Le serpent aux mille coupures

Couverture du livre « Le serpent aux mille coupures » de Doa aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070466313
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

CHASSELAS (n. m.) : cépage blanc surtout apprécié comme raisin de table. Le chasselas de Moissac, qui bénéficie de l'Appellation d'Origine Contrôlée, est le plus réputé. Il est produit dans le Bas Quercy, à hauteur de 7 000 tonnes par an pour un chiffre d'affaires à la revente estimé à 45... Voir plus

CHASSELAS (n. m.) : cépage blanc surtout apprécié comme raisin de table. Le chasselas de Moissac, qui bénéficie de l'Appellation d'Origine Contrôlée, est le plus réputé. Il est produit dans le Bas Quercy, à hauteur de 7 000 tonnes par an pour un chiffre d'affaires à la revente estimé à 45 millions d'euros.

COCAÏNE (n. f.) : alcaloïde dérivé de la coca. Parfois utilisée en médecine. Surtout prisée sous forme de poudre blanche aux effets excitants. Les principaux pays producteurs (Colombie, Venezuela et Bolivie) en fournissent 900 tonnes par an pour un chiffre d'affaires à la revente estimé à 250 milliards d'euros.

MONDIALISATION (n. f.) : propagation de phénomènes au monde entier. Interdépendance croissante des hommes, de leurs systèmes politiques et économiques, et de leurs activités à l'échelle de la planète.

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Avis (5)

  • Après "citoyens clandestins", je me suis lancé dans ce deuxième roman de DOA. Autant le dire tout de suite, le lien avec le premier livre est très fort même si l'on ne s'en rend pas compte immediatement et il est donc indispensable de l'avoir lu sous peine de ne pas vraiment profiter de la fin...
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    Après "citoyens clandestins", je me suis lancé dans ce deuxième roman de DOA. Autant le dire tout de suite, le lien avec le premier livre est très fort même si l'on ne s'en rend pas compte immediatement et il est donc indispensable de l'avoir lu sous peine de ne pas vraiment profiter de la fin qui permet de reconstituer le puzzle.

    Dans un style légèrement différent par rapport au premier livre, on retrouve les principaux codes du genre. Maintenant, je le trouve un peu en dessous du premier. Les personnages et le contexte sont nettement moins développés que dans le premier opus et notamment en raison du faible nombre de pages. Malheureusement, l'action prime au détriment de l'enquête qui est vraiment survolée.

    On ne s'ennuie pas mais j'ai clairement trouvé que ça manquait de profondeur. On se croirait dans un film d'action pas très fin. D'ailleurs, au passage, cet ouvrage a été adapté au cinéma (film que je n'ai pas vu).

    Je suis donc sorti de cette lecture un peu frustré de cette lecture. Je peux maintenant attaquer la série pukhtu dont on m'a dit tant de bien. J'en attends plus que les deux premiers livres, j'espère ne pas être déçu.

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  • Si DOA n’avait pas été invité à La Grande Librairie, je dois reconnaître que j’ignorerais encore son immense talent. En attendant de découvrir encore le tome 1 de Pukhtu, je me suis plongé dans "Le serpent aux mille coupures", un thriller stressant, palpitant et donc passionnant.

    Sans délai,...
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    Si DOA n’avait pas été invité à La Grande Librairie, je dois reconnaître que j’ignorerais encore son immense talent. En attendant de découvrir encore le tome 1 de Pukhtu, je me suis plongé dans "Le serpent aux mille coupures", un thriller stressant, palpitant et donc passionnant.

