Le passe-miroir tome 1 : Les fiancés de l'hiver

Couverture du livre « Le passe-miroir tome 1 : Les fiancés de l'hiver » de Christelle Dabos aux éditions Gallimard-jeunesse
Résumé:

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le... Voir plus

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. A quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.

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Avis (44)

  • J'adore Pour un premier roman, je suis impressionnée par l'imaginaire de ce livre. Au départ, j'étais un peu dépassée par tout ce monde complétement nouveau. Et tout doucement je me suis attachée aux personnages. Je l'ai lu en très peu de temps, emportée par l'histoire.

    J'adore Pour un premier roman, je suis impressionnée par l'imaginaire de ce livre. Au départ, j'étais un peu dépassée par tout ce monde complétement nouveau. Et tout doucement je me suis attachée aux personnages. Je l'ai lu en très peu de temps, emportée par l'histoire.

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  • Cela fait quelques années que La Passe-Miroir fait parler d'elle. De nombreux blogueurs ont eu un véritable coup de foudre pour cette saga, attendant impatiemment la sortie des tomes. Et au départ, elle ne me faisait pas envie, puis petit à petit, je me suis laissée tenter, me procurant le...
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    Cela fait quelques années que La Passe-Miroir fait parler d'elle. De nombreux blogueurs ont eu un véritable coup de foudre pour cette saga, attendant impatiemment la sortie des tomes. Et au départ, elle ne me faisait pas envie, puis petit à petit, je me suis laissée tenter, me procurant le premier tome en 2017, lors d'une rencontre avec Christelle Dabos, à la Comédie du Livre à Montpellier. Par la suite, c'est cet engouement qui m'a freiné. Oui, j'avais peur. Peur de me lancer, de ne pas aimer, de passer littéralement à côté. C'est la sortie du dernier tome qui a terminé de me convaincre. Il fallait que je me lance dans cette saga coûte que coûte. Ça allait soit passer, soit casser...

    Les Fiancés de l'hiver, de ses 567 pages, met en place l'univers de Christelle Dabos ; un univers riche, très riche, intéressant, intriguant mais avant tout, très bien construit et travaillé. On sent que l'auteure a pris le temps de réfléchir à son histoire, à sa construction, qu'elle l'a travaillé d'un bout à l'autre, qu'elle n'a rien laissé au hasard. Tout est bien pensé et réfléchit au point de créer son propre univers : unique et original. Il n'y a qu'un comme lui. Dans ce sens, elle est comparable à la queen JK Rowling. Deux univers documentés et riches, mais la comparaison s'arrête là. À si, on peut rajouter qu'elles sont similaires sur autre chose : elles savent manier les mots afin de nous ensorceler et de nous rendre accrocs ! Je tiens quand même à dire chapeau à Gallimard Jeunesse pour avoir su flairer deux très bonnes sagas à succès.

    Unique et original sont les deux mots qui résume, selon moi, à merveille ce premier tome. J'ai adoré le découvrir, me laisser happer par les mots, l'imagination de l'auteure qui a fait travaillé la mienne pour donner vie à son univers. Je dois avouer que sa richesse fait qu'il m'a fallut un petit temps d'adaptation. Oui ça se lit très vite, je dirai même que ça se dévore, mais elle m'a demandé de la concentration. Rien à voir avec l'écriture qui est elle fluide et addictive, c'est surtout pour que je m'imprègne du roman, du décor, de son ambiance et comprendre toute l'ampleur et la profondeur de son univers. Il est très visuel. J'ai donc pris mon temps pour le lire et le savourer. J'étais bien avec les personnages, avides d'en apprendre plus.

    Après avoir tourné la dernière page, je suis impatiente de lire la suite. Christelle Dabos a encore pleins de surprises à m'offrir. Je veux en apprendre plus sur ce monde, son fonctionnement et découvrir tous ses secrets. C'est tellement intriguant. Je me poses pleins de questions. Je veux avoir des réponses et aussi être surprises par les rebondissements et les révélations. Cela a déjà été le cas pour celui-ci. Je me suis laissée tellement embarquer, sans essayer de réfléchir, que je me suis laissée surprendre au détour de phrases. Les Fiancés de l'hiver reste introductif. Au vu de l'ampleur de son univers, il est important que Christelle Dabos prenne le temps de le mettre en place. Cela montre bien qu'elle a pensé à tout et à bien travaillé son récit. Je n'ai pas été dérangée de ce côté, même si j'avoue qu'un peu plus d'action ne m'aurait pas déplu. On m'a dit que par la suite ça bougeait plus. J'ai hâte de voir tout cela ! J'en suis sûre que je vais accrocher encore plus à l'univers au tome 2.

