Le fils

Couverture du livre « Le fils » de Philipp Meyer aux éditions Albin Michel
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  • Thème : Littérature Anglo-Saxonne
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Articles (4)

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  • En lisant le synopsis, je me suis dit que j'allais adorer ce roman. J'aime beaucoup les sagas familiales. Oui, mais en fait non. Ce roman n'était pas pour moi. Je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire. C'était pourtant très intéressant et bien documenté. Chapeau à l'auteur. Les points de vue...
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    En lisant le synopsis, je me suis dit que j'allais adorer ce roman. J'aime beaucoup les sagas familiales. Oui, mais en fait non. Ce roman n'était pas pour moi. Je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire. C'était pourtant très intéressant et bien documenté. Chapeau à l'auteur. Les points de vue différents des trois personnages principaux qui vivent à trois époques différentes étaient très intéressants. Je salue vraiment le travail de l'auteur pour ce qui est de la recherche et de l'écriture. La vie des indiens et leurs coutumes, c'est comme si on y était. La chaleur étouffante du Texas je l'ai ressentie. Mais pour le reste je n'ai pas accroché.

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  • Au travers des vies de membres d’une riche famille texane, sur trois générations, P.Meyer nous livre ses réflexions sur l’être humain, sa condition, son ambition. Il prend pour contexte l’évolution de l’Amérique, la création du Texas : la relation aux Indiens, aux Mexicains, l’arrivée du...
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    Au travers des vies de membres d’une riche famille texane, sur trois générations, P.Meyer nous livre ses réflexions sur l’être humain, sa condition, son ambition. Il prend pour contexte l’évolution de l’Amérique, la création du Texas : la relation aux Indiens, aux Mexicains, l’arrivée du pétrole.
    Il m’a fallu quelques pages du livre pour y rentrer vraiment, mais ensuite j’ai pu lire ce roman avec beaucoup de plaisir. On ne s’y ennuie pas du tout, même si l’histoire de la création du Texas, n’est pas son sujet préféré. L’analyse de ces trois personnages est fine et précise, pendant que l’environnement dans lequel ils évoluent nous entraîne vers l’aventure. Cette opposition contribue à l’intérêt du livre. Je ne sais pas si les Texans d’aujourd’hui apprécient l’histoire de la constitution de leur état, telle que racontée par Ph.Meyer, d’autant que leur relation avec le Mexique est toujours problématique.
    « Le fils » est un grand roman que l’on peut conseiller à qui s’intéresse à l’histoire des USA et à tous ceux qui apprécient les auteurs américains.

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  • Un livre sympa mais sans plus

    Un livre sympa mais sans plus

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  • Dans la vie d’un lecteur, il y a des rencontres.
    De belles rencontres.
    On les souhaite, d’ailleurs, cet auteur, ce livre, qui nous transporte.
    Le fils de Philippe Meyer est de ceux-là. Un Grand Roman.
    Une épopée qui s’étend sur 3 siècles, du milieu du XIXè, à nos jours.
    Tout commence avec...
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    Dans la vie d’un lecteur, il y a des rencontres.
    De belles rencontres.
    On les souhaite, d’ailleurs, cet auteur, ce livre, qui nous transporte.
    Le fils de Philippe Meyer est de ceux-là. Un Grand Roman.
    Une épopée qui s’étend sur 3 siècles, du milieu du XIXè, à nos jours.
    Tout commence avec l’arrière-grand-père, Eli, enlevé à l’adolescence par des Comanches qui massacrent sa famille (Je ne spoile pas, tout est en 4ème de couv.), sa vie d’Indien, son retour parmi les « blancs ».
    Son fils Peter, à travers ses carnets intimes, son petit-fils Charles et son arrière petite-fille Jeannie, héritière de l’empire, se livrent tour à tour.
    Chacun nous fait vivre l’histoire de cette famille, l’histoire du Sud des Etats-Unis. La lutte entre Indiens, mexicains et blancs pour la conquête du territoire.
    Les Grands espaces, les troupeaux, bisons, chevaux ou vaches, les cow-boys, les Indiens dont l’auteur s’attache à nous faire découvrir les us et coutumes, l’immigration, le racisme, jusqu’à la découverte de l’or noir, les vies dures, construites dans la violence, le mensonge et le déni, font de ce roman une grande et belle saga familiale.
    Philipp Meyer a su trouver une écriture qui, par l’alternance de chapitres consacrés à chacun de ses protagonistes, laisse son lecteur curieux et pressé de poursuivre. Je n’ai pas vu passer ces 670 pages…
    Un vrai plaisir de lecture.
    Mais d’autres ont su en parler beaucoup mieux que moi….

