Le gang des rêves

Couverture du livre « Le gang des rêves » de Luca Di Fulvio aux éditions Pocket
  • Date de parution :
  • Editeur : Pocket
  • EAN : 9782266272438
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d'Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C'est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor... Voir plus

New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d'Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C'est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L'espoir d'une nouvelle existence s'esquisse lorsqu'il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l'amour ?

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Le courrier des auteurs

Luca Di Fulvio répond à nos questions ! (15/06/2016)

1) Qui êtes-vous ? ! C'est la question à un million de dollars. Pour le savoir, demandez à mon analyste. J'ai cherché ma voie pendant de nombreuses années. À supposer que je l'aie trouvée, c'est plus par intuition que par intelligence, plus par hasard que par introspection. Et si je pense avoir trouvé un chemin, rien ne m'empêchera d'en trouver d'autres, à l'avenir. Ma vie s'est faite comme ça. Je suis d'abord entré à l'Académie des arts dramatiques ou j'ai rencontré mon mentor, un professeur de mise en scène, Andrea Camilleri, qui à l'époque n'avait pas encore écrit de romans. Je suis devenu acteur, j'ai créé ma propre compagnie de théâtre ainsi qu'un groupe de musique. Nous avons fait un court-métrage, Exit, qui a remporté le Grand prix du festival de San Sebastian, et a été nominé pour les Oscars. Je continuais à faire l'acteur et, un jour, un réalisateur m'a crié : «Arrêtez de changer constamment les textes que vous devez jouer ! Écrivez-en un mais ne ruinez pas le mien !». C'est ce que j'ai fait. J'ai écrit une adaptation théâtrale de Tonio Kröger, de Thomas Mann et je me suis aperçu que l'écriture me plaisait. Pendant dix ans, tous les éditeurs italiens ont refusé les romans que je leur proposais. «Vous n'êtes pas assez italien», m'écrivaient-ils. Je ne comprenais pas ce que cela signifiait. Ensuite, j'ai écrit un thriller qui a eu un certain succès. Fabio Conversi l'a lu et en est tombé amoureux. Il l'a fait lire à sa femme, Fanny Ardant, qui l'a gentiment signalé à Gallimard. Le livre est paru sous le titre L'Empailleur dans la Série Noire. Puis, j'ai écrit Le Gang des Rêves qui a eu un succès incroyable en Allemagne, où il a dépassé le million d'exemplaires. 2) Quel est le thème central de ce livre ? J'envie beaucoup les écrivains qui connaissent le sujet de leur livre avec certitude, certains même avant de commencer à l'écrire. Je ne suis pas comme ça. Je suis un peu comme une sage-femme, j'assiste la naissance des personnages et me laisse guider par eux. Lorsque le thème est défini, les personnages vivent leur vie. Rétrospectivement, je peux dire que Le Gang des rêves est un roman d'apprentissage : le protagoniste est un petit garçon qui devient un homme ; sa mère est une jeune fille devenue trop vite femme ; et le troisième personnage, une fillette forcée par la vie à grandir trop vite. En même temps, j'ai voulu peindre une fresque de l'Amérique et essayer d'être le plus précis possible, notamment dans la description de New York. J'avais besoin d'un décor où tout soit possible. J'ai décrit des lieux qui font partie de notre imaginaire. Chacun d'entre nous a en tête des images de Paris ou de New York, même ceux qui n'y sont jamais allé. Et puis, bien sûr, ce livre est un roman d'amour. L'amour qui surmonte toutes les barrières, sociales et personnelles. Avec des rêves sans lesquels on ne peut pas vivre. Et la passion sans laquelle on ne peut pas réaliser ses rêves. C'est l'amour qui anoblit. L'amour qui devient possible quand plus personne n'y croit. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? Oh là ! Me citer moi-même ? Très bien. J'aime quand Cetta, la mère du protagoniste, raconte qu'elle a lu Croc Blanc de Jack London, car cette phrase résume sa sagesse et les conseils de vie qu'elle donne à son fils : «Tu es un loup, mon amour. Et le loup qui est en toi te rendra fort et invincible quand tu seras grand. Mais comme Croc Blanc, il faut que tu écoutes la voix de l'amour. Si tu ignores cette voix, tu deviendras comme tous les jeunes de notre quartier, ces délinquants qui ne sont pas des loups sauvages, mais juste des chiens enragés.» 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? La première musique que je serais tenté de citer, c'est Diamond Dogs, de David Bowie, à qui j'ai emprunté le nom dont mon héros baptise son gang. Mais je crois que, si on devait faire une bande originale, Ennio Morricone serait parfait. 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? Les émotions. Je suis incapable d'intellectualiser, c'est ma plus grande limite et peut-être ma seule qualité. Les plaisirs de l'esprit ne me satisfont pas. J'aime rire, parler marcher. La simplicité, c'est quelque chose qu'on a dans l'estomac plus encore que dans le coeur. On l'a en soi, enfant, et en grandissant, on la perd peu à peu. La société, la culture vous imposent des choix. Mais si vous observez les enfants, vous verrez qu'ils utilisent naturellement des métaphores que les adultes finissent par éliminer de leur discours. Le premier signe de la vieillesse est sans doute d'appeler les choses uniquement pas leur nom. Donc oui, ce sont mes émotions que j'aimerais partager. Ce sont elles qui m'aident à me sentir vivant. 6) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? ! Les livres qu'on lit nous servent à donner une géométrie à nos vies, à apporter une réponse, à nous faire croire que l'existence à un début, un milieu et une fin. Les écrivains qui les écrivent servent la beauté, comme les poètes ou comme les peintres. Un jour, en Sicile, j'ai vu une gamine maigrichonne avec un énorme panier de fruits sur le dos. Elle grimpait péniblement un escalier, elle a trébuché et fait tomber toute sa cargaison. Une femme l'a aidée à se relever et lui a glissé une fleur dans les cheveux. La gamine est repartie, son sac était plus léger. Quand elle a disparu, j'ai demandé à la femme pourquoi elle lui avait donné cette fleur. Elle m'a répondu : «pour la beauté».

