L'enfant-mouche

Couverture du livre « L'enfant-mouche » de Philippe Pollet-Villard aux éditions Flammarion
  • Date de parution :
  • Editeur : Flammarion
  • EAN : 9782081284722
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Le portrait de Marie, une petite orpheline sous l'Occupation, qui vit dans un petit village en Champagne. Le quotidien est fait de bassesse et de violence. Trop jeune, elle doit apprendre à être une adulte. Lorsqu'elle s'aventure du côté allemand, elle découvre un tout autre monde. Inspiré de... Lire la suite

Le portrait de Marie, une petite orpheline sous l'Occupation, qui vit dans un petit village en Champagne. Le quotidien est fait de bassesse et de violence. Trop jeune, elle doit apprendre à être une adulte. Lorsqu'elle s'aventure du côté allemand, elle découvre un tout autre monde. Inspiré de l'histoire familiale de l'auteur.

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Les derniers avis

  • 0.2

    Ecrit au présent narratif, sous forme de chapitres courts, comme une succession de petits récits, L’enfant-mouche donne l’impression de voir l’histoire de Marie se dérouler sous nos yeux, nous permettant de vivre ses aventures (loin d’être roses) à ses côtés. C’est un roman vraiment très prenant. Les pages se tournent rapidement car l’auteur, autant par la forme que par le fond, nous entraîne avec beaucoup d’intérêt dans l’histoire de Marie, particulièrement touchante et réaliste. Bien qu’évoquant violence et sordide, l’auteur ne porte aucun jugement ou ne tombe dans le pathos. Les choix des uns et des autres ne sont pas toujours acceptables, mais on garde à l’esprit qu’il s’agit surtout d’un récit de survie et on savoure avant tout cette faculté à vouloir s’en sortir coûte que coûte.

    J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre cette ingénieuse, enfant-mouche et son histoire teintée d’humour et de légèreté. Un grand bravo à Philippe Pollet-Villard pour son discernement, le choix du ton, de la forme, la douceur et la fraicheur (tout en côtoyant l’ignominie et la cruauté humaine) et surtout de ne pas être tombé dans le manichéisme et la facilité. Savoureux !...................................................

    http://libre-r-et-associes-stephanieplaisirdelire.blog4ever.com/philippe-pollet-villard-l-enfant-mouche

  • 0.2

    Partez à la rencontre d'Anne-Angèle et de l'enfant-mouche...

    1944. Infirmière à CASABLANCA, Anne-Angèle ne s'attendait pas, en rentrant à PARIS au chevet de sa soeur mourante Mathilde, à se retrouver avec la charge d'une orpheline sur les bras. Mathilde avait passé un mystérieux contrat avec Faustina (!), une artiste de cabaret, pour s'occuper de la gamine contre rémunération, mais Mathilde est morte, l'argent a disparu et Anne-Angèle se sent redevable pour sa soeur. La voilà donc responsable de Marie, étrange enfant silencieuse et ignorante, d'autant que Faustina ne tarde pas à disparaître brutalement, recherchée par la Gestapo pour avoir arnaqué un officier allemand. Contraintes de quitter la capitale pour aller s'installer en zone occupée près de REIMS, l'arrivée de la vieille infirmière et de l'enfant ne passe pas inaperçue et elles suscitent méfiance et réprobation chez les habitants des fermes alentour. Personne n'accepte de se faire soigner par cette infirmière, et quand à l'absence de patient s'ajoute la maladie d'Anne-Angèle, de plus en plus faible, les rôles finissent par s'inverser et c'est Marie qui va devoir déployer des trésors d'ingeniosité, de courage et de malice pour assurer sa survie et celle d'Anne-Angèle.

    Je vous mets au défi de ne pas éprouver de tendresse pour les personnages de Philippe POLLET-VILLARD.

    Anne-Angèle d'abord, attendrissante, à la fois maligne de par le pragmatisme que sa vie lui a inculqué, et naïve du fait de son manque d'éducation et de culture. Ses réflexions sans concession sur sa soeur prêtent plus d'une fois à sourire au début du récit.

    Peu à peu, le personnage d'Anne-Angèle cède la place à celui de Marie, cette enfant qui loin d'être dupe sur le lien de parenté tante-nièce que lui a servi Anne-Angèle, ne se pose pas de questions pour autant et joue le jeu de l'adulte. Et du pragmatisme, il en faudra à Marie lorsqu'elle se retrouve confrontée à la démence de sa tante et comprend que sa survie dépendra d'elle seule en ces temps où trouver de quoi manger relève d'une lutte de chaque instant. Mendier auprès des paysans, les voler puisqu'ils ne font preuve d'aucune pitié, échapper aux bas instincts des hommes, aider les Résistants... Marie ne recule devant rien, ne se pose pas de questions et marche sur un fil... jusqu'à basculer de l'autre côté des barbelés, celui du camp d'aviation allemand. Elle devra louvoyer entre ces gens dont aucun ne veut l'aider mais qui tous cherchent, d'une manière ou d'une autre, à l'exploiter.

    Vous tremblerez pour Marie, vous l'admirerez, elle vous fera sourire et pleurer, votre coeur se serrera face à ses rêves d'avenir illusoires.

    Philippe POLLET-VILLARD nous livre un récit tout à tour drôle, mordant et douloureusement cruel.

