L'enfant-mouche

Couverture du livre « L'enfant-mouche » de Philippe Pollet-Villard aux éditions Flammarion
  • Date de parution :
  • Editeur : Flammarion
  • EAN : 9782081284722
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Le portrait de Marie, une petite orpheline sous l'Occupation, qui vit dans un petit village en Champagne. Le quotidien est fait de bassesse et de violence. Trop jeune, elle doit apprendre à être une adulte. Lorsqu'elle s'aventure du côté allemand, elle découvre un tout autre monde. Inspiré de... Voir plus

Le portrait de Marie, une petite orpheline sous l'Occupation, qui vit dans un petit village en Champagne. Le quotidien est fait de bassesse et de violence. Trop jeune, elle doit apprendre à être une adulte. Lorsqu'elle s'aventure du côté allemand, elle découvre un tout autre monde. Inspiré de l'histoire familiale de l'auteur.

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  • Voilà un récit de la Rentrée Littéraire 2017 que vous ne lâcherez pas une fois ouvert car on est embarqué très vite dans l'histoire, la petite histoire dans la grande histoire de la deuxième guerre mondiale, en France, à Casablanca, Paris puis Courcy dans l'Est de la France.
    L'auteur s'est...
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    Voilà un récit de la Rentrée Littéraire 2017 que vous ne lâcherez pas une fois ouvert car on est embarqué très vite dans l'histoire, la petite histoire dans la grande histoire de la deuxième guerre mondiale, en France, à Casablanca, Paris puis Courcy dans l'Est de la France.
    L'auteur s'est inspiré d'une histoire que sa mère lui racontait. Il s'est rendu dans le village de Courcy où les gens se souviennent de cette gamine dont on se méfiait : pourquoi était-elle là ? Juive ? Et cette femme qui l'accompagnait ? On les tenait à l'écart, ne leur donnant même pas de quoi survivre alors que la femme était malade.
    Mais ce qui frappe avant tout l'enfant, c'est le regard noir de ces dames. Des pupilles qui vous fixent telles deux billes de plomb engagées dans le barillet d'une arme de chair.
    Certains personnages ont existé : Toinette et Matesson (mais pas leur fils Gaston) et il a par inventé les personnages du passé de Anne Angèle.
    C'est une épopée : celle d'une enfant, Marie, sortie d'un orphelinat par une femme Anne Angèle, infirmière à Casablanca, la soixantaine, qui pense trouver là une façon d'avoir un revenu mais aussi parce que sa soeur décédée récemment s'occupait de l'avenir de cette enfant. Pourquoi ?
    Anne-Angèle et Marie vont devoir cohabiter mais on ne ressent pas une réelle affection entre les deux personnages, Marie étant d'ailleurs livrée à elle-même par la maladie d'Anne-Angèle et cette enfant d'une douzaine d'années, observatrice, curieuse va devoir découvrir les aléas de la vie, de la guerre, de ces différents protagonistes toute seule.
    Anne-Angèle est une femme de principe, droite et assez directive qui n'a jamais dans sa vie voulu assumer ses sentiments, les vivre jusqu'au bout.
    Toinette, la "pute" comme disent les gens du village, est la seule personne qui accueillera Marie, lui donnera un peu de douceur, d'affection, de dialogues sur la vie et de ..... la nourriture et puis il y a Gaston, que Marie aime comme une deuxième mère. Pour elle c'est l'image d'une famille mais d'une famille étrange, où les rôles et les règles sont différentes.
    Et puis la guerre et les hommes en temps de guerre, les différents camps, les ennemis, les résistants, les horreurs et les règlements de compte, les abus de certains, etceux qui sont sortis diminués du précédent conflit, Marie va traverser tout cela avec parfois inconscience et innocence mais au fur et à mesure avec lucidité, pesant le pour et le contre. Car elle le sait : sa vie et celle de sa tutrice ne tient qu'à peu de chose....
    Méfie toi des hommes, Marie, surtout quand il leur prend des envies d'héroïsme. Dans ces moments là, ils se regardent comme s'ils étaient des acteurs de cinéma. Et dans ces petits films sordides qu'ils se font dans leur tête, nous les femmes, n'avons pas d'autre choix que de faire semblant de les trouver formidables et d'applaudir : avant de les ramasser tout cassés à la fin....
    Elle finira par choisir un camp, celui où le risque est le moins grand pour elle, peut être aussi parce que finalement c'est là qu'elle a trouvé un peu de chaleur, d'humanité. Elle en sortira un peu plus forte, plus adulte sûrement mais avec aussi beaucoup de désillusions.
    Elle voit, elle entend et elle essaie de comprendre tout cela mais avec ses mots, avec ce qu'elle imagine et interprète. Elle ressent le bien, le mal et prend l'amour là où il se trouve. Car sa première mission : survivre.... A tout prix, qu'importe les moyens elle se doit de faire face. Résister, trouver de l'aide alors que tout le village les tient à l'écart, les juge.
    Marie, je t'en supplie, ne joue pas le jeu des hommes..... Souviens-toi qu'ils deviennent des crapules quand les choses tournent mal... et que c'est nous (les femmes) qui paierons à la fin de la guerre. Seulement nous. Toujours ! Toujours ! Tu m'entends ?
    Une écriture fluide, un auteur très attaché à la nature et au monde rural, à la dureté d'une région et d'une occupation en temps de guerre. Les petits arrangements, les magouilles, les destins balayés par la précédente guerre ou par les événements, les figures caricaturales d'un petit bourg de province. Oui il y a tout cela, on l'a déjà lu .... mais c'est tellement bien raconté que l'on s'en moque et ce qui compte c'est le destin de cette enfant-mouche. C'était sûrement cela, dans nos campagnes et nos villes. Il y a tellement eu de personnes jetées sur les chemins et encore de nos jours : comment les accueille-t-on, les juge-t-on sans les connaître....

