Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement ou connectez-vous pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Les confluents

Couverture du livre « Les confluents » de Anne-Lise Avril aux éditions Julliard
  • Date de parution :
  • Editeur : Julliard
  • EAN : 9782260054788
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Liouba est une jeune journaliste qui parcourt le monde à la recherche de reportages sur le changement climatique. En Jordanie, elle croise la route de Talal, un photographe qui suit les populations réfugiées. Entre eux, une amitié se noue qui se transforme vite en attirance. D'année en année, le... Voir plus

Liouba est une jeune journaliste qui parcourt le monde à la recherche de reportages sur le changement climatique. En Jordanie, elle croise la route de Talal, un photographe qui suit les populations réfugiées. Entre eux, une amitié se noue qui se transforme vite en attirance. D'année en année, le destin ne cessera de les ramener l'un vers l'autre, puis de les séparer, au gré de rencontres d'hommes et de femmes engagés pour la sauvegarde de la planète, et de passages par des théâtres de guerre où triomphe la barbarie. Liouba et Talal accepteront-ils de poser enfin leurs bagages dans un même lieu ?
Ce premier roman, grave et mélancolique, a pour fil conducteur l'amour lancinant entre deux êtres que les enjeux du monde contemporain éloignent, déchirent et réunissent tour à tour. Avec cet éloge de la lenteur et du regard, Anne-Lise Avril donne à la nature une place de personnage à part entière, et au fragile équilibre des écosystèmes la valeur d'un trésor à reconquérir.

Donner votre avis

Articles (1)

Avis (11)

  • Coup de cœur !

    Un magnifique roman où le lecteur suit une jeune journaliste et un photographe. Ils ont en commun un engagement fort et sans limite pour leur métier. Tous deux, très accaparés par leur carrière professionnelle, voyagent au bout du monde allant dans des pays en guerre ou encore...
    Voir plus

    Coup de cœur !

    Un magnifique roman où le lecteur suit une jeune journaliste et un photographe. Ils ont en commun un engagement fort et sans limite pour leur métier. Tous deux, très accaparés par leur carrière professionnelle, voyagent au bout du monde allant dans des pays en guerre ou encore dans des endroits sauvages. Leur seul but, étant de montrer la réalité du monde.

    Lorsqu'ils se rencontrent, une histoire d'amour commence, libres et sans promesse l'un vers l'autre.
    Dans ce récit, deux périodes se croisent, le monde d'aujourd'hui et le monde futur, en 2040. Des hommes et des femmes travaillent et luttent ardemment pour la sauvegarde de la planète afin de maintenir les forêts et trouver des solutions pour préserver l'écosystème ainsi que les ressources naturelles. Un combat de tous les jours, d'une poignée d'hommes pour la survie du monde humain, animal et végétal.

    L'intrigue est superbement bien menée et la fin est brillante. C'est un livre intelligent, superbe qui nous questionne sur l'avenir des générations futures à vivre sur notre planète et sur son devenir. Je souligne tout le talent de l'auteure arrivant à fusionner avec brio, une très belle rencontre amoureuse et les problématiques auquel le monde devra faire face dans les années à venir. Que vous dire de plus, l'écriture de l'auteure est délicate, poétique et lumineuse. C'est un ouvrage passionnant, captivant et moderne qu'il faut absolument découvrir en cette rentrée littéraire.

    Entre histoire d'amour, d'anticipation et de dystopie écologique, cela a été pour moi, une claque littéraire. Pour un premier roman, c'est d'autant plus remarquable. Un très beau moment de lecture.
    https://leslecturesdeclaudia.blogspot.com/2021/10/les-confluents.html

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Dès les premières lignes, ce roman m’a emportée par son écriture poétique. Le personnage principal s’appelle Liouba Darcet. Elle est née d’un père Français (botaniste) et d’une mère Russe (journaliste). Elle se prédestine au métier de journaliste. Elle est encore étudiante quand elle apprend la...
    Voir plus