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  • Tenir en haleine et garder le lecteur dans les pages d’une roman pendant plus de 700 pages est un pari risqué. Mais Luca Di Fulvio l’a fait et très bien fait. Dès les premières pages l’écriture m’a conquise. Fluide mais travaillée, elle m’a emportée dans l’histoire. Et le personnage de Cetta qui...
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    Tenir en haleine et garder le lecteur dans les pages d’une roman pendant plus de 700 pages est un pari risqué. Mais Luca Di Fulvio l’a fait et très bien fait. Dès les premières pages l’écriture m’a conquise. Fluide mais travaillée, elle m’a emportée dans l’histoire. Et le personnage de Cetta qui ouvre ce roman m’a touchée en plein cœur. S’en était fini de moi, j’étais embarquée dans cette longue épopée romanesque et j’ai dévoré ce pavé en 7 jours.

    Quand je lis, j’aime me faire le film dans ma tête, imaginer les personnages et ca l’a tout de suite fait avec ce roman. Christmas était Léonardo Di Caprio et dans ma tête défilaient les belles images provoquées par cette lecture envoûtante. L’auteur a su décrire et travailler ses personnages, le contexte et l’ambiance qui font qu’on a l’impression de lire un film. Il n’y a pas de personnages superflus ou inutiles, tous apportent quelque chose à l’histoire et on prend plus ou moins de plaisir à les suivre.

    C’est une belle chronique de la vie à l’américaine des années 20 entre le milieu mafieux, la prostitution comme mode de survie, la montée en puissance du cinéma et l’annonce des dérives liées à l’appât du gain et du toujours plus sensationnel. C’est aussi une belle preuve de ce que les rêves sont le moteur qui anime notre vie. Quand on a un rêve, qu’on y tient réellement, alors tout est possible et on peut y arriver, peu importe d’où on vient et peu importe les obstacles sur le chemin.

    Bref, Le gang des rêves est un COUP DE COEUR monumental qui se place en 2eme position derrière mon coup de cœur intersidéral de tous les temps (L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon). 700 pages de bonheur livresque, une écriture sublime, une histoire passionnante, des personnages attachants et émouvants, de l’humour, de l’amour, du suspens, aucun ennui, j’ai adoré.

    https://mllejavottebooks.wordpress.com/2018/10/29/le-gang-des-reves-luca-di-fulvio/

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  • 'est le pavé dont beaucoup ont parlé, dont je n'entendais que des éloges et dans ce cas je suis un peu méfiante, j'attends un petit peu pour voir si cela retombe un peu mais non rien que du bon et maintenant je comprends l'engouement.

