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Le gang des rêves

Couverture du livre « Le gang des rêves » de Luca Di Fulvio aux éditions Slatkine Et Cie
Résumé:

Une Italienne de quinze ans débarque avec son fils dans le New York des années vingt...

L'histoire commence, vertigineuse, tumultueuse. Elle s'achève quelques heures plus tard sans qu'on ait pu fermer le livre, la magie Di Fulvio.

Roman de l'enfance volée, Le Gang des rêves brûle d'une... Voir plus

Une Italienne de quinze ans débarque avec son fils dans le New York des années vingt...

L'histoire commence, vertigineuse, tumultueuse. Elle s'achève quelques heures plus tard sans qu'on ait pu fermer le livre, la magie Di Fulvio.

Roman de l'enfance volée, Le Gang des rêves brûle d'une ardeur rédemptrice : chacun s'y bat pour conserver son intégrité et, dans la boue, le sang, la terreur et la pitié, toujours garder l'illusion de la pureté.

Dramaturge, le Romain Luca Di Fulvio est l'auteur de dix romans.
Deux d'entre eux ont déjà été adaptés au cinéma ; ce sera le destin du Gang des rêves, qui se lit comme un film et dont chaque page est une nouvelle séquence.

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Articles (2)

Avis (45)

  • La Gang des rêves est un roman historique qui mêle fiction et réalité, initialement publié aux éditions Slatikine et Cie :). 

    Petit topo sur l’histoire : Cetta est une jeune mère d’à peine 15 ans qui décide de fuir son Italie natale et les cauchemars qu’elle renferme. Bien décidée à vivre le...
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    La Gang des rêves est un roman historique qui mêle fiction et réalité, initialement publié aux éditions Slatikine et Cie :). 

    Petit topo sur l’histoire : Cetta est une jeune mère d’à peine 15 ans qui décide de fuir son Italie natale et les cauchemars qu’elle renferme. Bien décidée à vivre le rêve Américain, elle tente le tout pour le tout et embarque avec son fils Christmas sur un navire, destination Long Island. Arrivée à New York, Cetta va apprendre à survivre au sein d’une population pauvre et d’une société en plein mouvement. C’est dans cette atmosphère délétère que son fils va grandir, entre guerre des gangs, rêve, amour et espoir.

    Le Gang des rêves est un roman qui se lit d’une traite. L’auteur nous présente l’Amérique des années 20, en plein cœur de la prohibition et de la révolution industrielle. A cette époque, les nouvelles technologies automobiles se frôlent un chemin parmi les dernière calèches et les immigrés arrivent en masse dans ce qu’ils pensent être le pays de la liberté et de tous les possibles. Au cours de cette période de « gloire », les populations se fragmentent en deux clans : les riches et les pauvres. Alors que ces derniers vivent dans des quartiers où la violence est légion, où la prostitution est l’un des moyens les plus efficaces pour espérer gagner quelques pécules pour nourrir ses enfants quand on  ne sait pas encore aligner trois mots d’américains, les riches se complaisent dans les apparences, faisant fi des sentiments et de la réalité, le plus important étant la réussite, peu importe son coût.

    Cetta incarne cette génération d’immigrés qui croient en ses rêves, croient en un monde meilleur et surtout en l’Amérique. Christmas, qui grandit pourtant dans un quartier violent qui mêle tueurs à gage et règlements de compte, continue de rêver, de croire en l’amour et reste lui-même, sûr de lui et de son destin. Charismatique et n’ayant rien à perdre il va réussir à mater les agneaux les plus doux et les loups les plus sauvages, un usant de son bagou et de sa témérité. C’est un personnage intéressant dans la mesure où il passe par plusieurs phases et qui grandit dans une société américaine qui lui proposent différentes portes de sorties, le laissant maître de ses choix. Les protagonistes qui l’entourent incarnent tous une facette de cette nouvelle Amérique, que ce soit la violence, l’espoir, la réussite, la survie ou encore la temporalité. Chacun d’eux possède le destin qu’il mérite.

    L’écriture de Luca Di Fulvio est très accessible, elle mélange une fluidité et une profondeur qui rendent la lecture très agréable. Les chapitres ne traînent pas sur des pages et des pages ce qui permet aux lecteurs de faire le point sur ce qu’il vient de lire. Le langage de la rue est fidèle et adapté aux personnages et l’auteur ne manque pas de présenter les différentes formes d’art (comme la photographie, le cinéma ou encore la radio) qui explosent au cours des années folles.