    Dès les premières lignes, ce roman m’a emportée par son écriture poétique. Le personnage principal s’appelle Liouba Darcet. Elle est née d’un père Français (botaniste) et d’une mère Russe (journaliste). Elle se prédestine au métier de journaliste. Elle est encore étudiante quand elle apprend la mort de ses parents qui va la bouleverser et la plonger dans la solitude. Elle sera ensuite toujours dans une sorte d’exil, ne se sentant nulle part chez elle.
    Pour son premier reportage, elle décide de partir en Jordanie pour chercher une histoire à raconter.
    « Elle avait choisi la Jordanie parce qu’elle était prise par l’appel du désert, de ces paysages immenses et vides qui la laveraient de son deuil. Rien ne la retenait plus à Paris. C’était son rêve, à présent, de partir, de s’absorber dans le monde, de s’en faire témoin, de disparaître derrière ses mots, de devenir ce puits à travers lequel passerait la lumière. La douleur de la perte, le souvenir de Moscou, c’était ce qu’elle voulait fuir. »
    Elle rencontre alors des bédouins dans le désert et recueille leurs témoignages. Leurs traditions ont changé car « le gouvernement impose aux familles de demeurer au même endroit ».
    « […] mais en perdant la vie nomade, nous avons perdu quelque chose qui était notre liberté. Nous avons dû apprendre à devenir ceux qui restent, et non plus ceux qui s’en vont. »
    Liouba fait la connaissance de Babak Majali qui plante des arbres dans le désert. Anne-Lise Avril fait de magnifiques descriptions de paysages. On a vraiment l’impression de partir en voyage avec elle. Elle insère de nombreux dialogues, à l’instar d’un reportage. Babak parle d’écosystème, de sécheresse, d’adaptation des végétaux aux conditions de vie extrêmes, au manque d’eau, à l’insolation, des sous-sols contenant des centaines d’espèces de fleurs en dormance et qui fleurissent au printemps.
    « Elle aimait l’immobilité de ces moments, ces discussions. »
    « Elle réalisait l’intrication ultime du végétal et de l’humain, qui avaient été, l’un et l’autre, la quête de leurs vies. » [à propos des parents de Liouba]
    Il y a un côté Jean Giono, « L’homme qui plantait des arbres ». Avec cette notion de planter des arbustes qui ne grandiront certainement. Pour Babak, il faut tenter absolument quelque chose avant qu’il ne soit trop tard, ne pas baisser les bras. Je dirais même aussi un petit côté Pierre Rabhi.
    De retour du désert, elle rencontre un photographe, Talal. Il est reporter de guerre à Gaza. Une attirance naît entre eux. Ils vont s’éloigner puis se retrouver quelques temps plus tard sur un autre endroit de la planète, entre deux reportages. Parfois ils travailleront ensemble sur un sujet. Liouba aura cette peur de perdre un être cher qui l’empêchera de s’attacher. Mais le désir est bien présent entre eux. A chaque fois qu’ils se croiseront, ce sera comme une évidence.
    Le roman est divisé en 4 parties : le désert, la forêt, la nuit et l’île. Il alterne entre deux périodes, les années 2010 et les années 2040. Il y a donc un peu d’anticipation dans ce roman. La fin permet de faire le lien entre les personnages.
    Ce premier roman est une belle découverte de cette rentrée littéraire. L’écriture est lente et douce. Les conversations sont bienveillantes, ouvertes, tout en simplicité. Le lecteur est sensibilisé à la préservation de la planète. Les thèmes traités sont nombreux et à la lecture de la biographie d’Anne-Lise Avril, je comprends mieux son attachement pour les forêts et leur sauvegarde.

    Merci Netgalley et Julliard pour cette belle lecture

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Me suis laissée porter par l'écriture en dentelle,ciselée,poétique!Un grand voyage dans le monde et l'humanité avec ces 2 "reporters" emplis d'amour :de la guerre à la protection des arbres... Un beau livre qui invite au voyage,on part du désert en 2009 vers l'île en 2040.Surprise par ce...
    Voir plus

    Me suis laissée porter par l'écriture en dentelle,ciselée,poétique!Un grand voyage dans le monde et l'humanité avec ces 2 "reporters" emplis d'amour :de la guerre à la protection des arbres... Un beau livre qui invite au voyage,on part du désert en 2009 vers l'île en 2040.Surprise par ce découpage narratif qui ne trouve son explication dans les dernières pages!!!!
    à offrir,conseiller...

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Anne-Lise Avril découpe son roman en quatre ambiances, le désert, la forêt, la nuit et l’ile, pour à chaque fois y décliner deux époques : la décennie 2010, puis un futur proche, en 2040.