    Commencez par prendre une jeune femme, Cetta, la mère...
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    'est le pavé dont beaucoup ont parlé, dont je n'entendais que des éloges et dans ce cas je suis un peu méfiante, j'attends un petit peu pour voir si cela retombe un peu mais non rien que du bon et maintenant je comprends l'engouement.

    Commencez par prendre une jeune femme, Cetta, la mère courage qui accepte tout pourvu que son fils, Natale/Christmas, puisse se faire une place sous le soleil américain : elle ira jusqu'à payer son voyage en viols de la part du capitaine du bateau, devenir putain pour assurer un logement, de la nourriture, un minimum.

    Christmas n'est pas un "dur" comme on le croît : c'est ce qui le rend si sympathique : il est affectueux, droit et non violent. Lui, sa force c'est le parler, son imagination, il se sort des pires situations grâce à sa faculté d'observation, de déduction et de narration.

    L'auteur a confronté cet ange des rues au diable incarné dans le personnage de Bill. Lui n'a aucune limite dans l'horreur. Mais sans lui Ruth Isaacson et Christmas ne se seraient peut-être jamais connus.....

    Je ne veux rien dévoiler de l'intrigue car une fois entré dans les 944 pages, vous êtes embarqués dans un monde qui va des bas-fonds de Manhattan jusqu'à Hollywood mais ne croyez pas que la ville des stars vaut mieux que les rues des quartiers malfamés. 

     On découvre l'envers du décor de chaque lieu : la prostitution, les guerres de gangs, les rivalités, les soumissions, l'alcool, la drogue, les acteurs, le travail des scénaristes etc....

    Ces mêmes vedettes qui battaient follement des ailes parce qu'elles savaient qu'elles ne dureraient pas, parce qu'elles savaient que ceci n'était pas la vie mais simplement un songe bien éphémère.  Ou un cauchemar. (p739)

    C'est une fresque du rêve américain, une magnifique fresque qui ferait un film car pendant ma lecture, à plusieurs moments, je me suis imaginé les rues, les parfums, les visages, les actions, le suspens parfois, imaginant la suite logique, puis non bifurquant sur une autre piste.

    C'est parfaitement construit : on démarre en suivant parallèlement la jeunesse de Cetta et les raisons qui ont forgé son caractère, sa détermination, et la jeunesse de Christmas, ce petit italien effronté, qui ne montre pas sa peur mais parvient à exploiter la moindre faille, même dans les moments les plus critiques.

    Les personnages sont forts et attachants en particulier : Cetta, Sal son amoureux, son souteneur pudique au grand cœur mais aux mains sales, Saul, le grand-père de Ruth, d'autres dès qu'ils apparaissent font régner un climat de peur et d'angoisse. Le tout est subtilement bien dosé, jamais de longueurs ni d'ennui. Il y a également la solidarité des petites gens, les combines, les arrangements.

    C'est une œuvre romanesque, aux multiples rebondissements, un "page-turner" efficace, des références qui m'ont particulièrement plu comme celle à Martin Eden de Jack London, qui est un de mes livres cultes et certainement pour l'auteur une référence littéraire car le personnage féminin principal porte le même prénom Ruth que dans le roman de Jack London. Il donne à Christmas la même envie de sortir de sa condition mais pas par les mêmes moyens quoique..... Cela lui réussira-t-il plus qu'à Martin Eden ?

    On parle de ségrégation raciale, immigration, juifs, noirs, italiens, des conditions de vie dans ces quartiers où règne la pauvreté, les petits et gros trafics mais avec des codes hiérarchiques : chefs , hommes de main etc.....

    L'auteur oscille et pioche dans tous les genres : amour, crime, vengeance, ascension sociale tout en peignant un portrait de l'Amérique des années folles : prohibition, début de l'industrie cinématographique, feuilleton radiophonique (j'ai pensé à la Guerre des Mondes de Orson Welles qui avait paniqué une partie de la population en 1938......) afin de ne jamais relâcher notre attention. Tout s'enchaîne parfaitement, tout est crédible, attachant.

    Souvent les pavés peuvent être réduits de 100 à 200 et pourquoi pas 300 pages car trop de bla-blas, de descriptions pour faire des pages mais là non, tout se justifie. Attention quand on l'ouvre, on commence on ne lâche pas.

