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Les chutes

Couverture du livre « Les chutes » de Joyce Carol Oates aux éditions Points
  • Date de parution :
  • Editeur : Points
  • EAN : 9782757835920
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Au matin de sa nuit de noces, Ariah Littrell découvre que son époux s'est jeté dans les chutes du Niagara. Durant sept jours et sept nuits, elle erre au bord du gouffre, à la recherche de son destin brisé. Celle que l'on surnomme désormais «la Veuve blanche des Chutes» attire pourtant... Voir plus

Au matin de sa nuit de noces, Ariah Littrell découvre que son époux s'est jeté dans les chutes du Niagara. Durant sept jours et sept nuits, elle erre au bord du gouffre, à la recherche de son destin brisé. Celle que l'on surnomme désormais «la Veuve blanche des Chutes» attire pourtant l'attention d'un brillant avocat. Une passion aussi improbable qu'absolue les entraîne, mais la malédiction rôde...

«Les Chutes exerçaient néanmoins un charme maléfique, qui ne faiblissait jamais.»

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Avis (12)

  • "Les chutes" de cet texte sont les falls du Niagara, côté américain. Nous sommes dans les années 50 et JC Oates va nous raconter une étrange histoire et faire le portrait d'une étrange, énigmatique jeune femme. Ariah vient en voyage de noce dans un des grands hôtel de Niagara mais le lendemain...
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    "Les chutes" de cet texte sont les falls du Niagara, côté américain. Nous sommes dans les années 50 et JC Oates va nous raconter une étrange histoire et faire le portrait d'une étrange, énigmatique jeune femme. Ariah vient en voyage de noce dans un des grands hôtel de Niagara mais le lendemain de son arrivée son mari, pasteur, va disparaître. Pendant 7 jours elle va errer pour tenter de le retrouver : est ce lui cet homme qui s'est jeté un matin de brume dans les chutes !! JC Oates va nous raconter la vie de cette femme, après ces événements et son second mariage, sa vie avec ce nouvel homme, la vie avec ses enfants.
    Un texte captivant par ses différents personnages et par la description de cet état : son côté touristique mais aussi son côté industriel et le début des problèmes écologiques qui en incombe.
    Un roman qui donne un autre point de vue que la majesté des chutes, l'unes des merveilles du monde, mais JC Oates aime à travers ses personnages, ses intrigues nous dévoiler le côté sombre des vies.
    Un texte que je vous recommande.

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  • Quel magnifique roman, une plume exceptionnelle, de la littérature dense, des personnages magnifiques.
    L'histoire se déroule tout près des chutes du Niagara. L'auteur nous conte la vie d'une femme mariée 2 fois, de son mari et ses 3 enfants. Je vous incite fortement à découvrir ce livre, vous...
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    Quel magnifique roman, une plume exceptionnelle, de la littérature dense, des personnages magnifiques.
    L'histoire se déroule tout près des chutes du Niagara. L'auteur nous conte la vie d'une femme mariée 2 fois, de son mari et ses 3 enfants. Je vous incite fortement à découvrir ce livre, vous allez j'espère adorer !!

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  • « Les chutes », mais pas n’importe lesquelles, celles du Niagara, bien sûr ! Et c’est dans cet endroit envoutant, que le récit se passe ; à l’instar des masses d’eau qui émerveillent, de l’aspect surnaturel qui s’en dégage, de la fluidité de ces myriades de gouttes d’eau : l’esprit humain...
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    « Les chutes », mais pas n’importe lesquelles, celles du Niagara, bien sûr ! Et c’est dans cet endroit envoutant, que le récit se passe ; à l’instar des masses d’eau qui émerveillent, de l’aspect surnaturel qui s’en dégage, de la fluidité de ces myriades de gouttes d’eau : l’esprit humain s’hypnotise et recherche la quintessence de la métaphysique.

    Juin 1957, le révérend Gilbert Erskine se jette dans les chutes du Niagara. Or il vient juste de se marier ! Son épouse Ariah Littrell est perçue par celui-ci, plus comme une sœur que sa femme. Leurs parents respectifs, pasteurs, ont arrangé leur union. Ainsi, Ariah ignore tout de la nature des hommes, son seul référentiel : la Bible. La nuit de noces, vire au cauchemar pour Gilbert, qui pour se purifier et pour unique issue, décide de se jeter dans les Horseshoe Falls…

    Pendant une période de 7 jours et nuits, elle va ectoplasme féminin chercher son époux. Ce qui fera d’elle, la « Veuve blanche des Chutes ». Un brillant avocat, Dirk Burnaby, va tomber sous le charme de cette belle ingénue, l’épouser, et avoir trois enfants. Jusqu’au moment où Ariah va montrer des troubles sérieux de comportement…

    Dans ce roman, Joyce Carol Oates, entrecroise, deux intrigues importantes, le rôle de la religion et pour le moins, la lutte pour la protection de l’environnement.

