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Le dit du mistral

Couverture du livre « Le dit du mistral » de Olivier Mak-Bouchard aux éditions Le Tripode
  • Date de parution :
  • Editeur : Le Tripode
  • EAN : 9782370552396
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Après une nuit de violent orage, un homme voit toquer à la porte de sa maison de campagne Monsieur Sécaillat, le vieux paysan d'à-côté. Qu'est-ce qui a pu pousser ce voisin secret, bourru, généralement si avare de paroles, à venir jusqu'à lui ? L'homme lui apporte la réponse en le conduisant... Voir plus

Après une nuit de violent orage, un homme voit toquer à la porte de sa maison de campagne Monsieur Sécaillat, le vieux paysan d'à-côté. Qu'est-ce qui a pu pousser ce voisin secret, bourru, généralement si avare de paroles, à venir jusqu'à lui ? L'homme lui apporte la réponse en le conduisant dans leur champ mitoyen : emporté par la pluie violente et la terre gorgée d'eau, un pan entier d'un ancien mur de pierres sèches s'est éboulé. Or, au milieu des décombres et de la glaise, surgissent par endroits de mystérieux éclats de poterie. Intrigués par leur découverte, les deux hommes vont décider de mener une fouille clandestine, sans se douter que cette décision va chambouler leur vie.
S'il se nourrit des oeuvres de Giono et de Bosco, Le Dit du Mistral n'est pas un livre comme les autres. C'est le début d'un voyage, un roman sur l'amitié, la transmission, sur ce que nous ont légué les générations anciennes et ce que nous voulons léguer à celles à venir. C'est un récit sur le refus d'oublier, une invitation à la vie où s'entremêlent histoires, légendes et rêves. C'est une fenêtre ouverte sans bruit sur les terres de Provence, la photographie d'un univers, un télescope aimanté par les dieux.

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Articles (1)

Avis (10)

  • Une belle histoire qui sent le vent frais la magie et les légendes qui ricochent sur les rochers pour atterrir doucement dans nos oreilles.
    A faire découvrir...à offrir .....à partager !

    Une belle histoire qui sent le vent frais la magie et les légendes qui ricochent sur les rochers pour atterrir doucement dans nos oreilles.
    A faire découvrir...à offrir .....à partager !

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  • Olivier Mak-Bouchard offre dans ce premier roman une découverte des légendes provençales autour de ce vent capricieux, de ce vent enfant qu’est le Mistral. Le récit s’ouvre sur la découverte par le narrateur et son voisin, Monsieur Sécaillat de vestiges archéologiques. Défiant les lois, ils vont...
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    Olivier Mak-Bouchard offre dans ce premier roman une découverte des légendes provençales autour de ce vent capricieux, de ce vent enfant qu’est le Mistral. Le récit s’ouvre sur la découverte par le narrateur et son voisin, Monsieur Sécaillat de vestiges archéologiques. Défiant les lois, ils vont procéder à des fouilles clandestines et faire une découverte qui va changer la vie de notre narrateur. Du moins c’est la première partie de ce roman où se distillent certaines légendes et certains mythes. Mais peu à peu les frontières s’effacent, le vent du Mistral emporte tout et dans ses facéties mélangent la réalité et les légendes provençales. Une chèvre d’or, un loup, Hannibal, Vintur, tour à tour toutes ces figures légendaires et mythiques prennent vie dans ce récit où le merveilleux côtoie et se mélange au réel pour le plus grand plaisir du lecteur.

    Le lecteur est averti : « A ce stade de l’histoire, le lecteur peut décider de s’arrêter : il aura alors lu un joli conte de Noël provençal, ce qui n’est déjà pas donné à tout le monde. Mais s’il choisit de continuer sa lecture, il faut le mettre en garde. Il doit se rappeler que les légendes, si elles sont racontées pour faire rêver, introduire une part de mystère dans un monde terne, sont aussi racontées pour expliquer l’incompréhensible, démêler l’indémêlable. Il devra garder à l’esprit que toutes les légendes, sans exception, ont un fond de vérité… » J’ai choisi de continuer et j’ai pris un réel plaisir à me perdre dans cet « indémêlable », à laisser le merveilleux prendre le pas sur le réel, à trouver dans ces contes de Provence une vérité.

    En résumé : ce roman est inventif, délicieux et en même temps un véritable voyage dans ces terres ocres, bousculé par l’enfant facétieux, le Mistral, s’offre au lecteur qui ouvrira ce récit !

