Le grand royaume des ombres

Couverture du livre « Le grand royaume des ombres » de Arno Geiger aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782072787720
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Au mitan de la Seconde Guerre mondiale, dans l'ombre du Drachenwand, cette paroi rocheuse qui surplombe le lac autrichien de Mondsee, le jeune soldat viennois Veit Kolbe goûte quelques mois de convalescence. À l'abri de ce paysage alpin qui lui ferait presque oublier les combats, il couche dans... Voir plus

Au mitan de la Seconde Guerre mondiale, dans l'ombre du Drachenwand, cette paroi rocheuse qui surplombe le lac autrichien de Mondsee, le jeune soldat viennois Veit Kolbe goûte quelques mois de convalescence. À l'abri de ce paysage alpin qui lui ferait presque oublier les combats, il couche dans son journal ce que lui inspire le monde qui l'entoure, et relate également son amitié naissante avec sa voisine Margot.
Mais la menace rôde comme une ombre et peut s'abattre de la façon la moins attendue.
Follement éprise de son cousin Kurt, la jeune Nanni Schaller, qui séjourne au camp pour jeunes filles évacuées installé au bord du lac, disparaît soudainement. De son côté, Oskar Meyer doit fuir Vienne avec sa famille pour échapper aux persécutions qui s'abattent sur les Juifs.
Tissant ensemble les voix et les correspondances de ces quelques personnages, Arno Geiger donne à entendre les échos de leur quotidien à mesure que la défaite approche et propose ici un roman à la fois sensible et épique, intimiste et historique. Sous la forme d'une mosaïque qui permet d'approcher les destins les plus divers, il brosse le vaste portrait d'une société sur le point de vaciller, et montre comment, malgré le caractère terrible des événements, une certaine douceur peut poindre.

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  • Avis 100 pages : C'est sur le front russe que Veit Kolbe est assez gravement blessé, il retourne à Vienne chez ses parents pour sa convalescence, mais excédé par les propos de son père il s'exile chez son oncle en Autriche dans le petit village de Mondsee et essaie de reprendre gout à la vie....
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    Avis 100 pages : C'est sur le front russe que Veit Kolbe est assez gravement blessé, il retourne à Vienne chez ses parents pour sa convalescence, mais excédé par les propos de son père il s'exile chez son oncle en Autriche dans le petit village de Mondsee et essaie de reprendre gout à la vie.

    Comme dans "Après" de Eric Maria Remarque on est témoin du décalage permanent entre ceux qui ont fait la guerre et ceux qui la suivent de loin et se permettent des réflexions.

    Dans les premiers 100 pages, l'auteur place les personnages, il ne se passe pas grand chose, Veit erre comme une âme en peine qu'il est probablement et moi avec lui !

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  • Explorateurs de la rentrée littéraire 2019 - Avis page 100

    Le roman commence très fort : une écriture classique mais fluide, prenante. La narration est précise, personnelle. On entre immédiatement dans l'histoire à la première personne du soldat autrichien Veit Kolbe pendant la seconde...
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    Explorateurs de la rentrée littéraire 2019 - Avis page 100

    Le roman commence très fort : une écriture classique mais fluide, prenante. La narration est précise, personnelle. On entre immédiatement dans l'histoire à la première personne du soldat autrichien Veit Kolbe pendant la seconde guerre. Blessé sur le front russe, de retour à Vienne, il décide de passer quelques temps en convalescence dans les montagnes autrichiennes du Drachenwand, près d'un lac, à Mondsee. Il y rencontre plusieurs personnages que l'on va certainement suivre au long du roman. Récit vu du côté d'un soldat du Reich pour qui la guerre se révèle d'autant plus absurde qu'il en prend ses distances et regarde le "vrai" monde avec inquiétude et bienveillance à la fois. De la grande littérature et une suite prometteuse.

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  • Les 100 premières pages

    Après 5 années passées à se battre dans les rangs du Reich,Veit Kolbe, soldat viennois, passe plusieurs mois de convalescence au bord du lac de Mondsee. Au travers de son regard et de celui de divers protagonistes, nous assistons lentement à la vie quotidienne du...
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    Les 100 premières pages

    Après 5 années passées à se battre dans les rangs du Reich,Veit Kolbe, soldat viennois, passe plusieurs mois de convalescence au bord du lac de Mondsee. Au travers de son regard et de celui de divers protagonistes, nous assistons lentement à la vie quotidienne du village où se mêlent les sentiments les plus divers quant à l'issue de la guerre, mais presque toujours avec la retenue nécessaire pour ne pas encourir les foudres du Fuhrer.

    A la page 100, l'auteur en est toujours à la mise en place des divers personnages présents à Mondsee et à ceux qui leur écrivent depuis Vienne, Budapest, le front, Darmchtad, etc.
    Une chose frappe dès l'entame de ce roman : jamais Hitler, le Fuhrer ou hitlérienne ne sont cités, ils sont systématiquement remplacés par H. le F. ou h.ienne. Je ne peux qu'imaginer qu'il s'agit pour l'auteur d'une façon de marquer son désaccord, de manifester une forme de dégoût pour cette période et ses protagonistes les plus célèbres. Je ne crois pas avoir déjà lu de roman autrichien, je suis donc quelque peu perplexe, mais j'attends la suite, car les personnages sont attachants et le côté "revers de la médaille" du Reich omnipotent apporte un éclairage différent de celui que nous (les vainqueurs) avons sur cette époque.

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  • Explorateurs de l'été 2019 Avis page 100. Dès les premières pages, j’ai su que ce roman avait quelque chose d’important à dire. Né en 52, mon enfance et mes années de collège ont été bercées par des réflexions qui réduisaient tous les allemands et ceux qui les ont suivis à des ennemis, mauvais...
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    Explorateurs de l'été 2019 Avis page 100. Dès les premières pages, j’ai su que ce roman avait quelque chose d’important à dire. Né en 52, mon enfance et mes années de collège ont été bercées par des réflexions qui réduisaient tous les allemands et ceux qui les ont suivis à des ennemis, mauvais et sales boches. A l’inverse, nos aînés avaient tous été des braves, de loyaux combattants, de courageux résistants… Bref, j’habitais chez les héros ! J'aime être confronté à Veit Kolbe, jeune soldat autrichien rentré blessé du front russe où il s’est montré courageux. Dès le début du roman, on sent que son courage est aussi celui de ne pas se sentir en accord avec la bestialité de la guerre, peu importe le côté où on est et de se méfier du discours ambiant qui magnifie des idées de puissances, de grandeur, de noblesse du combat mené par le F. Voilà qui donne envie de poursuivre cette observation d’un monde qu’il faut interroger et où trouver sa place est tout autre chose que de suivre la pensée dominante !

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