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Le gang des rêves

Couverture du livre « Le gang des rêves » de Luca Di Fulvio aux éditions Slatkine Et Cie
Résumé:

Une Italienne de quinze ans débarque avec son fils dans le New York des années vingt...

L'histoire commence, vertigineuse, tumultueuse. Elle s'achève quelques heures plus tard sans qu'on ait pu fermer le livre, la magie Di Fulvio.

Roman de l'enfance volée, Le Gang des rêves brûle d'une... Voir plus

Une Italienne de quinze ans débarque avec son fils dans le New York des années vingt...

L'histoire commence, vertigineuse, tumultueuse. Elle s'achève quelques heures plus tard sans qu'on ait pu fermer le livre, la magie Di Fulvio.

Roman de l'enfance volée, Le Gang des rêves brûle d'une ardeur rédemptrice : chacun s'y bat pour conserver son intégrité et, dans la boue, le sang, la terreur et la pitié, toujours garder l'illusion de la pureté.

Dramaturge, le Romain Luca Di Fulvio est l'auteur de dix romans.
Deux d'entre eux ont déjà été adaptés au cinéma ; ce sera le destin du Gang des rêves, qui se lit comme un film et dont chaque page est une nouvelle séquence.

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Avis (44)

  • Terre d'accueil depuis 1840, les États-Unis ont toujours été une destination privilégiée des migrants. Entre 1860 et 1920, ce sont plus de quatre millions d’italiens qui ont cru au rêve américain. Le gang des rêves c'est exactement cela, le rêve américain pour italiens fuyant la misère et rêvant...
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    Terre d'accueil depuis 1840, les États-Unis ont toujours été une destination privilégiée des migrants. Entre 1860 et 1920, ce sont plus de quatre millions d’italiens qui ont cru au rêve américain. Le gang des rêves c'est exactement cela, le rêve américain pour italiens fuyant la misère et rêvant d'intégration et de réussite.

    Lorsque Cetta décide de quitter l’Italie avec son fils Natale, elle s'imagine qu'une vie meilleure va s'offrir à elle en Amérique et que tout sera possible. Cetta va vite déchanter. C'est sur le trottoir qu'elle va atterrir. Prête à tout pour que son fils s’intègre et qu'il devienne un vrai petit américain, elle va commencer par le rebaptiser Christmas. Il va grandir dans les bas-fonds de New-York et ne rêver qu'à une chose, créer son gang, les Diamond Dogs. Une vraie légende... Ce chef de gang au grand cœur va porter secourir une jeune fille, Ruth. Alors que tout les oppose, ils vont dépasser leurs différences et lier leur destin. Ils se perdront, se retrouveront, se reperdront... La voix et le bagout de Christmas résonneront jusqu'à la côte ouest où Ruth finira par échouer.

    Le Gang des rêves commence dans une violence inouïe, celle faite aux femmes, aux migrants, celle que l'on rencontre dans les bas-fonds, chez les drogués, les alcooliques, les enragés. Elle dure toute la première partie du roman. Limite insoutenable, elle est très dérangeante. Puis heureusement, le rêve américain et l'amour prennent le dessus. Les rêves pour vivre, l'amour pour dépasser toutes les barrières qu'elles soient sociales ou personnelles. A partir de ce moment, nous voici propulsés en plein cœur d'un New-York des années vingt et de la grande dépression. On suit Christmas dans ses aventures. On se laisse embobiner par lui, on fait nos premiers pas dans la mafia, on le soutient et c'est la voix chevrotante que l'on finira par hisser le torchon.

    Avec Le Gang des rêves, Luca Di Fluvio nous livre une fresque sur l'Amérique du début du dix-neuvième siècle, un roman d'apprentissage où il sera question d'immigration, de racisme, de syndicalisme, de prohibition, de sexe, de drogue, de théâtre, de music-hall, des prémices du cinéma parlant et de la radio. Les personnages bâtissent leur destin en même temps que la légende. Là-bas, tout devient possible même quand plus personne n'y croit.

    Le gang des rêves se lit comme un film. Les pages s'enchaînent comme les plans séquence. Le style est fluide, entraînant, cinématographique. Tous les personnages ont une épaisseur et trouvent leur place au cœur de cette formidable saga. Il y a du Scorsese, du Coppola dans ce roman qui finira par prendre vie sur nos écrans puisqu'une adaptation cinématographique est en cours.