    J'ai adoré Ophélie. Je me suis tout de suite attachée à elle. C'est une héroïne toute simple, sans fioritures, qui veut juste vivre sa vie en paix et qui va se retrouver malgré elle, contraintes de partir de son « pays » pour se marier avec, il faut le dire, un rustre. Sous ses aspects fragiles, qu'on a envie de protéger et de prendre sous son aile, se cache une véritable guerrière. Elle n'a pas finit de se révéler, j'en suis sûre qu'elle a encore plusieurs cordes à son arc. Elle est réfléchit, intelligente, rusée, débrouillarde, courage et surtout vraie. J'ai aimé sa sincérité. Elle ne se cache pas sous des faux-semblants. Elle est tel qu'elle est. Si ça plaît tant mieux, sinon tant pis. C'est beau. Elle donne envie de prendre exemple sur elle. Ophélie a un petit côté maladroit qui fait qu'elle a tendance à se retrouver dans les ennuis. Heureusement, elle est pleines de ressources.
    À ses côtés, j'ai beaucoup aimé le personnage de Rosaline et d'Archibald. Ce dernier à l'air d'être un sacré coquin, mais je sens qu'il va me plaire. Quant à la famille à laquelle est promise Ophélie, je ressens plusieurs sentiments différents à leurs égards. Tout d'abord avec Bérénilde, je ne sais pas sur quels pieds dansés. Elle souffle le chaud et le froid en même temps. À voir par la suite pour que je puisse me faire une opinion. Quant à Thorn, rustre ? Gougat ? Ours ? Il peut être à la fois très attachant avec son histoire familiale, ses secrets et en même temps, j'ai envie de lui mettre une paire de gifles. Donc lui aussi, à voir par la suite comment mes sentiments vont évoluer face à lui !

    En conclusion, j'ai beaucoup beaucoup aimé ce premier tome. D'entrée de jeu, Les Fiancés de l'hiver se démarque par son originalité et son univers unique, bien construit et bien pensé. Christelle Dabos nous plonge dans une saga mêlant fantasy et onirique rendant le tout fascinant et addictif, il faut le dire !

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  • Avec la sortie du dernier tome de la saga, j'ai eu très envie d'enfin découvrir ce qui se cachait derrière l'engouement pour cette tétralogie depuis des années. La série ayant été choisie comme l'une des lectures communes de décembre du Club de lecture du terrier de Guimause, c'était enfin...
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    Avec la sortie du dernier tome de la saga, j'ai eu très envie d'enfin découvrir ce qui se cachait derrière l'engouement pour cette tétralogie depuis des années. La série ayant été choisie comme l'une des lectures communes de décembre du Club de lecture du terrier de Guimause, c'était enfin l'occasion de voir ce qu'allait offrir cet univers. Malheureusement, cela fut une légère déception.

    Cette déception se traduit simplement par le fait qu'avant de me lancer dans ce premier tome, j'avais lu une très grande majorité de très bons avis sur ce tome, ce n'est qu'après que je me suis aperçue qu'en réalité, c'est assez mitigé. De ce fait, à la fin de ma lecture, malgré les qualités, je n'ai pas eu un "Waouh, j'aurais dû lire ça bien avant !", en ayant certainement trop attendu.

    Concernant l'histoire, on plutôt pris dedans, et ce grâce à l'univers que l'on découvre. Car il faut avouer que sinon, l'intrigue est assez lente, il n'y a pas eu tant de choses que cela qui se sont déroulées en terme d'actions dynamiques, on est plutôt sur des enjeux politiques et sociaux.
    L'univers en revanche est franchement sympathique. J'ai été curieuse tout du long d'en apprendre plus dessus, l'autrice a réellement créé son monde avec ses particularités et surtout des capacités magiques franchement intéressantes et originales. De plus, j'étais également curieuse de voir comment fonctionnait ce monde, divisé en petites îles suite à un événement dont nous en savons peu. De ce côté là, je n'ai pas grand-chose à dire, Christelle Dabos m'a mené dans son univers avec succès et curiosité.

