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Le ravissement des innocents

Couverture du livre « Le ravissement des innocents » de Taiye Selasi aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070142675
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

C'est l'histoire d'une famille, des ruptures et déchirements qui se produisent en son sein, et des efforts déployés par chacun pour oeuvrer à la réconciliation.
En l'espace d'une soirée, la vie sereine de la famille Sai s'écroule : Kwaku, le père, un chirurgien ghanéen extrêmement respecté aux... Voir plus

C'est l'histoire d'une famille, des ruptures et déchirements qui se produisent en son sein, et des efforts déployés par chacun pour oeuvrer à la réconciliation.
En l'espace d'une soirée, la vie sereine de la famille Sai s'écroule : Kwaku, le père, un chirurgien ghanéen extrêmement respecté aux États-Unis, subit une injustice professionnelle criante. Ne pouvant assumer cette humiliation, il abandonne Folá, sa ravissante épouse nigériane, et leurs quatre enfants. Dorénavant, Olu, leur fils aîné, n'aura d'autre but que de vivre la vie que son père aurait dû avoir. Les jumeaux, la belle Taiwo et son frère Kehinde, l'artiste renommé, verront leur adolescence bouleversée par une tragédie qui les hantera longtemps après les faits. Sadie, la petite dernière, jalouse l'ensemble de sa fratrie. Mais l'irruption d'un nouveau drame les oblige tous à se remettre en question.
Les expériences et souvenirs de chaque personnage s'entremêlent dans ce roman d'une originalité irrésistible et d'une puissance éblouissante, couvrant plusieurs générations et cultures, en un aller-retour entre l'Afrique de l'Ouest et la banlieue de Boston, entre Londres et New York.

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Avis (7)

  • Taiye Selasi nous dresse un magnifique portrait d’une famille écorchée, malmenée et de la lutte désespérée de ses membres en quête de foyer. L’errance de cette famille de l’Afrique de l’Ouest à l’Amérique, ses drames, ses souffrances, ne peuvent laisser indifférent.
    Dans une écriture pudique et...
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    Taiye Selasi nous dresse un magnifique portrait d’une famille écorchée, malmenée et de la lutte désespérée de ses membres en quête de foyer. L’errance de cette famille de l’Afrique de l’Ouest à l’Amérique, ses drames, ses souffrances, ne peuvent laisser indifférent.
    Dans une écriture pudique et poétique, l’auteure nous emmène tour à tour à la rencontre des différents personnages et des tournants de leurs histoires.
    Un premier roman très réussi qui monte en puissance au fil de la narration. Les nombreux allers-retours dans la chronologie peuvent déstabiliser dans un premier temps. Néanmoins, on s’accorde progressivement au rythme de l’écriture qui se calque aux mouvements de cette famille dispersée.
    Une belle découverte et un agréable moment de lecture !

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  • Le livre débute par la mort de Kweku, pieds nus, un dimanche matin dans le jardin de sa villa au Ghana, seul avec ses souvenirs. Brillant chirurgien, il travaillait et vivait à Boston avec sa femme Fola et ses quatre enfants, quand il fut victime d’une injustice professionnelle. Incapable...
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    Le livre débute par la mort de Kweku, pieds nus, un dimanche matin dans le jardin de sa villa au Ghana, seul avec ses souvenirs. Brillant chirurgien, il travaillait et vivait à Boston avec sa femme Fola et ses quatre enfants, quand il fut victime d’une injustice professionnelle. Incapable d’assumer cette situation et encore moins son licenciement, il a abandonné sa famille sans explication et est retourné au Ghana. Après le décès, les enfants vont devoir se réunir pour les funérailles alors que c’est justement la fuite de ce père, seize ans auparavant qui a brisé les liens familiaux. Fola, la mère, d’origine nigériane, perd tous ses repères et les enfants partent à la dérive. C’est le destin de chacun d’entre eux que nous découvrirons après le départ du père. Secrets, blessures nous seront dévoilés de manière très subtile tout au long de ce roman.
    Même si je me suis parfois un peu perdue dans la chronologie des évènements, j’ai aimé suivre les existences de Fola et de ses enfants.
    Taiye Selasi nous conte une belle histoire pluriculturelle sur le sens de la famille et l’importance des racines qui couvre plusieurs générations et plusieurs continents. On navigue sans cesse entre les Etats Unis et l’Afrique. Les personnages sont attachants et leurs parcours bouleversants.