    Lucie et Talal étaient fait pour se rencontrer, le hasard les a réuni en Jordanie, le talent de...
    Voir plus

    Anne-Lise Avril découpe son roman en quatre ambiances, le désert, la forêt, la nuit et l’ile, pour à chaque fois y décliner deux époques : la décennie 2010, puis un futur proche, en 2040.

    Lucie et Talal étaient fait pour se rencontrer, le hasard les a réuni en Jordanie, le talent de photographe de l’un est très complémentaire des préoccupations d’écriture de l’autre. Une alchimie immédiate les relie immédiatement, sur le mode d’une amitié profonde, puisque, Lucie l’apprendra, Talal n’est pas libre. Ils se retrouveront tout de même, sur de hauts lieux de questionnement sur la planète : scènes de guerre, ou régions sacrifiées sur l’autel du profit.

    Alors qu’en 2040, Jayal lutte autant qu’elle le peut pour défendre ce qui peut l’être encore, Aslam, seul sur une île en sursis attend son retour.

    Il faudra atteindre les dernières pages pour comprendre ce qui relie ces personnages.

    Belle plume, qui porte des personnages attachants, et décrit une intrigue amoureuse qui est un éloge de la lenteur, avec en filigrane un militantisme écologique bien impuissant parce que trop tardif.

    Merci à Babelio et aux éditions Julliard.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • C'est le roman d’une rencontre. Entre elle et lui, parfois, entre deux mondes, deux temporalités, deux cultures, pour l’amour des Hommes, de la nature et de la terre, l’amour d’un homme et d’une femme.

    Alternant deux périodes, 2040 puis de 2009 à 2014, l’autrice nous emmène à travers le...
    Voir plus

    C'est le roman d’une rencontre. Entre elle et lui, parfois, entre deux mondes, deux temporalités, deux cultures, pour l’amour des Hommes, de la nature et de la terre, l’amour d’un homme et d’une femme.

    Alternant deux périodes, 2040 puis de 2009 à 2014, l’autrice nous emmène à travers le désert, la forêt, la nuit, l’île, à la rencontre de ses personnages.

    Elle, grand reporter, parcourt le monde pour observer les forêts et révéler au monde leur disparition, témoin des effets du réchauffement climatique et de la destruction lente mais inéluctable de notre terre.

    Lui, photographe de guerre, traverse le monde pour témoigner des ravages dans les zones en guerre ou celles déjà touchées par les effets du réchauffement climatique, au nom des populations qu’il y rencontre. Tente de comprendre la façon dont les peuples doivent s’adapter en migrant pour survire quelque part, là où la terre est encore accueillante.

    Malgré leurs activités différentes, lorsque ces deux journalistes se croisent en Jordanie, une relation ténue commence à se tisser. Au fil du temps, de pays en pays, grâce à quelques moments volés à leur activités réciproques et à leurs vies privées, leur relation assez banale au départ devient profonde et plus intime. La souffrance des autres, la lente détérioration de la planète dont Liouba et Talal sont les témoins ne les empêche pas de comprendre peu à peu l’attirance qu’ils ont l’un pour l’autre.

    Lui s’acharne à replanter des arbres pour sauver la mangrove, elle part à travers la planète témoigner des détériorations toujours plus rapides provoquées par les humains. Mais toujours ils se retrouvent. Leur histoire d’amour pourrait être ordinaire, mais elle est montrée sous un angle attachant, à la fois teintée de mélancolie et d’une certaine fatalité, et toujours avec beaucoup de douceur.

    Anne-Lise Avril nous offre là une livre poétique, sensible et humain. Elle éveille nos consciences sans jamais être moralisatrice.

    chronique complète en ligne sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2021/09/12/les-confluents-anne-lise-avril/

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • On peut donc parler du monde, de ses souffrances, de ses enjeux sans sacrifier à la douceur ni à la poésie. On peut parler d'amour avec sérieux et d'écosystèmes avec grâce. C'est tout le charme de ce premier roman qui parvient à marier harmonieusement le fond et la forme, à replacer l'intime au...
    Voir plus

    On peut donc parler du monde, de ses souffrances, de ses enjeux sans sacrifier à la douceur ni à la poésie. On peut parler d'amour avec sérieux et d'écosystèmes avec grâce. C'est tout le charme de ce premier roman qui parvient à marier harmonieusement le fond et la forme, à replacer l'intime au cœur des grands enjeux contemporains et à faire entendre une petite musique qui parvient à se frayer un chemin et à s'installer durablement dans l'esprit pourtant déjà bien encombré de la lectrice.

