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L'enfant qui

Couverture du livre « L'enfant qui » de Jeanne Benameur aux éditions Actes Sud
  • Date de parution :
  • Editeur : Actes Sud
  • EAN : 9782330078980
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Dans l'absence laissée par la disparition inexpliquée de sa mère, un enfant, son père et sa grand-mère partent chacun à la reconquête de leur place et de leur présence au monde.
Dix-sept ans après le choc des Demeurées, Jeanne Benameur, fidèle aux âmes nues, pose avec L'Enfant qui, texte... Voir plus

Dans l'absence laissée par la disparition inexpliquée de sa mère, un enfant, son père et sa grand-mère partent chacun à la reconquête de leur place et de leur présence au monde.
Dix-sept ans après le choc des Demeurées, Jeanne Benameur, fidèle aux âmes nues, pose avec L'Enfant qui, texte talisman, une nouvelle pierre sur le chemin le plus juste vers la liberté.

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Avis (7)

  • Un beau conte poétique, triste, lancinant
    L’enfant ne parle pas
    Il est seul
    Il marche beaucoup
    Sa mère, une gitane à la jupe rouge fanée est partie
    Il vit avec son père menuisier et sa grand-mère
    Qui parle à l’enfant ?
    Qui est ce « nous » ?
    L’enfant est-il un garçon ou une fille ?
    Peu...
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    Un beau conte poétique, triste, lancinant
    L’enfant ne parle pas
    Il est seul
    Il marche beaucoup
    Sa mère, une gitane à la jupe rouge fanée est partie
    Il vit avec son père menuisier et sa grand-mère
    Qui parle à l’enfant ?
    Qui est ce « nous » ?
    L’enfant est-il un garçon ou une fille ?
    Peu importe
    La magie opère et on se laisse embarquer par ces phrases plus belles les unes que les autres dans un monde où l’imaginaire est maître.
    La nature et le corps sont complices pour aider l’enfant à s’inventer.
    Jeanne Benameur est une magicienne des mots et des personnages.

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  • Il m’a plu, cet enfant qui a perdu sa mère, cet enfant qui a vu son père n’utiliser que ses poings, cet enfant qui part en foret retrouver les mots de sa mère.

    Comme souvent, Jeanne Benameur sait faire naître des images et des sensations avec peu de mots choisis. Sans en dire trop, jamais, de...
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    Il m’a plu, cet enfant qui a perdu sa mère, cet enfant qui a vu son père n’utiliser que ses poings, cet enfant qui part en foret retrouver les mots de sa mère.

    Comme souvent, Jeanne Benameur sait faire naître des images et des sensations avec peu de mots choisis. Sans en dire trop, jamais, de façon à nous laisser ressentir son texte.

    J’ai aimé suivre l’enfant, mais aussi son père par cette journée particulière, et sa grand-mère. Chacun, à leur façon, trouveront leur voie pour sortir du chagrin.

    Plonger dans un roman de cette auteure, c’est passer un moment de lecture hors du temps, dans un monde qui est le notre, mais pas tout à fait non plus. Il s’en dégage une certaine poésie.

    Une belle réflexion sur la mort et les êtres disparus qui nous sont chers.

    L’image que je retiendrai :

    Celle de la jupe rouge délavée de la mère de l’enfant ; et ses bracelets de perles.

    http://alexmotamots.fr/lenfant-qui-jeanne-benameur/

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  • Trois solitudes dans une même maison abandonnée par une femme à la robe rouge fanée. Trois façons de vivre l'absence et de trouver peut-être la force de s'en libérer. Le petit garçon arpente la forêt, y découvrant les secrets qui font grandir. L'homme se détourne de son chemin habituel et en...
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    Trois solitudes dans une même maison abandonnée par une femme à la robe rouge fanée. Trois façons de vivre l'absence et de trouver peut-être la force de s'en libérer. Le petit garçon arpente la forêt, y découvrant les secrets qui font grandir. L'homme se détourne de son chemin habituel et en acceptant les désirs de son corps tente de s'affranchir de la violence des souvenirs. La vieille femme fait le tour du village pour réunir la nourriture nécessaire à ce qui aurait pu être une famille et tisse passé et présent pour que les histoires individuelles et familiales prennent sens.

