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L'enfant céleste

Couverture du livre « L'enfant céleste » de Maud Simonnot aux éditions L'observatoire
Résumé:

Sensible, rêveur, Célian ne s'épanouit pas à l'école. Sa mère Mary, à la suite d'une rupture amoureuse, décide de partir avec lui dans une île légendaire de la mer Baltique. C'est là en effet qu'à la Renaissance, Tycho Brahe - astronome dont l'étrange destinée aurait inspiré Hamlet - imagina un... Voir plus

Sensible, rêveur, Célian ne s'épanouit pas à l'école. Sa mère Mary, à la suite d'une rupture amoureuse, décide de partir avec lui dans une île légendaire de la mer Baltique. C'est là en effet qu'à la Renaissance, Tycho Brahe - astronome dont l'étrange destinée aurait inspiré Hamlet - imagina un observatoire prodigieux depuis lequel il redessina entièrement la carte du Ciel.

En parcourant les forêts et les rivages de cette île préservée où seuls le soleil et la lune semblent diviser le temps, Mary et Célian découvrent un monde sauvage au contact duquel s'effacent peu à peu leurs blessures.

Porté par une écriture délicate, sensuelle, ce premier roman est une ode à la beauté du cosmos et de la nature. L'Enfant céleste évoque aussi la tendresse inconditionnelle d'une mère pour son fils, personnage d'une grande pureté qui donne toute sa lumière au roman.

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Avis (16)

  • L'histoire est multiple.
    Elle est celle de la guėrison d'un chagrin d'amour. Elle est surtout une mise en avant des passages de la vie : l'enfant qui grandis, la femme qui s'adapte à la perte d'un amour, le retour aux origines, la maladie, le temps qui passe et toujours en contrepoint de ces...
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    L'histoire est multiple.
    Elle est celle de la guėrison d'un chagrin d'amour. Elle est surtout une mise en avant des passages de la vie : l'enfant qui grandis, la femme qui s'adapte à la perte d'un amour, le retour aux origines, la maladie, le temps qui passe et toujours en contrepoint de ces évolutions la nature qui révèle sa sensualité pour qui sait l'observer.
    Le livre nous fait découvrir l'île de Ven, magnifique cœur de terre préservé dans les mers baltiques. Il nous fait également faire connaissance avec Tycho Brahe, un personnage fascinant et énigmatique: astronome oublié, il est peut-être la réponse aux questionnements autour d'Hamlet de Shakespeare !

    Ce livre c'est surtout une expérience sensorielle qui se goûte avec plaisir, voir avec gourmandise. L'auteur glisse des petits cailloux tout au long des histoires qu'elle libère au gré de l'évolution de son récit. Des indices pour comprendre Mary par-ci, des informations sur Tycho Brahe par là. Elle nous offre le joli cadeau d'aller chercher encore plus de détails sur la carter du ciel, l'île de Ven, Tycho, Hamlet et Shakespeare ...

    J'ai aimée le rythme lent de ce récit, La mise en lumière de la beauté de la nature, L'évocation de la naïveté de l'enfance.
    C'est un livre d'une grande beauté et d'une grande poésie que je recommande vivement.

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  • Mary élève seule son fis Celian, garçon rêveur et « surdoué « qui a du mal à s’adapter à l’école mais passionné par la nature et le cosmos. Suite à une rupture douloureuse, elle décide de quitter Paris avec Celian pour rejoindre une île sauvage de la mer Baltique où vécu Tycho Brahe, astronome...
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    Mary élève seule son fis Celian, garçon rêveur et « surdoué « qui a du mal à s’adapter à l’école mais passionné par la nature et le cosmos. Suite à une rupture douloureuse, elle décide de quitter Paris avec Celian pour rejoindre une île sauvage de la mer Baltique où vécu Tycho Brahe, astronome célèbre qui y fit construire un palais pour observer les étoiles et produire une nouvelle carte du Ciel.