    Et lorsque l'on sait que son roman est inspiré de l'enfance de sa propre mère, on comprend parfaitement pourquoi, comme il l'écrit au début du livre, son évocation la faisait presque toujours fondre en larmes, et on pressent d'autant mieux le merveilleux hommage que cela représente.

    http://cousineslectures.canalblog.com/archives/2017/09/19/35690467.html

  • 0.25

    Pour la première fois j’ai choisi de lire un roman parce que son auteur était annoncé dans une librairie. C’est, en effet, en apprenant que Philippe POLLET-VILLARD rencontrerait ses lecteurs à Annecy que j’ai acheté "L’Enfant-Mouche". Je l’ai lu dans le train le temps d’un aller/retour entre Annecy et Nancy. Il a ainsi bercé mon voyage. Je l’ai goûté, apprécié, savouré, accompagné des bruits de roulement et du crissement des rails.

    Ce roman se déguste qui raconte l’enfance de sa mère, c’est l’auteur qui le dit en note préalable. La petite Marie est recueillie par Anne-Angèle. Nous sommes en 1944 et cette dernière se rend à Paris en provenance du Maroc où elle était infirmière. Elle a, en effet, été informée de l’accident grave dont sa sœur Mathilde vient d’être victime dans la capitale. Elle est d’ailleurs décédée à son arrivée. Il me semble que vous en dévoiler plus, ne serait-ce que par bribes nuirait à l’intérêt de cet ouvrage magnifique. Car le plaisir grandit ligne après ligne, mot après mot, miette après miette, devrais-je dire, doucement.

    L’auteur a ce don de transformer un récit pourtant triste en un conte où les méchants ne sont jamais tout à fait méchants et les gentils parfois malveillants. L’histoire est racontée avec beaucoup de tendresse, un amour pudique, une grande bienveillance. Il faut dire que cette petite fille, élevée dans un village à la fin de la guerre avec toutes les ignominies que cela implique est particulièrement attachante. J’ai tout de suite eu envie de l’aimer, de l’entourer, de la protéger. Tous ses actes sont dictés par le besoin, le besoin de manger, le besoin de se faire pardonner, le besoin de sauver sa "tante" Anne-Angèle. Elle ne réfléchit pas. Pour elle, pas de différence entre Allemands et Français, pas de jugement, pas de regrets. Elle avance dans sa vie difficile avec une maturité et un courage confondants. Elle est intelligente, perspicace, courageuse, émouvante.

    J’ai aimé l’empathie dont l’auteur fait preuve à l’égard de ses personnages, tous ses personnages. Jamais je n’ai senti de sa part quelconque jugement. J’ai aimé la construction linéaire de ce roman qui suit Marie tout au long de la fin de cette deuxième guerre mondiale dans un village français comme il en existe tant, avec ses travers mesquins. J’ai aimé le phrasé, le ton employé tout en douceur. J'ai aimé le talent de peintre de Philippe Pollet-Villard qui décrit la forêt comme personne. J’ai aimé le rythme qui s’accélère vers la fin en un véritable suspens avant de retrouver dans les ultimes phrases le silence et la sérénité. J’ai aimé les dernières lignes qui laissent espérer un avenir meilleur "Alors Marie renonce, ralentit, recule, prend le chemin inverse et se dirige vers la sortie du village. A l’opposé. Elle se dit que cet endroit est peut-être un avant-goût du paradis, qui fait chambre commune avec l’enfer."
    J’ai enfin aimé le titre dont on apprend le sens tardivement. Et je l’aime encore davantage dans la langue de Goëthe.

    memo-emoi.fr

  • 0.25

    L’ENFANT-MOUCHE DE L’AUTEUR PHILIPPE POLLET-VILLARD 421 PAGES EDITIONS FLAMMARION SORTIE 23 AOUT 2017

    COUP DE CŒUR <3 <3

    Résumé :

    Cette histoire est inspirée de l’enfance de ma mère. Une longue histoire, trouble, proche de la fable, qu’elle nous racontait autrefois et dont l’évocation la faisait presque toujours fondre en larmes. » Portrait d’une petite orpheline sous l’Occupation, L’enfant-mouche brosse un tableau sans complaisance de la vie ordinaire dans un village de province, en Champagne. C’est un quotidien de combines, de bassesses et de violences répondant au seul impératif de la survie au jour le jour. Animée par une force parfois presque surhumaine, prête à tout, Marie est une enfant adulte grandie trop vite qui détonne dans le paysage. Lorsqu’elle s’aventure du côté allemand, c’est un nouveau monde qui s’ouvre à elle. Tiré de la propre histoire familiale de Philippe Pollet-Villard et dans la veine tragi-comique qu’on lui connaît, ce roman fait ressurgir d’un passé tabou le destin inimaginable d’une enfant sauvage livrée à elle-même.

    Mon avis :

    L’histoire incroyable de Marie !
    Un récit poignant, émouvant, pour ce fait familial que nous livre cet auteur : celui de sa maman pendant la fin de la guerre 39/45.
    Cette force que cette enfant devra avoir pour survivre. Cela ne ressemble aucunement aux livres sur la guerre que j’ai l’habitude de lire.

    Cette petite fille, j’aurais voulu la prendre dans mes bras, la consoler, la cajoler, l’adopter…

    Un roman merveilleux qui est raconté avec tendresse, amour, qui décrit la violence par les paroles et les gestes des Français envers les habitants de leur propre pays. Des villageois qui faisaient des magouilles et qui pour subsister auraient tués père et mère… Des Allemands plus humains que certains voisins de cette fillette…

    J’ai adoré cette lecture lue pratiquement d’une traite.

    Je vous conseille vivement ce livre car il est formidable. Tirez en une morale qui a notre époque vous servira encore malheureusement.

    Courez, volez, dans votre librairie, c’est un ordre ;)

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