    C'est le premier roman de Jeanne Benameur auquel je n'ai pas entièrement adhéré. Bien sûr, j'ai retrouvé avec bonheur cette écriture extraordinaire qui semble extraire des morceaux de réel pour en polir chaque facette comme l'on ferait d'un diamant avant de les agencer de manière signifiante dans une fiction toujours surprenante. Mais cette fois la magie n'a pas complètement opéré. J'ai eu des difficultés à parfois simplement comprendre les images nées de cette force poétique. Le dénouement m'a apporté quelques pistes d'interprétation mais l'ensemble m'est resté assez impénétrable. Sans doute ne me suis-je pas suffisamment abandonnée à la grâce de l'écriture ?

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  • Lechoixdeslibraires.com

    Fruit désiré d'un menuisier et d'une gitane, l'enfant cherche sa place dans le monde depuis que sa mère est partie. Comme son père, il apprend peu à peu à apprivoiser cette liberté que sa mère lui a léguée, ce désir de marche et d'espace. Dans une langue poétique et terrienne tout à la fois,...
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    Fruit désiré d'un menuisier et d'une gitane, l'enfant cherche sa place dans le monde depuis que sa mère est partie. Comme son père, il apprend peu à peu à apprivoiser cette liberté que sa mère lui a léguée, ce désir de marche et d'espace. Dans une langue poétique et terrienne tout à la fois, Jeanne Benameur fait revivre l'absente impossible, celle qui a ouvert l'espace de ceux qu'elle a côtoyés sans pour autant les guérir de leurs peurs.

  • Trois personnages racontent à tour de rôle : l'enfant, le père, la grand-mère, plus la narratrice avec son talent d'écriture d'une poésie incroyable, "L'enfant qui" est un roman/nouvelle dans lequel on plonge avec grâce et émotion. La présence de la mère, point commune entre les trois...
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    Trois personnages racontent à tour de rôle : l'enfant, le père, la grand-mère, plus la narratrice avec son talent d'écriture d'une poésie incroyable, "L'enfant qui" est un roman/nouvelle dans lequel on plonge avec grâce et émotion. La présence de la mère, point commune entre les trois personnages, est très vive du début à la fin, avec ses mystères, ses questionnements. Je suis un peu restée sur ma faim, j'ai tellement entendu parler de la belle écriture de Jeanne Benameur, que je vais de ce pas me procurer d'autres romans pour faire durer le plaisir.

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  • http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/06/lenfant-qui-de-jeanne-benameur.html

    " Tant que les mères marchent auprès de nous, nous n'avons pas à nous soucier de la route. Nous marchons dans l'innocence de notre propre pas. Toi, cette innocence, tu l'as perdue très tôt. C'est peut-être cela,...
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    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/06/lenfant-qui-de-jeanne-benameur.html

    " Tant que les mères marchent auprès de nous, nous n'avons pas à nous soucier de la route. Nous marchons dans l'innocence de notre propre pas. Toi, cette innocence, tu l'as perdue très tôt. C'est peut-être cela, un destin. "

    Il y a trois personnages dans ce roman :

    Un enfant qui, depuis que sa mère est partie, éprouve le besoin de s'enfuir dans la forêt accompagné d'un chien que personne ne voit, qui n'est là que pour lui. Il va là où sa mère l'amenait, là où il la revoit danser pieds nus, là où il se souvient du tournoiement de sa robe rouge.
    Il fuit tout ce qui est trop lourd chez lui, qui l'empêche de vivre et, dans cette forêt où il est en parfaite communion avec la nature et ses bruits, il chante pour se libérer des cris et des silences qui l'entourent dans sa maison, pour fuir ce monde où il ne trouve pas sa place.

