Le passe-miroir tome 3 : La mémoire de Babel

Couverture du livre « Le passe-miroir tome 3 : La mémoire de Babel » de Christelle Dabos aux éditions Gallimard-jeunesse
Résumé:

Deux ans et sept mois qu'Ophélie se morfond sur son arche d'Anima. Aujourd'hui, il lui faut agir, exploiter ce qu'elle a appris à la lecture du Livre de Farouk et les bribes d'information divulguées par Dieu. Sous une fausse identitié, Ophélie rejoint Babel, arche cosmopolite et joyau de... Voir plus

Deux ans et sept mois qu'Ophélie se morfond sur son arche d'Anima. Aujourd'hui, il lui faut agir, exploiter ce qu'elle a appris à la lecture du Livre de Farouk et les bribes d'information divulguées par Dieu. Sous une fausse identitié, Ophélie rejoint Babel, arche cosmopolite et joyau de modernité. Ses talents de liseuse suffiront-ils à déjouer les pièges d'adversaires toujours plus redoutables? A-t-elle la moindre chance de retrouver la trace de Thorn?

Dans un troisième livre vibrant, Christelle Dabos explore la merveilleuse cité de Babel. En son coeur, un secret insaississable, qui est à la fois la clef du passé et celle d'un futur incertain.

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Avis(9)

  • J'ai les doigts frétillant d'excitation à l'idée de rédiger cette critique. J'attendais patiemment ce tome trois de la Passe-Miroir depuis des mois et je ne réalise toujours pas que j'ai lu cette petite bombe de littérature. Honnêtement, si vous avez vu dans les deux premiers tomes une gemme...
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    J'ai les doigts frétillant d'excitation à l'idée de rédiger cette critique. J'attendais patiemment ce tome trois de la Passe-Miroir depuis des mois et je ne réalise toujours pas que j'ai lu cette petite bombe de littérature. Honnêtement, si vous avez vu dans les deux premiers tomes une gemme étincelante, tant l'imagination de Christelle Dabos est développée, prenante et irradiante de mille feux,_alors je ne peux que vous conseiller de vous jeter sur ce troisième tome au plus vite ; vous n'allez pas en revenir. Tous mes remerciements les plus chaleureux et larmoyants aux éditions Gallimard pour la réception, qui s'annonçait désespérée, de cet ouvrage en service de presse. Il semblerait que mes chroniques des tomes précédents aient convaincu de ma volonté de me procurer ce tome trois par un moyen "privilégié"._Cela me comble de bonheur absolu d'être ainsi digne de confiance, et que mon travail sur ce blog soit reconnu. Entrons dès à présent dans le vif du sujet. Après avoir passé deux tomes particulièrement intenses dans la froideur du Pôle, direction désormais la modernité éclatante de l'arche de Babel, où les populations de l'ensemble des vingt-et-une arches sont rassemblées, accueillies, à condition que chacun apporte sa contribution à la cité, pour le bien de tous. L'image présentée de Babel semble chaleureuse et symbole d'une évolution vers une société meilleure.

    Vous sentez bien le grain de sable dans la machine venir, on ne peut pas vous duper. Si la température atmosphérique de Babel est définitivement plus élevée que celle glaciaire du Pôle,_nous quittons en réalité un monde de faux-semblants pour un autre de négligence d'individualisme et de discrimination sociale ! De quoi être JOIE, n'est-pas ? *humour* Et pourtant, c'est dans cette galère qu'Ophélie, après presque trois ans d'inertie totale (Quel comble pour une animiste !), et de sa propre volonté. Il faut dire que notre Liseuse adorée est déterminée à retrouver son époux mystérieusement disparu (mon Thorn chériiii) et à stopper l'emprise de Dieu sur les esprits de famille et leur mémoire, devenue défaillante par son action, ainsi que l'ensemble des arches, qui menacent de s'effondrer. En clair, la petite Ophélie a du boulot qui l'attend. Si fuir des tentatives d'assassinat et supporter Farouk était déjà assez effarant, cela semble bien gentil à côté de la formation d'apprentie aspirante à l'école d'Hélène sur Babel. Ophélie est malmenée, mais cela sert au formidable travail psychologique amorti dès le début de l'intrigue.

