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Le fossé

Couverture du livre « Le fossé » de Herman Koch aux éditions Belfond
  • Date de parution :
  • Editeur : Belfond
  • EAN : 9782714478269
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Amsterdam, de nos jours.
Robert est maire d'Amsterdam, aimé et respecté de tous, aussi bien des gens « importants » que du concierge de la mairie. Avec son épouse Sylvia, d'origine étrangère, et leur fille Diana, ils forment une famille heureuse.
Jusqu'au jour où, lors d'une cérémonie... Voir plus

Amsterdam, de nos jours.
Robert est maire d'Amsterdam, aimé et respecté de tous, aussi bien des gens « importants » que du concierge de la mairie. Avec son épouse Sylvia, d'origine étrangère, et leur fille Diana, ils forment une famille heureuse.
Jusqu'au jour où, lors d'une cérémonie officielle, il aperçoit sa femme rire aux éclats avec son adjoint, l'insignifiant Maarten van Hoogstraten. Dès lors le soupçon d'adultère s'instille dans sa vie et le moindre détail fait l'objet d'une analyse minutieuse. Sylvia se comporterait-elle de la sorte si elle n'avait rien à se reprocher ? Et quand bien même, le fait de se comporter aussi normalement n'est-il pas suspect en soi ?
En parallèle Robert se trouve confronté à une problématique insoluble : ses parents, deux vieillards dynamiques, ont décidé de mettre fin à leur jour afin de « mourir dans la dignité ». Comment réagir ? Doit-il les en dissuader ?
Lui, le « maire à visage humain » d'Amsterdam, qui se croyait au zénith, bon mari, bon père, se prend bientôt les pieds dans le tapis et laisse transparaître sa nature profonde, impulsive et obsessionnelle et aussi ses préjugés !

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Avis (10)

  • Le sujet ? Le maire d'Amsterdam soupçonne sa femme d'infidélité.....et c'est à peu près tout.
    C'est long, ennuyeux et les digressions sans intérêt du maire finissent de dessiner le constat de ratage total. En effet si on peut être piqué d'intérêt pour cette idée de départ, l'auteur n'en fait...
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    Le sujet ? Le maire d'Amsterdam soupçonne sa femme d'infidélité.....et c'est à peu près tout.
    C'est long, ennuyeux et les digressions sans intérêt du maire finissent de dessiner le constat de ratage total. En effet si on peut être piqué d'intérêt pour cette idée de départ, l'auteur n'en fait rien d'alléchant. L'écriture est sans saveur et les personnages d'une fadeur sans égale.

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  • Cette fois, je me suis tournée vers les Pays-Bas, pays d'origine de Herman Koch avec son livre « Le fossé » (« De Greppel « ) publié aux éditions BELFOND.
    Son roman « Le Dîner » (« Het diner ») a remporté le prix du public, s'est largement vendu et a été le sujet d'un film.

    On a surnommé...
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    Cette fois, je me suis tournée vers les Pays-Bas, pays d'origine de Herman Koch avec son livre « Le fossé » (« De Greppel « ) publié aux éditions BELFOND.
    Son roman « Le Dîner » (« Het diner ») a remporté le prix du public, s'est largement vendu et a été le sujet d'un film.

    On a surnommé Herman Koch : « L'artilleur du conformisme. »

    Dans « Le fossé », le narrateur est le Maire d'Amsterdam, Robert Walter. Il commence par nous parler de son épouse qu'il préfère nommer Sylvia : « Ce n'est pas son prénom – son vrai prénom ne ferait que détourner l'attention. (…) Contentons-nous de dire que, dans tous les cas, il ne s'agit pas d'un prénom néerlandais. »
    Ils ont une fille, Diana, et forment un couple heureux jusqu'à ce que … au cours d'une soirée où Sylvia l'a accompagné (ce qu'elle ne fait pas toujours), Robert l'observe en train de rire aux éclats avec Maarten van Hoogstratten, son adjoint qu'il juge insignifiant. Alors, comment se fait-il qu'il soit si près de Sylvia et que lui dit-il de si drôle pour avoir attiré son attention ?

