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Les attachants

Couverture du livre « Les attachants » de Rachel Corenblit aux éditions Rouergue
  • Date de parution :
  • Editeur : Rouergue
  • EAN : 9782812614361
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Durant une année, le quotidien d'une jeune enseignante de primaire, Emma, nommée dans d'un quartier populaire, confrontée à des enfants en grandes difficultés scolaire, affective, sociale. Elle s'attache notamment à Ryan, un garçon dont on va progressivement découvrir la maltraitance. Un roman... Voir plus

Durant une année, le quotidien d'une jeune enseignante de primaire, Emma, nommée dans d'un quartier populaire, confrontée à des enfants en grandes difficultés scolaire, affective, sociale. Elle s'attache notamment à Ryan, un garçon dont on va progressivement découvrir la maltraitance. Un roman d'une grande force, à la fois émouvant et politique, dans le meilleur sens du terme : quelle école et quelle société voulons-nous pour nos enfants ? Rachel Corenblit a été enseignante en primaire puis formatrice d'enseignants pendant dix-huit ans.  Elle s'est inspirée de son expérience professionnelle pour écrire ce roman.

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Articles (1)

Avis (5)

  • Emma est jeune enseignante et hérite bien entendu en début de carrière d'une classe dont personne ne veut. Elle se retrouve à l'école des Acacias, une école de douze classes, 300 élèves, dans un quartier défavorisé.

    "Une classe c'est comme un roman. Vingt-six histoires qui se combinent, qui...
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    Emma est jeune enseignante et hérite bien entendu en début de carrière d'une classe dont personne ne veut. Elle se retrouve à l'école des Acacias, une école de douze classes, 300 élèves, dans un quartier défavorisé.

    "Une classe c'est comme un roman. Vingt-six histoires qui se combinent, qui se heurtent, qui s'emboîtent. Cinq jours sur sept, de huit heures du matin jusqu'à la fin de l'après-midi, près de neuf mois dans une année, des histoires se tissent. Si l'on calcule le temps passé ensemble, on s'effraie de constater à quel point une classe absorbe les individus qui la constituent."

    Un roman, une fiction c'est pas si sûr que cela, l'auteure a été enseignante durant quinze ans puis formatrice d'enseignante. Elle nous présente une classe en milieu défavorisé. Elle rassemble certes beaucoup d'"attachiants", attachants, de chiants comme elle dit.

    On suivra en particulier l'histoire de Ryan dont les parents sont divorcés. Il arrive de Marseille en cours d'année. Il y a aussi Michel qui est mal dans sa peau, Lola dont la mère souffre d'un cancer et vit dans la misère à quatre dans un petit studio, Molly l'enfant maltraitée, Emir, une petite frappe au père redoutable, Allan livré à lui-même dont on ne s'occupe pas et d'autres destins malheureux.

    Emma essaiera d'établir le contact avec les parents démissionnaires. Elle ne comprendra pas toujours l'attitude de Aucalme, le directeur de l'établissement. Tous les deux feront de leur mieux avec les moyens dont ils disposent. Emma rencontrera Mathieu et nous contera en parallèle à tout cela sa vie sentimentale.

    Un regard sur notre société, sur le monde des enseignants,. Des doutes, des remises en question, de la difficulté mais aussi de la passion d'un métier ingrat donnant parfois des envies d'abandonner tout mais à d'autres moments de grandes joies et des petits moments de bonheur.

    Un très beau récit choc.

    Ma note : 8.5/10


    Les jolies phrases

    Le cadeau qu'on offre aux débutantes pleines d'enthousiasme et de zèle pour qu'elles comprennent que l'Education nationale était à l'image de la vie, un monde sans pitié où il fallait avant tout s'adapter. Pour qu'elles réalisent aussi que la vocation, c'était un mythe, un délire romantique, qu'il fallait vider de ses idéaux pour appréhender la substantifique moelle du métier : apprendre à survivre.

