Le garçon

Couverture du livre « Le garçon » de Olivia Resenterra aux éditions 12-21
Résumé:

Dans un village de province, une mère âgée et sa fille vivent sous le même toit. Leurs journées sont rythmées par les commérages, remontrances réciproques et rendez-vous chez le médecin. Un jour, les deux femmes croisent un jeune garçon sur le stand de tir d'une fête foraine. La mère adopte... Voir plus

Dans un village de province, une mère âgée et sa fille vivent sous le même toit. Leurs journées sont rythmées par les commérages, remontrances réciproques et rendez-vous chez le médecin. Un jour, les deux femmes croisent un jeune garçon sur le stand de tir d'une fête foraine. La mère adopte alors un comportement étrange. Mise à l'écart, la fille tente d'en savoir plus sur ce mystérieux garçon. Son enquête la mène à un campement gitan installé à l'entrée du village...

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  • Cet après-midi, ma mère a fait une chute. C’est la deuxième fois depuis le début du mois. » C’est par cette phrase anodine que j’entre dans la maison où cohabitent la mère et la fille. La maison ? Située dans un petit village où les commérages vont bon train. « On dit que le père Bavin se...
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    Cet après-midi, ma mère a fait une chute. C’est la deuxième fois depuis le début du mois. » C’est par cette phrase anodine que j’entre dans la maison où cohabitent la mère et la fille. La maison ? Située dans un petit village où les commérages vont bon train. « On dit que le père Bavin se tripote quand ses filles invitent des copines à la maison. Une petite voisine affirme l’avoir vu se secouer sa bite devant la grande baie vitrée du salon. Elle a précisé : comme si elle lui faisait mal. » On sent la mainmise de la mère, genre tatie Danielle, sur sa fille qui est totalement dépendante financièrement d’elle. Aucun amour dans cette relation, mais pas de haine non plus. Cette cohabitation va cahin-caha comme leurs démarches « Plusieurs fois par semaine, elle chausse ses godillots, attrape sa canne de la main gauche, mon bras de la mais droite et nous voilà parties toutes les deux sur la route du village, cahin-caha. » jusqu’à ce que le Garçon fasse son apparition. Oui, le Garçon rencontré sur la fête foraine au stand de tir. Une véritable énigme dont l’auteur ne dit presque rien, mais qui emplit la vie des deux femmes, qui attise une haine qui sourd de tous leurs mots jusqu’au dénouement final, imprévu mais… quelques indices…
    Olivia Resenterra explique, ne prend pari pour personne, raconte la vie. Les dialogues entre les deux femmes, l’air de rien, sont assez cruels « Vous savez, les idées, c’est moi. Ma fille, elle, elle exécute. » et font bien ressentir l’ascendant de la mère et l’animosité croissante entre les deux femmes J’ai été happée par ce livre lu d’une seule traite.
    Un très bon premier roman

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  • Deux femmes, la narratrice et sa mère, dans une petite ville de province, vivent sous le même toit et trouvent dans chaque moment du quotidien matière à s'affronter. Les remarques perfides de la mère semblent rebondir sur sa fille qui cache sa colère sous une impassibilité fragile. On ne sait de...
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    Deux femmes, la narratrice et sa mère, dans une petite ville de province, vivent sous le même toit et trouvent dans chaque moment du quotidien matière à s'affronter. Les remarques perfides de la mère semblent rebondir sur sa fille qui cache sa colère sous une impassibilité fragile. On ne sait de quoi se nourrit cette haine, ni si elle n'est qu'une forme dévoyée de l'amour maternel. Les dialogues claquent pour souligner les innombrables petites verrues de chaque jour et se teintent d'une acrimonie acerbe. Une rencontre improbable avec un jeune garçon vient rebattre les cartes d'une relation mordante.
    Très factuelle, la narration se concentre sur les infimes détails d'une vie épuisée de banalité. Dépouillée jusqu'au décharnement, l'écriture laisse une sensation d'étouffement, de lente asphyxie qui devient rapidement inconfortable. Une fin en suspens laisse au lecteur toute latitude pour combler les vides.
    Ce bref premier roman m'a laissé une sensation de malaise diffus, dû à son sujet comme à son traitement. Il a néanmoins suscité mon intérêt pour un auteur à suivre.

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