    Je me suis attachée aux personnages, et plus particulièrement à Ophélie. Elle essaye tant bien que mal d'être fidèle à elle-même, et en même temps, et malgré sa naïveté, elle va apprendre petit à petit à prendre de l'assurance, chose qu'elle n'avait absolument pas au début. J'ai apprécié aussi Thorn bien que ce soit un personnage assez mystérieux dont nous en savons que peu du fait de la distance qu'il met avec Ophélie donc avec les lecteurs. D'autres personnages vont et viennent entre ces deux-là, et j'ai aimé découvrir un peu de chacun, et avec parfois des caractères pas forcément très sympathiques.

    J'ai été happée par la plume de Christelle Dabos. Je pense que cela a été la plus grande surprise de ma lecture, j'ai beaucoup aimé la façon dont elle utilisait les mots pour son histoire. J'ai été plus particulièrement emballée par les comparaisons qu'elle fait pour ses descriptions, car je les trouvais originales, elles changeaient de celles que nous retrouvons beaucoup dans divers bouquins, et elles sonnaient franchement justes. Une très bonne surprise.


    Pour conclure, ce tome a été une petite déception, non pas parce que je l'ai trouvé mauvais, loin de là. Comme dit auparavant, j'ai beaucoup aimé la plume de Christelle Dabos, l'univers est chouette et je me suis attachée à Ophélie. Néanmoins, je m'attendais à être bien plus emballée que ça par ma lecture, et je pense en avoir attendu trop. Mais je considère que, puisque c'est un tome 1 dans un univers construit et certainement plus complexe, c'est un tome assez introductif, et je lirais donc très certainement la suite pour me donner une meilleure idée de l'univers de Christelle Dabos.

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  • j'adore cette saga, c'est un monde à part, à découvrir absolument

    j'adore cette saga, c'est un monde à part, à découvrir absolument

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  • Les fiancés de l’hiver est le premier opus de la saga La Passe-Miroir, écrit par Christelle Dabos et publié chez Gallimard Jeunesse. Depuis mon arrivée sur bookstagram et sur la blogosphère, j’ai lu des centaines de louanges sur ce phénomène, que j’ai fini par me procurer. En effet, j’ai attendu...
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    Les fiancés de l’hiver est le premier opus de la saga La Passe-Miroir, écrit par Christelle Dabos et publié chez Gallimard Jeunesse. Depuis mon arrivée sur bookstagram et sur la blogosphère, j’ai lu des centaines de louanges sur ce phénomène, que j’ai fini par me procurer. En effet, j’ai attendu d’avoir les trois tomes déjà sortis pour commencer la saga, et je n’ai tout simplement pas été déçue. Ayant tout juste dévoré le premier tome en trois jours, je pense attaquer le second au plus vite!

    Ophélie est une jeune femme très réservée, mais c’est également une Liseuse d’Anima. Elle a la capacité de lire les objets, afin d’en découvrir leurs passé et les personnes avec lesquels ils ont interagis, ainsi que de traverser les miroirs. Fiancée à Thorn, elle va devoir quitter son travail au musée ainsi que sa famille pour le rejoindre dans ce monde hostile, froid et terrifiant qu’est le Pôle.

    Christelle Dabos m’a totalement conquise avec le personnage d’Ophélie. Ce n’est pas le genre d’héroïne que l’on a l’habitude de voir, loin de là. Fragile, timide, solitaire, maladroite et n’ayant aucunement soif d’aventures, je dirais même que c’est une anti-héroïne. Mais c’est exactement pour cela qu’on la trouve aussi attachante et que ses actes font d’elle un personnage d’une grande force de caractère. Thorn, lui, a un statut de bâtard. D’un tempérament glacial et distant, il a, tout de même, réussi à faire fondre mon petit cœur.