    On est pas là pour sauver la vie des gens, on ne peut pas changer les destins, on ne sert pas à grand- chose, finalement. Un caillou ne dévie pas le cours de la rivière et je suis quoi, moi, une caillasse, un galet, rien, et l'eau me passe dessus et les emporte, ces gosses, loin, sans que je puisse rien faire.


    Quand on essaie de se fixer quelque part et qu'on n'a pas de mari, pas d'enfant, pas de chat, rien qui compte dans les points du barème, on est sûr, en tant qu'enseignant débutant, de finir là où personne ne souhaite aller.

    Une classe, c'est comme un roman. Vingt-six histoires qui se combinent, qui se heurtent, qui s'emboîtent.

    A réfléchir sur la nécessité de vivre avec quelqu'un qu'on n'avait pas vraiment choisi. Qui s'était imposé et dont on aurait du mal à se débarrasser.

    Peut-être qu'elle voulait raconter à Emma comment c'était humiliant, de ne pas pouvoir aider son enfant, de la laisser se débrouiller dans une langue qu'elle ne possèdait pas. De ne pas être à la hauteur. Nos enfants nous dépassent, nos enfants nous enterrent, nos enfants nous survivent. Comment dit-on, en français, cette infinie tristesse de les contempler, de constater à quel point ils nous sont étrangers ?


    On pourrait sauver l'humanité rien qu'en sortant ces enfants des limites de leur territoire.

    https://nathavh49.blogspot.be/2017/09/les-attachants-rachel-corenblit.html

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  • Emma est une jeune institutrice débutante qui effectue sa rentrée à l’école des Acacias. Durant une année, on va suivre la jeune femme à travers son quotidien et partir à la rencontre de ses élèves qui sont, pour la plupart, issus de milieux défavorisés.

    Dans cette fiction, Rachel Corenblit...
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    Emma est une jeune institutrice débutante qui effectue sa rentrée à l’école des Acacias. Durant une année, on va suivre la jeune femme à travers son quotidien et partir à la rencontre de ses élèves qui sont, pour la plupart, issus de milieux défavorisés.

    Dans cette fiction, Rachel Corenblit puise dans son expérience d’enseignante pour nous dépeindre avec justesse la réalité de la profession avec ses bons et ses mauvais côtés. Un métier prenant qui a de nombreux impacts sur la vie personnelle de l’héroïne.

    J’ai particulièrement aimé les différents portraits des enfants de la classe de la jeune femme. Malgré les situations difficiles auxquelles Emma doit faire face au quotidien avec ses élèves, un lien affectif se crée inévitablement avec eux. Des gamins attachants qui m’ont touchée chacun à leur manière.

    J’ai passé un excellent moment avec cette lecture touchante qui explore avec réalisme les différentes facettes du métier d’enseignant.

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  • Lechoixdeslibraires.com

    Les Attachants est une chronique sur le métier d'instituteur à travers le récit d'Emma que l'on suit pendant sa première année comme titulaire. Cette année sera charnière dans sa «carrière» car elle va faillir lui faire abandonner le métier et dans sa vie de femme car elle va rencontrer le futur...
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    Les Attachants est une chronique sur le métier d'instituteur à travers le récit d'Emma que l'on suit pendant sa première année comme titulaire. Cette année sera charnière dans sa «carrière» car elle va faillir lui faire abandonner le métier et dans sa vie de femme car elle va rencontrer le futur père de son enfant.
    Enseigner, c'est la guerre, c'est ce qu'apprend Emma, qui après plusieurs années de remplacement, devient enfin titulaire à l'école des acacias, dans un quartier populaire de la région de Toulouse, dans un quartier populaire.

    Avec ce livre-ci, vous allez probablement être comme moi et passer du rire aux larmes, de la révolte à l'émotion pure. En tout cas, attendez-vous aux montagnes russes des sentiments !