    Au-delà des histoires de famille et d’amour, l’auteur décrit une société en mal de sensation, une société américaine qui veut toujours aller plus vite, plus loin, plus fort, qui se veut sans limite. Que l’on soit pauvre ou riche chacun en prend pour son grade. La société de consommation n’est pas en reste, le tout Hollywood qui ne rêve que de gloire se retrouve frustré et ne parvient à la catharsis qu’en étant acteur de situations qui frisent la légalité, ne comprenant pas que derrière les paillettes, derrière un jeu d’acteur, se cache le plus terrible des assassins. Cette Amérique que se veut puritaine et glorifie son jeu de prohibition développe en réalité la pègre et la colère, le racisme et la violence envers les femmes. 

    En conclusion, Le Gang des rêves est un roman qui reste agréable à lire, présentant un pan historique certes survolé mais qui donne aux personnages des caractères puissants et des destins atypiques. L’immigration est eu cœur du roman et le destin de milliers d’hommes et de femmes est décrit au travers d’une histoire qui mêle fiction et réalité. J'ai donc apprécié ce roman sans pour autant l'adorer. Les personnages sont assez stéréotypés, images d'une Amérique en plein essor, mais le récit en lui-même, bien que fluide et plutôt bien maîtrisé, est un peu redondant et parfois éloigné de la réalité. En somme, Le Gang des rêves nous entraîne autant qu'il nous laisse dubitatif ;)

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  • Un très beau roman, dans lequel on voit grandir et évoluer chacun des protagonistes. On s'attache très vite à certains personnages, et on espère que l'histoire leur réserve de belles choses.
    Une chouette lecture qui nous fait voyage dans le Manhattan du début 1900.

    Un très beau roman, dans lequel on voit grandir et évoluer chacun des protagonistes. On s'attache très vite à certains personnages, et on espère que l'histoire leur réserve de belles choses.
    Une chouette lecture qui nous fait voyage dans le Manhattan du début 1900.

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  • J'avais envie de m'évader et je voyais passer des chroniques de ci, de là sur cet auteur.

    Je me lance enfin dans la lecture d'un Luca di Fulvio.

    Et quelle bonne idée !

    J'ai plongé dés les premières lignes. Voyage dans le temps et l'espace vers le New York des années vingt.

    Une...
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    J'avais envie de m'évader et je voyais passer des chroniques de ci, de là sur cet auteur.

    Je me lance enfin dans la lecture d'un Luca di Fulvio.

    Et quelle bonne idée !

    J'ai plongé dés les premières lignes. Voyage dans le temps et l'espace vers le New York des années vingt.

    Une adolescente de 15 ans débarque à New-York, son bébé sous le bras. Il finira par se nommer Christmas.

    Le roman, si bien construit, raconte en parallèle les débuts à New York de la maman et les pérégrinations de Christmas adolescent qui va créer son gang dans un New York magistralement reconstitué.

    Une saga quasi cinématographique, un souffle romanesque certain. Un sacré foutu plaisir de lecture !

    J'ai retrouvé ce bonheur frénétique de tourner les pages sans s'en apercevoir et de se retrouver au beau milieu de la nuit, sans avoir vu passer le temps, malgré ses 700 pages. La force de Luca di Fulvio : créer des personnages que l'on n'oubliera pas de sitôt et le si touchant Christmas entre dans la galerie des personnages de ma belle littérature. Pour toujours.

    Une plume dans la plus belle tradition romanesque. Un roman fleuve où chaque ligne s'imprègne dans la rétine en sons et lumières. Feu d'artifices d'émotions, de personnages secondaires très bien construit, de renversements de situations, de scènes d'anthologie, de méchants d'anthologie ! du grand spectacle !

    Je découvre cet auteur et forcément je suis plus qu'heureux d'avoir d'autres livres dans ma PAL pour me replonger sous sa plume !

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  • J'ai tourné la dernière page du roman et la première chose qui me vient à l'esprit c'est : "Pourquoi n'ai-je pas lu ce roman plutôt ?". J'ai adoré Le gang des rêves. Je pourrais m'arrêter la et vous dire simplement de foncez l'acheter et de le lire. Je comprends l'engouement qui a autour de ce...
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    J'ai tourné la dernière page du roman et la première chose qui me vient à l'esprit c'est : "Pourquoi n'ai-je pas lu ce roman plutôt ?". J'ai adoré Le gang des rêves. Je pourrais m'arrêter la et vous dire simplement de foncez l'acheter et de le lire. Je comprends l'engouement qui a autour de ce livre. Je comprends Marion et tous ceux qui ont aimé ce roman. Le gang des rêves fait partie des petites perles, des petits trésors, des petits bijoux que la littérature peut nous offrir.