    C'est très bien construit, dosé dans les événements, on prend du plaisir car l'écriture est agréable, fluide, efficace. On ne se perd jamais dans le récit, on s'attache aux différents personnages, on frissonne par moments, il y a des émotions, des sentiments, on apprend également.....Tout ce que l'on souhaite trouver dans ce type de littérature. Rien de trop, rien de trop peu ..... le juste équilibre.

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  • Ce livre m'a emportée dès les premières pages et je ne l'ai plus lâché jusqu'à la dernière! C'est une histoire dense, qui vous emmène des bas-fonds new-yorkais aux studios de cinéma de la côté ouest dans les années 20. L'ambiance est bien décrite, les personnages attachants et l'histoire...
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    Ce livre m'a emportée dès les premières pages et je ne l'ai plus lâché jusqu'à la dernière! C'est une histoire dense, qui vous emmène des bas-fonds new-yorkais aux studios de cinéma de la côté ouest dans les années 20. L'ambiance est bien décrite, les personnages attachants et l'histoire haletante. Je mettrais juste un petit bémol pour certains passages de la seconde partie que j'ai trouvé moins pertinente. Mais cela reste un très bon livre dont on imagine très bien l'adaptation au cinéma!

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  • On se laisse prendre par l'histoire et même si on devine comment se terminera les 940 pages, on lit d'une traite l'histoire de Christmas. J'ai trouvé le début du livre, trop rapide et la seconde moitié trop détaillée avec des longueurs. L'histoire est bourrée de clichés, mais on se laisse...
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    On se laisse prendre par l'histoire et même si on devine comment se terminera les 940 pages, on lit d'une traite l'histoire de Christmas. J'ai trouvé le début du livre, trop rapide et la seconde moitié trop détaillée avec des longueurs. L'histoire est bourrée de clichés, mais on se laisse embarquer ....

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  • Décidément, les auteurs contemporains italiens ont le vent en poupe ces dernières années, portés par l'extraordinaire redécouverte d'Elena Ferrante hors de son pays natal, et Luca di Fulvio fait également honneur à l'Italie avec un roman merveilleux, d'une justesse folle, qui oscille sans...
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    Décidément, les auteurs contemporains italiens ont le vent en poupe ces dernières années, portés par l'extraordinaire redécouverte d'Elena Ferrante hors de son pays natal, et Luca di Fulvio fait également honneur à l'Italie avec un roman merveilleux, d'une justesse folle, qui oscille sans mauvais goût entre horreur et bonheur.
    La force de ce livre tient en plusieurs choses : avant tout, le caractère des personnages principaux. Aucun n'est lisse, tous sont comme martelés de bosses différentes qui leur confèrent une authenticité brute, si bien que l'attachement à chacun est inévitable tant tous paraissent vivants, réels entre les lignes. Les lieux également sont animés, bruyants, sales, parfois l'on étouffe comme presque claustrophobe, parfois l'on respire tant l'espace est immense, libre.
    Enfin, les histoires, et je dis bien les histoires, racontées dans ce roman sont sincères, puissantes, meurtries et pleines d'espoir à la fin. Si parfois l'on croit voir les héros se débattre sous l'eau, replonger alors même qu'ils venaient d'aspirer une goulée d'air frais, finalement se noyer pour de bon ou au contraire donner un grand coup de pied qui leur fait s'échapper à la surface, c'est que les émotions sont là. Nerveuses, insubmersibles, en fait.
    Maintenant, je n'ai qu'une hâte : découvrir les autres univers de Luca di Fulvio, et me laisser emporter par ses mots.

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  • moi qui préfère les polars, j'ai adoré ce roman et ses personnages dans ce New York des années 20 pour une fois porteur d'espoir

    moi qui préfère les polars, j'ai adoré ce roman et ses personnages dans ce New York des années 20 pour une fois porteur d'espoir

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  • C’est pour la préserver des griffes du patron et s’assurer qu’elle ne portera jamais, comme elle, « son bâtard dans le ventre », qu’une paysanne calabraise choisit d’estropier Cetta, sa fille de douze ans. Mais Cetta n’échappe pas à son destin et met au monde, à l’âge de quatorze ans, un petit...
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    C’est pour la préserver des griffes du patron et s’assurer qu’elle ne portera jamais, comme elle, « son bâtard dans le ventre », qu’une paysanne calabraise choisit d’estropier Cetta, sa fille de douze ans. Mais Cetta n’échappe pas à son destin et met au monde, à l’âge de quatorze ans, un petit Natale qu’elle décide d’emmener en Amérique pour qu’il ne subisse pas l’esclavage qui est le lot des paysans du sud de la péninsule.

