Le fleuve secret

Couverture du livre « Le fleuve secret » de Kate Grenville aux éditions Metailie
  • Date de parution :
  • Editeur : Metailie
  • EAN : 9782864247272
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

William Thornhill, batelier illettré au sang chaud mais au grand coeur, vole une
cargaison de bois. Il est banni en Nouvelle-Galles du Sud en 1806. Comme
beaucoup de condamnés, il est amnistié après quelques années et s'installe au
bord du fleuve Hawkesbury. Peut-être le gouverneur lui... Voir plus

William Thornhill, batelier illettré au sang chaud mais au grand coeur, vole une
cargaison de bois. Il est banni en Nouvelle-Galles du Sud en 1806. Comme
beaucoup de condamnés, il est amnistié après quelques années et s'installe au
bord du fleuve Hawkesbury. Peut-être le gouverneur lui fait-il cadeau de cette
terre, ou peut-être la prend-il simplement - l'Hawkesbury marque la limite des
terres habitées à cette époque et n'obéit pas aux règles normales. Quoi qu'il
en soit, il acquiert cette terre, ses premiers hectares au bord de l'eau. Tout
semble le destiner à devenir riche. Il n'y a qu'un seul problème : cette terre
appartient déjà à quelqu'un. Elle fait partie du territoire des Darug depuis
environ quarante mille ans. Ils n'ont pas construit de barrières, de routes ni
de maisons mais ils vivent sur cette terre et de cette terre, aussi clairement
que Thornhill avait l'intention de le faire. Ils ne vont pas abandonner leur
terre sans se battre. Les lances sont certes des armes primitives, mais les
colons savent bien qu'elles peuvent tuer aussi sûrement qu'une balle de
mousquet. Quand il comprend tout cela, Thornhill se trouve devant un choix
impossible. Certains de ses voisins - Smasher Sullivan, Sagitty Birtles -
considèrent les Darug comme à peine humains, comme des sauvages ayant aussi peu
de droits sur leur terre que des chiens. Quand les Darug refusent d'être
chassés, ces colons n'ont aucun scrupule à leur tirer dessus ou à les
empoisonner. D'autres voisins font un choix différent et trouvent moyen de
coexister avec les Darug. Blackwood a créé une famille parmi eux. Mrs Herring
``leur donne tout ce qu'ils demandent''. L'hostilité entre blancs et noirs
monte petit à petit. Pour finir, un groupe de colons décide de sortir régler
leur compte aux Darug une fois pour toutes. Thornhill se joindra-t-il à eux ?
La décision qu'il prend détermine le reste de sa vie. Le Fleuve secret plonge
le lecteur dans l'expérience des limites. Qu'est-ce que cela fait - moment
après moment, jour après jour - de se trouver dans cette situation ? Le récit
ne juge pas les personnages ni leurs actes, il invite seulement le lecteur à se
poser la question de savoir ce qu'il aurait fait dans le même cas. Le Fleuve
secret a gagné le Prix de littérature du Commonwealth (the Commonwealth Prize
for Literature) ; le prix Christina Stead pour la fiction (the Christina Stead
Prize for Fiction) (the NSW Premier's Prize); the Community Relations
Commission Prize; the Booksellers' Choice Award; the Fellowship of Australian
Writers Prize and the Publishing Industry Book of the Year Award. Kate
Grenville est l'un des auteurs les plus aimés en Australie, elle vit à Sydney.
Ses oeuvres de fiction ont remporté de nombreux prix tant en Australie qu'au
niveau international. Le Fleuve secret s'est vendu à plus de 250 000
exemplaires et a figuré parmi les finalistes du Man Booker Prize en Angleterre.

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    William Thornhill a grandi dans les quartiers pauvres de Londres, à la fin du 18e siècle, des quartiers où "de tous les côtés, on ne voyait que des murs de briques, des cheminées, des pavés et des planches vermoulues au grain marqué par un résidu de badigeon à la chaux (...) Les tanneries,...
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    William Thornhill a grandi dans les quartiers pauvres de Londres, à la fin du 18e siècle, des quartiers où "de tous les côtés, on ne voyait que des murs de briques, des cheminées, des pavés et des planches vermoulues au grain marqué par un résidu de badigeon à la chaux (...) Les tanneries, les abattoirs, les fabriques de glu et les malteries contaminaient l'air de leurs miasmes."

    A la mort de ses parents, William a treize ans. Ses deux frères aînés ayant quitté la maison, c'est sur lui que repose la charge de faire vivre sa famille. Du travail à la manufacture à celui de la tannerie, il sera finalement embauché comme apprenti par Mr Midleton, passeur sur la Tamise. La vie semble enfin lui sourire : ses frères et soeurs peuvent enfin manger à leur faim, il peut emménager dans un lieu de vie moins insalubre. A la fin de ses sept années d'apprentissage, Will deviendra passeur à son tour, propriétaire de deux bateaux. Son mariage avec la fille de Mr Midleton devait être l'aboutissement de ces années d'efforts et la promesse d'une vie meilleure.

    Mais la mort de ses beaux-parents, des hivers rigoureux où la Tamise reste gelée pendant plusieurs semaines, le font plonger à nouveau dans la misère. "Il travailla, jour après jour, pour quiconque voulait embaucher un passeur sans bateau. Il transportait les gens riches d'une rive à l'autre et se mit à les haïr, eux qui étaient bien au chaud dans leurs fourrures, les mains profondément enfoncées dans les poches, les yeux presque invisibles sous leurs chapeaux, les pieds douillettement protégés par de grosses bottes chaudes, alors que les siens, nus, se mouillaient cent fois par jour et gelaient pendant qu'il attendait leur bon plaisir." Jusqu'au moment où, ne pouvant résister à la tentation, William vole un chargement de bois précieux. Pris sur le fait, il est condamné à la pendaison, peine qui sera commuée ensuite en bannissement à vie en Nouvelle-Galles du Sud.

    Il mènera ainsi, dans la colonie de sa Majesté, une vie de bagnard, adoucie cependant par la présence de sa femme et de ses enfants. Amnistié après plusieurs années, il décidera de quitter la ville de Sydney fondée par les colons britanniques pour s'installer au bord du fleuve et cultiver le maïs. C'est ainsi qu'il fera la découverte d'une tribu aborigène installée sur ces terres depuis longtemps. Deux cultures vont se rencontrer, s'opposer, la tension et les animosités de plus en plus palpables au fil des semaines. "La fumée du feu des noirs était visible tous les jours, parfois au-dessus de l'escarpement derrière la case, parfois en aval du fleuve, d'autres fois encore à une petite distance du premier embranchement. Ils étaient tout autour, tout le temps. Mais depuis cinq semaines que la famille Thornhill était là, elle les avait seulement vus le premier jour. S'ils avaient eu l'intention de causer des problèmes, se dit Thornhill, ce serait déjà fait."

    Avec le roman de Kate Grenville, le lecteur s'immerge dans l'histoire, du Londres de la fin du 18e siècle et du début du 19e, à l'Australie coloniale. On y découvre des personnages au fort caractère qui cherche à "changer leur destinée", à quitter la misère qui semble devoir être la leur. Même s'il arrive en Nouvelle-Galles du Sud comme bagnard, William est pourtant bien disposé à considérer cela comme une nouvelle chance, un espoir d'accéder à une autre vie bien meilleure. La confrontation des deux cultures, la violence du colonialisme y sont dépeints d'une écriture précise, sans jugement et sans complaisance.

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