Les champs d'honneur

Couverture du livre « Les champs d'honneur » de Jean Rouaud aux éditions Minuit
  • Date de parution :
  • Editeur : Minuit
  • EAN : 9782707315656
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Ils sont morts à quelques semaines d'intervalle : d'abord le père, puis la vieille tante de celui-ci, enfin le grand-père maternel.
Mais cette série funèbre semble n'avoir fait qu'un seul disparu : le narrateur, dont le vide occupe le centre du récit. c'est à la périphérie et à partir... Voir plus

Ils sont morts à quelques semaines d'intervalle : d'abord le père, puis la vieille tante de celui-ci, enfin le grand-père maternel.
Mais cette série funèbre semble n'avoir fait qu'un seul disparu : le narrateur, dont le vide occupe le centre du récit. c'est à la périphérie et à partir d'infimes indices (un dentier, quelques photos, une image pieuse) que se constitue peu à peu une histoire, qui finira par atteindre, par strates successives, l'horizon de l'histoire majuscule avec sa grande guerre, berceau de tous les mystères.

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  • Superbe !
    Un "roman de famille" : la 2CV du grand-père et les tranchées de 14-18 liées : dans la vie et la mort.
    Une progression dramatique inouïe !

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    Un "roman de famille" : la 2CV du grand-père et les tranchées de 14-18 liées : dans la vie et la mort.
    Une progression dramatique inouïe !

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  • Décrocher des nouveautés de début d’année ou de rentrée littéraire permet parfois de découvrir des livres relégués en fond de bibliothèque. C’est avec un certain étonnement que j’ai lu « les champs d’honneur » écrit par Jean Rouaud, kiosquier à Paris en 1990 et lauréat du Prix Goncourt la même...
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    Décrocher des nouveautés de début d’année ou de rentrée littéraire permet parfois de découvrir des livres relégués en fond de bibliothèque. C’est avec un certain étonnement que j’ai lu « les champs d’honneur » écrit par Jean Rouaud, kiosquier à Paris en 1990 et lauréat du Prix Goncourt la même année.

    Comme s’il bâtissait son album de photos familial, l’auteur campe chaque personnage dans l’histoire. Après avoir situé géographiquement le berceau familial, parlé longuement de la pluviosité, la 2 CV d’un grand-père discret prend la route au gré de l’humeur du conducteur. Le lien avec la Grande Guerre, on ne le perçoit pas de suite !
    Puis viennent la douleur de l’absence, le poids de la solitude comme les tourments inévitables d’un quotidien très sombre pour lequel Jean Rouaud extirpe un point d’humour de la plupart des situations. Alors que le corbillard conduisait la petite tante, toute légère, à sa dernière demeure, « dans le grand virage, menant au cimetière, il manqua même de verser… Biloche fils estima qu’on ne pouvait plus avancer sans mettre en péril la sécurité du mort ». Une petite phrase parmi de nombreuses qui viennent alléger le contexte, c’est ainsi tout au long du récit, pour ne pas sombrer dans le drame profond de cette période.

    Malgré cela, l’émotion prend le dessus dans une dernière partie où les mots tellement justes posent le point d’orgue d’une histoire dans laquelle de nombreux lecteurs auront trouvé une résonance.
    Je me suis littéralement régalée de l’écriture en « beau français » et du style, irrespectueux de la chronologie comme les souvenirs qui remontent et défilent, sans que l’on puisse en maîtriser le flux.

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