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  • Bien mais vous pouvez mieux faire. Voilà comment je commenterais le premier roman "Le ravissement des innocents" de Taiye Selasi.
    Il y a clairement un fort potentiel mais qui est mal exploité.

    C'est donc avec un sentiment mitigé que je referme la dernière page de ce livre complexe, touffu...
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    Bien mais vous pouvez mieux faire. Voilà comment je commenterais le premier roman "Le ravissement des innocents" de Taiye Selasi.
    Il y a clairement un fort potentiel mais qui est mal exploité.

    C'est donc avec un sentiment mitigé que je referme la dernière page de ce livre complexe, touffu et pas évident à lire (il m'aura fallu 9h environ ce qui est assez long pour 370 pages).

    Le livre raconte l'histoire de la famille Sai, africains d'origine et vivant aux Etats Unis. Il démarre par la mort du père Kweku, chirurgien ghanéen marié à Fola, père de 4 enfants mais qui a fui au Ghana suite à une injustice.
    Au travers de 3 parties finalement très complémentaires (le retour, le voyage, le départ), l'auteur aborde plein de sujets qui nous amène forcément à réfléchir: l'identité, l'expatriation, la fuite, la construction ou reconstruction (en fonction des personnages), les non-dits et les secrets, la violence, l'amour, le pardon...

    Le gros point fort est assurément l'écriture et le style original de l'auteur. Envoutante, subtile, poétique voire par moment lyrique, alternant les narrations et les dialogues, le passé et le présent, elle donne une belle densité au récit.

    Toutefois, les multiples flashback noient le lecteur et donne l'impression d'un copier/coller sans cohérence. On a souvent du mal à s'y retrouver.
    De plus, il y a souvent trop de détails, ce qui dilue le message principal et finit par ennuyer le lecteur. J'ai ainsi survolé certains passages et eu beaucoup de mal dans certains chapitres très (trop) longs.
    L'absence de chronologie des faits y est aussi certainement pour beaucoup, comme le récit de scènes de sexe dont on se demande ce qu'elles font là!

    Taiye Selasi a voulu en faire trop et c'est bien dommage. Il y avait moyen de faire un roman significatif et à l'arrivée ça fait un peu pschitt pour moi.
    Le ravissement des innocents n'en reste pas moins un bon roman que je ne regrette pas d'avoir lu.

    3/5

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  • Un peu de mal à entrer dans ce livre fort touffu... comme pénétrer dans une forêt dense... africaine forcément... puisque jusqu'alors les évènements se déroulent sur ce continent avant que de basculer du côté des U.S.A. On fait moult allers et retours entre ces deux continents... si on voyage à...
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    Un peu de mal à entrer dans ce livre fort touffu... comme pénétrer dans une forêt dense... africaine forcément... puisque jusqu'alors les évènements se déroulent sur ce continent avant que de basculer du côté des U.S.A. On fait moult allers et retours entre ces deux continents... si on voyage à travers les espaces, on voyage aussi dans le temps car on va de l'avant, puis en arrière, on s'échappe de côté en abordant d'autres membres de la famille... Tout commence par la mort soudaine : crise cardiaque, du héros, Kwaku, chirurgien ghanéen de renom… lequel chirurgien, bien des années avant, a été remercié brutalement –selon les bonnes pratiques américaines- de l’hôpital où il officiait, alors qu’il n’avait pas vraiment failli à sa mission. Le soir même de cette « éjection », il ne rentre pas chez lui et décide de tout plaquer, femme, enfants, pour revenir en Afrique dans le pays de ses origines, laissant sa famille dans l’ignorance totale… tout le monde, alors, se disperse ; l’éparpillement narratif dans la conduite de l’histoire de cette famille éclatée, où l’on passe, incontinent, des uns aux autres, rend un peu compliquée la compréhension du propos. Le style d’écriture est plaisant et contribue grandement au désir de poursuivre la lecture… on s’attache incontestablement à cette famille…
    Jérôme Touzalin.