    Les premières pages s'ouvrent sur une scène dérangeante et sur une certaine forme de violence mêlée à de l'amour. Le prologue composé de trois chapitres nous plonge directement dans l'ambiance. Le roman va être brutal, sombre avec de la violence et du sang, mais au milieu de tout ça se détachera l'amour. Nous allons découvrir le New-York dès années 10 jusqu'à dans les années 30 : les quartiers pauvres, les guerre des gangs, les bastons, les morts, le sang, les prostitués, les enfants qui rackettent et font la manche, les viols, la folie...

    Luca Di Fulvio ne nous plonge pas dans les quartiers riches de New-York comme on a l'habitude de voir dans les films ou les livres généralement. Les deux "mondes"- parce que ce sont malheureusement deux "mondes", il y a une frontière entre les deux bien marquée - vont se rencontrer. Ils vont se rencontrer durant une nuit, une nuit sombre et noir, où la folie, le sang et le viol régneront... Cette nuit bien qu'elle soit douloureuse sera le centre de toute l'histoire de Luca Di Fulvio. Car au milieu de cette noirceur l'amour naîtra. Car de cette violence, de cette folie que peut toucher les êtres humains, de la quête de pouvoir, au milieu de ce ghetto, une touche d'innocence, de pureté et d'amour existe. Et cela grâce à un garçon qui deviendra un homme, Christmas.

    J'ai eu un véritable coup de cœur pour Christmas. J'ai adoré son personnage et ses valeurs. J'ai adoré ce petit garçon plein d'étoile dans les yeux, rêvant de faire partie d'un gang et d'être respecté comme les plus grands. J'ai adoré ce petit garçon qui rêve d'être un vrai américain. J'ai adoré le jeune homme et l'homme qu'il devient. Sa route ne sera pas facile. Il va douter, se casser la figure en chemin, ne prendra pas la bonne direction et par moment pas la bonne décision. Parce qu'il sera hanté par un amour, parce que cet amour lui fera perdre la raison, car il va être perdu et souffrir et parce qu'il veut échapper à toutes ses émotions. Mais tout le long de ces 700 pages, Christmas ne perdra pas sa pureté, cette lumière qui brille au fond de lui et qu'on appelle l'amour. Il sentira le parfum de la trahison et goûtera à la loyauté. Mais il n'oubliera jamais ses valeurs, ni d'être un homme bon. J'ai tout aimé de ce personnage et indéniablement il a une place dans mon cœur. Ce personnage est gravé. Je ne peux pas l'oublier pour tout ce qu'il est et pour tout ce qu'il dégage.

    Et d'autres personnages m'ont beaucoup plu comme Ruth, Santo et Cyril ou encore Cetta et Sal. Dans Le gang des rêves il n'y a pas d'un côté les gentils et de l'autre les méchants. Tout n'est pas noir, ni blanc. Même chez les "méchants" se cachent du bon et il y a un peu de noirceur chez les "gentils". Les personnages de Luca Di Fulvio sont une nuance de gris et il les décrit dans toute la complexité de l'être humain. Ils seront guidés dans leur geste par l'amour.
    Je mets juste un bémol pour un personnage. Je vous laisse faire sa connaissance. Je n'ai pas réussi à lui trouver des qualités ni même essayer de le comprendre. J'ai eu plus de compréhension pour les gangsters qui abattent leurs ennemis que pour lui... Et j'ai détesté lire les passages le concernant. C'était dérangeant voir même ignoble. Les scènes étaient difficiles à lire car difficilement imaginables. Je vous promets, je n'avais pas envie de les imaginer, ni même d'y penser...

    Le gang des rêves c'est une alternance de deux temps, de deux périodes et une alternance de personnages. J'ai aimé ces deux rapports au texte qui nous permet d'en apprendre plus sur les personnages et sur les événements qui les ont poussés à agir ainsi.

    En conclusion, Le gang des rêves c'est avant tout le New-York méprisé, caché, le New-York des bas fonds. Luca Di Fulvio aborde le racisme, le monde et les guerres des gangs (italien, juifs, irlandais) mais aussi de l'American Dreams dont rêvent les immigrés venus s'installer aux USA pour le réaliser. Il aborde viol et ses conséquences, l'industrie d'Hollywood, le pouvoir et l'argent, la manipulation et le monde de la prostitution. Mais avant tout Le gang des rêves aborde le pouvoir et la force de l'amour et sa pureté sous toutes ses formes, au travers du personnage de Christmas.

