents sont au sein de son gouvernement ! 

    Dans ce marigot, le gentil Ministre de l'Ecologie semble devoir se faire dévorer par le bien-plus-à-droite Ministre de l'Intérieur qui sait mieux que personne réactiver ses sbires tout droit issus du feu SAC de Pasqua. 

    Coups bas en tous genres, activations de cellules pseudo-secrètes, appuis militaires ... Jérôme Leroy dévoile els connivences, appuis secrets, milices et résidences sécurisées ... 

    Un roman qui se lit d'une traite, tout comme en son temps la trilogie de L'Emprise de Marc Dugain

    Bref, un roman d'actualité, à mire très vite ! 

    Un auteur que je découvre et dont je vais rechercher les autres productions !

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  • J'ai toujours eu du mal à résister à la politique fiction et aux coulisses du pouvoir lorsque ce sont des romanciers talentueux et bien informés qui s'y collent. Je me suis par exemple déjà régalée avec la trilogie de Marc Dugain ou avec le triptyque de Thomas Bronnec. Des embrouilles, des...
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    J'ai toujours eu du mal à résister à la politique fiction et aux coulisses du pouvoir lorsque ce sont des romanciers talentueux et bien informés qui s'y collent. Je me suis par exemple déjà régalée avec la trilogie de Marc Dugain ou avec le triptyque de Thomas Bronnec. Des embrouilles, des magouilles, des égo surdimensionnés, et déjà des fauves partout. Jérôme Leroy n'en est pas à son coup d'essai même si j'avoue ne pas l'avoir beaucoup lu. Il s'empare du jeu d'échecs politique et tresse un roman noir haletant qui risque de ne pas en réconcilier beaucoup avec les urnes lorsque l'on comprend où se nichent les derniers espoirs. Pourtant, une petite lumière persiste à transpercer le noir, avec courage et détermination. Un truc qui se nomme littérature.

    Nous sommes en 2021, en pleine pandémie et Nathalie Séchard décide qu'elle ne se représentera pas. Élue en 2017 à la surprise générale après avoir "grillé la politesse à un jeune mec arrogant qui avait eu la même idée qu'elle", elle a dynamité l'opposition gauche-droite et mené au pouvoir son parti Nouvelle Société face à l'extrême droite. Elle sait que son retrait de la course va précipiter les deux poids lourds de son gouvernement dans la bataille. D'un côté Beauséant, ministre de l'Intérieur style Pasqua proche de la droite dure, de l'autre Guillaume Manerville, tendance écologiste intègre. Deux hommes que tout oppose, y compris les méthodes. La France est en plein chaos, sous couvre-feu et état d'urgence. Nathalie Séchard ne rêve plus que de retrouver le calme de sa maison bretonne et d'explorer sa bibliothèque avec son jeune poète de mari. Beauséant lui a encore très faim et décide que son tour est venu, peu importent les moyens à employer. Quant au lecteur, il se demande qui peut bien avoir envie de se colleter de telles responsabilités pour en récolter si peu de crédit ?

    La toile de fond sociétale est parfaite, un poil distordue par rapport à notre réalité mais pas tant que ça. L'auteur connaît sur le bout des doigts l'envers du décor et particulièrement les réseaux extrémistes et les barbouzeries. Les idéaux d'un Manerville ont depuis longtemps volé en éclats même s'il persiste à vouloir prendre sa part, ne serait-ce que pour l'avenir de Clio, sa fille de vingt ans qui s'apprête à intégrer Normale Sup. Clio, amoureuse d'un jeune écrivain. Clio sur laquelle veille Le Capitaine, une sorte de parrain un peu mystérieux mais très efficace. Clio, le point faible de Manerville. Si l'intrigue est parfaitement menée, la tension maîtrisée dans un crescendo terrifiant, ce qui m'a définitivement attachée à ce livre c'est le personnage du Capitaine, dont le corps sculpté et entraîné à la guerre cache un esprit finement instruit à l'aune de ses engouements littéraires. "Peut-être aurait-il dû s'en tenir à ça, dans sa vie : regarder les filles nager", se demande cet homme revenu de tout sauf du plaisir des mots. Et peut-être faut-il confier aux mots le soin de garder tout ça sous forme de fiction parce que ce que l'on a pu voir tout au long de cette plongée dans l'ombre, ça n'est pas très rassurant. Même avec les apartés de l'auteur, même avec ses touches d'humour. Pas très rassurant mais totalement emballant.

    (chronique publiée sur mon blog : motspourmots.fr)

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