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  • A la découverte de l'histoire de Texas de 1836 à nos jours. Philipp Meyer nous emmène dans une belle épopée, une famille à travers trois générations.

    Eli Mac Cullough dit le colonel est l'ancêtre, celui dont l'histoire m'a le plus captivée. Eli a 11 ans lorsqu'il est enlevé par une tribu de...
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    A la découverte de l'histoire de Texas de 1836 à nos jours. Philipp Meyer nous emmène dans une belle épopée, une famille à travers trois générations.

    Eli Mac Cullough dit le colonel est l'ancêtre, celui dont l'histoire m'a le plus captivée. Eli a 11 ans lorsqu'il est enlevé par une tribu de Comanches. Il voit sa famille périr tragiquement et violemment sous ses yeux. Durant trois ans, il vivra avec Toshaway et sa tribu. Il deviendra l'un d'eux et découvrira le sentiment de liberté.

    Par moment , j'ai cru que j'allais devenir spécialiste des Comanches. Leur mode de vie, l'art de tanner les peaux, de faire des arcs et flèches, de chasser ...tout est présenté, c'est super bien, voire trop documenté , j'avais l'impression de lire un manuel d'anthropologie.

    Trois ans plus tard, il reviendra à la vie civile et devra s'intégrer dans la société. Ce sera difficile, il intégrera alors l'autre camp celui des rangers et fondera peu à peu sa dynastie et sa fortune à la tête d'un ranch et la découverte de l'or noir. Il s'adresse à nous à la première personne.

    Son fils, Peter nous parle par le biais de son journal intime. Il ne supporte pas l'autorité de son père et ne suivra pas sa voie. On retrace avec lui la révolution mexicaine. Ce sont surtout la terre et les rapports humains qui sont mis en avant durant cette révolte. Il fera un choix qui bouleversera sa vie.

    Arrive ensuite Jeanne-Anne, l'arrière-petite-fille d'Eli qui nous est racontée par quelqu'un d'extérieur. Un caractère bien trempé, rebelle, plus proche de l'esprit d'Eli. Elle est l'héritière à la tête d'un empire mais à quel prix ? C'est le personnage qui m'a le moins passionné dans la première partie du récit.

    C'est donc l'histoire du Texas qui nous est retracée ; de la conquête de l'ouest, de la colonisation des terres indiennes par les blancs, l'extinction des indiens, de l'implantation des plantations, des ranchs, la guerre de sécession et le révolution mexicaine en passant par la découverte de l'or noir, son développement, l'évolution des marchés pétroliers, l'internalisation, l'obligation de se diversifier... Une multitude de sujets qui reflète l'évolution des mentalités de la société civile texane. Aussi le regard de l'autre sur la différence et le racisme vis-à-vis des mexicains et noirs (sur toile de guerre de sécession).

    Une jolie saga. J'ai eu du mal au départ mais je ne suis pas une référence en littérature américaine, je sais que je dois persévérer car c'est lent, trop lent pour moi mais je suis heureuse de m'être accrochée car la lecture en vaut vraiment la peine.

    Je regrette juste d'avoir eu du mal au départ malgré l'arbre généalogique à situer les personnages dans le temps. La construction du récit passe tour à tour par chaque personnage, d'une époque à l'autre, de chapitre en chapitre. J'ai même eu envie un moment de lire l'histoire de chaque personnage de façon séparée. Mais à partir d'un bon tiers, les pièces du puzzle s'assemblent. La nature est les paysages sont juste magnifiques.

    L'écriture est fluide, le récit très intéressant. Sans être un coup de coeur j'ai passé un bon moment.

    Ma note : 7/10

    Les jolies phrases

    Le pays était alors aussi riche de vie qu'il est pourri de gens aujourd'hui. Le seul problème, c'était de garder son scalp.

    ...qu'elle avait compris que c'était elle qui avait raison, que quand les gens s'habituent à avoir de l'argent pour rien, à ne travailler que quand ça leur chante, ils en viennent à trouver le travail dégradant.

    Les gens pensaient qu'on devait à Henry Ford d'avoir introduit l'ère automobile. Faux. Avant la voiture, il y avait eu la charrette. Le début de l'ère automobile, c'était le gisement de Spindletop, complété par la tête de forge miraculeuse de Howard Hughes.