    Sans délai, DOA - nom de plume signifiant Dead on Arrival (mort à l’arrivée), titre d’un film noir US de 1950 – nous plonge en plein vignoble de Moissac (Tarn-et-Garonne) où, comme un peu partout, dans notre beau pays, hélas, on a du mal à accepter la différence.
    Baptiste Latapie est en pleine action dans le vignoble, la nuit, car comme ses collègues viticulteurs, il n’accepte pas qu’un noir ait acheté les vignes du père Dupressoir : « la ferme que le nègre habitait, avec sa femelle – quel autre nom pour une Blanche qui copulait avec un boucaque ? – et leur sale gamine. Parce qu’ils s’étaient reproduits, ces animaux-là ! ». La haine déborde et c’est à une véritable guérilla que se livrent les autochtones.
    Ce terrible jeu va être sérieusement perturbé par des Colombiens trafiquants de cocaïne accompagnés d’un avocat madrilène, deux importateurs et un motard qui sera au centre de l’histoire. Les cadavres s’accumulent assez vite mais c’est dans la ferme d’Omar Petit que la tension monte d’un seul coup. Lui, Stéphanie, sa femme, et Zoé, leur fille âgée de 5 ans, sont en grand danger et le lecteur tremble pour eux au fil des pages.
    Comme si cela ne suffisait pas, débarquent de Colombie, par jet privé, un avocat du caïd de la drogue et un tueur sans scrupules, Chen Tod Niemeyer, qui voyage avec de faux papiers. C’est lui qui utilise la mort par mille coupures ou Leng T’Che, supplice chinois appliqué jusqu’au début du XXe siècle.
    Le capitaine Miguel Barrera, venu de Madrid, et le Lieutenant-Colonel de gendarmerie Massé du Réaux expliquent très bien dans quelle impasse se trouvent les Européens : « Les deux cents milliards de la cocaína, par année, il faut des gens pour les payer. Et qui peut payer ? Nosotros. Chaque fois que quelqu’un achète sa cocaína ici, il paie les cartels. Il est responsable de más violencia, más miseria ailleurs… Les drogués, ils ne tuent pas, ils ne pillent pas, ils ne polluent pas tout, ils font pire, ils consomment. »

    Tension, suspense, danger, course-poursuite, DOA maîtrise bien tout cela, pour le grand plaisir de son lecteur, sans oublier de lui ouvrir les yeux sur un des plus grands fléaux de notre monde, comme l’a fait Roberto Saviano, avec un registre différent, dans "Extra-pure".

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  • Après avoir été une nouvelle fois enthousiasmé par DOA et son « Citoyens clandestins », je poursuis mon expérience avec la suite « Le serpent aux mille coupures ». Les deux histoires sont réunies dans un volume appelé « Cycle Clandestin 1 ». Contrairement au précédent et à « Pukhtu Primo», cet...
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    Après avoir été une nouvelle fois enthousiasmé par DOA et son « Citoyens clandestins », je poursuis mon expérience avec la suite « Le serpent aux mille coupures ». Les deux histoires sont réunies dans un volume appelé « Cycle Clandestin 1 ». Contrairement au précédent et à « Pukhtu Primo», cet opus n’a pas du tout la même forme et n’est pas à classer dans le même genre.

    Les autres livres que j’ai lus de cet auteur ne sont rien moins que des pavés. Affichant 700 pages environ, ils excellent par leur densité, tant dans les personnages que dans l’intrigue. Il est donc conseillé d’être attentif parce que leurs lectures sont exigeantes. Pour cet épisode, l’objectif est différent. Il se rapproche plus du thriller que du roman noir. En effet, le texte ne fait pas 200 pages. Le récit alterne encore entre plusieurs personnages mais ils ne sont pas approfondis, la priorité étant donnée à l’efficacité. On est donc emporté dans une succession de scènes d’action qui s’enchainent à un rythme soutenu et qui éliminent tout risque d’ennui.

    J’ai pris beaucoup de plaisir avec ce texte même s’il n’a pas la patte DOA des productions habituelles. Cela prouve que cet auteur a plusieurs cordes à son arc et qu’il peut toujours nous surprendre. Le lien avec les autres livres est mince mais malgré son côté noir, cet épisode apporte un peu d’énergie à la série. Il m’a permis de sortir, le temps d’une histoire, de l’état de suffocation dans lequel j’étais piégé.