    Dès les premières pages, j’ai tout de suite adhéré à l’ambiance magique de cet univers riche, prenant et complexe! L’auteure crée un monde propre à elle et ça se sent par ses descriptions, si bien que je m’imaginais me balader dans ses décors. Chapeau à l’auteure pour son imagination débordante! L’intrigue est bien présente et le suspens m’a volé plusieurs heures de sommeil. Dans ce monde fourbe et illusoire, Ophélie va devoir évoluer et faire face aux différentes manigances.

    Christelle Dabos nous offre là un roman original et prenant au plus haut point. Malgré quelques longueurs, sa plume est simple, douce et extrêmement agréable à lire. Ce premier tome compte beaucoup de descriptions afin de poser l’histoire, j’espère donc que le second opus sera plus rythmé.

    Les fiancés de l’hiver est un roman mystérieux, doté d’un univers hors du commun et de personnages atypiques qui a été un gros un coup de cœur pour moi! Ce livre est un perle qui en vaut le détour. Vraiment.

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  • Aaaah, la Passe-miroir... Rien que de repenser que j'ai lu et découvert le premier tome de cette saga livresque il y a un peu plus d'un an déjà, j'en éprouve une grande nostalgie... Ce fut un moment extraordinaire de lecture que j'ai vécu à ce moment-là et que je n'oublierai pas de sitôt....
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    Aaaah, la Passe-miroir... Rien que de repenser que j'ai lu et découvert le premier tome de cette saga livresque il y a un peu plus d'un an déjà, j'en éprouve une grande nostalgie... Ce fut un moment extraordinaire de lecture que j'ai vécu à ce moment-là et que je n'oublierai pas de sitôt. Redécouvrons donc ce que j'avais dit à chaud à cette époque-là !

    Il faut savoir que depuis longtemps déjà avant que je le lise, ce roman me faisait de l'œil. Le titre, la couverture, le résumé : tout évoque un roman fantastique à l'état pur, un univers pas comme les autres. Le château dans le ciel de la couverture est simplement magnifique, avec la couleur bleue dominante, l'objet-livre est vraiment attrayant et bien pensé pour capter l'attention du lecteur. Je sais qu'il ne faut pas juger un livre par sa couverture, mais là, à superbe couverture incroyable livre. L'objet-livre met son contenu en valeur, l'extérieur valorise l'intérieur si vous voulez, et c'est parfaitement bien fait. Bon, je ne fais pas plus de charabia, ce roman m'a enthousiasmée et à su répondre à mes attentes. Explications.

    Déjà, pour bien commencer, rien que l'histoire est époustouflante. En lisant d'autres commentaires sur le livre, j'ai réalisé que l'intrigue du roman pourrait génialement convenir pour un film d'animation de Miyazaki. Ne me dites pas qu'il ne réalisera plus de DA, je suis déjà au courant, ne me poignardez pas le cœur une deuxième fois please... [UPDATE : J'ai le bonheur de me dire qu'il y a un an, j'ai écrit ce fait déchirant, telle une capitulation, alors que Miyazaki a prévu de faire un nouveau film d'animation... Je suis joie ♥] Bref, je m'égare là...

    On se retrouve dans un univers composé de divers mondes aux traditions et mode de vie bien différents les uns des autres. On est introduits à deux mondes assez opposés : celui des Animistes et celui du Pôle. J'ai adoré le côté steampunk de l'histoire, avec à la fois un univers de nobles, domestiques, vivant dans une citadelle... qui flotte dans le ciel, avec des éléments technologiques, comme des téléphones, des montes à gousset, des automobiles, en clair de la mécanique. Je raffole de ce mélange de tradition, de magie brute, d'ère victorienne (ce n'est pas l'ère victorienne mais ça peut y faire penser), et de modernité, cela crée une symbiose parfaite qui rend l'essence de l'oeuvre diablement envoûtante, on ne souhaite plus en sortir. L'auteur n'a pas manqué d'imagination.