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  • L'étape de la page 100. Si vous lisez la quatrième de couverture, vous zapperez les 100 premières pages de ce premier roman de Taiye Selasi, écrivaine d’origine ghanéenne née à Londres et qui a passé son enfance dans le Massachusetts. En effet, c’est vers la centième page que son héros, Kwaku,...
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    L'étape de la page 100. Si vous lisez la quatrième de couverture, vous zapperez les 100 premières pages de ce premier roman de Taiye Selasi, écrivaine d’origine ghanéenne née à Londres et qui a passé son enfance dans le Massachusetts. En effet, c’est vers la centième page que son héros, Kwaku, chirurgien ghanéen exerçant aux Etats-Unis, est chassé de l’hôpital où il travaillait depuis de nombreuses années, respecté de tous, pour avoir, sous la contrainte, procédé à une opération qui a échoué. Auparavant, dans un désordre chronologique parfois perturbant – il meurt dès les premières pages -, nous l’avons vu quitter sa femme et ses quatre enfants, suite à l’événement que nous découvrirons ensuite, et aller vivre avec une autre femme. Nous avons également suivi l’un ou l’autre de ses fils et filles. Masi tout est très touffu, voire confus, on s’y perd un peu et on a bien du mal à s’intéresser aux différents personnages.

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    • Michel Paquot le 26/08/2014 à 13h52

      Le ravissement des innocents est le premier roman d’une auteure mi-nigériane, mi-ghanéenne de langue anglaise – naissance à Londres, études à Boston. Le titre original est «Ghana must go», et c’est bien de cela qu’il s’agit, des liens entre une famille ghanéenne et leur terre d’accueil pour les parents, de naissance pour les enfants, les Etats-Unis. Le roman s’ouvre sur la mort de Kweku Sai, un chirurgien ghanéen aussi compétent que respecté injustement chassé de l’hôpital où il travaillait: forcé de pratiqué une opération qu’il savait impossible, il a été pointé du doigt pour son échec. Déçu, aigri, il a quitté sa famille pour s’en retourner au Ghana où il a épousé une autre femme. Les quatre enfants de Kweku sont restés aux Etats-Unis, devenant médecin, avocat ou écrivain. C’est leurs histoires à tous qui sont racontées au fil d’une chronologie éclatée et d’une construction assez complexe.
      Le ravissement des innocents fait partie de ces romans qui entendent percer la nature humaine à travers des destins soumis à des aléas divers, historiques, politiques, sociaux, raciaux. Mais ce propos très ambitieux est déforcé par un trop-plein de détails, de gestes, d’anecdotes, de mots, qui finissent par en dissiper l’intérêt et générer une forme d’indifférence.

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  • Dès les premières pages de ce roman tout porte à croire que nous allons avoir à faire à un énième récit classique de l'implosion d'une famille afro-américaine de classe moyenne, avec son habituel cortège de clichés intégration/désintégration...Surprise, Taiye Selasi échappe habillement au chemin...
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    Dès les premières pages de ce roman tout porte à croire que nous allons avoir à faire à un énième récit classique de l'implosion d'une famille afro-américaine de classe moyenne, avec son habituel cortège de clichés intégration/désintégration...Surprise, Taiye Selasi échappe habillement au chemin tracé par une certaine littérature américaine et nous capte par son style, sa patience à approcher les personnages et particulièrement le père, coeur du réacteur capable du meilleur mais peut-être et sans doute aussi du pire pour sa famille. La suite va nous éclairer...