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  • Me voici tellement et touchée par ce roman puissant, cette incroyable déclaration d'amour filial.
    Portrait de marie, petite orpheline sous l'Occupation, recueillie par Anne-Angèle, tante fictive forçée par le destin d'honorer la dette de sa soeur décédée.
    Après un court séjour parisien, la...
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    Me voici tellement et touchée par ce roman puissant, cette incroyable déclaration d'amour filial.
    Portrait de marie, petite orpheline sous l'Occupation, recueillie par Anne-Angèle, tante fictive forçée par le destin d'honorer la dette de sa soeur décédée.
    Après un court séjour parisien, la femme et l'enfant s'installeront en Champagne.
    Dans ce petit village de province, la population aura bien du mal à les accepter et les mettra tout simplemnet à l'écart.marie devra soigner et nourrir sa tante tombée malade et perdant la vue.Pour survivre, dans ce monde rural incroyablement cruel et violent, la petite n'aura d'autre choix que de se rapprocher du camp allemand.Un monde nouveau s'ouvrira à elle et marie deviendra alors l'enfant-mouche.
    Ce roman m'a émue car l'histoire s'inspire de celle de la propre famille de l'auteur,émue aussi de redécouvrir cette sombre période de l'histoire, cette guerre vécue à travers les yeux d'une enfant lumineuse dont la seule préoccupation est de ne pas mourir de faim.
    le livre est formée chapitres courts comme succession de petits récits.L'écriture au présent donne une force, une vivacité au récit, écriture teintée d'humour dans un monde barbare où atmosphère et relations humaines sont si sombres.
    On ressent l'amour de l'auteur pour la nature, lorsque celui-ci nous emporte dans la forêt.En effet, un monde magique s'ouvre à nous lecteurs , lors de la découverte de la petite maison de Toinette.La faune et la flore y sont décrites comme dans un conte, on en oublierait presque les horreurs de la guerre durant quelques lignes mais un événement comme un coup de poing, nous replonge dans le quotidien terrifiant de l'enfant-mouche.
    Ce roman est une ode à la tolérance, à la compassion.
    Un livre qui jamais ne condamne ou se permet de poser un jugement sur cette humanité qui parfois montre faiblesse,lâcheté, égoisme et jalousie face à cette petite marie si courageuse, intelligente et déjà si mûre.
    Petite fille dont les besoins de manger, d'être aimée, d'appartenir à une famille et de se faire pardonner sont finalement les besoins légitimes liés à l'enfance , à l'être humain.
    Ne passez pas ä côté de ce livre !!