    Le choix d’une lecture est souvent aléatoire et une superbe couverture peut nous attirer d’emblée, ce fut le cas pour ce discret roman d’une centaine de pages.
    On s’attache immédiatement aux deux personnages principaux, Mary, dans sa détresse amoureuse et sa fragilité et Celian pour sa fraîcheur, sa candeur et sa pureté.On les suit dans leur cheminement vers plus de lumière, de joie, de liberté.
    C’est avec une écriture fine, légère et poétique que l’auteur nous décrit les divers paysages de cette île , à la fois tourmentés par la puissance de la mer et apaisants au milieu des forêts et landes. Les personnages , plongés dans cette nature sauvage et réparatrice se recentrent peu à peu.Mary retrouve la sérénité oubliée des promenades en forêt de son enfance.
    J’apprécie les livres qui nous ouvrent des fenêtres vers l’Autre et l’Ailleurs : on fait connaissance avec Tycho Brahe, prince danois, peu connu en France, personnage curieux de la Renaissance qui bouscula les connaissances sur les étoiles et astres lointains et qui fut disgracié , voire empoisonné. Sa vie est si riche et complexe qu’elle aurait inspiré Shakespeare pour son Hamlet. Une belle découverte !
    Le récit, fait de courts chapitres, se déroule à deux voix, celles de Mary et Celian ; il permet une lecture calme, contemplative . Le récit de Celian amène beaucoup de poésie à travers ses observations de la nature.
    L’auteur analyse avec tendresse et justesse le chagrin d’amour de Mary, elle nous le représente comme un cycle nécessaire que celle-ci doit suivre pour atténuer sa douleur. Les divers personnages rencontrés sur l’ile vont chacun à leur manière être un appui pour avancer dans sa quête du bonheur.
    Elle parsème son récit de citations lumineuses de Rainer Maria Rilke, de Borges et Shakespeare.Tout un plaisir.
    C’est un roman d’une douce et tendre mélodie.

    Merci à Lecteurs.com et les Explorateurs de la Rentrée.

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  • Ce roman raconte l’histoire de deux être fragiles, Mary et son fils Célian. Le petit garçon s’ennuie à l’école. Il est toujours dans la lune et agace son institutrice.
    Mary sort d’une rupture amoureuse et traverse une dépression. Elle va décider de partir en voyage avec Célian à la poursuite de...
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    Ce roman raconte l’histoire de deux être fragiles, Mary et son fils Célian. Le petit garçon s’ennuie à l’école. Il est toujours dans la lune et agace son institutrice.
    Mary sort d’une rupture amoureuse et traverse une dépression. Elle va décider de partir en voyage avec Célian à la poursuite de leur passion commune, l’astronome Tycho Brahe.
    Ils vont s’installer dans la pension de Solveig, sur l’île suédoise de Ven. C’est sur cette île que Tycho Brahe vécut et réalisa la carte du ciel.
    Leurs journées sont faites d’exploration de l’île sauvage, avec de magnifiques paysages, et de rencontres. A la pension séjourne également Des Esseintes, un professeur écrivant sur Shakespeare. L’île de Ven aurait inspiré « Hamlet » à Shakespeare. Et Mary soignera ses blessures avec Björn, un pêcheur, qui fait partie de la famille de Solveig.
    Les chapitres sont courts et alternent entre la voix de l’enfant et de la mère. C’est un roman lent à l’écriture fluide, simple et douce, tout en poésie.
    Maud Simonnot dépeint une magnifique relation mère-fils, tout en sensibilité. Les personnages sont attachants et leurs bonheurs sont simples. On assiste à la lente remontée à la surface de Mary qui se recherche sur cette île et se répare avec ses paysages et ses habitants.
    Un magnifique roman qui ne vous laissera pas indifférent. C’est beau, à la fois lumineux et lunaire. L’occasion également d’en apprendre plus la vie de Tycho Brahe.
    Merci aux autres explorateurs de la rentrée littéraire pour le partage de cette lecture.

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  • Une histoire à deux voix, celle de Mary, femme prise dans les tourments d'une rupture sentimentale, et Célian, son fils, enfant surdoué, rêveur, que le système scolaire rejette.

    La mère et l'enfant entreprennent un voyage sur l'île de Ven, un écrin de nature et d'étoile en Suède. Une...
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    Une histoire à deux voix, celle de Mary, femme prise dans les tourments d'une rupture sentimentale, et Célian, son fils, enfant surdoué, rêveur, que le système scolaire rejette.

