Le paradoxe d'Anderson

Couverture du livre « Le paradoxe d'Anderson » de Pascal Manoukian aux éditions Seuil
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  • Le paradoxe d'Anderson est le fait que, malgré un niveau de diplôme supérieur à celui de leurs parents, les enfants ne parviennent pas à atteindre un statut social plus élevé que le leur. Il est au programme de terminale ES et Léa ne se doute pas encore de sa réalité.
    Magnifique roman sur la...
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    Le paradoxe d'Anderson est le fait que, malgré un niveau de diplôme supérieur à celui de leurs parents, les enfants ne parviennent pas à atteindre un statut social plus élevé que le leur. Il est au programme de terminale ES et Léa ne se doute pas encore de sa réalité.
    Magnifique roman sur la condition ouvrière que le paradoxe d'Anderson, de Pascal Manoukian qui m'a parfois fait songer à Gérard Mordillat. Une famille : la famille Boitier, la mère, Aline, travaille chez Wooly, une usine textile, le père, Christophe, bosse chez Univerre, une manufacture de bouteilles. Ils ont deux enfants : Léa, 17 ans, qui prépare un bac ES et Mathis, 6 ans, fragile, sujet à des convulsions. Ce sont « leurs sources de lumière ». Ils vivent à Essaimcourt, au nord de l'Oise, dans un petit pavillon. Pour eux, c'est presque le bonheur et ils peuvent même faire quelques projets. Hélas, cela ne va pas durer.
    Wooly décide de délocaliser et Aline va être licenciée. Elle décide de n'en rien dire aux enfants, surtout pour protéger sa fille qui doit absolument réussir son bac pour avoir un bel avenir.
    Mais le drame ne va pas s'arrêter là… et c'est une véritable tragédie que va vivre cette famille. C'est ce que vivent les ouvriers qui perdent leur emploi du jour au lendemain, suite aux délocalisations, se retrouvant au chômage, endettés par des crédits à rembourser, broyés et acculés au désespoir que décrit si bien cet ouvrage.
    Ce roman bouleversant sur les laissés pour compte est rythmé par les mois de l'année. Il débute en août, avec la fin des vacances scolaires, pour se terminer en mai de l'année suivante. Un personnage haut en couleur qui, bien que mort, est présent tout au long de ce livre. C'est Léon, dit Staline, communiste véhément, arrière-grand-père maternel de Léa.
    De plus, le Jeu des 1000 euros de France Inter auquel, justement, a participé Léon d'une manière inoubliable, clôturera ce roman en juxtaposant les questions du jeu avec les réponses entrecroisant Léa et Paul, son petit ami, avec les événements qui se passent à l'extérieur.
    Pascal Manoukian nous tient en haleine d'une façon extrêmement puissante avec ce procédé. Ce livre d'un auteur que je découvrais, a été pour moi un véritable coup de coeur. Captivant du début à la fin, ce livre dur mais combien réaliste et bouleversant m'a pris aux tripes et je l'ai lu d'une traite.
    C'est dans la vie avec toute sa fougue, toutes ses péripéties, toute sa noirceur mais aussi tout son burlesque que Pascal Manoukian nous entraîne jusqu'à nous faire perdre pied.

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  • Un roman social coup de poing, terriblement d’actualité sur la France des déclassés, des délaissés, douloureux et nécessaire.
    J’ai été emporté par le destin de ce couple de salariés pauvres qui se débattent jour après jour avec leurs factures, veulent conserver leur dignité et assurer un avenir...
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    Un roman social coup de poing, terriblement d’actualité sur la France des déclassés, des délaissés, douloureux et nécessaire.
    J’ai été emporté par le destin de ce couple de salariés pauvres qui se débattent jour après jour avec leurs factures, veulent conserver leur dignité et assurer un avenir à leurs enfants en les préservant. Ils prennent de plein fouet la crise, la fermeture de leur usine et le déclassement qui suit.
    Un texte fort qui aurait peut-être gagné à être plus nuancé ; en effet, j’ai trouvé les démonstrations trop manichéennes et l’intrigue parfois invraisemblable.
    Il n’en demeure pas moins que Pascal MANOUKIAN reste un homme et un auteur humaniste et engagé que j’affectionne particulièrement, que je continuerai à suivre. Son écriture demeure addictive et acérée.
    J’ai, de loin, préféré les autres romans de l’auteur dont « Les échoués » qui reste d’utilité publique.