    Au contraire, sa tête fourmille d'idées, de créativité, d'invention, comme si un monde de Fantasia (cf L'histoire sans fin) vivait là-dedans. En d'autres termes, Christelle Dabos m'a bluffée ! Tout comme son héroïne animiste, elle nous piège et nous emprisonne jusqu'au bout dans cette Citacielle pleine de surprises, qui fait en réalité office de prison doré. On se retrouve emmêlés dans les illusions germant de l'esprit de l'auteur, de ses Mirages, et on n'y voit que du feu. L'intrigue pullule d'objets magiques, de mysticisme, de mystère et secrets, de rebondissements,... Du coup, je me suis retrouvée à penser à des films d'animation comme Le château ambulant ou Le Voyage de Chihiro, ainsi qu'au Château dans le ciel. Si Ghibli adaptait un jour la Passe-miroir, je serais comblée... J'ai le droit de rêver...

    On prélève tout le côté fantastique du château ambulant d'Hauru, qui nous fascine complètement, on est d'accord là-dessus, les histoires de complots entre deux pays, ce monde interchangeable, voyageur, modulable dès qu'on ouvre une porte, des dons magiques attribués à chacun ; on ajoute cette confusion et cette oppression ressentie dans le monde des esprits dans lequel Chihiro est contrainte de vivre, avec toujours le côté fantastique ; enfin, on mélange avec le steampunk de Laputa, un château dans le ciel moderne avec des robots évoluant dans la nature verte, des avions, des machines volantes, et j'en passe. Et là, vous avez la recette parfaite, c'est pas compliqué ! Autrement dit, avec ce roman, j'étais exaltée et je m'engageais dans une aventure singulière digne d'un film d'animation, avec un grand concentré de magie, d'émerveillement, et de choses à découvrir et à comprendre. Je n'ai pas été dépaysée !

    Tout au long de ma lecture, je prenais bien le temps de m'imprégner des pages, je n'étais pas pressée car je voulais rester à la Citacielle plus longtemps, en compagnie des personnages, pour tout assimiler, tout savoir, capturer la magie du roman, son essence extraordinaire à travers les pages. Il faut prendre le temps de savourer cette histoire unique entre deux mondes, de se laisser transporter et traverser les miroirs. J'ai beaucoup aimé la Citacielle, je l'ai adoré même.

    L'intrigue se déroule principalement dans cette tour immense qui fait office de cité et on y sent une tension, un mal-être malgré toute la beauté apparente, la splendeur, la luxure, l'exquis, qui cache en réalité bien des laideurs, c'est une image puissante, triste, mais réaliste. Il suffit de gratter à la surface pour découvrir la moisissure.

    En clair, ma lecture du roman fut intense, vécue à chaque instant, aucun moment d'ennui, on y est plongés jusqu'au bout, et je n'ai pas trouvé l'histoire du tout prévisible (des fois cela peut arriver qu'on devine plein de choses avant). C'est comme ouvrir un cadeau avec une tonne de merveilles qui sortent en même temps. Le titre, Les fiancés de l'Hiver, sonnait conte de fées pour moi. Il y a des petites référence à ce genre, notamment avec la noblesse et les objets magiques qui ont des sentiments propres.

    Comme par exemple l'écharpe d'Ophélie, qui est toute choupinette car elle est très attachée à sa maîtresse et très expressive (Elle ne vient pas d'Anima pour rien, héhé !). Et j'aimerais tant avoir des lunettes qui changent de teinte selon l'humeur, c'est trop cool ! Les pouvoirs de chacun rappellent aussi le fantastique des contes et autres romans du genre : les griffes du dragon, créer des illusions, lire les objets, clairement mon pouvoir préféré, rafistoler le papier... On est introduits à divers clans, chacun ayant un nom, une appartenance propre, tout est très clair, et cela rend l'univers tout à fait compréhensible, travaillé, ouvert au lecteur et riche. C'est un vrai plaisir de lire une histoire comme ça.

    Là où ça cloche un peu, c'est avec les personnages. Enfin, quand je dis 'cloche', j'exagère un peu beaucoup. [UPDATE : Carrément même ! Ils sont très bien ces persos, hyper approfondis et intéressants ! Qu'est-ce qui m'a pris d'écrire ça ? M'enfin, c'est ambivalent cette histoire...] L'auteur a su fabriquer des êtres fascinants, effrayants dans leur moralité de niveau zéro (pour la plupart des courtisans du Pôle s'entend), impressionnants, et tous ayant leur part d'ombre et de lumière.