    Maintenant que je suis à jour, je vais pouvoir planifier la lecture de « Pukhtu Secundo » et ainsi clôturer le cycle clandestin. Je vais d’abord m’accorder un sas de décompression, parce qu’il faudra que je m’arme de courage et de temps, pour replonger dans cette grande fresque anxiogène du talentueux DOA. Mais la récompense est au bout !

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  • DOA est un de mes auteurs de polars préféré. Le livre commence par 3 colombiens qui se font descendre à Moissac. La virtuosité de DOA entremêle les cartels de la drogue sud américains en Europe, les mafias diverses et variées qui inondent l'Occident de cocaïne avec l'appui des pouvoirs en place,...
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    DOA est un de mes auteurs de polars préféré. Le livre commence par 3 colombiens qui se font descendre à Moissac. La virtuosité de DOA entremêle les cartels de la drogue sud américains en Europe, les mafias diverses et variées qui inondent l'Occident de cocaïne avec l'appui des pouvoirs en place, leurs tueurs sans merci, la police et de pauvres innocentes victimes en dégâts collatéraux ainsi que le racisme ambiant dans certaines de nos campagnes... Il n'y a pas de 'gras' dans l'écriture de DOA. C'est sec, rapide, rigoureux, efficace. Les pages se tournent avec avidité, du début à la fin.

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  • Lechoixdeslibraires.com

    Il ne sait pas où il met les doigts, Baptiste Latapie, quand il part cette nuit-là saboter la vigne d'Omar Petit, ce nègre à qui le père Dupressoir, dans un moment d'égarement certainement, a donné sa fille et sa ferme. Du jamais vu à Moissac ! Que vient faire à cette heure-ci le 4x4 qui...
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    Il ne sait pas où il met les doigts, Baptiste Latapie, quand il part cette nuit-là saboter la vigne d'Omar Petit, ce nègre à qui le père Dupressoir, dans un moment d'égarement certainement, a donné sa fille et sa ferme. Du jamais vu à Moissac ! Que vient faire à cette heure-ci le 4x4 qui s'arrête au Bois des Moines ? Comment peut-il se douter, le Baptiste, qu'il y a à bord trois trafiquants espagnols qui ont rendez-vous avec leurs homologues italiens ? Oui, le Tarn-et-Garonne est une plaque tournante de la cocaïne colombienne. Et voilà que surgit du fossé un mystérieux motard qui abat les trois hommes. Ce motard, blessé, va se réfugier dans la ferme d'Omar Petit (vous me suivez, celle qui a été taguée «Mort aux nègres» par l'Amicale des vignerons du cru) et il va le retenir en otage, ainsi que sa femme et sa fillette, le temps de se remettre sur pied.
    Nos riantes collines deviennent alors le théâtre d'un chassé-croisé tumultueux : un commandant de gendarmerie au passé peu glorieux qui poursuit un ennemi public (l'homme à la moto), son collègue des stups espagnols dont on perd la trace un soir tard quai de Tounis à Toulouse, et, last but not least, un tueur germano-asiatique raide fêlé qui découpe vivant ses interlocuteurs en fines lamelles, selon le supplice chinois dit de «la mort par les mille coupures».
    Comme tout bon roman noir le livre de DOA (auteur fantôme qui nous viendrait de Lyon) installe son intrigue les deux pieds dans la réalité de notre temps : l'explosion du marché européen de la drogue qui fait les beaux jours des cartels de Colombie d'un part, et d'autre part le racisme au front bas de nos campagnes qui, du Parisien à l'Arabe, vomit tout ce qui est estranger.
    Passé les concessions aux scènes gores qui sont devenues la loi du genre, ce roman est un excellent spécimen de ce que le polar français, dans la lignée de Manchette et de Daeninckx, fait de meilleur dans la dénonciation de nos errances et de celles de la société. Une lecture dérangeante et passionnante.

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