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  • C'est une belle lecture mais pas un coup de cœur.
    L'auteur est doué pour nous faire vivre des émotions intenses, pour nous faire découvrir l'univers des gangsters au cœur d'un New York des années 20. Il y a des personnages attachants comme Christmas que l'on voit grandir parmi les voyous,...
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    C'est une belle lecture mais pas un coup de cœur.
    L'auteur est doué pour nous faire vivre des émotions intenses, pour nous faire découvrir l'univers des gangsters au cœur d'un New York des années 20. Il y a des personnages attachants comme Christmas que l'on voit grandir parmi les voyous, comme Cetta, sa mère, qui fait tout pour que son fils devienne un véritable Américain, ou comme Ruth, une jeune fille violée qui a du mal à se reconstruire.
    Tous les ingrédients sont là pour un grand roman : les gentils, les méchants, la pauvreté, la réussite, l'amour, … Mais certains épisodes sont peu crédibles, choquants et redondants. Les scènes de viols sont très nombreuses et très dures. Était-il nécessaire d'en décrire autant ? Je trouve cela purement gratuit, et cela n'ajoute rien au personnage de Bill notamment, le psychopathe de service.
    Il y a des passages assez longs : celui concernant la radio, par exemple.
    Bref, une belle lecture mais à ne pas mettre entre toutes les mains.

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  • Tenir en haleine et garder le lecteur dans les pages d’une roman pendant plus de 700 pages est un pari risqué. Mais Luca Di Fulvio l’a fait et très bien fait. Dès les premières pages l’écriture m’a conquise. Fluide mais travaillée, elle m’a emportée dans l’histoire. Et le personnage de Cetta qui...
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    Tenir en haleine et garder le lecteur dans les pages d’une roman pendant plus de 700 pages est un pari risqué. Mais Luca Di Fulvio l’a fait et très bien fait. Dès les premières pages l’écriture m’a conquise. Fluide mais travaillée, elle m’a emportée dans l’histoire. Et le personnage de Cetta qui ouvre ce roman m’a touchée en plein cœur. S’en était fini de moi, j’étais embarquée dans cette longue épopée romanesque et j’ai dévoré ce pavé en 7 jours.

    Quand je lis, j’aime me faire le film dans ma tête, imaginer les personnages et ca l’a tout de suite fait avec ce roman. Christmas était Léonardo Di Caprio et dans ma tête défilaient les belles images provoquées par cette lecture envoûtante. L’auteur a su décrire et travailler ses personnages, le contexte et l’ambiance qui font qu’on a l’impression de lire un film. Il n’y a pas de personnages superflus ou inutiles, tous apportent quelque chose à l’histoire et on prend plus ou moins de plaisir à les suivre.

    C’est une belle chronique de la vie à l’américaine des années 20 entre le milieu mafieux, la prostitution comme mode de survie, la montée en puissance du cinéma et l’annonce des dérives liées à l’appât du gain et du toujours plus sensationnel. C’est aussi une belle preuve de ce que les rêves sont le moteur qui anime notre vie. Quand on a un rêve, qu’on y tient réellement, alors tout est possible et on peut y arriver, peu importe d’où on vient et peu importe les obstacles sur le chemin.

    Bref, Le gang des rêves est un COUP DE COEUR monumental qui se place en 2eme position derrière mon coup de cœur intersidéral de tous les temps (L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon). 700 pages de bonheur livresque, une écriture sublime, une histoire passionnante, des personnages attachants et émouvants, de l’humour, de l’amour, du suspens, aucun ennui, j’ai adoré.

    https://mllejavottebooks.wordpress.com/2018/10/29/le-gang-des-reves-luca-di-fulvio/

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  • 'est le pavé dont beaucoup ont parlé, dont je n'entendais que des éloges et dans ce cas je suis un peu méfiante, j'attends un petit peu pour voir si cela retombe un peu mais non rien que du bon et maintenant je comprends l'engouement.

    Commencez par prendre une jeune femme, Cetta, la mère...
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    'est le pavé dont beaucoup ont parlé, dont je n'entendais que des éloges et dans ce cas je suis un peu méfiante, j'attends un petit peu pour voir si cela retombe un peu mais non rien que du bon et maintenant je comprends l'engouement.

    Commencez par prendre une jeune femme, Cetta, la mère courage qui accepte tout pourvu que son fils, Natale/Christmas, puisse se faire une place sous le soleil américain : elle ira jusqu'à payer son voyage en viols de la part du capitaine du bateau, devenir putain pour assurer un logement, de la nourriture, un minimum.

    Christmas n'est pas un "dur" comme on le croît : c'est ce qui le rend si sympathique : il est affectueux, droit et non violent. Lui, sa force c'est le parler, son imagination, il se sort des pires situations grâce à sa faculté d'observation, de déduction et de narration.