    On ne peut pas réellement en détester un, car ils ne sont pas foncièrement mauvais, ou alors on n'arrive pas à deviner leurs intentions et dans ce cas, il ne vaut mieux pas les juger trop vite, ce serait incorrect. Il y a juste le personnage du Cavalier pour lequel on peut se sentir aller à des élans de dégoût. Honnêtement, ce personnage fait froid dans le dos, je n'arrivais pas à comprendre comment à cet âge-là, celui d'un enfant, le cœur du Cavalier pouvait être aussi sombre, aussi insensible, comment ce petit garçon pouvait être enclin à manipuler, à semer la peur et la mort. Ce personnage représente la laideur extérieure au-delà des apparences angéliques. Cependant, le fait qu'il soit un jeune enfant, ça c'est encore plus frappant.

    Le topo sur la beauté intérieure/extérieure est ici récurrent et je trouve qu'on doit le faire, c'est important. Mais là, on a affaire à la cruauté d'un enfant possessif, qui souhaite à tout prix, et encore, 'à tout prix', je suis gentille, garder sa mère de substitution pour lui tout seul. C'est quelque chose qui va au-delà de mon entendement. Je veux dire, jusqu'où est-il prêt à aller ? Il est un enfant et il est le plus cruel et sans pitié de tous. J'ai peur, et on risque d'en entendre reparler dans le tome deux, affaire à suivre... [UPDATE N°2 : Et effectivement, on en entend bel et bien reparlé, et quelle histoire ! Je ne vous dis rien pour ne pas vous gâcher le choc, mais préparez-vous à en avoir un, et un gros !]

    Le personnage principal, Ophélie, est attachant et courageux. Elle m'a fait un peu penser à moi, car elle est assez renfermée, elle considère sa qualité de liseuse comme sa seule marque de personnalité, elle n'est pas spécialement belle avec ses cheveux bruns mal coiffés, et ses vêtements très simples. Pourtant, Ophélie ne se cantonne pas qu'à ça, elle est beaucoup plus forte qu'elle n'y paraît, elle est gentille, pleine de compassion, recherchant l'indépendance et sa volonté d'être par elle-même. Elle m'a épatée, elle a tellement souffert à la Citacielle, je ne sais pas comment elle a fait.

    Cependant, très fréquemment, elle m'agaçait, je trouvais qu'elle jugeait trop vite, qu'elle ne se fiait qu'à ses premières impressions parfois, elle était trop catégorique, comme une tête de mule qui refuse de changer d'avis. Après, quand on voit le monde impitoyable du Pôle face à celui des Animistes, on peut comprendre, surtout qu'elle est forcée à se marier de surcroît. Néanmoins, c'est désagréable. A mon avis, cela va changer du tout au tout dans le second tome, il va y avoir une évolution qui va me faire apprécier Ophélie à sa juste valeur. [UPDATE N°3 : Et quelle belle évolution, j'en suis ravie !]

    J'ai beaucoup aimé les personnages qui l'aident et la soutiennent, à savoir Renard, sa tante Roseline, Gaëlle et Thorn. Renard est le type qui, en dessous de la surface, est un ami fidèle et gentil, il a plus d'un tour dans sa poche et j'adorerais l'avoir comme meilleur ami. Gaëlle est la femme endurcie par les épreuves, un petit peu bourrue vous voyez, mais au fond elle a un cœur en or. Et avec Renard, ils sont trop choux, voilà je l'ai dit !

    La tante Roseline est drôle, sans le vouloir, et remplit à merveille son rôle de protectrice d'Ophélie, j'adore leur relation, où elles sont prêtes à tout pour secourir l'autre. Enfin, Thorn... Le grand, le rigide et mystérieux Thorn. S'il vous paraît comme une armoire à glace, il suffit d'attendre que la glace fonde, et votre cœur sera conquis !

