Le pilon

Couverture du livre « Le pilon » de Paul Desalmand aux éditions Quidam
  • Date de parution :
  • Editeur : Quidam
  • EAN : 9782915018677
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

Un livre se penche sur son passé, de la sortie des presses à son départ plein d'espoir vers l'Afrique.
Vingt ans d'une vie mouvementée. Il aime, est aimé, risque sa vie, rencontre des lecteurs et des lectrices, discute avec d'autres livres dans les librairies et les bibliothèques,... Voir plus

Un livre se penche sur son passé, de la sortie des presses à son départ plein d'espoir vers l'Afrique.
Vingt ans d'une vie mouvementée. Il aime, est aimé, risque sa vie, rencontre des lecteurs et des lectrices, discute avec d'autres livres dans les librairies et les bibliothèques, s'interroge sur la marche chaotique du monde. Tout cela donne un roman picaresque et une méditation drôle sur notre finitude, doublés d'une variation à la Queneau sur le mot "pilon". L'humour, comme toujours, quand il n'est pas un confort, affleure au tragique.

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  • Dans "Le liseur du 6 h 27", Jean-Paul Didierlaurent nous emmenait dans les entrailles de ce terrible pilon que redoutent tous les livres… ce que ne manque pas de nous faire vivre et ressentir, avec beaucoup de talent et d’originalité, Paul Desalmand dans Le pilon.

    C’est un livre qui raconte,...
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    Dans "Le liseur du 6 h 27", Jean-Paul Didierlaurent nous emmenait dans les entrailles de ce terrible pilon que redoutent tous les livres… ce que ne manque pas de nous faire vivre et ressentir, avec beaucoup de talent et d’originalité, Paul Desalmand dans Le pilon.

    C’est un livre qui raconte, un livre de valeur, numéroté, sorti des presses de la Mayenne le 17 juillet 1983 mais qui regrette d’être affublé d’un code-barres : « J’ai l’impression de ressembler à un camembert. » D’emblée, il confie : « Quoi qu’il puisse m’arriver, j’estime ma vie réussie parce que j’ai été lu. »
    Sa vie commence dans un entrepôt, trois mois à attendre la rentrée de septembre et à redouter les souris qui grignotent… « je veux être dévoré dans le bon sens du terme. » Puis c’est la première librairie avec des anecdotes savoureuses comme cette séance de dédicace, ces lycéens, ce garçon porté de bonne volonté et sa mère qui le décourage… Ce livre faisant partie des « office », il est retourné dans son carton d’origine sans avoir vu le jour et commence à redouter le pilon.
    Ainsi, nous apprenons que 100 millions de livres sont broyés sur 500 millions fabriqués mais notre ami y échappe pour se retrouver chez « un libraire qui lit » où le livre est seulement aimé : « il ne manquait pas de lecteurs, il manquait seulement de bons libraires… le rôle de l’écrivain, de l’éditeur, du libraire, du livre qui est, tout simplement, d’apporter du bonheur. »
    Dans la première partie de son livre, Paul Desalmand pose bien le problème, définit tous les éléments qui font la vie de son héros, de façon très vivante. Suivent encore des péripéties complètées par des réflexions très pertinentes sur la vie de notre société.
    Nous rencontrons un écrivain en mal de reconnaissance, un ancien champion de ski, le monde des librairies d’occasion et surtout, ce que l’auteur réussit bien : les discussions entre ouvrages se retrouvant sur la même étagère. Après un temps sous les ponts de Paris, le livre est le compagnon d’une « mignonne » adepte du bronzage intégral… mais qui abandonne son livre dans un taxi : « le meilleur de ma vie était derrière moi. »
    Son retour en librairie permet de détailler les différents positionnements d’un livre pour qu’il ait les meilleures chances d’être acheté : la vitrine, le tourniquet, le présentoir ? Chez les lecteurs, il y a le chasseur qui cherche dans un rayon et le pêcheur qui ne regarde que les livres posés à plat mais, ici, les rôles sont inversés : « le poisson doit hameçonner le pêcheur. » L’idéal semble être le dessus d’une pile mais « la librairie n’est pas un commerce comme les autres, du moins celle digne de ce nom. » Enfin, un livre peut être acheté mais sera-t-il lu ?

    D’étape en étape, la vie de ce héros peu ordinaire se poursuit et permet à l’auteur de nous gratifier de quelques petits bijoux : « La lecture comme l’amour est la pierre à aiguiser de l’âme. » ou encore : « L’écrivain n’est vraiment mort qu’avec son dernier lecteur. » ou enfin : « Une maison sans livres est une âme morte. »

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