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  • Le paradoxe d’Anderson, mais le roman aurait très bien pu s’appeler la lutte des classes tellement le récit, dans une France presque paysanne, une France ouvrière s’oppose avec véhémence, violence, au capitalisme, à la mondialisation. De nos jours, une familles se retrouvent, parce qu’ils...
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    Le paradoxe d’Anderson, mais le roman aurait très bien pu s’appeler la lutte des classes tellement le récit, dans une France presque paysanne, une France ouvrière s’oppose avec véhémence, violence, au capitalisme, à la mondialisation. De nos jours, une familles se retrouvent, parce qu’ils vivent depuis toujours au jour le jour sans se préoccuper des lendemains, sans voir plus que le bout de leur nez, dans une galère, le chômage qui les touche, la grève, mais les parents tentent de sauvegarder au maximum la jeunesse de leurs enfants, de leur masquer la vérité, leur cacher les déboires, et dépenser sans compter les derniers deniers pour quelques minutes d’émerveillement sans s’imaginer que ces deniers leur auraient permis justement de vivre décemment les prochains mois difficiles. Nous découvrons finalement une famille plus capitaliste que les capitaliste eux-mêmes, avec un comportement de consommateur impulsif, à s’accrocher à ce qui est le plus matériel qui soit, une télévision, mais qui n’hésite pas à couper un arbre pour se chauffer (c’est la télé ou le chauffage, faut faire un choix).
    L’écriture est légère et traite d’une tragédie qui frise le comique, l’auteur nous transporte dans ce monde fait d’incohérences avec un style maîtrisé, au point que cette famille aux aspects repoussants en devient attachante. Une famille, qui même en traversant la rue, n’aura aucune chance de se trouver un travail, parce que dépassé par son époque, celle de ses enfants, et qui pour y répondre comme les idiots qu’ils sont, n’ont que la violence la plus crasse. Une histoire bien triste finalement, mais l’honneur est sauf, Léa, elle les gagne ces 1000€.

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  • Une histoire d'aujourd'hui, ancrée dans la réalité .
    Neuf mois dans la vie d'un couple d'ouvriers où tout va soudain basculer. Christophe et Aline se trouvent l'un comme l'autre frappés par les effets de la crise industrielle : délocalisations, réductions d'effectifs, chômage . C'en est...
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    Une histoire d'aujourd'hui, ancrée dans la réalité .
    Neuf mois dans la vie d'un couple d'ouvriers où tout va soudain basculer. Christophe et Aline se trouvent l'un comme l'autre frappés par les effets de la crise industrielle : délocalisations, réductions d'effectifs, chômage . C'en est fini d'une vie qui permettait d'entrevoir pour leurs deux enfants Léa, 17 ans, lycéenne qui prépare le Bac ES et Mathis 7 ans, un avenir meilleur que celui de leurs parents .
    Comment les protéger du traumatisme d'avoir des parents chômeurs ?
    Comment leur épargner la perspective du déclassement social ?
    Comment survivre avec moins de 1000 euros d'indemnités de chômage quand on a des crédits à rembourser ?
    Le couple va envisager des solutions, mettre en œuvre des stratégies …..

    Autant les séquences consacrées à l'analyse des nouvelles formes d'économie, à l'atmosphère de l'usine, aux rapports patronat/ouvriers , aux moments de discussion et d'occupation de l'usine m'ont semblé justes , autant celles consacrées aux méthodes adoptées par Christophe et Aline pour cacher la vérité à leurs enfants, et celles qui narrent leur épopée rocambolesque m'ont paru irréalistes et peu crédibles.

    Ce roman à la fois social et sociétal, bien que généreux et militant ne m'a pas convaincue . Dommage !

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