Le suspendu de Conakry

Couverture du livre « Le suspendu de Conakry » de Jean-Christophe Rufin aux éditions Flammarion
  • Date de parution :
  • Editeur : Flammarion
  • EAN : 9782081416932
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Comment cet Aurel Timescu peut-il être Consul de France ?
Avec son accent roumain, sa dégaine des années trente et son passé de pianiste de bar, il n'a pourtant rien à faire au Quai d'Orsay. Il végète d'ailleurs dans des postes subalternes.
Cette fois, il est en Guinée, lui qui ne supporte pas... Voir plus

Comment cet Aurel Timescu peut-il être Consul de France ?
Avec son accent roumain, sa dégaine des années trente et son passé de pianiste de bar, il n'a pourtant rien à faire au Quai d'Orsay. Il végète d'ailleurs dans des postes subalternes.
Cette fois, il est en Guinée, lui qui ne supporte pas la chaleur. Il prend son mal en patience, transpire, boit du tokay et compose des opéras... Quand, tout à coup, survient la seule chose au monde qui puisse encore le passionner : un crime inexpliqué.
Suspendu, ce plaisancier blanc ? À quoi ? Au mât de son voilier, d'accord. Mais avant ? Suspendu à des événements mystérieux. À une preuve d'amour qui n'arrive pas. À un rêve héroïque venu de très loin... En tout cas, il est mort.
Son assassinat resterait impuni si Aurel n'avait pas trouvé là l'occasion de livrer enfin son grand combat.
Contre l'injustice.
Avec tout son talent d'écrivain (Rouge Brésil, prix Goncourt 2001, Le Collier rouge, Immortelle randonnée...) et son expérience de diplomate (comme ambassadeur de France au Sénégal), Jean-Christophe Rufin donne vie à Aurel et nous le présente dans une première histoire. Ne nous y trompons pas : suivre cet anti-héros au charme désuet est un plaisir de lecture mais aussi un moyen de découvrir les secrets les mieux gardés de la vie internationale.

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  • Un homme est suspendu au mât de son bateau. Qui l'a tué ?
    Aurel Timescu, Consul de France en Guinée, abandonné dans un placard par sa hiérarchie va se piquer au jeu et enquêter. On suit cet homme atypique dans ses recherches avec un réel plaisir. Cet homme est un original sympathique et très...
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    Un homme est suspendu au mât de son bateau. Qui l'a tué ?
    Aurel Timescu, Consul de France en Guinée, abandonné dans un placard par sa hiérarchie va se piquer au jeu et enquêter. On suit cet homme atypique dans ses recherches avec un réel plaisir. Cet homme est un original sympathique et très coloré. Les scènes sont souvent drôles. Les descriptions du pays, du climat et des hommes nous plongent dans la chaleur, la moiteur, la lenteur. Très bonne histoire !

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  • Je ne présente plus Jean-Christophe Rufin, membre de l’Académie Française, tellement chaque rendez-vous littéraire qu’il nous offre, est réussi. Apparemment, Le Suspendu de Conakry et surtout son héros, le consul de France Aurel Timescu, nous réserve d’autres aventures.

    Dès la première page...
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    Je ne présente plus Jean-Christophe Rufin, membre de l’Académie Française, tellement chaque rendez-vous littéraire qu’il nous offre, est réussi. Apparemment, Le Suspendu de Conakry et surtout son héros, le consul de France Aurel Timescu, nous réserve d’autres aventures.