    A partir de là, Robert va se poser moult questions - démontrer une grande jalousie – observer son épouse pour voir si son comportement a changé – il fait preuve d'un certain cynisme – Robert est carrément torturé par ses doutes – on lit des souvenirs du passé ….

    On peut dire que ce roman est très psychologique avec l'étude des caractères – c'est plus que détaillé (ce qui donne lieu à certaines longueurs) – et cet ouvrage comporte essentiellement des émotions ainsi que des sentiments. Mais l'écriture reste fluide et « Le fossé » se lit très vite car il est bien écrit par Herman Koch qui utilise tout de même un peu d'humour (ce qui est toujours appréciable) .
    « Le fossé » est un réel drame psychologique pour Robert : « Je craignais d'entacher le passé. Je pouvais peut-être à la rigueur supporter que la trahison remette en cause le présent. Je devais déjà vivre avec cette idée. Mais pas le passé, par pitié, pas le passé. »

    On trouve également des notifications sur des personnages importants tels que François Hollande, Barack Obama : « Tu dois me promettre de me laisser t'accompagner si Obama vient, avait-elle dit.
    - Pourquoi à cette occasion plutôt qu'une autre ? Avais-je demandé pour la forme car je connaissais déjà la réponse.
    - Parce qu'il est tout simplement agréable à regarder mon doux trésor. (…)
    - Comme Georges Clooney ? (…) même si je voyais mal Barack Obama tourner dans une pub pour Nespresso. »
    Il y a aussi les parents De Robert qui ont décidé de mettre fin à leurs jours sans donner de date précise car eux-mêmes ne le savent pas encore, ce qui ajoute un souci de plus à Robert. Mais que de problèmes !

    Le livre se termine de façon étonnante (pour ne rien dévoiler) mais les méninges de Robert en ont pris un sacré coup (et nous aussi).

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  • Si Herman Koch m'avait captivée avec son cynique et acerbe roman le dîner, force est de constater que ce ne fut pas exactement la même musique avec le fossé.
    On y retrouve certes une plume alerte et acérée mais on est loin du très politiquement incorrect de l'opus précité.

    L'idée de départ...
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    Si Herman Koch m'avait captivée avec son cynique et acerbe roman le dîner, force est de constater que ce ne fut pas exactement la même musique avec le fossé.
    On y retrouve certes une plume alerte et acérée mais on est loin du très politiquement incorrect de l'opus précité.

    L'idée de départ est très intéressante, un homme à qui tout semble réussir, tant au niveau professionnel - il est le maire d'Amsterdam quand même - qu'au niveau personnel, surprend sa femme à rire à gorge déployée avec son sinistre adjoint. Tiens, il ne savait pas que sa femme et son adjoint se connaissaient si bien car, à bien y regarder, il semble y avoir beaucoup de connivence entre eux. Et là un scénario implacable se met en place dans son esprit.
    Si on en était resté là et qu'Herman Koch s'était uniquement basé sur cet aspect, je crois que ça aurait pu faire un roman génial, surtout qu'il y avait matière à disserter des heures et des heures sur le sujet (et donc à écrire des pages et des pages). Mais il en a décidé autrement et bien d'autres thèmes sont finalement abordés, de manière bien plus succincte c'est certain, et souvent en forme d'anecdotes, mais cela a souvent dévié mon intérêt pour l'histoire. de plus, j'ai trouvé que le tout n'était pas suffisamment creusé, ce qui a créé, je m'en excuse, un fossé entre l'auteur et moi.
    J'ai finalement trouvé que le roman n'était pas abouti et je l'ai refermé en me disant qu'il y manquait de la fougue et aussi de la prise de risque.

    Reste que ce roman demeure un agréable divertissement et qu'il se lit vite et bien, la plume étant très vivante même si elle a perdu, selon moi, quelque peu de son mordant (ce que j'attendais précisément ici au vu de son livre le dîner).

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  • Robert Walter, maire d'Amsterdam est un homme affable, bien dans sa vie, heureux de fréquenter les grands de ce monde, les présidents du monde entier qui viennent visiter sa ville.