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  • Tout commence au Maroc, Anne-Angèle, une jeune femme, française, y est infirmière. Alors qu’elle soigne un patient, elle apprend par télégramme que sa soeur, Mathilde, est dans le coma suite à un accident. Il profite de ce moment de désarroi pour la mordre. Il est malade de la syphilis, une...
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    Tout commence au Maroc, Anne-Angèle, une jeune femme, française, y est infirmière. Alors qu’elle soigne un patient, elle apprend par télégramme que sa soeur, Mathilde, est dans le coma suite à un accident. Il profite de ce moment de désarroi pour la mordre. Il est malade de la syphilis, une maladie du sang. Mathilde décède. Marie-Angèle découvre à Paris les secrets de sa cadette, notamment un contrat passé pour l’accueil d’une enfant, Marie, de l'Assistance Publique. Elle décide de prendre la relève de sa soeur et de l’honorer, coûte que coûte. Elle abandonne son pays d’adoption et voue toute son attention à la petite, tout ça sur fond de seconde guerre mondiale. Alors que l’histoire aurait pu rester banale, elle devient une épopée romanesque pleine de rebondissements.

    Ce roman est inspiré de l’histoire familiale de l’auteur, Philippe POLLET-VILLARD, il retrace la vie d'une enfant qui va devoir prendre son destin en main pour assurer sa survie et celle de sa mère adoptive. Dans l'impossibilité de vivre plus longtemps dans la capitale, elles quittent Paris pour la Champagne et s'installent dans le petit village de Courcy. Marie va devoir prendre très vite des responsabilités en temps normal dédiées aux adultes, elle va vivre de péripétie en aventure jusqu'à flirter avec le camp allemand. C'est un véritable page-turner.

    Il évoque les expatriés en terre colonisée, le sort des hommes et des femmes vivant sous la pression Française, et puis, subitement, les camps sont inversés, la France est occupée et là, c'est au tour de l'occupant de fixer les règles du jeu.

    Philippe POLLET-VILLARD fait la part belle aux femmes dans ce roman, des femmes qui n'ont eu qu'elles sur qui se reposer, des femmes éprises de liberté qui souhaitent choisir de leur sort, quitte à en payer le prix fort. Marie évolue entre une femme de principe et une "pute".

    Quant aux hommes, ils jouent avec le pouvoir, c'est à celui qui sera le plus fort et en de conflit, paradoxalement, les risques sont plus élevés.

    Je ne connaissais pas encore l’écriture de Philippe POLLET-VILLARD. Il nous livre un roman empreint d’humanité, fluide et dont j’ai tourné les pages avec avidité, j’avais très envie d’en connaître le dénouement.

    http://tlivrestarts.over-blog.com/2017/12/l-enfant-mouche-de-philippe-pollet-villard.html

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  • terminée]...toute chamboulée par la lecture de cette histoire....
    Si vous cherchez un livre que l’on ne peut pas lâcher, « l’enfant-mouche » vous ouvre ses bras. Venez suivre l’épopée de Marie et vous découvrirez alors un récit sensible et poétique....
    Nous sommes en 1944, Marie est orpheline...
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    terminée]...toute chamboulée par la lecture de cette histoire....
    Si vous cherchez un livre que l’on ne peut pas lâcher, « l’enfant-mouche » vous ouvre ses bras. Venez suivre l’épopée de Marie et vous découvrirez alors un récit sensible et poétique....
    Nous sommes en 1944, Marie est orpheline et a été balloté entre familles d’accueil et foyers jusqu’à l’arrivée de Anne Angèle, vieille infirmière vivant à Casablanca qui par un concours de circonstance va la prendre en charge. C’est la rencontre de deux solitudes qui ne se sont pas choisies. L’horizon pourrait s’éclaircir pour cette enfant mais voilà nous sommes en temps de guerre et il faut fuir Paris. Elles partent se réfugier en Champagne et toute la laideur de l’âme humaine va les accompagner dans cette campagne française occupée par les Allemands. Très vite Anne Angèle tombe gravement malade et l’enfant va devoir se débrouiller seule pour se nourrir, pour vivre coûte que coûte.