    Dès la première page de ce livre, le tragique est convoqué avec ce corps d’homme blanc suspendu par un pied au mât d’un bateau dans la marina de Conakry, capitale de la République de Guinée : « Nul n’osait parler. Tout le monde observait car, ensuite, il faudrait se souvenir et raconter aux autres. » Soudain, une femme complètement nue apparaît sur le pont. C’est Madame Fatim : hilarité générale !
    Ce décor planté, entre en scène Aurel, membre du service consulaire de l’ambassade de France : « C’est digne et heureux que le consul s’avance vers le club-house, entre une double haie de palmiers royaux au garde-à-vous. » Cet homme est unique. Toujours habillé comme dans sa Roumanie natale, Français d’adoption – il faudra attendre un peu pour connaître son parcours – il ne transpire jamais.
    J’ai souffert pour Aurel qui est brimé par l’ambassadeur, son supérieur hiérarchique, mais cet homme m’a régalé par son aplomb, son humanité et son opportunisme, tout au long du livre : « La Roumanie de Ceausescu où il avait grandi, était à cet égard une école d’une exceptionnelle rigueur, qui armait à jamais contre la bêtise et le mépris. »
    C’est dans sa Clio blanche de fonction qu’il se déplace en ville. Lui qui aurait aimé être policier profite de l’absence de l’ambassadeur pour réaliser une enquête étonnante, en dehors des sentiers battus, un régal d’écriture et de surprises dont il est impossible de dévoiler les méandres.
    Jean-Christophe Rufin ayant été ambassadeur de France à Dakar (Sénégal), il connaît bien l’Afrique et cela se ressent tout au long du récit. De même, il n’épargne pas nos services à l’étranger, avec leurs lourdeurs comme ce service des visas, une usine à gaz…
    Très émotif, Aurel, réussit à avance tout de même dans ses recherches. La rencontre avec Jocelyne, la sœur de la victime donne des passages tout en délicatesse, des descriptions méticuleuses sans négliger l’humour : « Décidément, rien n’était simple dans cet assassinat. C’est ce qui le rendait passionnant. Aurel n’aimait pas les événements simples. »
    Son faible pour le vin blanc ne l’empêche pas d’être lucide et efficace comme lors de cette scène dans le bureau du commissaire Bâ, avec Mme Fatim.

    Tension grandissante, humour toujours, scène démente, incroyable retournement de situation, l’auteur nous amène jusqu’à une belle fin, un peu triste mais quand même teintée d’optimisme…

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  • Le suspendu de Conakry, c’est Jacques Mayères, un riche français retrouvé mort, accroché au mât de son voilier dans la Marina de Conakry. Mais qui donc a pu commettre un tel acte ?
    Aurel Timescu est Consul de France en Guinée. D’origine roumaine, il a passé son enfance sous la terrifiante...
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    Le suspendu de Conakry, c’est Jacques Mayères, un riche français retrouvé mort, accroché au mât de son voilier dans la Marina de Conakry. Mais qui donc a pu commettre un tel acte ?
    Aurel Timescu est Consul de France en Guinée. D’origine roumaine, il a passé son enfance sous la terrifiante dictature de Ceaucescu, est devenu français - et Consul - dans des circonstances peu banales …
    Moqué par le Consul Général de Conakry autant que par le reste du personnel, il est relégué dans un “placard” du Consulat où il tente d’écrire des opéras.
    Cet être timide et mal fagoté, ancien pianiste à Paris, dont la seule faiblesse est son goût trop prononcé pour le vin de Tokay, va brusquement se transformer en un efficace “Columbo” : eh oui, le plus grand rêve d’Aurel le Consul est de devenir détective !
    Jean-Christophe Rufin nous livre ici une sorte de roman policier bien ficelé, une gourmandise qui se dévore avec délice : je me suis régalée !

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  • Un roman dont l'intérêt me semble plutôt provenir de la présence du personnage de l'enquêteur, et de l'image donnée de l'Afrique que de l'intrigue en elle-même .

    Aurel Timescu apparaît comme une sorte d'anti-héros, atypique mais savoureux « qui suscite les sourires en coin et des...
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    Un roman dont l'intérêt me semble plutôt provenir de la présence du personnage de l'enquêteur, et de l'image donnée de l'Afrique que de l'intrigue en elle-même .

    Aurel Timescu apparaît comme une sorte d'anti-héros, atypique mais savoureux « qui suscite les sourires en coin et des haussements d'épaule », en particulier par une dégaine et un accoutrement vestimentaire inattendu pour un vice-consul d'ambassade.
    Il épanche son « oedème affectif » au piano et noie son blues blues d'ermite solitaire dans l'alcool. N'ayant pu encore exercer sa vocation « d'enquêteur contrarié », il trouve dans la découverte d'un corps suspendu au mât d'un bateau l'occasion de la pratiquer en marge de la police et à son seul profit.