    Si Ariah perd son premier mari, par son innocence et naïveté ; elle le doit surtout par son éducation religieuse. En effet hors du livre Saint, point de salut, tout le reste n’est que péché. Il convient donc de suivre à la lettre la ‘loi divine’. Ce qui va générer chez Ariah un caractère, que je qualifie de bipolaire, avec en outre une attitude antisociale.

    Enfin, la romancière, ouvre un grand débat, sur un fait historique, l’affaire de Love Canal. Ce fut un scandale dans les années 1970, en effet le canal comportait des milliers de tonnes de produits toxiques et a conduit à l’évacuation de 950 familles – le site a été évacué en 1978 -.

    Un très bon moment de lecture passé avec les différents acteurs de ce roman, dans lequel la forte personnalité d’Ariah et de ses prises de positions m’ont agacé à de multiples reprises…Finalement, un indicible plaisir offert par Joyce Carol Oates.

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  • Ouh là là, quelle claque! Je viens de le terminer et je suis sous le choc! Quelle plume incisive et mordante, quelle maitrise du drame et de ses conséquences. Je n'ai qu'un mot: Bravo!

    Ouh là là, quelle claque! Je viens de le terminer et je suis sous le choc! Quelle plume incisive et mordante, quelle maitrise du drame et de ses conséquences. Je n'ai qu'un mot: Bravo!

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  • J'ai découvert l'univers de Joyce Carol Oates avec Confessions d'un Gang de Filles que j'avais abandonné car je m'ennuyais et Je vous emmène que j'avais lu dans sa totalité mais  qui ne m'avait pas passionnée.

    Mais je n'avais pas définitivement fermé la porte à cette auteure dont j'entendais...
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    J'ai découvert l'univers de Joyce Carol Oates avec Confessions d'un Gang de Filles que j'avais abandonné car je m'ennuyais et Je vous emmène que j'avais lu dans sa totalité mais  qui ne m'avait pas passionnée.

    Mais je n'avais pas définitivement fermé la porte à cette auteure dont j'entendais parler très régulièrement, qui m'intriguait et je crois aux signes en matière de littérature.

    Jamais deux sans trois ..... Est-ce que cette fois-ci j'allais enfin apprécier cette écriture, me laisser emmener dans son univers ? Car en fin de compte c'est bien de cela qu'il s'agit.... Et bien oui : quel livre, quel roman, qui ne ressemble à rien de ce que j'ai pu lire auparavant : une maîtrise totale, une construction originale, elle est la seule maître du récit.

    En refermant ce gros pavé j'ai compris qu'il fallait entrer dans l'histoire sans trop se poser de questions. Ce roman n'est pas un long fleuve tranquille mais un fleuve aux remous multiples et l'auteure sait nous appâter : un homme qui se suicide au matin de sa nuit de noces en se jetant dans les chutes du Niagara..... Pas mal ! On pense partir pour une histoire d'amour qui se termine mal ou alors une enquête, ou.......

    On ne peut qu'être interpellé, intrigué, curieux de découvrir le pourquoi du comment. Oui elle plante le décor de façon tranquille même si les événements se succèdent très vite puis prennent un rythme de croisière. Elle nous endort, elle prend des chemins parallèles pour nous emmener là où elle veut nous conduire. Car Joyce Carol Oates, elle sait elle où elle veut nous mener et brutalement l'histoire prend un autre tour. J'aime !

    Un couple étrange qui s'est uni sans amour, parce qu'il le fallait, comme on s'accroche à une bouée pendant un naufrage mais qui n'empêchera pas celui-ci d'arriver. Puis, étrangement un autre personnage entre en scène, un avocat Dirk Burnaby, beau, riche, aux conquêtes multiples, qui s'est trouvé amené à épauler cette jeune mariée/veuve, Ariah, dans ce drame et va en tomber amoureux sans arriver à se l'expliquer.

    Je commence à me dire : encore une fois, cette auteure n'est pas faite pour moi : histoire improbable, irréelle mais passées les 200 premières pages , l'auteure évoque une affaire : la Love Canal pour laquelle Dirk va prendre fait et cause et qui va bouleverser sa vie et celle de son entourage.

    Inspirée d'une véritable affaire, la Love Canal (le nom est assimilé à un quartier de Niagara Falls) Joyce Carol Oates aborde le scandale des contaminations par des déchets de toutes sortes (industriels, chimiques, nucléaires, etc) dans les sous-sols de quartiers ouvriers, avec les conséquences que l'on peut imaginer, par des sociétés puissantes et contre lesquelles Dirk va se battre. Tiens tiens cela me parle et m'intéresse. 

