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Les déracinés

Couverture du livre « Les déracinés » de Catherine Bardon aux éditions Les Escales
Résumé:

À Vienne, en 1932, au milieu du joyeux tumulte des cafés et de l'opéra, Wilhelm, journaliste, rencontre Almah, la femme de sa vie. L'antisémitisme enfle, et, après l'Anschluss, la violence quotidienne les terrifie. Myriam, la soeur de Wilhelm est partie aux États-Unis ; leurs parents, eux, ne... Voir plus

À Vienne, en 1932, au milieu du joyeux tumulte des cafés et de l'opéra, Wilhelm, journaliste, rencontre Almah, la femme de sa vie. L'antisémitisme enfle, et, après l'Anschluss, la violence quotidienne les terrifie. Myriam, la soeur de Wilhelm est partie aux États-Unis ; leurs parents, eux, ne peuvent quitter leur pays natal. Déchiré, mais bien décidé à sauver Almah et leur jeune fils, Wilhelm se résout à fuir l'Autriche.
Suisse, 1939. Dans un camp de réfugiés, le jeune couple et leur petit Frederick sont bloqués, leurs passeports ne sont pas en règle. La situation semble inextricable jusqu'à ce qu'un homme leur offre une porte de sortie : fonder un kibboutz en République dominicaine. Pour complaire aux Américains, le dictateur local, Trujillo, a en effet offert 100 000 visas à des Juifs en provenance du Reich.
Les « exilés volontaires » débarquent sur la côte nord de l'île, au milieu de la jungle tropicale. Là, tout est à construire, une ville et une vie. Wilhelm et Almah devront apprendre à travailler sous un soleil de feu et à jouir d'une vie simple, loin de l'effervescence autrichienne. Ce sera pour eux l'occasion, peut-être, de se réinventer et de prendre racine.

Fondée sur des faits réels et des témoignages, cette fresque au souffle romanesque admirable révèle un pan méconnu de l'histoire mondiale. Elle parle du sort des individus pris dans les turbulences du temps, de la perte des rêves de jeunesse, de la douleur de l'exil et de la quête des racines.

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Avis (32)

  • J'ai dévoré les 600 pages de ce roman. Il dit tout de l'Humanité : son inhumanité, sa résilience. Les destins de Wilhelm et Almah, l'apprentissage d'un nouveau monde, d'une nouvelle langue. Les amitiés fraternelles avec Markus et Svenja. Un des incontournables de cette année, marquant,...
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    J'ai dévoré les 600 pages de ce roman. Il dit tout de l'Humanité : son inhumanité, sa résilience. Les destins de Wilhelm et Almah, l'apprentissage d'un nouveau monde, d'une nouvelle langue. Les amitiés fraternelles avec Markus et Svenja. Un des incontournables de cette année, marquant, intelligent, romanesque, captivant... vous l'aurez compris un coup de coeur pour moi !

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  • S’attaquer aux « Déracinés » de Catherine Bardon, c’est s’embarquer pour un périple de 600 pages à la remorque de Wil et Almah, c’est traverser les frontières barbelées et les océans sans fin, c’est survoler l’une des pages les plus sombres de l’Histoire, c’est s’attacher à deux puis trois puis...
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    S’attaquer aux « Déracinés » de Catherine Bardon, c’est s’embarquer pour un périple de 600 pages à la remorque de Wil et Almah, c’est traverser les frontières barbelées et les océans sans fin, c’est survoler l’une des pages les plus sombres de l’Histoire, c’est s’attacher à deux puis trois puis des centaines de personnages, c’est s’exiler puis s’ancrer avec eux dans cette « Terra Incognita » qu’est, pour la plupart d’entre nous, la République Dominicaine.
    C’est aussi, comme pour toute traversée, trouver son rythme de croisière entre la petite et la Grande Histoire, car, si la narration de l’une est enlevée, rapidement captivante et attachante, l’autre a quelque fois tendance à semer des écueils dans la fluidité du récit, imposant son ombre massive et bavarde, faisant échouer l’intérêt du lecteur sur des monticules de détails à la dérive.
    Je dois à la vérité de dire que j’ai cependant trouvé un très grand intérêt à découvrir cet Exode moderne dont j’ignorais tout et qui soulève nombre de réflexions sur la notion de pionniers.
    Au fil du roman, néanmoins, alors que les personnages s’affirment, s’affinent, se posent dans leur nouvelle vie d’exilés, l’auteure semble trouver un second souffle, comme allégée elle aussi du poids de l’Histoire, et trouve un ton plus juste, plus personnel, plus simple, qui permet enfin à ses lecteurs d’entrer en réelle empathie avec ces hommes et ces femmes au destin bousculé.
    A telle enseigne que lorsque se profilent les contours des derniers chapitres, c’est la mort dans l’âme et (Si ! Si !) les larmes aux yeux que l’on quitte ces êtres, enracinés sans doute pour longtemps dans nos bons souvenirs de lecture