    Un conseil, lisez-le et pour supporter la violence de la première partie, n'oubliez pas que l'amour est toujours plus fort que la haine.

    http://the-fab-blog.blogspot.fr/2017/05/mon-avis-sur-le-gang-des-reves-de-luca.html

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  • Envie de vous plonger dans un roman bien épais qui va vous faire oublier le monde qui vous entoure - et à vrai dire, en ce moment, on en a bien besoin…? Alors lisez (c’est presque un ordre !) le fa-bu-leux roman : Le Gang des rêves ! Vous verrez, vous allez avaler les 716 pages en quelques jours...
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    Envie de vous plonger dans un roman bien épais qui va vous faire oublier le monde qui vous entoure - et à vrai dire, en ce moment, on en a bien besoin…? Alors lisez (c’est presque un ordre !) le fa-bu-leux roman : Le Gang des rêves ! Vous verrez, vous allez avaler les 716 pages en quelques jours tellement vous allez vous régaler !
    Un roman romanesque à souhait comme on n’en lit (presque) plus. Lancez-vous dans l’aventure sans tarder…
    Début du XXe siècle : la jeune Italienne, Cetta Luminata, violée par son patron dans les champs de Calabre, met au monde un beau garçon blond qu’elle nomme « Natale ».
    Refusant cette vie misérable de quasi esclave, elle gagne le port de Naples et prend le bateau pour New-York, l’enfant dans les bras. Elle est déterminée : son enfant sera américain et son avenir aussi. Un point, c’est tout ! « Enfin, quand la sirène commença à faire retentir ses notes sombres et sourdes dans l’air du port, annonçant qu’on levait l’ancre, Cetta s’endormit - elle se raconta l’histoire d’une petite fille de quinze ans qui s’enfuyait de chez elle, toute seule, avec son petit bâtard, pour aller rejoindre le royaume des fées. »
    Arrivée à Ellis Island, après avoir satisfait les exigences sexuelles du capitaine, elle se prostitue pour vivre et nourrir son fils. Le rêve américain n’est pas vraiment au rendez-vous… Le garçon rebaptisé « Christmas » par les services de l’immigration devient vite un gamin des rues : il rêve d’avoir une bande, s’en invente une : les « Diamond Dogs », embauche les gosses assez naïfs pour croire aux fabuleuses histoires qu’il raconte, tape du fric là où il peut, vole et vit de débrouille tandis que sa jeune mère vend son corps et apprend l’américain comme elle peut auprès d’un vieux couple qui garde Christmas pendant qu’elle travaille.
    Sal, un homme taciturne, espèce de bandit au grand cœur, veille sur elle. Il parle peu et semble cacher un lourd secret derrière son épaisse carapace.
    C’est le monde des bas quartiers de Manhattan que nous découvrons avec notre apprenti gangster : le Lower East Side, les gros bandits et les voyous de bas étage, les mafieux qui font trembler les petites gens, la prostitution, les bandes rivales, les salles de jeux clandestines, la violence, les trafics en tous genres et l’immense misère de tout ce peuple.
    Et le lumineux Christmas embobine tout le monde, se prend aussi pas mal de coups et un jour, l’apprenti gangster rencontre Ruth Isaacson, jeune fille juive issue de la classe aisée dont le destin sera brisé d’un coup de façon extrêmement violente.
    Mais chut… je n’en dis pas plus…
    Il y a dans ce texte tous les ingrédients qui font un bon roman : des personnages fascinants, terriblement attachants, monstrueux aussi parfois, hauts en couleur. On les voit, on les sent, ils sont là devant nous, incarnés, vivants, ambigus, complexes et tellement humains !
    On y vit aussi des aventures haletantes, des rebondissements incroyables, des rencontres extraordinaires, une - voire des - ma-gni-fi-que(s) histoire(s) d’amour, de folles et indestructibles amitiés, on découvre des lieux que l’on imagine aisément tellement ils sont minutieusement décrits.
    C’est vraiment LE roman d’un monde, d’une époque. C’est l’Amérique du début du XXe : immigration, racisme, syndicalisme, prohibition de l’alcool, drogue, sexe, folie mais aussi théâtre, music-hall, cinéma parlant, radio, photographie, publicité sont tous les ingrédients de cette grande fresque américaine des années 20.
    Les dialogues sont vifs, rythmés, drôles souvent. A la gouaille des uns répond l’argot des autres. Quelle vie dans tout cela ! C’est incroyable !
    La quatrième de couverture dit que c’est un roman qui se lit « comme un film dont chaque page est une nouvelle séquence », et c’est VRAI : c’est un livre très visuel, plein de vie, de mouvements, de sons, d’odeurs, de sensations. SURTOUT, ne vous en privez pas !
    Encore une fois, ce livre est un monde complet, une véritable épopée moderne, un univers impossible à quitter…
    Mais, que vais-je lire après ça ? HELP !