    Quand la jeune mère et son bébé débarquent à Ellis Island, le prénom de l’enfant est traduit et Natale est enregistré sous le nom de Christmas Luminità. Quant à Cetta, sa beauté lui vaut d’être placée comme prostituée dans une maison close, sous la protection de Sal, un homme dur et taciturne. Le caractère déterminé de Cetta lui permet de garder Christmas auprès d’elle, ce qui est normalement impossible pour une prostituée. Débute alors pour Cetta et son fils une vie difficile, dans les bas-fonds de New York.

    Quelques années plus tard, Christmas, qui est sur le point de basculer dans la délinquance, trouve dans la rue une jeune fille ensanglantée qui semble avoir été battue et violée. Après l’avoir portée jusque chez lui, il la dépose devant l’hôpital sur les conseils de sa mère qui en profite pour lui asséner avec autorité qu’il ne devra jamais lever la main sur une femme. Elle ajoute que, dans le cas contraire, elle n’hésiterait pas à le tuer elle-même. Malheureusement, Christmas, que l’on a vu déposer la jeune fille, est arrêté.

    Commence alors une aventure à travers la métropole internationale qu’est déjà New York dans les années vingt, celle des bandes rivales, qui marquent les différences entre les communautés italiennes, irlandaises et juives. Heureusement, Christmas, fort des enseignements de sa mère, parvient toujours à préserver sa pureté. Avec lui, le lecteur traverse l’Amérique, du Lower East Side et des débuts de la radio, jusqu’aux studios d’Hollywood, à travers de que les hommes ont produit de mieux, mais aussi de plus vil : un roman dur, violent, parfois tendre, où les justes se reconnaissent entre eux et où l’amour et l’intégrité triomphent finalement.

    On retrouve dans « Le gang des rêves », tous les ingrédients des « Enfants de Venise ». Pour être tout à fait juste, il faut préciser que « Le Gang des rêves » a été publié avant « Les enfants de Venise » dont il constitue le premier tome d’une trilogie dans laquelle chaque volume se lit séparément. Les thèmes sont les mêmes, avec au centre, une histoire d’amour entre deux héros d’origines et de religions différentes. « Le gang des rêves » est un pavé qui se lit d’une traite, tant est grand le talent de conteur, et l’écriture cinématographique, de Luca di Fulvio !

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  • Difficile de quitter les Diamond Dogs et les personnages de ce roman que l’on imagine déjà au cinéma car il y a dans cette histoire quelque chose qui nous rappelle le « Il était une fois en Amérique » de Sergio Leone avec De Niro.
    Ceux qui ont lu ce livre comprendront que je me sente soudain un...
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    Difficile de quitter les Diamond Dogs et les personnages de ce roman que l’on imagine déjà au cinéma car il y a dans cette histoire quelque chose qui nous rappelle le « Il était une fois en Amérique » de Sergio Leone avec De Niro.
    Ceux qui ont lu ce livre comprendront que je me sente soudain un peu perdue sans Christmas et les autres ….
    Pour ceux qui n’ont pas encore rejoint le gang, il est grand temps de vous lancer dans l’aventure. Plongez dans le New-York des années 20 en compagnie des immigrés italiens et juifs, des gangsters et des putains. 700 pages d'ombre et de lumière, d'espoir et de doute, de violence et d'amour. Bref, c'est ce que l'on appelle un roman romanesque!

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  • Une histoire captivante de plus de 700 pages, un style littéraire à mi-chemin entre celui de Charles Dickens et de Donna Tartt …

    … une écriture toutefois nettement plus “crue” ! …

    Un roman, ma foi, plutôt réussi !

    Une histoire captivante de plus de 700 pages, un style littéraire à mi-chemin entre celui de Charles Dickens et de Donna Tartt …

    … une écriture toutefois nettement plus “crue” ! …

    Un roman, ma foi, plutôt réussi !

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