    En effet, je trouve que notre héroïne a connu une spectaculaire évolution depuis ses fiançailles avec Thorn il y a quatre ans (dans la vraie vie comme dans le roman !). D'employée de musée repliée sur elle-même et dont la voix était à peine audible, telle celle d'une souris, Ophélie a su s'affirmer et prouver qu'il ne fallait pas la sous-estimer, que sa voix pouvait être entendue elle aussi, et qu'elle ne se laissait pas marcher sur les pieds face à la menace ou au mépris. Et pourtant, à Babel,_elle va en connaître des intimidations et brimades ! Chantages, persécutions physiques et mentales, surexploitation de ses compétences, dégradation de son opinion de soi... Rien n'est facile pour pouvoir accéder au fameux secrétarium qui permettrait à Ophélie de dénouer le mystère Dieu. J'ai été littéralement bluffée par sa capacité à supporter toutes ses souffrances, ce harcèlement moral quotidien, afin de venir en aide à son mari dans leur quête commune, afin de ne pas lui faire défaut, de ne pas l'abandonner, de ne pas le trahir et de le décevoir. Elle a tout encaissé, sans piper mot, en conservant toute son indignation en soi pour que son identité secrète ne soit pas exposée au grand jour. Attention, il ne s'agit pas d'une redite de Mime dans le premier tome. Christelle Dabos nous le précise directement : là où Mime n'était qu'un déguisement dont Ophélie était parfaitement consciente, sa couverture d'Eulalie va entièrement la recouvrir, au point de se confondre avec la véritable animiste qui se cache en dessous. Eh oui, notre Ophélie va tout bonnement nous faire une crise d'identité qui couvait déjà depuis belle lurette. Et l'explosion se fait à un moment bien choisi : notre nouvelle aspirante-virtuose se retrouve dans ce tome séparée de tous les êtres qui lui sont chers. En effet, l'auteure fait tourner son histoire entièrement autour de notre couple favori, de leurs retrouvailles et de leur objectif commun.

    On croise à peine le grand-oncle, la tante Roseline, mon Archibald chéri (qu'est-ce que je l'aime ce perso ! Mais Thorn reste mon number one ♥), Gaëlle et Renard (qui sont enfin ensembles, yeah !)... Même l'écharpe indissociable d'Ophélie va errer de son côté ! Quelques chapitres sont consacrés à la petite Victoire, née à la fin du tome 2, et qui sera selon moi le personnage central du tome final. J'ai adoré faire sa connaissance. Son amour pour son parrain Archie est juste adorable et vivement qu'elle rencontre sa formidable marraine ! Elle est déjà si perspicace à son âge et n'aspire qu'à voir le monde de toutes les couleurs, ne plus rester recluse chez elle, même si elle comprend que sa mère veuille la protéger. J'aimerais bien explorer à fond les vingt-et-une arches, représentatifs de l'étendue du génie de Christelle Dabos, mais mon petit doigt me dit qu'Arc-en-Terre sera notre prochaine destination.
    Et j'en suis plus qu'impatiente !

    L'esprit de famille Farouk, assez désagréable au cœur du tome deux mais intriguant et émouvant à sa manière, ne fait qu'une seule apparition, mais elle a son poids dans la balance. Enfin quelqu'un pressent le danger autour de Victoire et agit de façon forte et décisive ! Il se secoue enfin un peu,_le coco, le chef de famille du Pôle ! En deux-trois mots, il aura réussi à me faire frissonner et à apporter une véritable intensité à sa personnalité somme toutes nonchalante et très détachée. Au niveau des personnages purement babeliens, j'ai été très touchée par Ambroise et Blasius, qui représentent deux minorités discriminées, isolées tels des parias de la société si lisse à la surface : les handicapés et les homosexuels. L'auteure introduit cela toute en subtilité, sans appuyer là où ça fait mal, tout simplement car il n'y a pas à avoir honte de ce que nous sommes. C'est tout à fait naturel.

