Le procès du cochon

Couverture du livre « Le procès du cochon » de Oscar Coop-Phane aux éditions Grasset Et Fasquelle
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  • Un cochon présenté au tribunal, des sangsues condamnées par contumace... Saviez-vous que du XIIIe au XVIIIe siècle, les animaux pouvaient être traînés devant la justice et condamnés au même titre que les hommes ? Cette pratique absurde d'intenter des procès à des animaux comme s'il s'agissait...
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    Un cochon présenté au tribunal, des sangsues condamnées par contumace... Saviez-vous que du XIIIe au XVIIIe siècle, les animaux pouvaient être traînés devant la justice et condamnés au même titre que les hommes ? Cette pratique absurde d'intenter des procès à des animaux comme s'il s'agissait d'êtres humains m’était totalement inconnue avant de lire le livre d’Oscar Coop-Phane, « le procès du cochon ».

    Dans un village et un temps que l’on imagine reculé (mais rien n’est vraiment dit), un nourrisson se fait croquer la joue par un monstre errant. L’enfant ne survivra pas. Le criminel est bien vite rattrapé. Il sera jugé. On comprend entre deux mots qu’il s’agit d’un cochon même s’il n'est jamais clairement identifié comme tel.
    Ce court roman est une fable qui en interrogeant le lecteur sur de nombreux sujets comme la peine de mort, la justice, la moralité, la culpabilité pose la question de notre humanité : qui est l'animal et qui est l'être humain dans cette affaire ? qui est vraiment le monstre ?

    Si le postulat de base original et l’écriture singulière m’ont vraiment emballé, j’avoue être restée sur ma faim car je n’ai finalement pas été surprise par le déroulé de l’histoire et les questions soulevées restent au final sans réponse.

    Ce conte cruel est une découverte intéressante mais la frustration l’emporte.

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  • Si Le procès du cochon peut laisser à penser que le cinquième roman d'Oscar Coop-Phane relate l'audience d'un homme particulièrement porté sur la chose et que cela vous émoustille, vous risquez d'être fichtrement déçu. Certes, le personnage central est un monstre, il est très animal, a croqué la...
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    Si Le procès du cochon peut laisser à penser que le cinquième roman d'Oscar Coop-Phane relate l'audience d'un homme particulièrement porté sur la chose et que cela vous émoustille, vous risquez d'être fichtrement déçu. Certes, le personnage central est un monstre, il est très animal, a croqué la chair, mais ce n'est pas vraiment ce que vous imaginez !

    Dans un village et un temps reculé, un cochon croque la joue et l’épaule d’un bébé laissé quelques instants sans surveillance, avant de repartir tranquillement vers la forêt. Traqué, il est jeté en prison puis sur la scène du tribunal où toute la Société attend de comparaître pour accuser la bête. Dans le monde des Hommes, la justice, comme la mort, se rendent au tribunal. Commence alors la grande mascarade de la justice. Même si le monstre en question est un cochon qui n’a ni conscience ni parole, comment pourrait-il se défendre, comment dire sans mots ?

    Le procès du cochon est un texte allégorique qui narre le procès non pas d'un être humain, mais d'un animal, à l'instar de ceux que l'on intentait du XII au XVIIIème siècle. Une pratique aussi surprenante que méconnue de nos jours. En effet, chaque fois qu'un animal commettait l'impardonnable, les Hommes le jugeaient. Ils allaient même jusqu'à contraindre des animaux de la même espèce à assister au procès afin que ces derniers prennent conscience de leurs actes et des supplices qu'ils pouvaient encourir. Une telle justice était punitive et préventive, les animaux, sujets de droit.

    Bien que court (125 pages), Le procès du cochon n'en n'est pas moins dense. Divisé en quatre parties, vient le temps d'évoquer "Le crime", cet acte odieux commis par ce porc errant, marginal et affamé. Une fois capturé, s'ensuit "Le procès" ou plutôt sa parodie. Cette partie est théâtralisée comme pour mieux accentuer son côté burlesque. Comment peut-on juger un cochon incapable de s'exprimer, de se défendre ? Il n'en sera pas moins condamné. Chacun s'organisera pour assister sur la place publique au châtiment du coupable. À "L’attente" succède "Le supplice", cet instant où le criminel finira par être délivré.