    Crée quelque chose à partir de rien. L'espérance de vie a doublé; sans pétrole, impossible d'aller à l'hôpital, de fabriquer des médicaments, d'acheminer de la nourriture jusqu'aux magasins, sans parler des tracteurs qui ne quitteraient même pas la grange. Elle puisait dans le sol quelque chose qui ne servait à rien et le ramenait à la surface, à la lumière, où il prenait du sens. C'était une forme de création. C'était toute sa vie.

    Le pétrole s'était mis à remonter - voir un puits se construire là où il n'y avait que le désert, voir couler l'or noir après un bon fracking, surtout quand tous les autres avaient renoncé : c'était ça, sa raison de vivre. Tirer quelque chose de rien. Créer. Elle aurait toujours le temps de s'occuper de sa famille.

    Papa flaire le changement comme un ivrogne un salon de thé.

    Un jeune puma abandonné en pleine nature deviendra un puma parfaitement normal. Mais un enfant qu'on abandonnerait pareillement deviendrait un sauvage méconnaissable, inapte à la vie en société.

    Ils croient (les blancs) que si tu ne vois pas ceux que tu voles ou que tu ne les connais pas ou qu'ils ne te ressemblent pas, alors ce n'est pas vraiment du vol.

    Les gens biens, il ne leur arrive pas toujours que des choses biens.

    Et toi aussi tu vas choisir. Ou bien ils t'aimeront mais ne te respecteront pas, ou bien ils te respecteront mais ne t'aimeront pas.

    Quand on voudrait ne pas voir le serpent, ils sont partout, et quand on en cherche un, ils sont introuvables.

    Un être humain, une vie - ça méritait à peine qu'on s'y arrête. Les Wisigoths avaient détruits les Romains avant d'être détruits par les Espagnols et les Portugais. Pas besoin de Hitler pour comprendre qu'on n'était pas dans une jolie petite histoire. Et pourtant, elle était là. A respirer, à penser à tout cela. Le sang qui coulait à travers les siècles pouvait bien remplir toutes les rivières et tous les océans, en dépit de l'immense boucherie, la vie demeurait.

    J'ai toujours trouvé intéressant que les enfants blancs adoptent si vite les moeurs indiennes alors que les petits indiens élevés par des familles blanches ne s'y font jamais.

    Mais si tu veux un avenir, même là-bas il te faudra de l'instruction, si pénible que cela te soit.

    Certes, on voulait toujours pour ses enfants une vie meilleure que la sienne. Mais à partir de quand le mieux devenait-il l'ennemi du bien ? Sans incertitude matérielle, les êtres humains s'autodétruiraient. Elle pensa à ses petits-enfants, à tous ceux qui suivraient.

    https://nathavh49.blogspot.be/2016/06/le-fils-philipp-meyer.html

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  • Deux ouvrages. C’est ce qu’il aura fallu pour que Philipp Meyer s’impose comme un écrivain de premier plan, talentueux et exceptionnel. Son premier roman, Un arrière-goût de rouille, avait laissé entrevoir le commencement d’une œuvre d’envergure. Son second livre, Le fils, qui vient de paraître...
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    Deux ouvrages. C’est ce qu’il aura fallu pour que Philipp Meyer s’impose comme un écrivain de premier plan, talentueux et exceptionnel. Son premier roman, Un arrière-goût de rouille, avait laissé entrevoir le commencement d’une œuvre d’envergure. Son second livre, Le fils, qui vient de paraître au format poche aux éditions du Livre de Poche, consacre son auteur qui nous délivre un roman-fleuve, une chronique familiale et une histoire du Texas qui sera, par ailleurs, bientôt adaptée à la télévision.