    Donc pas la peine d'en faire une montagne, il suffit juste de laisser les personnages être. Du moins, c'est comme cela que je l'ai ressenti et j'ai trouvé ça très beau. Ambroise est quelqu'un de très sensible, qui aimerait se sentir moins invisible, plus utile aux personnes qu'il aime et à sa cité. J'avais envie de lui faire d'énormes câlins de réconfort ! Quant à Blasius, il est un ami dévoué, toujours prêt à rendre service. Ophélie a de la chance d'avoir un allié comme lui sur cette arche si hostile qu'est Babel. Et, si vous pensiez qu'Ophélie avait un don surnaturel pour s'attirer des ennuis (dixit Thorn), ce n'est rien comparé à Blasius, le pauvre ! J'ai aussi beaucoup aimé Octavio, un apprenti-virtuose de Pollux (quel pantin celui-là...) qui semble être le seul à remarquer que le système de Babel est détraqué et à mal en accepter l'injustice et l'inhumanité.

    C'est simple, les habitants de l'arche sont à peine plus tolérants que leurs automates ! Il suffit de regarder l'insupportable Lady Septima (rien que d'écrire son nom, j'en grince des dents). Pour ce qui est de la véritable identité de Dieu... Disons que c'est un bel hommage à l'action d'écriture ! Je n'en dis pas plus !

    La fin m'a laissée sans voix... Je ne vais pas survivre au tome quatre, je vous le dis mes amis ! Si vous n'avez pas encore lu La mémoire de Babel, je vous invite vivement à vous plonger dans ses délicieuses pages, évasion, aventures, frissons et étoiles dans les yeux garantis ! Et si vous n'avez pas encore commencé la saga de la Passe-Miroir, je n'ai qu'une chose à crier avec tout l'air qu'il m'est possible d'accumuler : QU'EST-CE QUE VOUS ATTENDEZ POUR PASSER DE L'AUTRE COTE DU MIROIR ?! Vous aimerez un homme (aka Thorn ♥♥) comme vous ne l'avez jamais autant aimé, et vous explorerez un univers renversant ! Encore merci à Gallimard Jeunesse pour ce COUP DE FOUDRE ϟ

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  • Retrouvez d'autres chroniques sur mon blog : https://lesfantasydamanda.wordpress.com

    Lorsque mes attentes atteignent des sommets…

    Je ne sais pas ce que vous avez ressenti en vous plongeant dans ce troisième volet, mais j’étais tellement impatiente de le lire que, lorsque je l’ai refermé,...
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    Retrouvez d'autres chroniques sur mon blog : https://lesfantasydamanda.wordpress.com

    Lorsque mes attentes atteignent des sommets…

    Je ne sais pas ce que vous avez ressenti en vous plongeant dans ce troisième volet, mais j’étais tellement impatiente de le lire que, lorsque je l’ai refermé, je ne savais plus si je l’avais apprécié ou non. Après avoir bataillé ferme pour m’octroyer quelques heures de lecture – mon planning était surchargé ! –, j’ai encore dû patienter quelques jours, le temps que le tumulte de mes émotions s’apaise.

    Et le verdict est enfin tombé : oui, j’ai adoré… même si cette suite n’a pas pris la tournure que j’avais imaginée !

    Un nouveau monde, de nouvelles règles, de nouveaux personnages

    Toujours sur les traces de Thorn, Ophélie se rend sur l’arche de Babel pour tenter de l’y retrouver. J’ai été d’emblée saisie par ce nouveau décor, si différent du Pôle et d’Anima. A nouveau, Christelle Dabos fait preuve d’une imagination qui force l’admiration ; j’ai rarement vu une histoire où l’univers était à ce point unique, à ce point fascinant.

    Mais revenons-en aux recherches d’Ophélie, celle-ci étant bien décidée à retrouver son mari disparu. Je dois, malgré moi, vous avouer une chose : sur ce point, j’ai trouvé que l’intrigue ne tenait qu’à un fil prêt à se rompre à tout instant ! Sur quelques paroles d’Ambroise, notre jeune Animiste prend en effet des décisions hasardeuses, l’amenant à intégrer une sorte d’académie qui mettra ses nerfs à rude épreuve.

    Bien qu’étonnée par ce choix inattendu, j’ai fini par soutenir Ophélie dans ses efforts et désirais ardemment la voir réussir. Alors, si le récit souffre de quelques coïncidences heureuses, après tout, pourquoi pas ? Ca ne m’a pas dérangée plus que cela, finalement !