    Et là le récit prend une orientation totalement différente, même si on garde en fond l'histoire de cette famille. On entre dans un récit qui mêle histoire familiale et enquête mais que l'auteure prolonge bien au-delà. En effet, elle aborde les liens familiaux sous un angle particulier, les désirs, le plaisir mais aussi : la pollution, l'environnement, les pouvoirs divers et variés, les destins de chacun, les routes que l'on prend, que l'on quitte etc.

    Il faut accepter de se laisser prendre par la narration des différents personnages et toutes les ramifications car c'est finalement un plaidoyer sur les ravages de l'industrialisation à tout va, des magouilles de ces puissantes sociétés (infiltrées dans la police,la justice) mais aussi les conséquences sur une famille dominée par une femme dont le destin va basculer à plusieurs reprises, flirtant avec une sorte de folie, se sentant porteuse d'une malédiction et sur les silences qu'elle entretient auprès de ses enfants.

    S'étirant sur près de 30 ans, ce roman est une large fresque dont le personnage principal reste malgré tout les Chutes du Niagara, élément indomptable, grandiose, insondable, fond sonore de la ville et site à touristes. On ressent toute la violence du lieu, ses mystères (suicides, dame blanche etc...) mais aussi comme il influe sur ceux qui le côtoie.

    Il y a tellement de thèmes dans ce récit qu'il est difficile de dire ce qui est le plus passionnant car finalement tout l'est. J'ai pour ma part, particulièrement aimé la deuxième moitié du roman, celle où les enfants : Royall, Chandler et Juliet vont enquêter sur leur père, Dirk, afin de le connaître et le comprendre mais aussi pour se découvrir eux-mêmes, qui ils sont réellement et d'où ils viennent. Joyce Carol Oates s'attache à la psychologie des différents protagonistes : leur milieu, leur éducation mais aussi leur cheminement à travers parfois des événements traumatisants. Il y a beaucoup d'émotions dans leurs prises de conscience, dans leurs propres basculements.

    J'ai eu à plusieurs reprises le sentiment de regarder un film américain (j'ai beaucoup pensé au combat de Erin Brockovich auprès de familles empoisonnées par l'eau potable) : avec tous les ingrédients : l'amour, le combat personnel,  l'enquête et les personnages chahutés par leur environnement, leur famille, comme on peut être chahuté dans une embarcation lancée sur des rapides et que l'on ne peut maîtriser.

    Je comprends mieux la démarche de l'auteure, sa façon de construire son récit et tout son talent. Je reconnais peut être mon erreur dans mes précédentes lectures de ne pas avoir été jusqu'au bout, d'avoir jugé un peu trop vite mais un(e) auteur(e) peut être aussi inégal(e). Donner une autre chance à un(e) auteur(e), surtout quand celui-ci remporte l'adhésion de nombreux lecteurs. Il n'y a pas de hasard.

    Je vais la découvrir à travers deux autres romans : Fille noire, fille blanche et Nous étions les Mulvaney que j'ai dans ma PAL car son écriture, son style, les thèmes abordés (très actuels), la construction du récit font que vous partez pour une voyage dont elle seule connaît l'issue et ce type de voyage me plaît.

    Je sais maintenant sa manière de procéder :  il faut lui laisser le temps de planter le décor, de nous imprégner du lieu, de donner naissance à ses personnages en sachant qu'elle seule sait où elle veut nous conduire, en espérant trouver les mêmes ingrédients qui rendent le récit passionnant, où l'on apprend également car il est documenté et argumenté.

    "Ce que je fais, Clyde, c'est suivre mon instinct pour une fois. Pas l'odeur de l'argent. Ma conscience." (p381))

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  • Une belle écriture mais j'ai été bouleversée par l'histoire horrible d'un couple de jeunes mariés, subjugués par les Chutes du Niagara, qui vont connaitre un drame dû à ces chutes aussi fascinantes que terrifiantes. Sous le choc...

    Une belle écriture mais j'ai été bouleversée par l'histoire horrible d'un couple de jeunes mariés, subjugués par les Chutes du Niagara, qui vont connaitre un drame dû à ces chutes aussi fascinantes que terrifiantes. Sous le choc...

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  • Le premier de cette auteure! Une histoire que je n'oublie pas (et c'est si rare!) et une écriture précise et subtile qui fait que j'y reviens souvent comme une valeur sûre.

    Le premier de cette auteure! Une histoire que je n'oublie pas (et c'est si rare!) et une écriture précise et subtile qui fait que j'y reviens souvent comme une valeur sûre.

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