    La mère et l'enfant entreprennent un voyage sur l'île de Ven, un écrin de nature et d'étoile en Suède. Une aventure pour cette qui décide de tout plaquer pour emmener son fils sur cette île de légende, une pile qui les fait rêver.

    Une île choisit pas par hasard car c'est celle de Tycho Brahe, astronome danois de la Renaissance, fondateur du premier observatoire et surtout inspirateur d'Hamlet de Shakespeare. Un haut personnel qui éveille l'admiration de Mary et Célian.

    Un voyage a deux mais chacun de son côté, car Mary essaye de s'affranchir de sa tristesse à travers cette île qui est comme un fantasme pour elle. De l'autre côté, une voix d'enfant qui lui a un rapport à la nature et une contemplation de son environnement extraordinaire, qui offre une renaissance à Mary.

    Une plume douce, poétique, intime, naturelle. Un voyage moderne à la recherche d'un remède à leurs désillusions, qui donne naissance a des rencontres qui vont les aider à guérir de leurs peine.

    Une ode à la nature, à l'astronomie, à l'art, à la famille, dans un cadre idyllique. Envoutant, "L'enfant céleste" est un grand moment de beauté aux chapitres courts, léger comme l'air, aériens, tout en étant dans la découverte.

    J'ai aimé aller à la découverte de Tycho Brahe à travers une constellation d'histoire qui file à travers les pages telle une étoile filante dans un ciel sans nuage.

    Une lecture coup de coeur qui nous laisse rêveur avec la tête dans les étoiles. C'est lumineux, simple et magique : j'en redemande.

    Avec Maud Simonnot, les choses simples de la vie prennent une dimension magique !

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  • "Les personnes libres trouvent ce à quoi elles aspirent  - c'est leur privilège.(p158)"

    Mary et son fils Célian, 12 ans, vont rompre les amarres pour un voyage comme une dernière bouée jetée à la mer. Elle sort difficilement d'une relation amoureuse, lui est un enfant doué, intuitif mais qui...
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    "Les personnes libres trouvent ce à quoi elles aspirent  - c'est leur privilège.(p158)"

    Mary et son fils Célian, 12 ans, vont rompre les amarres pour un voyage comme une dernière bouée jetée à la mer. Elle sort difficilement d'une relation amoureuse, lui est un enfant doué, intuitif mais qui ne correspond pas aux normes de l'école, il ne rentre pas dans les cases....  Alors elle décide de partir, de leur donner une dernière chance à lui pour sortir de l'échec scolaire et à elle pour trouver un nouvel élan. Et la destination n'est pas banale : l'île suédoise de Ven qui a accueilli au XVIème siècle l'astronome, Tycho Brahe, l'homme au nez d'or, dont son père lui avait parlé.

    "(...) face aux courants marins et aux vents, tant qu'on lutte contre on n'avance pas, alors que si on les utilise on peut aller où on veut. (p35)"

    Ce séjour va être l'occasion de rencontres : celle d'un universitaire anglais, Des Esseintes,  le Professeur qui tente de prouver les liens entre Shakespeare et Tycho Brahe et en particulier à travers Hamlet, mais aussi de Solveig et Björn, l'Ours qui vont être ses guides sur le chemin de la paix.

    Mary veut pour son "petit tigre", Célian, trouver la clé qui lui permettra de comprendre ce qui l'anime, l'intéresse et c'est au milieu de ces terres et de leur histoire qu'elle envisagera les réponses qu'elle attend pour lui mais aussi pour elle.

    "Je ressens un grand bien-être et la même impression de retrouver un lieu familier, qui m'aurait attendue. Pourtant, j'éprouve aussi une nostalgie diffuse. (p120)"

    Maud Simonnot fait de ce roman, aux courts chapitres, comme des instantanés, à la fois un magnifique récit d'un voyage sur des terres inconnues mais aussi un voyage initiatique et intériorisé, à deux voix, celles de Maud et Célian, qui chacun, tout à tour, observe, analyse ce que l'environnement, la nature et le cosmos leur offrent.