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  • Que voilà un premier roman réjouissant, qui mêle avec drôlerie et subtilité le conte et le réel. Rajoutez à cela un vent têtu et brutal, Le Mistral, qui « dure trois, six ou neuf jours », et vous comprendrez qu’on ne peut sortir qu’ébouriffé et un peu sonné de cette lecture.

    Le point de...
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    Que voilà un premier roman réjouissant, qui mêle avec drôlerie et subtilité le conte et le réel. Rajoutez à cela un vent têtu et brutal, Le Mistral, qui « dure trois, six ou neuf jours », et vous comprendrez qu’on ne peut sortir qu’ébouriffé et un peu sonné de cette lecture.

    Le point de départ est un incident banal : un violent orage a emporté un muret dans un verger de cerisiers et voilà que son propriétaire et le narrateur son voisin vont creuser et mettre à jour des vestiges archéologiques. Peu enclin à voir des archéologues débouler sur son terrain, le vieux paysan accepte tout de même de poursuivre les fouilles clandestines. Ce qu’ils vont découvrir va les mener bien loin jusqu’aux origines de la région, ce Lubéron pétri d’histoire et de légendes. La source que les deux voisins découvrent, semble avoir des vertus miraculeuses, un peu fontaine de jouvence, un peu hallucinogène, à moins que ce ne soit le soleil qui, en tapant sur le ciboulot de nos deux découvreurs, ne leur fasse prendre des vessies pour des lanternes et des pierres pour une déesse païenne.
    Ces découvertes sont prétexte à des recherches historiques, et c’est là que se dévoile le talent du romancier qui devient conteur ou historien pour les besoins de l’histoire.
    Olivier Mak-Bouchard connait bien sa Provence et le Lubéron, il nous ouvre les portes d’un pays façonné par l’histoire des peuples qui l’ont habité. C’est aussi le « gipoutoun », ce pays fantastique tissé de légendes. On apprend à connaitre le Ventoux, ce géant de calcaire qui règne sur la région, on croise aussi Hannibal qui, avec son armée et ses éléphants, a traversé le pays.
    Au fil des pages s’invite le Hussard, ce chat silencieux, un peu « Arlésienne » et qui apparait selon son bon vouloir. N’oublions pas la faune qui peuple les collines et les falaises, comme le circaète Jean-Le-Blanc ou le loup. Leur histoire s’entremêle avec celle des bêtes des contes comme la chèvre de Seguin ou encore la » cabro d’or » gardienne du trésor d’Abderrahmane.

    « Le dit du Mistral » nous ramène aux contes de notre enfance, il est aussi imprégné des odeurs de la Provence et balayé de Mistral. Un roman de grand vent pour les amoureux des légendes, ceux qui n’ont pas peur de suivre des sentiers mystérieux.
    Et puis on ne peut évoquer ce roman sans parler de la langue. Chaque chapitre s’ouvre sur une citation d’un natif comme Giono ou Mistral ou bien d’un visiteur tombé en amour comme Pétrarque. Il y a aussi tous ces proverbes et ces mots en provençal semés dans le texte et qui lui donnent l’accent et cette saveur inimitable. Les découvrir, les faire rouler sur la langue, c’est comme déguster les treize desserts du réveillon du Noël provençal.
    Pour parachever ce voyage, on retrouve, sous les rabats de la couverture, une carte de l’auteur, et le croquis de ces lieux chargés d’histoire et de mystère.

    Alors, même si ce roman n’a pas les vertus d’une fontaine de jouvence, il a le pouvoir de nous replonger dans les histoires et les contes de l’enfance.
    J’ai vraiment aimé la verve de l’écriture et ce mélange subtil des genres. Un roman aussi inventif et plaisant, ça fait du bien !

