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Le festin

Couverture du livre « Le festin » de Margaret Kennedy aux éditions Table Ronde
Résumé:

Cornouailles, 1947. Comme tous les étés, le révérend Seddon rend visite au père Bott. Hélas, son ami n'a pas de temps à lui accorder cette année, car il doit écrire une oraison funèbre : l'hôtel de Pendizack, manoir donnant sur une paisible crique, vient de disparaître sous l'éboulement de la... Voir plus

Cornouailles, 1947. Comme tous les étés, le révérend Seddon rend visite au père Bott. Hélas, son ami n'a pas de temps à lui accorder cette année, car il doit écrire une oraison funèbre : l'hôtel de Pendizack, manoir donnant sur une paisible crique, vient de disparaître sous l'éboulement de la falaise qui le surplombait. Et avec lui, sept résidents...
Dans cette maison reconvertie en hôtel par ses propriétaires désargentés étaient réunis les plus hétéroclites des vacanciers : une aristocrate égoïste, une écrivaine bohème et son chauffeur-secrétaire, un couple endeuillé, une veuve et ses trois fillettes miséreuses, un chanoine acariâtre et sa fille apeurée... Le temps d'une semaine au bord de la mer dans l'Angleterre de l'après-guerre, alors que les clans se forment et que les pires secrets sont révélés, les fissures de la falaise ne cessent de s'élargir...
Auteure talentueuse et espiègle, Margaret Kennedy pousse à leur comble les travers de ses personnages dans une fable pleine d'esprit et de sagesse.
Ce Festin est un régal !

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Avis (9)

  • Le prologue de ce roman dresse un implacable constat : « Une énorme masse rocheuse s’était détachée de la falaise au cours du mois d’août. Elle s’était effondrée au bord d’une petite anse, à deux ou trois kilomètres du village de St Sody, écrasant une maison construite sur une langue de terre du...
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    Le prologue de ce roman dresse un implacable constat : « Une énorme masse rocheuse s’était détachée de la falaise au cours du mois d’août. Elle s’était effondrée au bord d’une petite anse, à deux ou trois kilomètres du village de St Sody, écrasant une maison construite sur une langue de terre du côté est de l’anse. Tous les gens qui se trouvaient dans la maison avaient péri ».

    Cette maison sur laquelle s’effondre une falaise c’est la pension de famille tenue par les Siddal, un couple mal assorti et leurs trois fils. Le jour du drame, en plein coeur de l’été, l’hôtel est complet. Tout au long du récit, le lecteur est obsédé par une question : qui figurera au nombre des victimes et qui aura sauvé sa peau, créant par là-même un délicieux suspens…

    C’est un roman qui se dévore comme une friandise, léger et haletant. Les dialogues font souvent mouche et Margaret Kennedy dépeint une galerie de personnages jubilatoires. Certains sont drôles et attachants et d’autres aussi diaboliques que les coupables des romans d’Agatha Christie. Le tout dans le décor sublime des Cornouailles avec un humour (évidemment) so british. La plume enlevée et malicieuse de Margaret Kennedy ne gâche rien ;-)

    Une lecture drôle, captivante et terriblement addictive.

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  • Lecture agréable. Particulièrement bien écrit.

    Lecture agréable. Particulièrement bien écrit.

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  • J’ai trouvé certains personnages insupportables : Hebe, fille adoptée par une famille aisée et qui ne cesse de défier les adultes ; sa mère adoptive qui veut absolument aller vivre à Jersey pour éviter les impôts ; l’écrivaine qui appelle son chauffeur Antinoüs et qui lui fait miroiter une...
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    J’ai trouvé certains personnages insupportables : Hebe, fille adoptée par une famille aisée et qui ne cesse de défier les adultes ; sa mère adoptive qui veut absolument aller vivre à Jersey pour éviter les impôts ; l’écrivaine qui appelle son chauffeur Antinoüs et qui lui fait miroiter une prochaine publication.

    J’ai détesté l’étrange mère des 3 pauvres filles qui, si j’ai bien compris, souhaite leur mort pour pouvoir hériter.

    Les 7 péchés capitaux sont présents dans différents personnages : la paresse, la colère, la gourmandise, l’avarice, la luxure et la jalousie et l’orgueil. Mais c’est surtout la colère que j’ai trouvé chez beaucoup de personnages.

    J’ai trouvé la fin étrange, un peu trop rapide à mon goût.