    "On imagine que s'élever protège des dangers mais aucune ascension ne saurait prémunir contre sa propre mémoire. "Tu es comme les chiens, tu as besoin d'un environnement particulier pour être heure. (p37)"

    Quel joli voyage tout en délicatesse, en observations et informations. Je ne connaissais rien, même pas de nom, de ce Tycho Brahe, de son Palais des Cieux construit sur cette île et la relation entre ce duo mère-fils qui va trouver sur ce bout de terre sous la bienveillance de ses habitants et de la voûte étoilée, le chemin de la réconciliation avec soi et le regard porté sur les autres. Une mère et son enfant qui vont apprendre à se connaître et à s'accepter pour ce qu'ils sont et non pour ce que les autres veulent qu'ils soient.

    "Ce voyage laissera bien plus que des grains de sable et des fleurs séchées entre les pages de mes carnets. J'ai parcouru le cycle entier du chagrin, la souffrance s'est dissoute dans la pureté des paysages de Ven. (p157)"

    Ils étaient tous les deux à la dérive, dans leurs vies, ils vont découvrir une île pour finalement explorer un dernier rivage, celui de la sérénité et du sens de leurs vies.

    Dès les premières lignes, j'ai plongé sans retenue dans une écriture fluide, inspirée, douce, limpide comme un paysage, un lieu, dans lequel j'allais me sentir bien, en accord. Elle crée une atmosphère, une ambiance et m'a fait découvrir une personnalité très troublante, novatrice mais aussi contestée en la personne de cet astronome danois qu'était Tycho Brahe sans parler des controverses concernant Shakespeare et l'écriture d'Hamlet.

    "Je comprends enfin cette notion enseignée dans un cours de philosophie : l'aventure, plus qu'une interruption du cours des événements ou un voyage vers un ailleurs inconnu et exaltant, est surtout une disposition à être dans le temps. (p130) "

    Elle a concentré dans la quête de cette femme une somme de références entre autres avec le nom du Professeur, Des Esseintes, inspiré par Huysmans et Mary par un poème de Tennyson intitulé Maud :

    "Mary aux ascensions aventureuses, aux chutes et aux escapades enfantines (p75)"

    et un travail de recherches et de documentation autour de Shakespeare et ses mystères, en  les intégrant à son récit et les faisant correspondre à l'itinéraire de Mary et Célian pour trouver la paix, le tout avec cohérence et fluidité.

    Je vous encourage à découvrir ce curieux Tycho Brahe sur lequel Maud Simmonot se repose pour évoquer la beauté de la nature, l'amour maternel contre vents et marées mais également la recherche de soi sur un petit bout de terre au milieu de la Mer Baltique où paysages et habitants s'unissent dans des bonheurs simples.

    J'ai beaucoup aimé, c'est une petite pépite et j'ai envie de découvrir d'autres romans de cette auteure dont j'ai apprécié l'écriture, l'univers et la sensibilité. Un roman à la forme d'un poème, d'un traité de philosophie et d'un document historique et géographique.....

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  • Déprimée par une rupture douloureuse, préoccupée par le bonheur de son fils Celian, Mary décide de changer d'air et de partir quelques mois sur une île scandinave, sur les traces du célèbre astronome Tycho Brahe.
    Ce scientifique danois, à la prothèse de nez en or, fit construire un somptueux...
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    Déprimée par une rupture douloureuse, préoccupée par le bonheur de son fils Celian, Mary décide de changer d'air et de partir quelques mois sur une île scandinave, sur les traces du célèbre astronome Tycho Brahe.
    Ce scientifique danois, à la prothèse de nez en or, fit construire un somptueux palais et observatoire sur l'île de Ven. Sa mort mystérieuse (problème rénal ou empoisonnement ?) ajoute à l'aura singulière du personnage.
    Cette escapade entre la Suède et le Danemark aidera la mère et le fils à prendre un nouveau départ.

    Celian est un enfant fervent, intelligent et sensible, qui s'enflamme pour la nature, "le noir entre les lumières", la source de toutes choses, mais ne parvient pas à surmonter son ennui à l'école.
    Ses interventions dans le roman, une page de temps à autre, en font un enfant attachant et attendrissant, et offrent un regard ingénu et frais sur l'histoire.