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    • SIMMARANO le 25/08/2014 à 17h21

      Avec un roman de ce type, il ne faut absolument pas se fier aux apparences. Tout porte à croire dès les premières pages que nous allons avoir à faire à u récit de plus sur l’implosion d’une famille afro-américaine avec son cortège de clichés sur l’intégration et la désintégration. Sauf que…Taiye Selasi est de toute évidence une romancière atypique. Anglaise d’origines Nigériane et Ghanéenne, américaine d’adoption et vivant à Rome, elle ne peut évidemment pas tomber dans les travers d’une appartenance rigide à une communauté, tout en étant riche de chacune. Elle échappe donc habilement dans son récit au chemin tracé par une certaine littérature américaine et nous capte par son style original, sa patience à approcher les personnages dont elle révèle la douleur intime et la même souffrance face à leurs propres démons. Tous, sans déséquilibre, mais privilégiant sans doute le personnage du père, cœur du réacteur capable du meilleur mais aussi du pire pour sa famille. Une famille des derniers immigrants de l’Afrique contemporaine avec ses rêves d’études, son fantasme d’accession au statut de middle class qu’elle verra s’éloigner mais pour peut-être exister un peu plus fort et se retrouver autour de ses origines et sa culture originelle.
      Au-delà d’une belle écriture et d’un sens du récit dramatique proche de John Irving, Taiye Selasi nous offre de magnifiques personnages, ses innocents, dans leur quête dont ils ignorent la finalité. Une odyssée américaine à l’accent africain.

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  • Le rendez-vous de la page 100
    Je crois tenir là un petit bijou de littérature, avec sa part d'hermétisme, de cruauté et de poésie. Des accents Morrisonniens. Le roman s'ouvre au Ghana avec la mort subite de Kweku, un chirurgien respecté. Suivent, par petites touches impressionnistes, qui nous...
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    Le rendez-vous de la page 100
    Je crois tenir là un petit bijou de littérature, avec sa part d'hermétisme, de cruauté et de poésie. Des accents Morrisonniens. Le roman s'ouvre au Ghana avec la mort subite de Kweku, un chirurgien respecté. Suivent, par petites touches impressionnistes, qui nous disent toujours la fragilité de l'instant, le portrait en creux de ses proches, de ses racines, de son destin brisé par l'injustice et la calomnie. Une famille brisée par l'humiliation du père que je vais continuer à suivre avec beaucoup d'intérêt...

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    • Olivier Pirou le 25/08/2014 à 13h44

      Chronique : Le ravissement des innocents - Taiye Selasi

      Voilà un livre qui nous parle de fragilité, la fragilité de l'instant, la fragilité d'une vie. Il y a Kweku, tout d'abord, ce chirurgien respecté qui s'écroule dans son Ghana natal, dès les premières pages du roman, victime d'un infarctus foudroyant. Des milliers de kilomètres le séparent de sa famille, celle qu'il a abandonné en Amérique, il y a longtemps, brisée par l'humiliation et l'injustice. "Donc la fuite. Le tout réduit à un instant". Pourquoi sacrifier à l'égo meurtri, son fils, Olu, chirurgien lui aussi, ses jumeaux, la belle Taiwo et l'artiste Kehinde, Sadie, la miraculée, et Folà, sa femme tant aimée? Un cruel mystère sur lequel l'auteur s'attarde, virevolte sans jamais véritablement se poser. L'auteure préférant nous dévoiler, par petites touches subtiles, comment chacun s'est construit sans ce père, dans les traumas que sa fuite aura provoqué. Que parviendront-ils à réconcilier ?

      Il y a beaucoup de matière à réflexion dans ce roman et sans doute un peu trop : l'identité, l'expatriation, la résilience, les racines - un procédé narratif changeant, tantôt lyrique, poétique, tantôt fragmenté, impressionniste. Mais l'auteure maintient dans l'ensemble une belle densité à son récit. Un premier roman aux accents autobiographiques salué par la critique, par des pairs respectables - Toni Morrison, Salman Rushie - et déjà traduit dans 15 pays. Une bien belle traduction en français d'ailleurs. Original, à découvrir.

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