    Liouba et Talal se rencontrent en Jordanie. Elle est une jeune journaliste indépendante bien décidée à explorer et raconter le changement climatique, à travers les initiatives de celles et ceux qui cherchent des solutions. Il est photographe et suit les populations réfugiées. Tous deux sont des citoyens du monde aux origines et cultures mêlées, tous deux s'interrogent sur ce qui les entoure, témoins des multiples batailles que se livrent les hommes entre eux et surtout de celle que les humains livrent à la Terre depuis trop longtemps. Leurs parcours les amènent à se croiser régulièrement à un endroit ou un autre du vaste monde qu'ils arpentent avec l'envie de comprendre, et peu à peu l'amitié qui les lie évolue vers des sentiments plus profonds. Quelle est la valeur de l'amour dans un monde où l'espoir semble si mince ? Vaut-il la peine que l'on s'arrête pour se poser, de prendre le risque de la stabilité dans un monde qui se dérobe ?

    "Une fois de plus, la poésie des lieux les menaçait. Ils y succombaient. Leur relation était ancrée dans les circonstances. Née tout entière de la désorientation de leurs exils permanents. Une forme de constante dans leurs dérives. Étaient-ils davantage qu'une fiction, inventée à la lisière des histoires qu'ils disaient sur le monde ?"

    Dans ce roman, on voyage dans les pas de ces deux êtres à la profondeur nourrie par le regard grave mais curieux qu'ils posent sur leur environnement, on s'imprègne d'une atmosphère propice à souligner les alertes avec douceur et empathie. Il est question des lieux qui nous sont chers, de la façon dont on les habite et dont on devrait en prendre soin, en principe. Les confluents est un bien joli titre qui incite à la rencontre, à la mise en commun pour transformer plutôt que pour opposer. Et invite chacun à réfléchir et à contribuer à la suite de l'histoire, celle que nous écrivons tous, pendant qu'il est encore temps de miser sur l'espoir.

    "Les parenthèses ne mènent jamais nulle part. Elles se referment, tout simplement".

    (chronique publiée sur mon blog : motspourmots.fr)

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Un roman d’une grande beauté qui aborde des sujets graves, plus que jamais d’actualité, et mêle les tourments du monde à une très belle histoire d’amour.

    Liouba est journaliste indépendante, elle sillonne la planète à la rencontre d’hommes et de femmes qui mènent des actions pour la...
    Voir plus

    Un roman d’une grande beauté qui aborde des sujets graves, plus que jamais d’actualité, et mêle les tourments du monde à une très belle histoire d’amour.

    Liouba est journaliste indépendante, elle sillonne la planète à la rencontre d’hommes et de femmes qui mènent des actions pour la préserver, comme ces Bédouins qui plantent patiemment des arbres au beau milieu du désert. Talal est photographe de guerre et couvre les conflits armés en se tenant au plus près des populations touchées. Tous deux témoignent par leur travail d’un monde contemporain qui perd pied et qui souffre, victime de l’inconscience et de la folie des hommes. D’une rencontre de hasard, en Jordanie, naît une amitié très forte qui les fera toujours revenir l’un vers l’autre.

    Deux temporalités alternent dans le récit et racontent deux histoires en parallèle. L’intrigue principale se focalise sur Liouba et Talal dans les années 2010, deux observateurs parcourant la planète «pour en traquer les failles, pour en saisir les conflits, pour en enregistrer l’écho et s’en faire les porte-voix», deux «envoyés, en transit» que les événements éloignent puis rapprochent. Une intrigue secondaire située en 2040, raconte comment Aslam et Jaya, un frère et une sœur qui vivent sur une île, luttent contre la montée des eaux.

    Anne-Lise Avril aborde des problématiques contemporaines avec beaucoup de justesse. L’écriture est belle et poétique pour éveiller les consciences, interroger notre rapport au monde. Au milieu du chaos, face au désastre et aux incertitudes, affleurent des interrogations mais aussi des convictions tournées vers l’avenir, porteuses d’espoir. Et dans ce monde qui se transforme au gré des catastrophes écologiques et des guerres qui font rage, elle laisse entrevoir la lumière, l’espoir de voir les hommes habiter différemment la planète, rétablir un équilibre durable, de se reconnecter à la Terre, d’y trouver refuge.