    L’image que je retiendrai :

    Celle de la fille du pasteur qui occupe ses journées en grattant une petite plaque de verre, et dont elle récupère le verre pilé dans une boîte à pilules.

    https://alexmotamots.fr/le-festin-margaret-kennedy/

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  • On a beaucoup vu cette réédition ces derniers mois. Margaret Kennedy a écrit en 1950 ce roman qui décrit un microcosme des plus anglais pendant quelques semaines. Plusieurs groupes de personnes se trouvent dans une pension de famille sur la côte de Cornouailles lorsqu'un pan de falaise se...
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    On a beaucoup vu cette réédition ces derniers mois. Margaret Kennedy a écrit en 1950 ce roman qui décrit un microcosme des plus anglais pendant quelques semaines. Plusieurs groupes de personnes se trouvent dans une pension de famille sur la côte de Cornouailles lorsqu'un pan de falaise se détache et fait un certain nombre de victimes. Cela est connu dès le début, et un retour en arrière va permettre de connaître tout ce petit monde. Tout de suite c'est l'humour anglais qui marque mais le nombre de personnages et les changements constants de narrateur déconcertent un peu. Finalement, l'humour est de moins en moins appuyé au fur et à mesure des pages, et j'ai trouvé cela dommage. J'ai été également incommodée par quelques discussions longuettes.
    Une lecture agréable, finalement, mais pas inoubliable.

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  • Une falaise, un hôtel, des clients pour le moins excentriques, une catastrophe imminente, une atmosphère à la Agatha Christie, bref un grand plaisir de lecture.

    Une falaise, un hôtel, des clients pour le moins excentriques, une catastrophe imminente, une atmosphère à la Agatha Christie, bref un grand plaisir de lecture.

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  • Le festin de Margaret Kennedy
    Le festin nous accueille à Pendizack au mois d’août 1947 dans les Cornailles dans une ambiance colonie de vacances avec des gens plus méprisables les uns que les autres. Et c'est délicieusement drôle !
    Même si on sait que ça finira mal puisque le livre commence...
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    Le festin de Margaret Kennedy
    Le festin nous accueille à Pendizack au mois d’août 1947 dans les Cornailles dans une ambiance colonie de vacances avec des gens plus méprisables les uns que les autres. Et c'est délicieusement drôle !
    Même si on sait que ça finira mal puisque le livre commence par la rédaction d'une oraison funèbre par le révérend Bott. Un morceau de falaise est tombé sur l’hôtel et certains des personnages. Mais on ne sait pas lesquels.
    Petite immersion dans cet hôtel familial où se croisent des personnes issues de classe différentes, la mère de famille à qui le médecin demande de se reposer et de bien sélectionner ses aliments sans manger avec ses enfants pour éviter toute mauvaise digestion (faut que je pense à demander la même ordonnance), la propriétaire qui tente de contenter les exigences de chacun, la veuve sans scrupule qui n'a pas l'air de s'inquiéter plus que ça du sort de ses enfants, le chauffeur-écrivain opportuniste, l’écrivaine malsaine, un couple très touchant toujours en deuil de leur petite fille. Avec tout ce beau monde, les enfants ne sont pas non plus en reste dans leurs quêtes d’aventures. Et bien sûr pas d'hôtel à la hauteur ni d’histoires pétillantes sans une intendante abjecte avide de ragots et fouineuse.
    Les mères sont perfides, égoïstes, indifférentes et toxiques. Les femmes n’ont pas vraiment le beau rôle mais les hommes ne sont pas en reste, c’est juste qu’ils sont un peu moins mis en lumière par la plume ironique de Margaret Kennedy. J'adore !
    Les personnages sont souvent ridicules, envieux, égoïstes ou opportunistes mais le style est délicat, l’histoire et la psychologie des personnages finement livrés pour une lecture très élégante.
    Noyade, accusation de vol, commérages, animosité et envie viennent savoureusement agrémentés la semaine qui précède l’accident. Les rebondissements sont fréquents, les vacances ne sont pas de tout repos, les conversations sont parfois explosives mais tout est courtois malgré les jalousies.
    On grince des dents, on s’indigne, on sourit, on rit tout en étant tenu par cette fatalité qui rend la lecture savamment émouvante avec un soupçon de suspens.

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  • Vous aimerez sûrement Pendizack et son petit coin charmant en bord de mer sur la belle côte des Cornouailles. L'Hôtel du Manoir comme un petit nid sur son promontoire finirait de vous séduire. Oui mais voilà, la belle auberge n'existe plus, elle s'est écroulée sous les chutes de pierre de la...
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    Vous aimerez sûrement Pendizack et son petit coin charmant en bord de mer sur la belle côte des Cornouailles. L'Hôtel du Manoir comme un petit nid sur son promontoire finirait de vous séduire. Oui mais voilà, la belle auberge n'existe plus, elle s'est écroulée sous les chutes de pierre de la falaise.
    Sur les 23 pensionnaires de l'auberge, 7 sont morts en ce mois d'août 1947.
    Ce constat funeste en début de livre aurait pu être un drame classique.