    Et, pour ce faire, Philipp Meyer entrelace dans son récit trois voix, celles de trois individus issus de la même famille, les McCullough, dont l’histoire va de paire avec celle du Texas, des années 1830 jusqu’en 2012. Le lecteur fait alors connaissance avec Eli McCullough, le patriarche de la famille, celui qui fera fortune et dont la naissance, en 1836, coïncide avec la déclaration et la mise en place d’une république indépendante au Texas, mettant fin à une révolution débutée l’année précédente et qui fut marquée par le siège de Fort Alamo, évènement qui fut immortalisé au cinéma par John Wayne dans un film à la véracité historique douteuse. Eli devient alors véritablement l’enfant du Lone Star State, de l’État de l’étoile solitaire, surnom qui pourrait tout autant s’appliquer à Eli tant il restera à l’écart des hommes, à distance de sa famille, désireux d’accroître sa puissance, sa fortune, son prestige. Enlevé par une tribu comanche, il vivra parmi eux trois ans durant, apprenant leur mode de vie, cette combativité qui lui permettra de relever tous les défis et cet instinct de survie qui feront de lui un centenaire et respecté par les Texans. Son initiation à la culture et aux rites indiens font des chapitres qui lui sont consacrés les plus intéressants de l’ouvrage et permet au personnage de prendre cette envergure qui sied parfaitement à son surnom de Colonel, surnom qu’il a acquit lors de la guerre de Sécession.

    Arrive alors la voix de Jeanne Anne, l’arrière petite-fille d’Eli et la première femme à prendre le contrôle du ranch McCullough. À l’aube de sa vie, la femme d’affaires ne peut s’empêcher de se retourner vers le passé et le chemin qu’elle a accompli : une enfance où gravite les derniers feux qui animent le Colonel qui se permet d’être le plus simple possible avec elle, la disparition de ce grand-père, Peter, que toute la famille rejette et son parcours difficile à travers un monde d’hommes, un monde où elle parviendra à trouver sa place, à l’aide de son mari Hank, en faisant de l’exploitation du pétrole son activité principale, puisant dans le sol cet or noir. Sa vie n’est pas pour autant une réussite complète : ses enfants ne présentent aucuns intérêts pour le ranch et les affaires familiales, lui reprochant même toutes ces heures passées à travailler et à les délaisser ; ses petits-enfants qui sont uniquement intéressés par la télévision. Jeanne Anne n’a, néanmoins, aucuns remords, si ce n’est d’être d’un autre monde, un monde fini, passé, dévolu.

    La troisième voix est celle de ce fils, celle de Peter. Grand-père de Jeanne Anne, fils d’Eli, il compose son journal intime, dans lequel il retrace l’ascension de sa famille et du respect que l’on doit à son père. C’est aussi les premiers forages de pétrole, d’abord timides, mais qui marqueront le début d’une nouvelle ère, d’un nouveau monde, tandis que l’Europe est en proie à la Première guerre mondiale. Un monde en mutation, tout comme les mentalités : Peter n’a pas l’âme d’un leader, d’un chef et se trouve en proie à des tourments à la fois d’ordres éthiques et aux principes qu’on lui a enseignés depuis son enfance. D’abord chétive, cette voix acquiert, au fil du roman, son importance.

    Le fils, véritable coup de cœur, est une incroyable épopée familiale, prenante, captivante. Les chevauchées d’Eli dans le désert happent l’attention du lecteur qui plonge dans la culture indienne tandis que l’on est touché par la force que trouve Jeanne Anne pour parvenir à s’imposer. Plus qu’une histoire familiale, Philipp Meyer dresse alors une histoire du Texas, de son indépendance à son rattachement aux États-Unis, de la guerre de Sécession à l’exploitation de la richesse de son sol. C’est aussi l’histoire d’un État conservateur, faisant la guerre aux côtés des Confédérés, qui a fait sa fortune grâce à l’élevage. L’auteur évite alors toute leçon de moralité, préférant s’attacher aux manières de penser des époques qu’il dépeint. Il le fait alors avec subtilité, nous plongeant dans les tourments de cette famille qui marque l’esprit du lecteur, tout comme ces longues chevauchées dans les Plaines.

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  • Un roman noir comme de la suie… Happée, ne plus lâcher le livre car tellement prenant dès les premières pages, Qu'est ce qui motive un junky défoncé détenu dans une prison à se sevrer au prix d'une volonté surhumaine. C’est bien sûr la vengeance, mais difficile à accomplir… On comprend dès le...
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    Un roman noir comme de la suie… Happée, ne plus lâcher le livre car tellement prenant dès les premières pages, Qu'est ce qui motive un junky défoncé détenu dans une prison à se sevrer au prix d'une volonté surhumaine. C’est bien sûr la vengeance, mais difficile à accomplir… On comprend dès le début que Sonny Lofthus n'est pas un détenu comme les autres. Il endosse des crimes qu'il n' pas commis, comme pour expier le suicide de son père, policier corrompu.
    Il est tellement différent des autres détenus qu'il attire les confessions de tous, et apprend ainsi à connaitre indirectement le fonctionnement des trafics de drogue et de filles d'Oslo, aux mains d'un gang. Une confession vient remettre en cause ses certitudes.
    Arrivent alors tous ces personnages attachants avec leurs quotidien et leurs routines que l’auteur nous fait partager, l’ambiance scandinave y est, c’est tellement intéressant car beaucoup de sujets traités : entre traite de femmes asiatiques, trafic de drogue, policiers et politiques corrompus, squats, SDF, criminalité... J'ai trop aimé ce policier bien ficelé qui réserve moult rebondissements et le mot de la fin, quel poids d'être le fils d'un homme qui a trahi la POLICE norvégienne !