    L'auteur a confronté cet ange des rues au diable incarné dans le personnage de Bill. Lui n'a aucune limite dans l'horreur. Mais sans lui Ruth Isaacson et Christmas ne se seraient peut-être jamais connus.....

    Je ne veux rien dévoiler de l'intrigue car une fois entré dans les 944 pages, vous êtes embarqués dans un monde qui va des bas-fonds de Manhattan jusqu'à Hollywood mais ne croyez pas que la ville des stars vaut mieux que les rues des quartiers malfamés. 

     On découvre l'envers du décor de chaque lieu : la prostitution, les guerres de gangs, les rivalités, les soumissions, l'alcool, la drogue, les acteurs, le travail des scénaristes etc....

    Ces mêmes vedettes qui battaient follement des ailes parce qu'elles savaient qu'elles ne dureraient pas, parce qu'elles savaient que ceci n'était pas la vie mais simplement un songe bien éphémère.  Ou un cauchemar. (p739)

    C'est une fresque du rêve américain, une magnifique fresque qui ferait un film car pendant ma lecture, à plusieurs moments, je me suis imaginé les rues, les parfums, les visages, les actions, le suspens parfois, imaginant la suite logique, puis non bifurquant sur une autre piste.

    C'est parfaitement construit : on démarre en suivant parallèlement la jeunesse de Cetta et les raisons qui ont forgé son caractère, sa détermination, et la jeunesse de Christmas, ce petit italien effronté, qui ne montre pas sa peur mais parvient à exploiter la moindre faille, même dans les moments les plus critiques.

    Les personnages sont forts et attachants en particulier : Cetta, Sal son amoureux, son souteneur pudique au grand cœur mais aux mains sales, Saul, le grand-père de Ruth, d'autres dès qu'ils apparaissent font régner un climat de peur et d'angoisse. Le tout est subtilement bien dosé, jamais de longueurs ni d'ennui. Il y a également la solidarité des petites gens, les combines, les arrangements.

    C'est une œuvre romanesque, aux multiples rebondissements, un "page-turner" efficace, des références qui m'ont particulièrement plu comme celle à Martin Eden de Jack London, qui est un de mes livres cultes et certainement pour l'auteur une référence littéraire car le personnage féminin principal porte le même prénom Ruth que dans le roman de Jack London. Il donne à Christmas la même envie de sortir de sa condition mais pas par les mêmes moyens quoique..... Cela lui réussira-t-il plus qu'à Martin Eden ?

    On parle de ségrégation raciale, immigration, juifs, noirs, italiens, des conditions de vie dans ces quartiers où règne la pauvreté, les petits et gros trafics mais avec des codes hiérarchiques : chefs , hommes de main etc.....

    L'auteur oscille et pioche dans tous les genres : amour, crime, vengeance, ascension sociale tout en peignant un portrait de l'Amérique des années folles : prohibition, début de l'industrie cinématographique, feuilleton radiophonique (j'ai pensé à la Guerre des Mondes de Orson Welles qui avait paniqué une partie de la population en 1938......) afin de ne jamais relâcher notre attention. Tout s'enchaîne parfaitement, tout est crédible, attachant.

    Souvent les pavés peuvent être réduits de 100 à 200 et pourquoi pas 300 pages car trop de bla-blas, de descriptions pour faire des pages mais là non, tout se justifie. Attention quand on l'ouvre, on commence on ne lâche pas.

    C'est très bien construit, dosé dans les événements, on prend du plaisir car l'écriture est agréable, fluide, efficace. On ne se perd jamais dans le récit, on s'attache aux différents personnages, on frissonne par moments, il y a des émotions, des sentiments, on apprend également.....Tout ce que l'on souhaite trouver dans ce type de littérature. Rien de trop, rien de trop peu ..... le juste équilibre.

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  • Ce livre m'a emportée dès les premières pages et je ne l'ai plus lâché jusqu'à la dernière! C'est une histoire dense, qui vous emmène des bas-fonds new-yorkais aux studios de cinéma de la côté ouest dans les années 20. L'ambiance est bien décrite, les personnages attachants et l'histoire...
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    Ce livre m'a emportée dès les premières pages et je ne l'ai plus lâché jusqu'à la dernière! C'est une histoire dense, qui vous emmène des bas-fonds new-yorkais aux studios de cinéma de la côté ouest dans les années 20. L'ambiance est bien décrite, les personnages attachants et l'histoire haletante. Je mettrais juste un petit bémol pour certains passages de la seconde partie que j'ai trouvé moins pertinente. Mais cela reste un très bon livre dont on imagine très bien l'adaptation au cinéma!

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