    Je dois avouer que je n'avais malheureusement jamais entendu parler de Tycho Brahe, astronome dont le récit de la vie a bercé l'enfance de Mary, passion qu'elle a transmise à son fils Celian.
    Et c'est bien dommage car ce personnage a eu une vie fascinante ; je comprends parfaitement l'attirance qu'il exerce sur Mary et Celian.
    Certains pensent même que Hamlet a été inspiré de la vie de Tycho Brahe. Sa proximité avec la reine du Danemark aurait pu inspirer le personnage de l'amant de la mère d'Hamlet. Ainsi, le célèbre "To be or not to be" pourrait également se comprendre comme "Tycho Brahe or not Tycho Brahe".

    L'écriture de Maud Simonnot, que je découvre avec ce roman, est sensuelle ; elle a éveillé en moi des sons, des odeurs, des couleurs, des visions enchanteresses. Chaque mot semble avoir été pesé pour constituer la phrase la plus harmonieuse possible.
    Les chapitres sont courts, poétiques, et nous entraînent à partager cette retraite sur laquelle plane aussi l'ombre de Shakespeare.

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  • ✦ Un premier roman d’une poésie rare : quand l’amour d’une mère pour son fils vient convoquer les étoiles pour panser leurs blessures ✦

    Telle une spectatrice absorbée par le travail d’un peintre qui décline progressivement le fond d’abord sombre aux couleurs froides de son tableau pour en...
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    ✦ Un premier roman d’une poésie rare : quand l’amour d’une mère pour son fils vient convoquer les étoiles pour panser leurs blessures ✦

    Telle une spectatrice absorbée par le travail d’un peintre qui décline progressivement le fond d’abord sombre aux couleurs froides de son tableau pour en préciser ensuite jusqu’aux moindres détails des personnes figurant au premier plan à coups de pinceau se faisant pointilliste et lumineux, je me suis sentie comme emportée dans cet ailleurs, entre ciel et mer.

    L’île est un objet de littérature bien connu mais la poésie de cette autrice pour retranscrire la reconstruction de cette mère, de cet enfant et la force de leur relation à travers ce savant fil rouge lié à l’astronomie n’a d’égal que la lucidité de pensée nécessaire à leur survie dans la « vraie vie », passé ce temps de parenthèse insulaire.

    ***
    D’abord écorchée par une rupture amoureuse vécue comme une trahison tragique, et rongée par la souffrance imposée à son jeune fils surdoué en marge des attentes sociales et scolaires, la narratrice, Mary, nous embarque avec elle dans cette dérive devenu voyage guidé par une étoile du berger.

    Comme un symbole, cette étoile prend la forme d’un célèbre astronome danois ayant vécu au seizième siècle, Tycho Brahe, rejeté par sa famille, qui après maintes péripéties a trouvé refuge sur l’île de Ven, la « perle » aujourd’hui suédoise de la mer Baltique, pour mener à bien ses travaux d’observation du ciel. L’histoire de ce savant lui a été racontée par son père, Mary la transmet à son tour à son fils Célian.

    Le lien entre les deux ? Cette fameuse île justement. Le ciel étoilé aussi, lorsqu’il se fait refuge et lien entre ceux qui le contemplent. La notion de transmission entre les êtres et la Nature, et celle du temps qui s’écoule.

    Alors que la complicité mère-fils se brode autour de la vie et du ciel de ce célèbre astronome, partir sur ses pas relève de l’évidence. Pour un temps incertain, la vie insulaire les accueillera dans ses bras et ceux de ses habitants. Avec eux, nous assistons progressivement à cette rencontre entre le ciel et la mer, au rythme des références littéraires et astronomiques, géographiques et historiques, philosophiques et scientifiques, musicales et silencieuses. En s’isolant sur cette île choisie, la fuite prend des airs de retour à l’enfance et à soi, et le ciel semble à nouveau à portée de main. Comme si lever la tête permettait alors de reprendre racine.

    ***
    Grâce cette écriture alliant la simplicité des mots et la profondeur de la documentation qui l’a guidée, équilibrée entre émotions et pragmatisme des situations, toujours avec sensibilité mais sans jamais tomber dans la sensiblerie, cette autrice a su à mon sens utiliser un large éventail sensoriel pour nous immerger au cœur de ce couple mère-enfant sur un chemin de reconstruction sincère et lucide.