    Il est heureux avec sa femme, Sylvia, rencontrée dans un pays du Sud (qu'il ne nommera pas) où il passait des...
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    Robert Walter, maire d'Amsterdam est un homme affable, bien dans sa vie, heureux de fréquenter les grands de ce monde, les présidents du monde entier qui viennent visiter sa ville.

    Il est heureux avec sa femme, Sylvia, rencontrée dans un pays du Sud (qu'il ne nommera pas) où il passait des vacances avec son meilleur ami, blond comme lui.

    ... Mais un jour, il devient persuadé que sa femme le trompe avec son adjoint. 

    Et Robert devient suspicieux, cherche à tout instant la confirmation de cette liaison et cela lui empoisonne la vie.

    Dans le même temps, il doit faire face au vieillissement de ses parents, qui veulent mettre fin à leur jour, à sa fille qui grandit, à son chat qui disparaît.

    Dans ce roman, Herman Koch nous convie à partager quelques mois de la vie de cet homme qui semble avoir tout pour lui, mais qui perd peu à peu le fil de sa vie.

    J'avais bien apprécié Le dîner,  Villa avec piscine m'avait amusée, je suis bien plus mitigée avec ce Fossé qui aurait mérité d'être plus ramassé et moins frileux.

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  • C’était la première fois que je me plongeais dans un livre d’Herman Koch. Même si ce n’est pas un coup de coeur, j’ai passé de bons moments en compagnie de Robert, maire d’Amsterdam.

    Ce dernier est marié à Sylvia et père d’une jeune adulte, Diana. Pour lui, sa vie, tant personnelle que...
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    C’était la première fois que je me plongeais dans un livre d’Herman Koch. Même si ce n’est pas un coup de coeur, j’ai passé de bons moments en compagnie de Robert, maire d’Amsterdam.

    Ce dernier est marié à Sylvia et père d’une jeune adulte, Diana. Pour lui, sa vie, tant personnelle que professionnelle est comblée jusqu’à alors. Pourtant, à l’occasion de la réception de nouvel an à la mairie, il surprend sa femme en discussion avec son insignifiant adjoint, Maarten. Le comportement de sa femme lui suscite des interrogations jusqu’alors jamais faites. Son attitude lui semble surprenante et il commence à les soupçonner d’entretenir une relation extra-conjugale. Robert revient sur son histoire afin d’y déceler les prémisses de cette aventure. Alors qu’il se triture le cerveau, ses parents lui annoncent qu’ils ont programmé leur suicide assisté avant le prochain Noël.

    La plume d’Herman Koch est clairement teintée de cynisme et n’est jamais très loin des grands débats actuels. Il n’est pas rare de se retrouver avec un petit sourire en coin tout en étant plongé dans cette histoire. Le livre est écrit comme si on se plongeait en quelque sorte dans le journal intime de Robert. Il revient sur des éléments forts de sa carrière, sur sa vie personnelle, comment il a rencontré sa chère et tendre épouse,… Des clins d’oeil à des personnages réels et célèbres sont nombreux.

    C’est agréable de se retrouver dans la ville d’Amsterdam, que j’ai eu l’occasion de visiter et que j’ai beaucoup appréciée. Au sujet des personnages, on ne peut que s’y attacher en fin de compte, surtout pour leurs failles. Finalement, ce n’est pas ce qui a amené les soupçons qui font que la lecture est intéressante, mais bien ce à quoi ils risquent de mener. Un soupçon d’humour noir, un brin d’émotions et des moments impolitiquement corrects font de ce livre une originalité à lui tout seul.

    Lu dans le cadre du Grand Prix des Lecteurs 2019 de l’Actu Littéraire.