    Lireaulit: http://lireaulit.blogspot.fr/

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  • Christmas Luminita n'est encore qu'un adolescent vantard quand il rencontre Ruth Isaacson pour la première fois. Elle a 13 ans et vient de perdre son innocence, molestée, violée, amputée d'un doigt par Bill, le jardinier au rire aussi joyeux que trompeur. Pourtant, dans ce visage tuméfié et...
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    Christmas Luminita n'est encore qu'un adolescent vantard quand il rencontre Ruth Isaacson pour la première fois. Elle a 13 ans et vient de perdre son innocence, molestée, violée, amputée d'un doigt par Bill, le jardinier au rire aussi joyeux que trompeur. Pourtant, dans ce visage tuméfié et bleui par les coups, Christmas ne voit que deux yeux vert émeraude dont il tombe immédiatement amoureux. Mais l'apprenti gangster du Lower East Side, fils d'un violeur et d'une immigrée italienne devenue prostituée, peut-il espérer un avenir avec une riche héritière juive de Park avenue ?

    Un roman énorme ! Par son nombre de pages, par tous les thèmes qu'il brasse, par le plaisir de lecture qu'il procure.
    Le gang des rêves est le roman de l'immigration, de la misère, de la prostitution, des logements insalubres, du rêve américain pas toujours accessible, de la difficile intégration des étrangers sur leur terre d'accueil.
    C'est aussi un roman de gangsters, des mafias italienne ou juive, des flics corrompus, des casseurs de grèves, des bordels et des salles de jeu clandestines, du code d'honneur des voyous et des représailles sanglantes s'il est rompu.
    C'est aussi un roman d'amour, le pudique qui se tait mais qui agit, celui qui fait déplacer les montagnes, que ni le temps ni l'espace ne peut altérer, qui fait d'un voyou une vedette.
    C'est aussi le roman de New York, d'Ellis Island à Park avenue, en passant par le Lower East side, Broadway ou Harlem, la ville de tous les possibles, de tous les rêves.
    C'est aussi le roman de l'Amérique du début du XXè siècle, des théâtres en plein essor, des premières radios libres, de la naissance d'Hollywood et du cinéma, des stars, des dérives.
    C'est aussi le roman de l'amitié à la vie, à la mort, celle qui fait redescendre sur terre quand on prend la grosse tête, celle qui fait accomplir des exploits parce qu'ensemble on est plus forts.
    Et, Le gang des rêves est aussi le roman de Christmas, Ruth, Cetta, Sal, Santo, Joey, Rothstein, Lepke, Bill, Karl, Cyril, les Isaacson, etc. Une galerie de personnages attachants ou détestables, courageux ou vils, doux ou dangereux, des hommes et des femmes qui ont vécu leur bout de rêve américain, ont réussi ou se sont brûlés les ailes. Des personnages devenus si proches au fil des pages qu'on peine à les quitter...Heureusement, ce n'est que le premier tome d'une trilogie, ce n'est donc qu'un au revoir.

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  • Ce pavé nous offre une véritable plongée dans le New-York des immigrés des années folles : chaque communauté dans un quartier ; les gangs qui rackettent les commerçants ; les enfants qui tentent de grandir dans les rues glaciales en hiver et fournaises en été.

    Etrangement, chaque communauté...
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    Ce pavé nous offre une véritable plongée dans le New-York des immigrés des années folles : chaque communauté dans un quartier ; les gangs qui rackettent les commerçants ; les enfants qui tentent de grandir dans les rues glaciales en hiver et fournaises en été.

    Etrangement, chaque communauté revendique son appartenance : Italiens, Irlandais, noirs ou Juifs, aucun ne se reconnaît Américain.

    Christmas, le héros du roman, arrivera-t-il à échapper au destin des jeunes de son quartier ? C’est un garçon qui n’a pas la langue dans sa poche et un culot monstre. Un jour, il croise la route de Ruth, jeune fille juive de très bonne famille.

    Mais derrière ce couple à la Roméo et Juliette se cache une ombre sombre, Bill, qui a violé Ruth et continue de la poursuivre.

    Le roman nous emmène également à Hollywood, nous montrant l’envers du décor.

    Il nous plonge dans une autre époque : celle où les hommes battaient femmes et enfants ; les femmes étaient toutes des grues (sauf ma mère). Cela n’a cessé de me gêner aux entournures tout le long de ma lecture. Cette époque semble définitivement révolue (quoique…)

    Attention, une fois que vous plongez dans ces pages, vous ne pourrez plus en ressortir sans en connaître la fin (un peu convenue, mais je pardonne à l’auteur qui m’a enchanté plus de 700 pages).

    L’image que je retiendrai :

    Celle du gang des Diamonds Dogs qui n’existe pas, et qui pourtant existera tout au long du roman.

    http://alexmotamots.fr/?p=2039

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