    Alors lisez vite Les Attachants, partez à la rencontre d'Emma, l'instit rebelle, de monsieur Aucalme, le directeur de l'école avec qui elle s'engueule tout le temps, de Caïn, d'Emir et des autres. C'est un hommage à ce beau métier qu'est celui d'enseignant, quoiqu'on en dise. Un livre qui montre l'importance de la culture et son apprentissage, l'importance de l'école et comment elle est malmenée.

  • Ce roman est tout aussi attachants que les élèves de CM2 décrits par cette jeune institutrice. Rachel Corenblit a réussi a sublimer le roman de société pour montrer au plus juste et au plus prêt la quantité de bienveillance, de soutien et de détachement qui sont indispensables pour exercer le...
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    Ce roman est tout aussi attachants que les élèves de CM2 décrits par cette jeune institutrice. Rachel Corenblit a réussi a sublimer le roman de société pour montrer au plus juste et au plus prêt la quantité de bienveillance, de soutien et de détachement qui sont indispensables pour exercer le métier d'institutrice aujourd'hui.
    Cette classe à l'ecole des Acacias est le reflet d'une classe ordinaire aujourd'hui avec des élèves aussi durs, penibles, méchants qu'attachants, ce lien qui petit à petit se crée avec l'élève.
    A travers la force des sentiments liés à l'exercice du métier, le lecteur suit aussi l'impact sur la vie personnellle d'Emma, jeune adulte en construction.
    Rachel Corenblit ne lâche pas ses lecteurs en nous attachant aussi à la vie des différents personnages dix ans après cette fameuse année de CM2 à l'école des accacias. Une très belle lecture pour un vrai regard porté sur son temps.