    Jean-Christophe Rufin s'essaie ici au polar d'atmosphère, qu'il a nourri de son expérience d'ambassadeur de France au Sénégal. On y perçoit l'ambiance des services de l'ambassade, l'absurdité de la bureaucratie de certains services, celle aussi des clubs où se rencontrent les expatriés . Tout cela sent le vécu.
    On y sent aussi l'Afrique, la moiteur de sa chaleur, ses odeurs, ses bruits , ainsi que ses débrouilles, et le néocolonialisme qui imprègne encore les relations entre Blancs et Africains.

    Un roman qui fait passer un agréable moment de lecture, qui devrait être suivi de deux autres tomes, mais qui peut paraître mineur par rapport à d'autres publications antérieures de l'auteur

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  • Je ne suis pas vraiment emballée par ce roman, tout est peu traité superficiellement... Le personnage principal est assez atypique mais pas si attachant que cela, l'intrigue pas assez approfondie..
    Bref, s'il s'agit d'une série je passerai mon tour la prochaine fois...

    Je ne suis pas vraiment emballée par ce roman, tout est peu traité superficiellement... Le personnage principal est assez atypique mais pas si attachant que cela, l'intrigue pas assez approfondie..
    Bref, s'il s'agit d'une série je passerai mon tour la prochaine fois...

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  • C’est peu de dire que je me suis prise d’affection pour Aurel Timescu, consul de France à Conakry.
    Et pourtant Jean-Christophe Rufin n’en fait pas un portrait très flatteur : physique ingrat, dégarni, mal fagoté.
    Aurel ne supporte pas la chaleur, pas de chance quand on est en poste en Guinée....
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    C’est peu de dire que je me suis prise d’affection pour Aurel Timescu, consul de France à Conakry.
    Et pourtant Jean-Christophe Rufin n’en fait pas un portrait très flatteur : physique ingrat, dégarni, mal fagoté.
    Aurel ne supporte pas la chaleur, pas de chance quand on est en poste en Guinée. Ses supérieurs le trouvent bizarre, il est clairement mis de côté par ses collègues. Son seul ami est le commissaire de police.
    Et pourtant Aurel supporte tout cela avec flegme, lui qui est né en Roumanie et a traversé bien d’autres difficultés.
    Aurel a toutefois une passion, en plus de la musique et du piano : les enquêtes policières et une véritable soif de justice.
    Alors quand un meurtre étrange est commis, le voici qui se met en tête de le résoudre.
    C’est alors le début d’une enquête trépidante menée en compagnie de la sœur du défunt et qui nous amène au cœur de la diplomatie internationale.
    Ce que j’ai aimé : Aurel est un anti-héros attachant qu’on aimerait retrouver dans d’autres aventures et enquête (il semble que cela soit prévu )
    Les allusions à la vie passée du Consul qui nous éclairent sur sa personnalité.
    L’écriture légère et vive qui nous mène tambour battant jusqu’à la résolution du meurtre.
    Ce que j’ai moins aimé : Le personnage de la sœur du mort est présent mais pas assez exploité, à mon sens, dans l’enquête.
    Au final, un livre très agréable qui se lit d’une traite et un personnage farfelu auquel on s’attache très vite.