    Elle nous embarque dans un grand voyage autour du monde, à travers le temps. La lenteur contemplative donnée au récit magnifie la nature, les combats de Liouba et Talal rappellent l’urgence d’agir pour sauver une planète meurtrie et penser à l’avenir des générations futures.

    Un premier roman engagé, très émouvant, qui résonne intensément avec l’actualité. À découvrir !

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Merci aux éditions Julliard pour cette belle découverte !

    C'est parti pour la rentrée littéraire 2021 et, cette année, j'ouvre le bal des chroniques avec "Les confluents" de Anne-Lise Avril. A chaque rentrée littéraire (et même en dehors de la rentrée littéraire d'ailleurs), j'apprécie...
    Voir plus

    Merci aux éditions Julliard pour cette belle découverte !

    C'est parti pour la rentrée littéraire 2021 et, cette année, j'ouvre le bal des chroniques avec "Les confluents" de Anne-Lise Avril. A chaque rentrée littéraire (et même en dehors de la rentrée littéraire d'ailleurs), j'apprécie particulièrement découvrir des "premiers romans", je suis donc ravi d'attaquer cette rentrée avec ce premier roman, d'autant plus que c'est un livre que j'ai apprécié.

    Le lecteur est invité à suivre Loubia, une jeune journaliste qui réalise de nombreux voyages à travers le monde pour ses reportages ciblés sur le changement climatique. Un jour, lors d'un voyage, elle fait la rencontre d'un photographe, Talal. Chacun des deux personnages mène ses propres combats. Au fil de leurs voyages, ils vont se recroiser régulièrement et l'attirance entre les deux va devenir de plus en plus palpable. Pourtant aucun des deux ne semble prêt à quitter son mode de vie de globe-trotteur et ses combats.

    Ce roman tourne essentiellement autour de cette rencontre entre les deux protagonistes et de ce "chassé-croisé". Pour autant, il serait réducteur de ne considérer que la relation entre les deux personnages même si celle-ci est centrale. Non, ce roman est bien plus foisonnant que ça. C'est notamment une vraie invitation au voyage mais également une sensibilisation au sujet hautement important de l'urgence climatique. Ce roman, c'est aussi de nombreuses rencontres effectuées par les deux personnages principaux.

    J'ai été touché par cette très belle écriture pleine de sensibilité. Le ton est souvent grave, très mélancolique (si vous cherchez quelque chose de joyeux, ce n'est sans doute pas le meilleur choix). Il y a une certaine lenteur dans le rythme du récit. Les personnages principaux se dévoilent peu à peu et il y a une vraie profondeur, un vrai travail autour de leur personnalité, de l'évolution de leur relation. On en découvre également un peu sur leur passé. Ces personnages sont assez attachants, sans oublier les personnages secondaires rencontrés lors des différents voyages qui s'avèrent tous intéressants. Chacun d'entre eux n'est pas du tout un faire-valoir des personnages principaux, loin de là.

    L'écrivaine montre un réel talent pour créer des émotions chez le lecteur et pour faire vivre son roman. Le style est bluffant, l'ensemble est délicat parfois empreint de poésie mais avec parfois des passages plus durs. J'espère en tout cas que ce premier roman ne sera pas le dernier et je suis ravi d'avoir pu découvrir une plume de qualité.

    J'y ai trouvé peu de défauts, peut-être certains passages avec un peu trop de circonvolution alors qu'un style plus direct aurait été préférable mais globalement l'ensemble s'avère plutôt équilibré à mon sens. Il manque aussi peut-être un grain de folie, l'ensemble est très propre, lisse, un peu scolaire parfois mais cela n'en reste pas moins un beau moment de lecture.

    Au final, c'est un très beau roman engagé que je recommande. Il y a bien des petits défauts mais globalement ce premier roman est assez remarquable. Le style notamment est particulièrement soigné, les personnages et leur relation sont bien travaillés et l'écrivaine sait installer une ambiance et jouer avec les émotions du lecteur. J'attends avec impatience un éventuel deuxième roman pour la confirmation, en attendant celui-ci vaut le détour !

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.