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  • Madame Corenblit, page 183, vous prêtez à votre lecteur l'idée que l'écrivain a dans ce livre « … mélangé la réalité avec sa drôle d'imagination qui lui fait raconter des trucs tordus pour donner des peurs rétrospectives aux lecteurs tranquilles qui essaient de vivre mieux que les personnages...
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    Madame Corenblit, page 183, vous prêtez à votre lecteur l'idée que l'écrivain a dans ce livre « … mélangé la réalité avec sa drôle d'imagination qui lui fait raconter des trucs tordus pour donner des peurs rétrospectives aux lecteurs tranquilles qui essaient de vivre mieux que les personnages perdus des romans qu'on veut bien leur proposer. »
    Eh bien, sachez, Madame, qu'à aucun moment, je ne me suis dit : tiens, n'importe quoi, elle veut nous faire peur celle-ci, rien à voir avec la réalité de l'école tout ça, encore une alarmiste, une râleuse comme il y en a tant dans ce milieu, une qui est toujours dans la rue les jours de grève, une qui veut encore révolutionner le système, une qui..., une qui..., une qui…
    Non, hélas, de tout coeur, j'aurais préféré ne pas croire à ce que vous racontez, ranger le livre sur l'étagère des « romans » et passer rapidement à autre chose…
    Mais, dans quelques jours, Madame Corenblit, ce sera ma 29ème rentrée, certes pas à l'école primaire mais au collège et croyez-moi, des Ryan, des Michel, des Dimitri, des Myriam, mes collègues et moi les avons devant nous chaque année, comme vous les décrivez et nous les accueillons comme ils sont, nous donnant corps et âme pour qu'ils aient le plaisir d'être en classe, pour qu'ils viennent à l'école avec le sourire, qu'ils en repartent avec une autre façon de voir le monde et nous l'espérons, le coeur plein de confiance en l'avenir.
    C'est pourquoi, Madame Corenblit, j'ai trouvé votre livre magnifique, très juste et nécessaire. Je ne vous cache pas qu'il m'a beaucoup touchée. Parfois j'ai dû m'arrêter dans ma lecture tellement je sentais l'émotion me gagner.
    Merci de rappeler à ceux qui ne travaillent pas dans l'Éducation Nationale ce qu'est l'école aujourd'hui, les difficultés que l'on rencontre en tant qu'enseignant et notamment jeune enseignant, trimbalé à droite à gauche, sur plusieurs écoles à la fois, à des kilomètres de distance, placé sans aucune expérience devant des enfants cabossés par la vie et usés par les écrans, mal formé, mal considéré, très peu reconnu ou respecté, démuni face à un sentiment d'absurdité et de perte du bon sens, dans l'obligation d'appliquer des réformes ou des méthodes d'apprentissage dont l'efficacité reste à prouver, soumis à une terminologie ridicule et absconse ou à des sigles indéchiffrables, accablé par l'accumulation de tableaux ou paperasses inutiles à remplir - comme si c'était ça l'essentiel du métier -, luttant contre des rythmes scolaires insensés, pleurant après des horaires « peaux de chagrin » (quatre heures, ma bonne dame, quatre pauvres petites heures par semaine en troisième pour enseigner le français, à savoir, la compréhension de texte, la grammaire, l'expression écrite et orale, l'orthographe, la conjugaison, le vocabulaire et si possible un peu de lecture de l'image ou de l'analyse filmique si on a le temps…) et malgré tout, se battant coûte que coûte, montant des projets en veux-tu en voilà, retravaillant les cours parce que Dimitri n'a rien compris ou que Myriam n'a visiblement pas été intéressée, rencontrant des parents fatigués, dépassés parce que les modes de vie ont en quelques années beaucoup changé et qu'ils n'y comprennent plus rien, et nous, à dire vrai, pas beaucoup plus et pourtant, on est là, on ne lâche pas, on réexplique que les écrans doivent être éteints le soir, les portables posés dans l'entrée, on rappelle qu'une demi-heure de lecture avant de se coucher, c'est pas mal, que travailler dans le silence, c'est mieux, que dormir au moins huit heures par nuit permet de ne pas s'effondrer sur sa table le lendemain en classe...
    Pour toutes ces raisons, Madame Corenblit, j'ai beaucoup aimé votre livre, votre personnage, Emma, professeur des écoles, qui s'accroche, qui en veut, qui résiste et essaie de comprendre. Une Emma « Antigone », entière, intransigeante, refusant les misérables compromis, prête à rentrer dans le lard de ceux qui disent que ça ira, que c'est pas terrible mais bon, on fera avec…
    J'ai aussi trouvé très juste le personnage du directeur, monsieur Aucalme, qui fait ce qu'il peut, le pauvre homme, et qui visiblement, à la fin, n'en peut plus. Je l'ai aimé parce qu'il est très humain, il ne veut pas faire de vagues (d'ailleurs Emma le traite de « lâche »), il essaie d'arranger les choses mais il s'use et la scène finale de son départ à la retraite, toute en retenue, est magnifique .
    Non, la réalité n'est pas simple, oui, il faut se battre, pour eux, j'allais dire malgré eux, parce que plus tard, ils seront les premiers à courir vers nous, comme vous le dites si bien dans le livre, en nous appelant par notre nom, redevenant soudain l'enfant ou l'adolescent qu'ils étaient, nous avouant, un peu essoufflés, les joues rosées, un vaste sourire aux lèvres, à quel point l'exposé sur tel bouquin, le poème qu'ils avaient écrit puis lu devant la classe ou le rôle qu'ils tenaient dans telle pièce de théâtre, ils ne l'ont jamais oublié - et ça, c'est du vécu et rien que pour ça, ça vaut le coup !
    Merci Madame Corenblit d'avoir mis toutes ces choses, les belles et les moins belles, dans ce magnifique livre plein de désespoir, de joie, de violence, de poésie, d'humour et de rire.
    A coup sûr, je penserai à vous lundi lorsque je me retrouverai devant mes futurs « attachiants », heu, pardon, attachants !

    Lireaulit : http://lireaulit.blogspot.fr/

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