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Le discours

Couverture du livre « Le discours » de Fabrice Caro aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782072818493
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

«Tu sais, ça ferait très plaisir à ta soeur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie.» C'est le début d'un dîner de famille pendant lequel Adrien, la quarantaine déprimée, attend désespérément une réponse au message qu'il vient d'envoyer à son ex. Entre le gratin dauphinois et les... Voir plus

«Tu sais, ça ferait très plaisir à ta soeur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie.» C'est le début d'un dîner de famille pendant lequel Adrien, la quarantaine déprimée, attend désespérément une réponse au message qu'il vient d'envoyer à son ex. Entre le gratin dauphinois et les amorces de discours, toutes plus absurdes les unes que les autres, se dessine un itinéraire sentimental touchant et désabusé, digne des meilleures comédies romantiques.

Un récit savamment construit où le rire le dispute à l'émotion.

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Articles (2)

Avis (31)

  • "Journal intime d'un mélancolique chronique"
    Dès les premières phrases Adrien, quadragénaire, déprimé, mélancolique nous fait entrer dans son intérieur. Dès lors, que l'on pousse la porte de son intimité, on découvre son angoisse, sa vie faite de malentendus, désillusions amoureuses, de manque...
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    "Journal intime d'un mélancolique chronique"
    Dès les premières phrases Adrien, quadragénaire, déprimé, mélancolique nous fait entrer dans son intérieur. Dès lors, que l'on pousse la porte de son intimité, on découvre son angoisse, sa vie faite de malentendus, désillusions amoureuses, de manque de confiance en soi, de non dit et de résignation.
    Avec ces lourds bagages, il doute de ses vraies valeurs et de sa relation amoureuse.
    Son amie, sa bien aimée Sonia lui en envoie un SMS :"J'ai besoin d'une pause".
    La remise en question est totale, il se demande :"mais qu'est ce que j'ai fait pour susciter un besoin de pause aussi pressant et abrupt? qu'ai-je fait de pausifère? Peut être tout simplement m'être aller à être moi-même, peut être ne faut il pas jamais être soit dans l'intimité ????
    Parallèlement à ce discours intérieur le compagnon de sa soeur lui demande :"ça ferait plaisir à ta soeur si tu faisais un discours le jour de la cérémonie de mariage ?"
    Adrien introverti, timide qui ne sait pas dire non pense :"la seule solution serait que la cérémonie soit annulée et naïvement à cette idée, je me surprends à entrevoir une éclaircie."
    *****
    Autour de ces 2 situations mêlées de repas familiaux itératifs, d'anecdotes familiales, le lecteur a l'impression de se situer comme le confident voire le psychologue de ses états d’âmes en ayant parfois envie de le secouer et de le bousculer pour qu'il réagisse.
    J'aime Adrien car tout ce que son inconscient pense, il le dit, c'est sans filtre, monologue angoissé, incongruité de situations, satyre familiale sont racontés avec humour, tous ces ingrédients nous donnent l'impression de lire le journal intime du personnage.
    Nous sommes témoins de ses émotions inavouées et de ses discours cachés.

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  • https://animallecteur.wordpress.com/2019/03/06/le-discours-fabrice-caro/

    Après avoir lu une bande dessinée de FabCaro (Pause) , je me suis mise à son dernier roman et ce fût une belle surprise !

    Dans ce roman il est essentiellement question d’un SMS qu’on regrette d’avoir...
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    https://animallecteur.wordpress.com/2019/03/06/le-discours-fabrice-caro/

    Après avoir lu une bande dessinée de FabCaro (Pause) , je me suis mise à son dernier roman et ce fût une belle surprise !

    Dans ce roman il est essentiellement question d’un SMS qu’on regrette d’avoir envoyé, d’un discours à prononcer pour le mariage de sa sœur, d’une sœur serial-offreuse d’encyclopédie, d’un beau-frère expert en permafrost, d’un père qui raconte toujours les mêmes anecdotes, d’une mère qui fait inlassablement toujours le même dessert , d’un porte-serviette en forme de bite, d’une opération « stylos » pour le Bénin, et d’un arbre à vœux. Le tout se déroule dans une unité de temps (un dîner), de lieu (la salle à manger des parents) et une seule intrigue (est-ce l’ex va répondre au SMS envoyé qui ne demandais même pas de réponse).