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  • Voici une jeune auteur à suivre, du moins par moi.
    En lisant la 4è de couverture, je savais que cela allait me plaire car le pays d'origine (Allemagne puis émigration en République Dominicaine), le contexte historique (des années 30 aux années 60, la période de la 2è guerre mondiale étant ma...
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    Voici une jeune auteur à suivre, du moins par moi.
    En lisant la 4è de couverture, je savais que cela allait me plaire car le pays d'origine (Allemagne puis émigration en République Dominicaine), le contexte historique (des années 30 aux années 60, la période de la 2è guerre mondiale étant ma préférée) sont mes préférés.
    On suit les débuts de Wilhem et d'Almah en proie aux affres à cause de leur judicité et leur exil de survie sur 1 ile libre de toute civilisation et leur nouvelle vie à créer là bas. Après avoir fui cela, ils se trouveront confrontés à une autre forme de didacture.
    L'auteur résusit ici un sacré tour de force en maintenant en haleine son public grâce à une puissance romanesque et historique diffuse et intense et en narrant un épisode de l'Histoire méconnu (l'exode des Juifs vers cette île)
    Mme Bardon nous offre ici une lecture aux petits oignons égrénée de faits hisoriques véridiques et détaillés nous permettant de voir qu'une fois de plus les Juifs ont servi de cobayes à des expériences, ici moins atroces et douloureuses que celles menées par les Allemands.
    L'écriture est ciselée, et jamais je ne me suis ennuyée au fil des 606 pages grâce à la romance et la puissance des personnages. A découvrir!!!

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  • Almah et Wilhelm ont tout pour être heureux. Ils sont jeunes, amoureux, brillants. Leur mariage semble être le début d’une vie comblée. C’était sans compter l’époque troublée que vit l’Autriche en ces années 1930. La montée du nazisme, de l’antisémitisme, les persécutions qui en découlent, le...
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    Almah et Wilhelm ont tout pour être heureux. Ils sont jeunes, amoureux, brillants. Leur mariage semble être le début d’une vie comblée. C’était sans compter l’époque troublée que vit l’Autriche en ces années 1930. La montée du nazisme, de l’antisémitisme, les persécutions qui en découlent, le suicide des parents d’Almah vont persuader le jeune couple de quitter ce pays devenu dangereux.
    Leur seule porte de sortie paraît être d’accepter de rejoindre la République Dominicaine, dont le dictateur au pouvoir offre des visas à des Juifs venus du Reich et qui auront pour mission de faire sortir une ville de terre et de construire leur avenir dans ce pays inconnu. Commence alors une longue errance avant de pouvoir mettre le pied sur cette « terre promise » où ils pourront, peut-être, construire leur vie. A la fin de la guerre, se posera pour eux et les habitants de Sosúa la difficile question du retour ou d’un ailleurs.