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  • Le Luberon n’est pas une région comme les autres. Ici les habitants ont su faire le mélange des légendes d’autrefois et des croyances religieuses. S’ils sont attachés aux traditions chrétiennes, ils croient aussi aux druides et aux sorcières dont les présages rythment leur vie.
    Ainsi lorsque...
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    Le Luberon n’est pas une région comme les autres. Ici les habitants ont su faire le mélange des légendes d’autrefois et des croyances religieuses. S’ils sont attachés aux traditions chrétiennes, ils croient aussi aux druides et aux sorcières dont les présages rythment leur vie.
    Ainsi lorsque le Mistral, l’enfant capricieux de Vintur le Dieu des montagnes, souffle au pied du Mont Ventoux, les Albiques montent à son sommet pour tenter de l’endormir en lui racontant des histoires soufflées par un antique instrument de musique.
    Dans cette Provence qui parle encore le patois, sous le soleil écrasant de l’été et la lumière éblouissante du Midi, un orage met au jour des fragments de poteries anciennes.
    Le narrateur et son vieux voisin, deux enfants du Pays, se lancent dans une secrète fouille archéologique qui va raviver des légendes oubliées.
    Leur découverte va s’avérer fabuleuse et changera à jamais la vie de ces deux familles provençales.
    La première partie du livre, faite de fouilles et de révélations, est passionnante. Je n’ai pu la quitter une seconde tant j’étais suspendue à l’apparition de chaque nouvelle découverte.
    La seconde partie, où se mêlent les rêves et les croyances, est enivrante. Elle m’a replongée dans les Contes et Légendes qu’enfant j’affectionnais tant.
    Il faut se laisser porter par les histoires d’autrefois pour pénétrer dans le monde d’Olivier MAK-BOUCHARD. Tout y est mélange de vrais événements et de légendes et on ne sait jamais où se trouve la frontière entre le réel et l’imaginaire.
    Le Dit du Mistral est un très beau roman qui bouscule nos habitudes de lecteur et nous laisse un sentiment de plénitude.
    Un roman pour les adultes qui ont gardé une âme d’enfant.

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  • J’entre dès les premiers mots dans l’univers du Lubéron, ses bruits, ses silences… ses orages qui font grossir et déborder les rus, déterrer des reliques gallo-romaines, légions (non pas romaines) dans la région.
    Mais avant, il me faut parler du Hussard. Ce chat est apparu lorsque Monsieur...
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    J’entre dès les premiers mots dans l’univers du Lubéron, ses bruits, ses silences… ses orages qui font grossir et déborder les rus, déterrer des reliques gallo-romaines, légions (non pas romaines) dans la région.
    Mais avant, il me faut parler du Hussard. Ce chat est apparu lorsque Monsieur Sécaillat, paysan et voisin, embarque le vieux J7 du narrateur, direction la déchetterie. De suite il a décidé que ce serait ici sa demeure, rien d’autre à ajouter. Depuis, Hussard en raison des bottes noires sur les pattes et, peut-être, en hommage à Giono, le chat, joue les rôles de premier plan.
    Je reviens à mes moutons. Après une nuit, d’orage, Monsieur Sécaillat frappe à la porte du narrateur « Venez y a quelque chose qu’y faut que je vous montre ». Le ru, Cavalon est son nom, sorti de son lit a dégringolé le muret qui enclos le lopin de terre de l’agriculteur laissant apparaître, au milieu des éboulis « Il y avait des cailloux qui n’en étaient pas, des tessons de terre cuite, des bouts de poterie ». Non, il ne veut pas de fouille-merdes chez lui «Il est hors de question qu’ils viennent faire des fouilles ici. On sait quand ça commence, on ne sait pas quand ça finit. Suffit qu’ils retrouvent le bout de la moustache de Vercingétorix et l’Etat vous fout dehors. Je n’ai pas envie qu’ils se mettent à creuser des trous partout et de ne plus pouvoir aller dans mes cerisiers pendant dix ans ou plus.». OK, très bien, mais quoi faire ? Pas de problème, il y a toujours une solution « Dès que c’est sec, un coup de tractopelle là-dessus, et après, je reconstruis le mur. Si vous pouvez m’aider à le faire avec les pierres, tant mieux, c’est plus joli, sinon, trois coups de parpaings et on n’en parle plus. » Pourtant les voici tous les deux dans l’eau boueuse de la source surgit de nulle part dans des fouilles illégales… jusqu’à ce que le narrateur en extrait une petite statue qui le perturbe et dont il tombe amoureux. Ces trouvailles vont changer à jamais leurs destinées. Le narrateur, s’ennuie dans son boulot dans un Lycée, la statuette est une porte qui s’ouvre vers les légendes, l’inconnu, l’aventure sans oublier les cachotteries envers son épouse. L’impression qu’il retrouve son âme d’enfant et moi avec.
    Olivier Mak-Bouchard parle, écrit en amoureux du Lubéron, à la fois exubérant et tendre. J’entends le vent, la pluie, les chaussures sur les cailloux, je sens l’herbe humide, l’odeur des arbres, de la garrigue, je vois les arbres, les prés, la nature, je suis dans la magie des contes et sortilèges du Lubéron. La magie a opéré dès le début du prologue « Si le lecteur veut vraiment comprendre, il doit remonter jusqu’à la création du monde. Pas celle que tout le monde connaît, mais bien celle des légendes du coin, celle que l’on raconte aux enfants d’ici pour qu’ils s’endorment. »
    Pas question pour moi de lire à tout verdingue, non, je préférais, bien calée sur mes oreillers, bien au chaud, déguster chaque phrase, chaque mot, chaque intonation, me laisser pénétrer par la magie et m’endormir avec le Hussard, bercée par le Mistral et rêver de la statuette miraculeuse.
    Je dois ajouter que le livre est dans un superbe écrin dessiné par Phileas Dog dont j’en comprends maintenant le ton orange.
    La quatrième de couverture fait référence à Giono et la parenté est évidente. Je pencherais aussi beaucoup plus au nord vers Andrus Kivirähk. Bref, un coup de cœur
    Comme toujours, les éditions Le Tripode offre un objet de qualité, beau et où l’humour est présent (lire « Achevé d’imprimer ») Allez pour conclure, voici la dernière, l’ultime phrase de ce beau et très bon livre
    « Fatche, le caganis était si beau ! »