    À l'heure où la tendance est à l'animalisation des hommes (#balancetonporc), Oscar Coop-Phane humanise les animaux, comme pour mieux interpeller. En outre, l'auteur nous renvoie à notre rapport à l'Autre et à la différence. Il y dénonce une certaine Justice, celle qui parfois n'est que le simulacre d'elle-même. Assurément, Le procès du cochon questionne au même titre que le plaidoyer de Thierry Illouz, Même les monstres. Impossible en lisant l'un de ne pas repenser à l'autre.


    https://the-fab-blog.blogspot.com/2019/04/mon-avis-sur-le-propces-du-cochon.html

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  • Il était une fois dans un village à une époque lointaine un paisible bébé qui dormait. Le temps était beau et sa mère avait sorti le berceau. Occupée à ses tâches, elle s’en était éloignée quelques instants. Un cochon affamé passant par là croqua dans la joue de l’enfant. Alertée par les cris de...
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    Il était une fois dans un village à une époque lointaine un paisible bébé qui dormait. Le temps était beau et sa mère avait sorti le berceau. Occupée à ses tâches, elle s’en était éloignée quelques instants. Un cochon affamé passant par là croqua dans la joue de l’enfant. Alertée par les cris de l’enfant, la mère revint mais il était trop tard le bébé succomba.

    Il n’est nullement question d’une jolie histoire bien gentille et d’ailleurs si le titre est explicite, jamais l’auteur ne va nommer l’animal. Ce court roman raconté à la manière d’une pièce de théâtre m’a d’abord surprise car l’auteur laisse planer habilement une certaine ambiguïté sur le coupable. Oscar Coop-Phane nous décrit le crime, l'arrestation, la parodie de jugement qui attire la foule, le verdict et enfin la condamnation. D'abord arrêté et même s’il est incapable de dire quoi que ce soit pour se défendre, la justice des hommes se fera. On est gagné par une certaine sympathie face à cet accusé et bousculé par la bêtise des hommes et leur soif de vengeance.
    L'absurdité et la cruauté sont mises en exergue avec une certaine emphase agréable. Si certains passages m’ont soulevée le cœur (âmes sensibles, vous êtes prévenues), ce livre remplit sa mission : celle de nous amener à nous questionner sur les notions de culpabilité et de responsabilité. La présentation indique que ce procès est à l’image de ceux qu’on intentait aux animaux jusqu’à la fin du XVIII ème siècle mais ce roman a, malheureusement, un goût du temps actuel.

    Même si la fin m'a laissée un petit peu sur ma faim, cette lecture singulière m'a interpellée (comment ne pas l'être ?).

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  • Ce roman est très court, il se lit en une heure. Il a tous les éléments d’une fable. Une fable, à l’instar de « La ferme des animaux » de George Orwell, utilise les bêtes pour mettre en lumière les défauts du système humain. Oscar Coop-Phane décide de pousser le vice encore plus loin. Il place...
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    Ce roman est très court, il se lit en une heure. Il a tous les éléments d’une fable. Une fable, à l’instar de « La ferme des animaux » de George Orwell, utilise les bêtes pour mettre en lumière les défauts du système humain. Oscar Coop-Phane décide de pousser le vice encore plus loin. Il place son histoire dans la réalité où seul l’acteur principal est un animal.

    Dès lors, les événements sont chamboulés. Le cochon est l’anomalie de l’affaire. En effet, son crime en soi n’est pas un dilemme. Il est reconnu et la société sait gérer ce genre d’affaires. Les procédures classiques sont engagées et elles suivent leur cours mécaniquement. Seulement voilà, le condamné n’est pas humain et ne répond pas aux mêmes appétences.

    Tout au long du récit, on observe le traitement absurde des lois et des décisions pragmatiques, appliquées à des cas qui ne le sont pas. Comme dans l’étranger de Camus, on comprend que la différence n’est jamais comprise et qu’elle peut entraîner une justice aveugle. Le fait de remplacer l’homme suspecté par un cochon dévoile toute la subjectivité des règles.

    La plume d’Oscar Coop-Phane se révèle fluide et travaillée. J’ai passé un bon moment, c’est romanesque, sans temps morts, mais je n’ai jamais été surpris. Le scénario se déroule simplement et toutes les péripéties sont prévisibles. Partant du fait que la justice des hommes ne s’applique qu’à eux et que le cas raconté est fantaisiste, je suis arrivé au bout de cette histoire en me disant « Et alors ? » « Quel était le but de l’auteur ? » « Quelle est la morale de l’histoire ? ». Et c’est bien là que le bas blesse… je n’ai pas trouvé la réponse à ces questions. Je n’ai pas percé la morale de ce bref roman qui reste tout de même une expérience littéraire originale !

    http://leslivresdek79.com/2019/03/13/oscar-coop-phane-le-proces-du-cochon/

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