    Si les 100 premières pages m’ont paru un peu longues, le temps que l’histoire s’installe, le reste du livre m’a totalement embarquée.
    Catherine Bardon revient sur des événements terribles qu’il est toujours bon de rappeler pour qu’ils restent dans les mémoires et ne deviennent pas des événements banalisés du passé.
    Elle nous raconte la fin de l’insouciance, la fuite, la fin des illusions, la douloureuse expérience de l’exil et met la lumière sur un épisode mal connu de la seconde guerre mondiale (enfin en ce qui me concerne, je n’avais jamais entendu parler de cet exil en République Dominicaine).

    Catherine Bardon nous propose un livre extrêmement bien documenté sans jamais tomber dans l’écueil de la bonne élève qui nous réciterait toutes les dates et tous les événements par cœur. Cette fresque incroyable qui court sur 40 ans est un témoignage bouleversant et interroge sur l’identité, la religion, l’appartenance à une communauté et les choix à faire.

    Seul petit bémol totalement personnel, je ne suis pas du tout en accord avec cette fin, mais je ne peux pas en dire plus sans la dévoiler et cela n’ôte rien à la qualité du livre.

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  • Vienne, avant la guerre, Wilhelm vit une jeunesse libre et fantasque. La guerre vient tout perturber. L'antisémitisme pousse sa famille à fuir. Lui et sa jeune épouse vont donc chercher une terre d'accueil. Ce ne sera pas New York, comme rêvé par beaucoup. Non, ce sera la République...
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    Vienne, avant la guerre, Wilhelm vit une jeunesse libre et fantasque. La guerre vient tout perturber. L'antisémitisme pousse sa famille à fuir. Lui et sa jeune épouse vont donc chercher une terre d'accueil. Ce ne sera pas New York, comme rêvé par beaucoup. Non, ce sera la République Dominicaine...
    Ce roman est inspiré de faits réels. Un pan méconnu de l'histoire de cette île.
    L'auteur nous entraine dans cette fresque et on ne veut plus fermer ce livre tant qu'il n'est pas fini. Et... quand il est fini, on est triste de quitter cette famille et son histoire. Je vous le conseille vivement.

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  • Résumé Nathalie Bullat 14 08 18
    Peut on reconstruire sa vie quand on est devenu apatride après avoir été confronté brutalement à l’Histoire ?
    Je vous propose ce livre pour l’été, un premier roman où tous les ingrédients sont réunis pour vous accrocher : un amour fusionnel, des vies qui...
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    Résumé Nathalie Bullat 14 08 18
    Peut on reconstruire sa vie quand on est devenu apatride après avoir été confronté brutalement à l’Histoire ?
    Je vous propose ce livre pour l’été, un premier roman où tous les ingrédients sont réunis pour vous accrocher : un amour fusionnel, des vies qui trébuchent, une fresque passionnante basée sur des faits historiques réels.
    Déjà la couverture attire l’œil, un sentiment de joie de vivre émane de la photo. Mais si le roman démarre sur un ton léger, très vite le climat politique se dégrade et brise les rêves.
    Imaginez Vienne dans les années 20/30, la ville tolérante, ouverte « si frivole, à l’énergie merveilleuse » que Stefan Zweig décrit dans « le Monde d‘hier » Un ville où foisonnent les esprits brillants comme Klimt, Freud, Robert Musil, Thomas Mann.
    Wilhelm et Almah, amoureux, insouciants, fréquentent ces cafés où l’on parle philosophie et politique.
    Ils appartiennent à la grande bourgeoisie juive, détachée des traditions religieuses. Ils se sentent surtout autrichiens et athées. Mais en 1938 l'Anschluss entraînera une profonde « nazification » de la société autrichienne. Les juifs privés de leurs biens sont poussés à un inéluctable exil. Alors commence pour ce jeune couple un cauchemar sans fin, une longue errance à travers l’Europe. Les Américains ne veulent plus d’eux. Ils connaissent les camps de Elis Island, ils sont refoulés de tous côtés. Seule la République Dominicaine, par la voix du Dictateur Trujillo ( encore un !) promet d’accueillir des milliers de Juifs ! Après doutes et découragement une nouvelle vie s’ouvre à eux avec de nouvelles amitiés et la création d’un Kibboutz. Ces intellectuels vont créer une communauté agricole sur le modèle du premier kibboutz fondé en Palestine en 1909.
    Vous suivrez leur histoire sur une vingtaine d’années. Leurs joies, leurs échecs, la fin de la guerre et la création de l’Etat d’Israel, l’aventure de la Baie des Cochons à Cuba, tout proche de leur île ainsi que la chute de Trujillo.
    Wilhelm et Almah verront de loin l’effondrement de l’ Europe, avec douleur et un profond sentiment de culpabilité d’avoir échappé à cette tragédie.
    Ce roman nous livre un épisode de l’Histoire assez méconnu du grand public !