    Avec son innocence et l’inconscience de l’enfance, elle se retrouve à survivre entre occupants et résistants. Perdue et affamée, les enjeux de cette guerre et l’idéologie des uns et des autres n’a guère de sens pour elle.

    Philippe Pollet-Villard est un véritable raconteur d’histoires et j’ai été accrochée aux pages comme si tout se déroulait sous mes yeux avec l’envie constante de savoir comment Marie allait faire pour s’en sortir.

    Le récit d’un destin cruel, porté par une écriture délicate qui ne sombre jamais dans le larmoyant et le pathos, pour un très beau moment de lecture.

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  • Avril 1944, Anne-Angèle, 60 ans, exerce comme infirmière dans un dispensaire à Casablanca. Un syphilitique rendu fou par sa maladie la mord sauvagement. Anne-Angèle doit se rendre, à Paris, au chevet de sa soeur Mathilde qui est dans le coma suite à un accident. Mathilde décède et Anne-Angèle se...
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    Avril 1944, Anne-Angèle, 60 ans, exerce comme infirmière dans un dispensaire à Casablanca. Un syphilitique rendu fou par sa maladie la mord sauvagement. Anne-Angèle doit se rendre, à Paris, au chevet de sa soeur Mathilde qui est dans le coma suite à un accident. Mathilde décède et Anne-Angèle se trouve dans l'obligation de tenir la promesse de sa jeune soeur de récupérer Marie une enfant renfermée et instable placée dans un orphelinat par sa mère artiste dans un cabaret qui propose des spectacles salaces. Elle s'installe comme dame de compagnie chez une vieillard, ancien fonctionnaire du ministère de la justice. Marie qui est parfaitement éduquée, grâce à sa mémoire prodigieuse fait rapidement des progrès. Après avoir fuit Paris occupé, Anne -Angèle et Marie se retrouve dans un cabinet infirmier à l'abandon en Champagne, dans un village peuplé d'alambics humains. Anne- Angêle ressent les premiers symptômes de la syphilis, une main qui se paralyse, la vue qui baisse, la fièvre, les hallucinations. Marie va devoir se débrouiller seule pour survivre face à l'animosité des habitants et la proximité d'une base allemande.

    L'histoire d'une petite fille qui reste des heures devant la fenêtre à attraper des mouches, une enfant mouche donc qui va devoir survivre à tout prix dans une époque, dans un village, dans une famille et dans une vie où tout est sordide. Une écriture fluide pour un récit pas banal dans lequel on se laisse vite entraîner. L'occupation,le marché noir, le troc, la faim , la collaboration avec les allemands, la résistance, la libération, les représailles, Marie,la petite mouche,va tout traverser avec un seul but trouver de quoi subsister. La guerre vécue à travers les yeux d'une enfant ballottée, écorchée qui va mûrir trop vite, et qui va pouvoir compter que sur elle-même pour s'en sortir. L'auteur nous propose un personnage lumineux au milieu d'une époque sombre où les côtés les plus obscurs de l'humanité se révèlent.