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  • Mon coup de coeur du WE !
    Dans la lignée de Giono et Bosco, Olivier Mak-Bouchard nous livre un formidable premier roman qui fait la louange du Lubéron, sa terre natale. On suit la rencontre de deux voisins qui ne se sont jamais vraiment parlé et qui vont se rapprocher lorsqu'une partie du mur...
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    Mon coup de coeur du WE !
    Dans la lignée de Giono et Bosco, Olivier Mak-Bouchard nous livre un formidable premier roman qui fait la louange du Lubéron, sa terre natale. On suit la rencontre de deux voisins qui ne se sont jamais vraiment parlé et qui vont se rapprocher lorsqu'une partie du mur mitoyen s'écroule et laisse apparaître des vestiges romains. Ces deux hommes, un paysan bourru et un adjoint de collège en congés sabbatiques sont curieux d'en savoir plus et entament des fouilles illégales qui vont les obséder. Tout cela sous l'oeil du Hussard, un chat vagabond, et de leurs deux épouses mises plus ou moins dans le secret.
    Un fabuleux premier roman qui nous fait naviguer entre la réalité et le surnaturel, les contes et légendes.
    Un texte généreux, atypique mais maîtrisé qui m'a ramené à mon enfance en Province, à la bibliothèque municipale ou j'aimais lire les « contes et légendes de nos régions ».
    Ce texte s'adresse à tous publics, aux adultes comme aux enfants, aux provençaux comme aux habitants du reste du Monde.
    On s'y sent bien dans ce texte, on est transporté dans une autre sphère, on rêve. Cela fait du bien !
    Une de mes plus belles lectures de ces derniers mois que je vous recommande vivement.

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  • Olivier Mak-Bouchard a réussi avec «Le Dit du mistral» un formidable premier roman qui met le Lubéron en vedette, mêle des fouilles archéologiques aux mythes qui ont façonné cette terre et débouche sur une amitié forte. Bonheur de lecture garanti!

    Paraphrasant Georges Brassens, on peut écrire...
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    Olivier Mak-Bouchard a réussi avec «Le Dit du mistral» un formidable premier roman qui met le Lubéron en vedette, mêle des fouilles archéologiques aux mythes qui ont façonné cette terre et débouche sur une amitié forte. Bonheur de lecture garanti!