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  • Un livre indispensable !

    Il y a plusieurs vies dans une vie, Pour Wilheim et Almah, en tous cas.
    Lorsqu’ils se sont connus à Vienne en 1932, leur route semblait toute tracée.
    Lui, jeune journaliste était promis à un brillant avenir au sein d’un prestigieux journal autrichien, elle avait...
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    Un livre indispensable !

    Il y a plusieurs vies dans une vie, Pour Wilheim et Almah, en tous cas.
    Lorsqu’ils se sont connus à Vienne en 1932, leur route semblait toute tracée.
    Lui, jeune journaliste était promis à un brillant avenir au sein d’un prestigieux journal autrichien, elle avait choisi une profession médicale pour rester dans la lignée de son père célèbre chirurgien, elle entreprit des études de dentiste.

    Une vie de confort, de plaisir et d’amour jusqu’à ce que des bruits de bottes se fassent entendre aux portes de l’Autriche.
    Peu à peu l’insouciance laisse place à la peur et aux brimades. L’antisémitisme devient chaque jour plus violent, les artistes, les intellectuels commencent à s’exiler.
    En 1939, après mille persécutions, ils partent avec des visas américains qui se révèlent être des faux.
    Après une année passée dans un camp en Suisse, ils traversent la France, l’Espagne et embarquent au Portugal pour la République Dominicaine où 100 000 visas ont été accordés à des juifs venant de toute l’Europe pour construire une communauté, sorte de Kibboutz.

    A peine arrivés sur une terre hostile, au milieu de nulle part, brulée par un soleil implacable, la vie s’organise et peu à peu, des bâtiments et un village sortent de terre.
    Au fil des mois, ils apprennent à relever la tête, à oublier la peur et le besoin vital de passer inaperçu.
    La vie reprend son sens avec en souvenir de fond un paradis perdu. Ils deviennent agriculteurs, éleveurs, bâtisseurs et les jours se succèdent dans harmonie tranquille.

    « C’était à la fois enivrant, exaltant et émouvant »

    « Nous sommes arrivés sans illusions et maintenant nous partageons un rêve ».

    Ce livre est à découvrir en priorité, je ne comprends pas que l’on n’en parle pas davantage dans la presse.
    J’ai tout aimé dans ce livre, Wil et Almah sont attachants, courageux. Les personnages secondaires tissent des liens d’amitié, d’amour,Il y a des naissances, des mariages, des drames, des rencontres inoubliables.


    Catherine Bardon nous propose un profond et superbe roman sur l'amitié, la richesse des relations humaines, l'évolution des individus au fil de la vie ainsi que celle des rapports entre les êtres humains, la nostalgie, l'exil.
    « Les déracinés » se lit comme un roman feuilleton, les paysages défilent tant la description en est précise. On sent la chaleur, le vent, la poussière.
    Cette lecture m’a bouleversée et n’est pas prêt de quitter ma mémoire.
    J’adresse un immense merci à NetGalley et aux Editions Les Escales.

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  • J ai eu un coup de coeur quand J ai découvert se livre car le sujet est très intéressant et a decouvrir une histoire sensible c est sur

    J ai eu un coup de coeur quand J ai découvert se livre car le sujet est très intéressant et a decouvrir une histoire sensible c est sur

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