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  • Le fossé d'Herman Koch est un roman qui se passe aux Pays-Bas, de nos jours. Robert, le narrateur, est Maire d’Amsterdam. Aimé par ses électeurs et ses concitoyens, c'est un maire qui est à la fois un bon orateur et un maire proche des gens, qui a toujours un petit mot gentil ou une attention...
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    Le fossé d'Herman Koch est un roman qui se passe aux Pays-Bas, de nos jours. Robert, le narrateur, est Maire d’Amsterdam. Aimé par ses électeurs et ses concitoyens, c'est un maire qui est à la fois un bon orateur et un maire proche des gens, qui a toujours un petit mot gentil ou une attention pour chacun. Il côtoie les puissants de ce monde notamment le président Barack Obama mais aussi le président François Hollande, avec qui il échange des clins d'oeil complices .
    Marié depuis des années à Sylvia, heureux père de Diana, une adolescente brillante et respectueuse, il savoure pleinement le moment présent avec le sentiment d’une vie accomplie. Mais c'est sans compter sur le doute qui va s’immiscer en lui lorsqu'il aperçoit lors d'une soirée officielle Sylvia, sa femme, rire à gorge déployée avec son adjoint, l'insignifiant Maarten van Hoogstraten. Dès lors le soupçon d'adultère s'instille dans sa vie et le moindre détail va renforcer le doute : là, elle semble bien complice de son adjoint , un peu trop proche. Ici elle se comporte de façon trop « normale » et c'en est louche. Et , alors que ses propres parents l'informent qu'ils veulent mettre fin à leurs jours prochainement pour éviter la décrépitude de l'âge et qu'il a de fait d'autres chats à fouetter, le poison de la jalousie ne va plus le lâcher. Et tout va lui sembler suspect.
    Et je me suis finalement attachée à ce personnage tellement humain, alors qu'au départ, je n'avais pas particulièrement apprécié ses prises de position un peu radicales contre les éoliennes ou contre le tri sélectif par exemple. Il a ce côté imparfait qui le rend touchant, et on le regarde avec empathie se prendre les pieds dans le tapis, se cacher pour fumer afin que sa fille ne le voit pas, s'inquiéter pour ses parents, et aimer sa femme d'un amour inconditionnel jusqu'à l'étouffer.
    J'ai beaucoup aimé le style, l'histoire, les non-dits : on vacille avec le narrateur, on doute avec lui et l'incertitude nous tient en haleine jusqu'au bout et même après la lecture achevée, on cherche à savoir ce qu'il s'est réellement passé. Un excellent roman, dévoré en quatre jours !
    Je remercie lecteurs.com pour cette belle découverte !

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  • Robert Walter est un homme comblé. Maire d'Amsterdam, il est apprécié de ses administrés qui aiment sa sincérité, son naturel, son éloquence. Ses fonctions lui permettent de côtoyer les grands de ce monde, il dîne avec Obama, plaisante avec Hollande. Côté vie privée, tout va bien aussi. Il forme...
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    Robert Walter est un homme comblé. Maire d'Amsterdam, il est apprécié de ses administrés qui aiment sa sincérité, son naturel, son éloquence. Ses fonctions lui permettent de côtoyer les grands de ce monde, il dîne avec Obama, plaisante avec Hollande. Côté vie privée, tout va bien aussi. Il forme un couple uni avec sa femme Sylvia qu'il adore tout autant que sa fille Diana. Pourtant, cette belle harmonie s'envole lors de la traditionnelle soirée du Nouvel an donnée par la mairie. Là, il aperçoit Sylvia riant aux éclats avec Maarten Van Hoogstraten, son adjoint le plus insignifiant. Maarten n'est ni beau, ni drôle, ni charismatique. Qu'a-t-il bien pu raconter à Sylvia pour la faire rire de la sorte ? Et n'ont-ils pas eu l'air gênés quand, mine de rien, il les a rejoints ? Robert s'interroge, Robert se met martel en tête, Robert est jaloux, Robert est certain que Sylvia et Van Hoogstraten ont une liaison. Pourtant, rien chez sa femme ne laisse entrevoir qu'elle le trompe, qu'elle aime ailleurs. Ne serait-ce pas une ruse de son épouse qui fait tout pour paraître normale, trop normale, alors qu'elle le trahit ? Au fil des jours et de son imagination galopante, Robert perd pied. De plus en plus soupçonneux mais trop couard pour crever l'abcès, il laisse un fossé se creuser entre lui et Sylvia.