    Paraphrasant Georges Brassens, on peut écrire que la plus belle découverte que le narrateur de ce somptueux roman a pu faire, il la doit au mauvais temps, à Jupiter. Elle lui tomba d'un ciel d'orage.
    Car c’est à la suite d’une pluie violente que le mur de pierres sèches, entre sa propriété et celle de son voisin, a été emporté, mettant à jour de curieux tessons de poteries. Ne doutant pas qu’il s’agit de vestiges archéologiques, Monsieur Sécaillat – en vieux sage – propose de reconstruire le mur et d’oublier leur découverte, de peur de voir sa tranquillité perturbée par l’arrivée de hordes d’archéologues. Son voisin, fonctionnaire dans un lycée de L'Isle-sur-la-Sorgue, arrive toutefois à le persuader de poursuivre les fouilles de façon clandestine. La curiosité étant la plus forte, les archéologues amateurs se mettent au travail et finissent par déterrer des trompettes en terre cuite.
    Creuser la terre et trier les tessons a aussi la vertu de rapprocher les deux voisins qui jusque-là s’étaient plutôt évités. Car ils vont tenter d’en savoir davantage sur leurs découvertes, essayer de dater précisément les objets, comprendre à quoi peuvent bien servir ces trompettes. Des recherches sur internet, une visite au musée et déjà les hypothèses, qu’ils discutent autour d’un verre ou d’un repas, vont les exciter. Et quand soudain ils voient apparaître le visage d’une femme sculptée dans une large plaque de calcaire, ils ont l’impression d’avoir une nouvelle amie dans leur vie. Qu’il leur faudra bien partager avec leurs épouses. Si Madame Sécaillat, atteinte de la maladie d’Alzheimer, ne saisit pas forcément l’importance de cette découverte, l’épouse du narrateur – de retour d’un voyage au Japon – va juger leur comportement irresponsable. Sans pour autant trouver comment régler la question. D’autant qu’une source a jailli et que son eau semble avoir des effets très bénéfiques…
    Olivier Mak-Bouchard, en mêlant habilement l’Histoire et les légendes, en ajoutant quelques touches de fantastique à son récit, réussit un livre captivant qui chante ce pays comme les grands auteurs de la région dont il s’est nourri: Alphonse Daudet, Jean Giono, Frédéric Mistral, Henri Bosco ou Marcel Pagnol. Ce faisant, il nous fait partager son amour immodéré pour cette terre si riche en mythes et légendes, mais aussi forte d’un passé dont on devient le témoin privilégié. Un peu comme Le Hussard, un chat qui est l’observateur privilégié de la relation privilégiée qui se noue ici.
    Des quatre éléments qui ont façonné la géographie du Lubéron aux éléphants d’Hannibal qui l’ont traversée, de la chèvre d’or qui s’est battue vaillamment jusqu’à ce mistral qui dure trois, six ou neuf jours et peut rendre fou, on se laisse porter avec bonheur par les parfums et les couleurs, la poésie du lieu et l’enthousiasme d’un auteur qui, comme sa femme-calcaire, est doté de pouvoirs magiques!
    https://urlz.fr/dVJh

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  • Ce premier roman complètement inattendu est un véritable coffre aux trésors, un don de mots offert au lecteur comme une parenthèse enchantée et enchanteresse hors du temps, hors du chaos du monde, un conte comme on en écrit plus dans lequel on plonge avec bonheur et qu'on referme le sourire aux...
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    Ce premier roman complètement inattendu est un véritable coffre aux trésors, un don de mots offert au lecteur comme une parenthèse enchantée et enchanteresse hors du temps, hors du chaos du monde, un conte comme on en écrit plus dans lequel on plonge avec bonheur et qu'on referme le sourire aux lèvres.

    Le point de départ est presque anodin : au coeur du Lubéron, deux voisins découvre après un soir d'orage un mur éboulé qui révèle des tessons de poterie fort anciens ; ils se lancent dans des fouilles archéologiques clandestines qui vont les amener très loin, jusqu'aux origines du monde.

    Dès les premières pages, Olivier Mak-Bouchard déploie un talent évident pour faire voyager dans l'imaginaire. Chaque chapitre démarre par un proverbe provençal ou une citation de Frédéric Mistral, Jean Giono ou Henri Bosco, mais au-delà d'un simple patronage rassurant, l'auteur crée sa propre histoire ancrée dans le territoire fort du Lubéron. On mange des ocres à pleine bouche, on se prend le Mistral en pleine figure et il nous envoie bien loin des images d'Epinal habituelles avé l'accent. L'amour de ce jeune auteur pour ce Lubéron magnétique imprègne chaque page, il en fait son omphalos, là où se jouent toutes les forces cosmiques.

    Le roman convoque légendes et patrimoine historique du Lubéron avec une simplicité limpide merveilleusement décantée, sans artifice ni ostentation érudite, avec une lenteur réelle qui stoppe l'accélération du temps et du tourbillon contemporain. Petit à petit, le récit dérive vers le fantastique avec une évidence toujours juste, mêlant personnages réels et personnages métaphysiques ou légendaires. Quel bonheur de voir le narrateur basculer dans un univers magique peuplé d'une femme-calcaire, de l'enfant Maître-Vent, du dieu celte Vintour !

    Un roman atypique, délicieusement généreux, porté par une écriture fluide et humble, laissant toute la place au lecteur de laisser vagabonder son imagination. Comme une invitation à la vie et à l'amitié, comme un pied de nez au temps qui passe.

    A noter, comme souvent chez le Tripode, une couverture écrin juste sublime réalisée par Philéas Dog ( aka Sophie Glade ), rendant hommage aux ocres du Lubéron ( et à ce sacré Hussard, le chat énigmatique du narrateur ). Je crois que rien que pour elle, j'aurais acheté ce roman …

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