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  • http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/12/lenfant-mouche-de-philippe-pollet.html

    Nous sommes en 1944 à Casablanca, Anne-Angèle est infirmière dans un dispensaire. Un jour, elle apprend la mort de sa sœur Mathilde à Paris. Arrivée dans la capitale pour s'occuper des obsèques, elle découvre...
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    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/12/lenfant-mouche-de-philippe-pollet.html

    Nous sommes en 1944 à Casablanca, Anne-Angèle est infirmière dans un dispensaire. Un jour, elle apprend la mort de sa sœur Mathilde à Paris. Arrivée dans la capitale pour s'occuper des obsèques, elle découvre par le biais d'une lettre que Mathilde s'était engagée à adopter Marie, une fillette de douze ans contre une certaine somme d'argent. Marie serait la fille d'une strip-teaseuse d'un cabaret. Anne-Angèle et Mathilde ayant été elles-même élevées en orphelinat, elle décide de tenir les engagements de sa défunte sœur. D'abord hébergées dans les beaux quartiers de Paris chez l'ancien officier qui employait Mathilde, Anne-Angèle et Marie sont contraintes de quitter Paris pour rejoindre un village près de Reims où l'infirmière va restaurer un dispensaire.

    Anne-Angèle et Marie vont vivre dans un taudis, subir le froid et la faim. Très vite Marie quitte l'école et se débrouille comme elle peut. Intelligente et ingénieuse elle ne manque pas d'idées mais il lui faut aussi parfois se résoudre à mendier. La vie va devenir encore plus difficile pour elle quand Anne-Angèle, qu'elle appelle sa tante, tombe malade. Mordue par un malade atteint de la syphilis à Casablanca, l'infirmière développe la maladie, devient aveugle et sombre dans la folie. Marie doit trouver les moyens de leur survie tout en s'occupant de sa tante.

    L'histoire se passe dans un village à la campagne, Marie et sa tante feront l'objet de réactions de rejet de la part des villageois qui manifesteront envers elle de la mesquinerie, de la violence voire de la haine lorsque Marie se rapprochera des allemands.

    Sans jamais tomber dans le misérabilisme, Philippe Pollet-Villard nous dresse le portrait de deux femmes inoubliables. Marie est une fillette élevée à la rude sans affection qui croit en son avenir et ne se décourage jamais, elle est touchante dans son désir de trouver une famille auprès du couple improbable formé par Toinette et son mari qui vivent dans une cabane dans la forêt ou auprès de sa chatte Paillassonne. Touchante également dans l'avenir qu'elle s'invente avec Hans le soldat allemand. J'ai aimé cette petite fille astucieuse et pleine de ressources, j'ai aimé son attachement à celle qu'elle appelle sa tante dont elle prend soin quand elle devient très malade.
    Dans ce récit, au travers de multiples anecdotes l'auteur met parfaitement en lumière l'atmosphère de guerre en zone occupée à la campagne et le racisme ordinaire des villageois. Ce roman ne se lâche plus une fois commencé, le récit chronologique écrit d'une plume alerte et très fluide est passionnant sans une ligne de trop. Il nous fait vivre la guerre à hauteur d'enfant et même si l'ambiance est faite de noirceur l'auteur parvient à rendre le récit lumineux et parfois drôle.
    La lecture de ce roman est d'autant plus émouvante que l'histoire est inspirée de la vie de la mère de Philippe Pollet-Villard. Une fois le roman refermé, je me suis mise à rêver d'une suite pour connaitre la suite de la vie de la petite Marie, l'enfant mouche...
    Voilà un roman dont on aurait du plus parler dans la rentrée littéraire de septembre...

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  • Marie la mouche qui virevolte au milieu d'une guerre qui s'éternise, qui se retrouve au chevet d'Anne-Angèle, ex-infirmière à Casablanca qui se fait passer pour sa tante et la sort de l'orphelinat pour l'emmener à l'abri dans un patelin paumé de la Marne, en bordure d'un camp militaire...
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    Marie la mouche qui virevolte au milieu d'une guerre qui s'éternise, qui se retrouve au chevet d'Anne-Angèle, ex-infirmière à Casablanca qui se fait passer pour sa tante et la sort de l'orphelinat pour l'emmener à l'abri dans un patelin paumé de la Marne, en bordure d'un camp militaire allemand.