    Enfin, j’ai adoré me tromper sur chacun des personnages rencontrés, sur leurs intentions, bonnes ou mauvaises. Entre Elizabeth, Mediana, Octavio ou encore Blasius, je ne savais plus à qui me fier, ce qui a rendu ma lecture d’autant plus passionnante. Quant à Victoire, cette petite fille pas comme les autres, j’ai hâte de découvrir le rôle qu’elle tiendra par la suite.

    Bon sang, mais où est Thorn ?

    C’était bien entendu LA question qui m’obsédait. Je voulais savoir ce qui lui était arrivé, retrouver mon personnage préféré, cet homme aussi exaspérant qu’attachant. Mais après deux années passées – un mois seulement, pour ma part ! –, j’en ai presque voulu à Ophélie de s’attendre à le croiser à chaque coin de rue, comme si cela pouvait être aussi simple. Et, surtout, je me demandais : pourquoi Thorn n’a-t-il jamais essayé d’entrer en contact avec elle ?

    Si je n’ai pas reçu de réponse à cette question, j’ai quand même été surprise par la tournure des évènements, mais je ne vous en dirai pas plus afin de ne pas gâcher la surprise.

    Assembler les pièces du puzzle

    C’est ce que je tente de faire, petit à petit. Je dois bien admettre, cependant, que cela devient de plus en plus difficile, les quelques révélations obtenues soulevant toujours plus de points d’interrogation.

    Ce sera donc une véritable torture d’attendre le dénouement de cette saga coup de cœur, mais puisque je n’ai pas le choix… A dans deux ans, donc !

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  • Bon sang ce tome...
    J'aime énormément Babel, l'univers très différent du Pôle et pourtant on continue de retrouver les petites particularités "miyazakites" de Christelle Dabos. Je ne sais pas vous, mais avec ces histoires de censure, de contrôle du passé, j'ai eu une évocation de 1984 d'Orwell...
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    Bon sang ce tome...
    J'aime énormément Babel, l'univers très différent du Pôle et pourtant on continue de retrouver les petites particularités "miyazakites" de Christelle Dabos. Je ne sais pas vous, mais avec ces histoires de censure, de contrôle du passé, j'ai eu une évocation de 1984 d'Orwell (mais c'est peut-être juste moi...) et j'ai trouvé que cela ajoutait plus encore à l'univers. Cela donne du piquant.
    De nouveaux personnages aussi, tous aussi intéressants les uns que les autres, des pouvoirs familiaux que l'on découvre, et puis le mythe du monde post-Déchirure dont on arrive à voir les ficelles, de plus en plus...
    Sans parler de la relation Thorn-Ophélie qui met mon coeur à mal !!
    Et une Ophélie qui change vraiment, j'aime énormément l'évolution de ce personnage depuis le premier tome. Elle grandit, et bravo à Christelle Dabos de réussir à garder une continuité dans tous ces changements. Thorn, quant à lui... Hum non je ne dis rien ! Je garde la surprise ! Les autres personnages, les anciens, ne sont pas très bien exploité dans ce tome, en tout cas slon mon avis, car ils sont quasi absents pendant la moitié du roman. Les nouveaux n'ont pas su me charmer. Par contre, un grand bravo à Christelle Dabos d'avoir intégré un personnage handicapé et un personnage homosexuel, car on est en littérature jeunesse et c'est important de donner à voir la différence.
    Un regret : pourquoi j'ai encore lu trop rapidement, hein ?!

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  • Magnifique tome!
    On a hâte de tourner les pages mais on craint de ne plus avoir à lire les péripéties d'Ophélie!
    Quel suspens! Les personnages sont acėrés, leur caractère s'affirme, se dévoile.
    Une aventure magique, exceptionnelle, et, comme le disent beaucoup d'entre vous, Harry Porter n'a...
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    Magnifique tome!
    On a hâte de tourner les pages mais on craint de ne plus avoir à lire les péripéties d'Ophélie!
    Quel suspens! Les personnages sont acėrés, leur caractère s'affirme, se dévoile.
    Une aventure magique, exceptionnelle, et, comme le disent beaucoup d'entre vous, Harry Porter n'a qu'à bien se tenir....
    Me DABOS, félicitations!

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