    Le Festin de la romancière anglaise Margaret Kennedy née en 1896 dont c'est ici la 3ième réédition revisitée et traduite par Denise van Moppès aux éditions de la Table Ronde prend au contraire une toute autre tournure. C'est une délicieuse et vénéneuse tragi-comédie, un jeu littéraire détonnant sur les 7 pêchés capitaux où l'on sent l'amusement de sa créatrice.

    Sous une plume caustique ravageuse, Margaret Kennedy fait cohabiter un sacré microcosme de la société anglaise d'après-guerre que rien ne destinait à se rencontrer sauf la pénurie et les tickets de rationnement.
    Un nouvel élan voit le jour avec des désirs d'épanouissement personnel et de liberté individuelle qui s'opposent aux petites mesquineries et grandes pingreries d'un ordre ancien. Tout ce petit monde se retrouve dans l'auberge pittoresque tenue par la brave Mrs Siddal.

    Un drôle de mouton à cinq pattes que j'ai adoré suivre pendant 7 jours.

    J'ai aimé découvrir et reconnaître les 23 personnages à travers un trait de caractère, la physionomie, leur personnalité, un journal intime, une lettre, des monologues intérieurs et leurs savoureux échanges. J'ai aimé suivre leur évolution, presque une métamorphose physique et mentale en même temps que se déroule l'histoire comme c'est le cas pour Mrs Paley, Evangeline ou Mrs Cove. Les personnages sont nombreux, adultes et enfants mais ils sont facilement reconnaissables.

    A l'Hôtel du Manoir avec ses jardins et ses écuries, c'est une pièce de théâtre au grand air qui se joue.
    On ouvre les volets, on ferme les portes. Qui vient, qui sort, comme la manière loufoque de Mr Siddal de sa pièce à cirer les chaussures.
    Je me suis prise à ce jeu espiègle de savoir qui est qui.
    J'ai aimé me souvenir des 7 péchés capitaux tout au long des 7 chapitres qui amènent à ce joyeux festin des petites Cove au goût de jugement dernier.

    A noter la très belle couverture de Mathieu Persan qui ajoute au plaisir de la lecture.

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  • Publié en 1950, Le Festin possède un style délicieusement suranné. En le lisant on a l'impression d'entrevoir une autre époque, une vie au sortir de la seconde guerre mondiale, où il est question de ticket de rationnements et de pénuries. Malgré cela, un festin va être organisé par les plus...
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    Publié en 1950, Le Festin possède un style délicieusement suranné. En le lisant on a l'impression d'entrevoir une autre époque, une vie au sortir de la seconde guerre mondiale, où il est question de ticket de rationnements et de pénuries. Malgré cela, un festin va être organisé par les plus jeunes dont on ne mesurera le bienfait qu'en refermant le livre. Nombreuses sont les références à des chansons de l'époque que je ne connaissais pas et qui je pense sont connues outre atlantique. J'ai adoré le thème de ce roman avec une menace qui plane tout au long des chapitres. Nous sommes informés très tôt dans le récit du drame à venir. La couverture illustre à merveilles la situation de l’hôtel de Pendizak situé dans une crique que surplombent de hautes falaises qui vont finir par s'effondrer emportant avec elles la vie de sept personnes. Le père Bott doit écrire une oraison funèbre après le drame. Tout le récit le lecteur se demande parmi tous les résidents, qui seront les malchanceux. Les pensionnaires, les propriétaires ainsi que le personnel de l’hôtel interagissent, c'est l'occasion de rencontrer, une galerie de personnages impressionnante d’excentricité. Les portraits ainsi tracés sont très variés allant du petit peuple à la l'aristocratie sans oublier le rôle du clergé. Les enfants ont une part importante dans le récit, deux groupes de deux familles bien différentes vont apprendre à se connaître à travers la création d'une société secrète qui comprend des rites de passage et des défis. C'est drôle, caustique parfois cruel mais à aucun moment, on ne s'ennuie. Une très belle découverte d'une auteure aujourd'hui disparue qui a su nous donner un aperçu du quotidien de l'époque, des aspirations de chacun, un regard unique sur son temps comme un témoignage du cœur des hommes face à leur contradiction. Bonne lecture.

    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2022/03/21/39350468.html

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