    Le mien l'a été, l'amour entre Thorn et Ophélie naît tout doucement, comme une pousse qui essaye de sortir de la neige pour annoncer le printemps. C'est si beau à voir. Il y a de nombreux obstacles à cela bien sur, mais dans le tome deux, je vous garantis que la fleur sera éclose. En clair, j'adore Thorn[, il est touchant, blessé par la vie, et sincère dans ses sentiments, protecteur, sans mauvaises intentions, contrairement à sa famille des Dragons, qui est pour le moins insensible.

    J'aime sa tante Berenilde aussi, elle est déroutante et exigeante (très, même !) de prime abord, mais la souffrance au fond d'elle m'a fait mal. Et à Ophélie aussi, j'ai trouvé ça superbe qu'elle lui pardonne et ne lui en veuille pas après tout ce que Berenilde lui a forcé à faire. Un personnage qui m'inquiète est la grand-mère de Thorn, qui m'a franchement déçue.

    Moi qui la pensais la seule pourvue de douceur dans ce monde d'illusions, elle en fut la plus grande ! Sur le plan moral, je suis désappointée, mais au niveau personnage, elle est comme une brume, elle nous embrouille et on ne sait pas où l'attendre. Enfin, concernant le clan des Mirages, que dire à part qu'ils vivent dans l'excès, dans le brouillard total, à faire des orgies, qu'ils sont assez répugnants de ce côté-là. Mais j'ai beaucoup aimé leur connexion par la force de leur esprit, et l'idée que, quand l'un d'eux meurt, c'est comme ci chacun perdait une partie de lui-même. Voilà, je ne pense avoir oublié personne !

    L'écriture de l'auteur fut un plaisir à découvrir, à la manière de Victor Dixen, elle a le talent d'une conteuse, ma lecture fut fluide, aérienne, comme la Citacielle flottant dans les nuages, une écriture comme ça, c'est de la magie d'encre et de papier ! Le pouvoir de passe-miroir et l'univers de luxure, presque absurde, m'a fait pensé à Alice au pays des merveilles.

    Ce roman fait plein de références à des œuvres que j'adore, décidément ! On se sentais embarqués comme Ophélie dans un monde un peu fou fou fou, avec des Reines de cœur et des chats du Cheshire dans tous les coins ! Les chapitres sont très réguliers et ne sont pas trop longs, on a trois parties, le découpage est fait ingénieusement et la lecture n'en est que plus confortable.

    Le final est parfait, il met bien l'eau à la bouche pour le second tome, l'ambiance est très solennelle, tendue, on en a des frissons. C'est avec joie que je continuerai l'aventure avec Ophélie avec le tome deux, paru tout récemment [UPDATE N°4 : en novembre 2015 à l'époque]. L'univers de la Passe-miroir nous réserve encore plein de belles choses !

    P.S. : Voici l'appréciation que j'avais mis il y a un an : J'ai beaucoup aimé. J'ai failli mettre Coup de cœur mais je me suis ravisée. Il s'est fallu de peu. Cependant, je vous recommande fortement cette lecture, et j'ai l'intuition que le second tome saura être le coup de cœur, voir même le coup de foudre que j'attends, c'est entièrement réalisable. Je peux aujourd'hui vous le dire, pour cet update final, que ce coup de foudre pour le tome deux s'est totalement réalisé, au-delà de mes espérances. J'ai même un si bon souvenir du tome un, que je m'en souviens plus comme d'un Coup de cœur à vrai dire. Donc, je vais l'affirmer haut et fort ici : COUP DE CŒUR ♥

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  • Très bon livre , on rentre vite dans l'histoire et on ne voit pas les pages défilée !

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  • On me l'a vanté puis imposé pour un club de lecture mais ce n'est décidément pas mon truc: j'admire le monde imaginaire créé par l'autrice mais c'est trop long (quand je pense que c'est le premier tome d'une saga !) trop lent.
    Je n'arrive même pas à éprouver de la sympathie pour Ophélie.
    Je...
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    On me l'a vanté puis imposé pour un club de lecture mais ce n'est décidément pas mon truc: j'admire le monde imaginaire créé par l'autrice mais c'est trop long (quand je pense que c'est le premier tome d'une saga !) trop lent.
    Je n'arrive même pas à éprouver de la sympathie pour Ophélie.
    Je crois que j'en resterai là.

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