    Le père, menuisier du village, qui s'étourdit entre son travail et l'alcool au café du village depuis le départ de sa femme, partie en lui laissant juste un dessin.
    Il revit la rencontre avec cette femme qu'il n'a pas su garder, une femme du voyage, une vagabonde qui lui a lu un jour les lignes de la main sur un marché. C'était la première fois qu'il était touché par une main de femme depuis la mort de sa fiancée. Submergé par le désir, il l'a ramenée chez lui. "Il ne l'avait pas choisie. Juste voulue."
    Mais leur vie sera ponctuée des cris du père que les mots venus d'ailleurs de la mère rendent fou. La mère, quant à elle, se refugie dans le silence et la tristesse. "Tu es né comme ça. Arraché aux cris de ton père et au silence de ta mère. Tu as appris dans le ventre de ta mère la violence de vivre."
    Maintenant il survit entre une fiancée morte et la mère de son enfant disparue.

    La grand-mère qui fait le tour des fermes avoisinantes pour s'approvisionner, qui observe, elle qui n'aimait pas cette femme, cette étrangère que son fils avait ramenée à la maison.

    "On ne sait jamais comment alléger la tristesse des mères qui disparaissent. La tristesse, elle, ne disparait pas."

    Ce récit est une sorte de conte ou de rêverie qui parle de l'absence, du manque, de la liberté, de la peur qui empêche de vivre...
    Un narrateur non identifié mais qui s'avère à la fin être une narratrice s'adresse à l'enfant avec un "tu" protecteur, il fait de très brèves apparitions au côté de l'enfant "Je me rassure de la présence du chien près de toi"
    J'ai adoré retrouver l'écriture de Jeanne Benameur, envoûtante, poétique, délicate qui crée une atmosphère fascinante. J'ai eu envie de surligner des phrases presque à chaque page. En seulement 128 pages très denses Jeanne Benameur nous livre un texte bouleversant.

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  • Un livre de Jeanne Benameur trônait déjà dans ma bibliothèque. Mais mon planning de lecture surchargé ne m’avait pas permis d’aller à la rencontre de cette auteure dont beaucoup de lecteurs vantaient la plume d’exception. J’ai profité de la venue de ce petit « L’enfant qui » pour enfin remédier...
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    Un livre de Jeanne Benameur trônait déjà dans ma bibliothèque. Mais mon planning de lecture surchargé ne m’avait pas permis d’aller à la rencontre de cette auteure dont beaucoup de lecteurs vantaient la plume d’exception. J’ai profité de la venue de ce petit « L’enfant qui » pour enfin remédier à cette lacune.

    Au vu de la taille de l’ouvrage, je ne m’attendais pas à un scénario poussé ou à des héros approfondis. Et en effet, la qualité première de ce texte se trouve dans le contenu même des phrases. L’écriture de Jeanne Benameur est d’une grande beauté. La poésie est présente dans toutes les tournures. Chaque paragraphe apporte son lot de magie et permet de dégager des sentiments. Emporté par ce phrasé, le lecteur est happé par les émotions des protagonistes. On ressent alors avec force le manque et la tristesse qu’entraîne l’absence d’un être cher. On habite les personnages et on vit avec eux tous leurs troubles et leurs questionnements.

    Le style littéraire de Jeanne Benameur est assurément à découvrir parce qu’il dégage un lyrisme envoutant. J’ai pris beaucoup de plaisir à entrer dans son monde imaginaire et à m’émerveiller devant l’élégance de son écriture. Je reprocherais simplement à cet ouvrage son format trop court à mon avis. Même si on peut parfois concentrer un récit puissant dans peu de pages, il manque à celui-ci un brin de densité pour marquer les esprits.

    Ma première expérience avec cette auteure restera comme une friandise poétique qui explose en bouche mais dont le goût ne dure pas assez longtemps. D’autres lectures de son œuvre seront donc nécessaires afin confirmer la belle sensation que m’a procuré brièvement cet écrit.

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