    Marie la mouche qui apprend que les adultes ne sont pas toujours fiables : d'Anne-Angèle qui délire sous l'emprise de la syphillis au garde-forestier qui l'utilise pour voler du carburant aux boches, de Hans au docteur très intéressée par les petites filles...

    Marie la mouche qui découvre que le monde ne tourne pas rond, que les gens oscillent dangereusement du côté de la fourberie et des bassesses, lâches et profiteurs, égoïstes et cruels...

    Drôle de roman !

    Quand a à la manière d'un conte, l'auteur dessine le portrait d'un village écrasé par la veulerie, où on ne donne rien à manger à une enfant "étrangère" qui crève la faim, un village où la misère sociale n'est pas la seule caractéristique, une gamine qui doit survivre, qui finalement trouve presque plus d'humanité à l'ennemi qu'auprès des siens.

    Et pourtant, dans ce roman qui aurait pu verser dans le pathos (et c'est ce qui me retenait de le lire, cette crainte de l'étalage plus ou moins pudique des souvenirs de guerre), ce qui frappe, c'est le ton employé par l'auteur.

    La narration, rythmée et vive, est teintée d'humour, parfois d'allégresse, d'une tendresse infinie et c'est franchement un très chouette roman !! Presque un coup de cœur !

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  • http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2017/10/31/35818642.html

    Avril 1944. Marie-Angèle est infirmière au dispensaire de Casablanca. Un télégramme lui annonce le décès de sa sœur Mathilde. Elle se rend donc à Paris où elle découvre chez son employeur qu’elle avait accepté de s’occuper...
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    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2017/10/31/35818642.html

    Avril 1944. Marie-Angèle est infirmière au dispensaire de Casablanca. Un télégramme lui annonce le décès de sa sœur Mathilde. Elle se rend donc à Paris où elle découvre chez son employeur qu’elle avait accepté de s’occuper d’une petite fille, Marie. Marie-Angèle finit par recueillir cette enfant qu’elle espère pouvoir rendre à sa mère par la suite. Les circonstances font qu’elles se retrouvent envoyées dans l’est de la France, dans un village de la campagne rémoise. Marie-Angèle est censée s’occuper de l’infirmerie de ce village mais les patients ne viennent pas : elles sont livrées à elles-mêmes, avec la faim qui tort les ventres.

    Malade, Marie-Angèle ne parvient plus à s’occuper de Marie. Cette dernière, très dégourdie et surtout dictée par la faim, fait tout ce qui est en son pouvoir pour obtenir de la nourriture ou un travail. C’est sans compter sur la dureté et le manque de compassion des habitants, d’autant plus quand les villageois la voient « traîner » avec Toinette, la « pute » du village et son mari Matesson.

    Plongée dans un monde et un conflit bien plus grands qu’elle, cette enfant-mouche va en découvrir toutes les facettes, des plus humaines aux plus sombres, avec le regard d’une enfant qui a dû grandir trop vite. Rien ne lui échappe, rien ne lui est épargné : les règlements de compte, les hostilités, l’occupation allemande, la résistance, la violence et la méchanceté. Elle est confrontée ainsi à de nombreuses désillusions mais aussi à de l’espoir dans un monde qui est très loin d’être manichéen.

    L’enfant-mouche est un roman brillant, profondément humain, servi par une écriture limpide et une construction forte qui en font un page turner. Les personnages sont attachants notamment la petite Marie qu’on a envie d’aider, d’aimer, de serrer dans les bras. Ce roman est d’autant plus fort que l’on sait que l’histoire de Marie est inspirée de celle de la propre mère de l’auteur.

    Une très très belle découverte en cette rentrée littéraire que je ne peux que vous conseiller !!!