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  • L’été arrive, l’été est là, et ce n’est pas vraiment la meilleure saison pour visiter la Guinée, ses foules, sa poussière et sa chaleur. A Conakry, ce n’est pas le temps qui est suspendu mais un marin que son meurtrier a hissé en haut du grand mât de son voilier, et que la foule massée au bord...
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    L’été arrive, l’été est là, et ce n’est pas vraiment la meilleure saison pour visiter la Guinée, ses foules, sa poussière et sa chaleur. A Conakry, ce n’est pas le temps qui est suspendu mais un marin que son meurtrier a hissé en haut du grand mât de son voilier, et que la foule massée au bord de la marina contemple silencieusement.
    Jean-Christophe Rufin ne produit plus de grandes fresques historiques comme Rouge Brésil ou L’Abyssin qui lui ont acquis une noria de lecteurs assidus dont je suis. Le maître a vieilli, les intrigues ont minci mais le style demeure.
    Ici, il nous sert un savoureux cocktail composé (osons paraphraser Pagnol puisque c’est l’été) d’un tiers de Le Carré pour le thème, un second tiers de Mankell pour l’enquêteur si particulier, un troisième tiers de Rufin pour les descriptions africaines et un dernier tiers de Christie pour une véritable enquête criminelle car, lorsqu’on découvre un cadavre suspendu en haut d’un mât, il faut bien qu’il y ait un peu de suspens.
    Le modeste consul placardisé et méprisé par des supérieurs n’ayant pour toute supériorité que celle qu’ils se sont octroyée du haut de leur commune bêtise, profite des vacances du Consul Général pour se mêler de ce qui ne le regarde pas : la recherche de la vérité et du coupable.
    Armé d’une bouteille de Tokay (servir très frais), se déplaçant à l’arrière d’une voiture de fonction qu’on peut qualifier de banalisée (Clio 3 portes customisée façon Afrique), fort de sa timidité et de ses tenues excentriques, Aurel Timescu, consul de France à l’accent roumain non contrefait, est un personnage qu’on n’oublie pas facilement. Son expérience diplomatique ne le propulsera pas vers les sommets atteints par son auteur mais si vous aviez besoin d’un pianiste de café-concert, Aurel serait votre homme. Attention toutefois, s’il vous proposait de jouer avec lui, ce serait à vos risques et périls !
    C’est intelligent et très bien écrit comme d’habitude. Guinéens et Guinéennes à l’affut d’un visa ou d’un mari, employés du consulat remplissant et collectant des formulaires inutiles, retraités métropolitains fuyant le fisc ou expatriés perfusés à l’anis et scotchés au bar forment une toile de fond très convaincante.
    Ce Rufin 2018 n’est pas d’un millésime exceptionnel mais tous les amateurs le savent, il est des domaines dont la qualité reste remarquable même dans les petites années. Bonne dégustation.

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  • La foule regardait le corps suspendu sur le sommet du mât, il s'agissait d'un Européen, un citoyen français, une longue plaie sanglante creusait son thorax. Une balle de gros calibre tirée à bout touchant. Il transportait beaucoup d'argent sur son bateau et le coffre fort a été forcé, on n'a...
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    La foule regardait le corps suspendu sur le sommet du mât, il s'agissait d'un Européen, un citoyen français, une longue plaie sanglante creusait son thorax. Une balle de gros calibre tirée à bout touchant. Il transportait beaucoup d'argent sur son bateau et le coffre fort a été forcé, on n'a trouvé dedans ni argent, ni objet de valeur. Sa compagne a été retrouvée nue, ligotée, elle dit qu'elle a été violée.

    C'est le crime crapuleux par excellence. Mais pourquoi le meurtrier s'est donné la peine de hisser le corps en haut du mât. Les criminels ne sont pas des gens normaux, ils ont des idées saugrenues.

    Aurel consul de France à Conakry, roumain de naissance, Français d'adoption, un roumain qui parle avec un accent terrible et que l'on a relégué dans un placard, il boit comme un cochon, aime jouer du piano. Avec ses habits improbables, il est la risée de tous. Dans une vie antérieure, Aurel avait voulu travailler pour la Police, mener des enquêtes c'était une vocation contrariée. Ce meurtre va lui permettre de réaliser son rêve.

    L'auteur nous dresse le portrait d'un homme modeste, qui fait grandir la scierie familiale, qui travaille comme un chien, jamais de vacances, jamais de repos pour satisfaire sa femme qui veut des domestiques, des maisons, de l'argent. Son calvaire, c'est sa fille Cléo, son seul lien avec elle c'est une demande permanente d'argent pour alimenter sa consommation croissante de drogue. Elle est morte il y a deux ans d'une overdose. Alors un jour il quitte tout et part sur son bateau.

    Ancien ambassadeur de France en Afrique, Rufin utilise son expérience pour nous plonger dans la guinée post colonial. La chaleur, les filles faciles à la recherche d' un mari fortuné, la misère, la corruption, le trafic de stupéfiants. Il choisit pour mener l'enquête un loser alcoolique, un antihéros entre Bérurier l'ami du commissaire San Antonio et l'inspecteur Colombo.

    Même si on retrouve l'écriture légère et drôle de Rufin cette immersion dans le roman policier ne m'a pas totalement convaincu, sans aucun doute l'histoire et l'intrigue m'ont semblé un peu trop superficielles pour vraiment passionner les amateurs de polars.

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