    Le terme est souvent galvaudé mais on peut l'affirmer sans mentir : lire un roman d'Herman Koch est une expérience jubilatoire. Avec cynisme et une pointe d'humour (noir), il malmène ses concitoyens, surtout les notables bien sous tout rapport dont il met à jour les failles et les mauvais penchants. A l'exemple de Robert, le jovial maire d'Amsterdam, mari et père comblé et fils dévoué d'un couple de nonagénaires dont il est toujours proche. L'homme est sympathique, tolérant et ouvert, d'ailleurs sa femme n'est pas néerlandaise. Pourtant, il suffit d'un soupçon sans véritablement fondement pour que tout dérape. Il n'a plus confiance en cette femme qui vient d'un pays culturellement très éloigné des Pays-Bas. Comment peut-elle le trahir alors qu'il a eu la bonté de l'aimer et de l'accueillir en Europe ? Sous ses remarques acides se tapit un racisme dont il se défend avec pour meilleure preuve son choix marital. Mais Koch sait faire apparaître le vrai visage de son personnage tout en contradictions. Outre ses supposés problèmes conjugaux, l'édile doit aussi faire face au désir d'en finir de ses parents. A 90 ans, ils estiment que leur temps est fini et qu'il faut mettre un terme à une vie qui inévitablement va se dégrader. Ils ont prévu de se suicider avant d'être dépendants et amoindris. Mais là encore l'auteur réserve quelques surprises de taille quant à l'issue de ce projet.
    Surprenant, souvent drôle et très politiquement incorrect, Le fossé se moque d'une société hollandaise propre sur elle, écolo jusqu'à l'absurde, libre mais pas libérée. Une lecture divertissante mais qui sait aussi faire réfléchir.

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  • Herman Koch est décidément un auteur qui a l’art de déstabiliser son lecteur et de laisser la porte ouverte à de multiples interprétations.

    Ce nouveau roman est un l’égal des précédents un bijou d’humour noir qui retient l’attention jusqu’au bout.
    Robert Walter est le maire d’Amsterdam. Un...
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    Herman Koch est décidément un auteur qui a l’art de déstabiliser son lecteur et de laisser la porte ouverte à de multiples interprétations.

    Ce nouveau roman est un l’égal des précédents un bijou d’humour noir qui retient l’attention jusqu’au bout.
    Robert Walter est le maire d’Amsterdam. Un jour, lors d’une soirée où sa femme l’accompagne, le doute envahit l’esprit de Robert. Sylvia aurait un amant, cet adjoint qui vient de la faire rire. Une fois ce doute en lui, il commence à chercher des preuves, à remonter le temps de leur vie de couple. Mais Robert doit aussi faire face à la décision de se suicider de ses parents, à la disparition du chat de la famille, à la gestion de la ville. Petit à petit, le monde de Robert vacille, la paranoïa s’installe.

    Herman Koch manie avec brio l’ironie mordante et le second degré. Encore une fois, il ne se préoccupe pas de rendre ses personnages attachants mais plutôt de créer une atmosphère saisissante qui conduit le lecteur au cœur des pensées de Robert. Finalement, on s’attache moins à savoir si ses doutes sur la fidélité de sa femme sont réels qu’à savoir jusqu’où ce soupçon peut le conduire. C’est un véritable drame psychologique qui se joue à travers des moments de lâcher-prise de la part de Robert qui sont totalement jouissifs pour le lecteur qui suit avec intérêt ce politicien qui n’en est pas moins humain avec ses angoisses, ses doutes, ses faiblesses.

    Un roman fabuleusement irrévérencieux, satirique, volontairement borderline (les sorties de Robert sur les origines étrangères de sa femme sont souvent grinçantes et porteuses de préjugés, au point que je me suis demandé si ce Robert n’était pas, paradoxalement, à la limite d’un certain racisme).
    Encore une fois Herman Koch met le doigt sur les travers de la société et appuie là où cela blesse.

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