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  • 1944. Anne-Angèle est infirmière dans un dispensaire de Casablanca ; appelée à se rendre à Paris au chevet de sa soeur Mathilde qui s’est fait renverser par une voiture, elle se retrouve suite à un concours de circonstances en charge de Marie, une orpheline de douze ans. Ensemble, elles quittent...
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    1944. Anne-Angèle est infirmière dans un dispensaire de Casablanca ; appelée à se rendre à Paris au chevet de sa soeur Mathilde qui s’est fait renverser par une voiture, elle se retrouve suite à un concours de circonstances en charge de Marie, une orpheline de douze ans. Ensemble, elles quittent la capitale pour s’installer dans un village à l’est de la France, où les habitants les rejettent quasi immédiatement. Anne-Angèle tombe malade et l’enfant va devoir survivre au jour le jour à coups de combines et de basses collusions…

    J’ai été à la fois très touchée et très perturbée par cette lecture : Philippe Pollet-Villard y raconte une histoire absolument terrifiante alors que pour Marie il s’agit de son quotidien, mais après tout qu’a-t-elle connue d’autre cette petite fille, des horreurs dont sont capables les hommes ; ici des choses terribles sont dites avec douceur alors qu’elles sont tellement révoltantes. Marie m’a brisé le coeur, cette petite fille qui vient d’on ne sait où fait tout son possible pour survivre, et puisque pas un des villageois ne lèvera le doigt pour lui venir en aide, et même au contraire certains abuseront de sa naïveté, c’est vers la caserne allemande qu’elle finira par se tourner, où elle trouvera finalement plus d’attention et de soutien – avec les conséquences qu’on imagine du côté français. Ce sont même les allemands qui la baptiseront la petite mouche.

    Marie est juste une petite fille qui se prend à rêver que chaque personne qui croise son chemin soit sa nouvelle famille, que ce soient Toinette la prostituée, son mari Matesson le garde-forestier et leur bébé Gaston, le(s) chat(s) Paillassonne ou Hans et Schmutzi les cuistots allemands. Elle s’imagine un avenir possible avec chacun ; mue uniquement par sa volonté de survivre et le besoin impérieux de nourrir et d’aider sa tante atteinte de la syphilis et peu à peu gagnée par la folie, alors qu’on la voit se diriger avec innocence droit vers un destin tragique – la fin de la guerre. On tressaille quand elle se fait traiter de petite salope par de « braves » villageois, on tremble sans fin pour cette petite débrouillarde livrée à elle-même et on rêve pour elle d’un avenir plus lumineux.
    Inspiré de l’histoire de sa mère, l’auteur lui offre un véritable conte sombre en guise de tendre hommage, où l’on se prend à espérer que les petites filles poursuivies par les loups de tous bords et forcées de grandir trop vite finissent un jour par retrouver leur chemin.

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  • J’ai été touchée par la manière dont l’auteur décrit cette histoire, il s’est inspiré des souvenirs de sa mère. Son écriture au présent rend vivante la petite Marie, on a l’impression de voir avec elle, d’être au dessus de son épaule. On ressent lors des chapitres chacun de ses espoirs, chacune...
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    J’ai été touchée par la manière dont l’auteur décrit cette histoire, il s’est inspiré des souvenirs de sa mère. Son écriture au présent rend vivante la petite Marie, on a l’impression de voir avec elle, d’être au dessus de son épaule. On ressent lors des chapitres chacun de ses espoirs, chacune de ses déceptions. Par moment l’écriture est tendre comme lors des moments à Paris, la déco de la Verrerie, nostalgique quand Anne Angèle évoque Jean Edmond et son passé marocain. Le récit peut être plus cruel avec la vie du cabaret la peste verte, la pauvreté, la faim que ressent la petite. Ou encore la maladie qui peu à peu envahit Anne Angèle après son installation en province.

    La barbarie, la violence des hommes est aussi en filigrane dans le récit, l’horreur est décrite par le vocable de cette petite fille qui interprète à sa manière ce qu’elle voit. Les bombardements, les stratégies de survie, le marché noir tout est passé au crible. De la malhonnêteté du docteur Serraval, du mépris de hobereau de Hubernot, à la bêtise des enfants, un panorama de la nature humaine nous est donné.
    La suite sur http://eirenamg.canalblog.com/archives/2017/10/09/35750735.html

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