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  • Le monde des lecteurs et la presse semblaient unanimes quant à la qualité du roman « Le fils ». Faute de temps, j’avais loupé sa sortie. Je n’ai pas réitérer l’erreur et je me suis jeté sur le format poche.

    800 pages…ça peut faire peur, c’est même intimidant ! 800 pages retraçant le destin...
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    Le monde des lecteurs et la presse semblaient unanimes quant à la qualité du roman « Le fils ». Faute de temps, j’avais loupé sa sortie. Je n’ai pas réitérer l’erreur et je me suis jeté sur le format poche.

    800 pages…ça peut faire peur, c’est même intimidant ! 800 pages retraçant le destin d’une famille texane sur un siècle et demie…je redoutais quand même de longs passages ennuyeux de descriptions de grands espaces comme savent si bien le faire les auteurs de ce type de fresque. Mais passé les premiers chapitres confus, qui m’ont un peu perturbé, je me suis vite rendu compte que j’avais affaire à toute autre chose. La mayonnaise a tout de suite pris et j’ai été emballé par ce récit, qui alterne entre trois membres de la famille répartis sur cinq générations.

    Chaque personnage fait face aux problématiques et aux coutumes de son époque avec son caractère propre. Malgré leur lien de parenté, ils ne sont pas tous faits du même bois et n’ont pas tous les mêmes idéologies. Cependant la destinée de toute la famille va être dictée par leurs différents choix, les décisions de l’un entraînant le destin de la génération suivante. Philipp Meyer nous démontre alors que l’histoire se répète sans cesse et que les forts d’aujourd’hui créent les faibles de demain et réciproquement.
    Parallèlement le récit permet d’assister à l’évolution d’un pays et des mentalités à travers les siècles. On découvre alors les dérives raciales d’un peuple américain pourtant multiculturel. Ces dérives qui font aussi son Histoire ! Sans abuser de descriptions, l’auteur a su recréer l’atmosphère de l’époque, me transporter dans ces contrées sauvages, afin d’y revivre ces moments historiques.

    Mais ce qui fait de ce livre un grand roman, c’est la grande humanité qu’il dégage avec ses personnages travaillés et approfondis. On est en empathie avec eux tous, dans les moments tendres et romantiques comme dans les moments difficiles et violents. Avec des ambitions pourtant antinomiques, ils ont su chacun m’émouvoir de leur sort. L’écriture de Philipp Meyer est agréable et les aventures sont racontées avec une force romanesque impressionnante. Il a dû déployer un travail titanesque pour donner naissance à ce petit bijou, historiquement et humainement magnifique !

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  • Cela faisait bien trop longtemps que "Le fils" ne parvenait pas à rejoindre le haut de ma PAL. Le concert des ExploLecteurs de l'été 2015 avait fait de ce roman le lauréat du palmarès avant d'être rattrapé par les dithyrambes des critiques professionnels de la rentrée littéraire. Je lui avais...
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    Cela faisait bien trop longtemps que "Le fils" ne parvenait pas à rejoindre le haut de ma PAL. Le concert des ExploLecteurs de l'été 2015 avait fait de ce roman le lauréat du palmarès avant d'être rattrapé par les dithyrambes des critiques professionnels de la rentrée littéraire. Je lui avais préféré à l'époque la lecture de "Faillir être flingué" de Cécile Minard dont j'avais apprécié le souffle et l'originalité. Philip Meyer y ajoute ici la profondeur de l'histoire, la petite - celle de trois générations d'une famille texane - et la grande, les fondations du sud-ouest américain. Les descriptions sont d'une précision qui vous immerge dans l'espace et l'action. Chaque personnage est traité avec respect, dans toute sa complexité sans complaisance manichéenne. Les passages lyriques sont justes, sans excès. Je vous laisse en profiter.

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