    La fuite ne cloue pas les fantômes derrière soi, certes. Mais certaines fragilités et fêlures résilientes peuvent orienter une quête du sens de la vie à venir. La palette de réflexions qui émaillent ce beau livre est nuancée et rendue vivante par un vocabulaire et des figures de style empruntées aux contrastes entre froideur et chaleur, couleurs sombres et lumineuses, toucher rêche et douceur de contact, senteurs âpres et parfums telluriques, vide intérieur et sensations de renouveau énergétique.

    ***
    Un premier roman laissant donc une profonde empreinte de douceur lumineuse, où l'amour maternel, les relations humaines et la Nature se fondent en une étoile du Berger pour nous guider et en apprécier chaque mot, chaque tableau.

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  • Mon avis à l'étape de la page 100 :

    Célian, un petit garçon quelque peu particulier, sa maman triste d'un chagrin d'amour, un astronome danois, Shakespeare et son Hamlet, une île sur les bord de la Baltique, et... une belle couverture.

    Une écriture d'une pure beauté, comme un chant répété,...
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    Mon avis à l'étape de la page 100 :

    Célian, un petit garçon quelque peu particulier, sa maman triste d'un chagrin d'amour, un astronome danois, Shakespeare et son Hamlet, une île sur les bord de la Baltique, et... une belle couverture.

    Une écriture d'une pure beauté, comme un chant répété, des paysages sauvages, la mer,un bateau, un géant blond et...toujours une belle couverture...

    Un roman qui promet d'être majestueux.

    Ma chronique :

    "L’enfant céleste", un titre plein de promesses, joli, aérien, énigmatique… une première de couverture qui incite à la rêverie, une mer turquoise, un ciel bleu, des fleurs et un soleil artistiquement floutés… et l’impression que derrière se cache un texte de la même beauté. J’ai ouvert le premier roman de Maud Simonnot et j’ai pu continuer à rêver.

    "Dès sa naissance on le sait. On se dit que cet enfant-là est différent…Et ce regard un peu voilé qui ne le quittera plus. Lunaire. Oui, c’est ça, un enfant céleste." Cet enfant c’est Célian, de ceux que l’on nommait surdoués et que l’on qualifie désormais de précoces. Il est malheureux à l’école. Sa maman aussi souffre, d’une rupture amoureuse récente. Alors, elle décide de partir, de rejoindre une île scandinave, l’île de Ven, sur laquelle Tycho Brahe, un astronome idole de sa jeunesse, fit construire Uraniborg, observatoire d’où il redessina la carte du ciel.

    Derrière ce titre "L’enfant céleste", se cache, mon intuition était bonne, un texte magnifique. J’ai aimé l’écriture de l’auteure, poétique, épurée et musicale. Elle traduit parfaitement l’atmosphère romantique qui se dégage des embruns, oiseaux aquatiques, plantes et fleurs. Elle fait la part belle à la nature "La forêt de Van exhale un parfum pénétrant et délicieux. Ses larges ramures étouffent les sons… J’aimerais m’enfoncer dans les hautes herbes", et n’oublie pas étoiles et galaxies. Elle parle à merveille de l’amour d’une mère pour son fils et de la personnalité lumineuse de l’enfant. J’ai aimé ces deux voix, celle de Célian à la fois naïve et érudite, celle de Mary, toute en douceur, pour dire le bonheur d’être là, de marcher sous la pluie et de revisiter l’histoire de Shakespeare et de son Hamlet à la lumière des connaissances d’un universitaire, "…homme élégant, vêtu de blanc, très pâle…". Il fait partie avec Solveig et Björn de ces personnages qualifiés de secondaires qui, de mon point de vue, loin de jouer les utilités servent l’histoire de belle manière.

    Bien sûr, le récit de Maud Simonnot possède un côté romanesque, mais il est beaucoup plus que ça. Il mêle brillamment la grande histoire et la petite et brosse avec élégance le portrait d’une nature guérisseuse des maux de l’âme, capable de transformer la noirceur de la vie en guirlande de couleur.

    Un roman intense, enthousiaste et débordant d’espoir. De ces lectures dont la musique continue de me toucher une fois l’ouvrage refermé.

    https://memo-emoi.fr

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