    Fabrice Caro décrit des situations absurdes et des actes du quotidien avec plein d’humour et d’autodérision lorsqu’il dépeint une famille française lambda à laquelle on pourrait tous s’identifier.

    Ça faisait longtemps que je n’avais pas ri en lisant un livre et je peux vous dire que ça fait du bien !

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  • Ce soir-là, Adrien est en 'pause' de sa relation avec Sonia depuis 38 jours. 38 longs jours, depuis qu'elle lui a annoncé qu'elle avait besoin d'une pause. 38 longs jours qu'Adrien se morfond ...

    Il vient de craquer : à 17h24 il lu a envoyé un sms amical, juste avant de partir de chez lui...
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    Ce soir-là, Adrien est en 'pause' de sa relation avec Sonia depuis 38 jours. 38 longs jours, depuis qu'elle lui a annoncé qu'elle avait besoin d'une pause. 38 longs jours qu'Adrien se morfond ...

    Il vient de craquer : à 17h24 il lu a envoyé un sms amical, juste avant de partir de chez lui pour aller dîner chez ses parents. 

    Sonia a lu le message à 17h56.

    Et depuis, Adrien attend sa réponse ... 

    Autant dire que quand Ludo, le compagnon de sa sœur lui a demandé de prononcer un discours en honneur de Sophie le jour de leur cérémonie de mariage, Adrien a été pris de court et n'a pu que balbutier son accord.  

    Et tout au long de ce roman, tout au long de ce repas, où s'écoulent tous les poncifs habituels des repas de leur famille - souvenirs d'enfance des parents, de Ludo et de Sophie, oublis rituels de ses dégoûts alimentaires (le poivron, pas le concombre), mêmes sujets, mêmes répliques ... si ça se trouve au même moment ! - Adrien se demande ce qu'il pourra bien dire dans ce discours, tout en zieutant régulièrement son téléphone dans l'attente de cette réponse qui n'apparaît pas !  

    Un roman qui se lit rapidement, à peu près le même temps qu'un repas de famille ... et comme dans un repas de famille, un roman où on s'ennuie un eu, où on ressasse griefs et erreurs tout en s'aimant quand même ... 

    Un auteur que je découvre ...

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  • Fabrice Caro alias Fabcaro auteur de bandes dessinées, notamment de « Zaï Zaï Zaï Zaï » signe cette fois un roman » Le discours « publié aux éditions Gallimard dans la Collection Sygne, en 2018. C’est le récit à la première personne d’un huit clos familial, mêlant mélancolie et comédie, au...
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    Fabrice Caro alias Fabcaro auteur de bandes dessinées, notamment de « Zaï Zaï Zaï Zaï » signe cette fois un roman » Le discours « publié aux éditions Gallimard dans la Collection Sygne, en 2018. C’est le récit à la première personne d’un huit clos familial, mêlant mélancolie et comédie, au cœur des tribulations intérieures d’un homme en quête d’espoir. Un roman sur l’humain, à l’état pur !
    » Un seul être vous manque et tout est dépeuplé « LAMARTINE.
    Adrien fête ses quarante ans chez ses parents en présence de sa sœur Sophie et de son futur beau-frère Ludovic. Entre gratin dauphinois et échanges sans intérêts, Adrien se livre alors à un réel combat intérieur pour survivre à ce déjeuner familial anxiogène. Et il sait que sa sœur lui offrira comme chaque année une encyclopédie dont il a horreur, mais n’a jamais eu le courage de lui avouer.
    » Notre méconnaissance de l’autre est notre seul lien. «
    Le coup de grâce est donné dès le début du repas, lorsque justement Ludovic exprime une requête auprès d’Adrien, qui va prendre des proportions démesurées :
    » Tu sais, ça ferait très plaisir à ta sœur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie. «
    Plutôt introverti et mal dans sa peau, il n’en fallait pas moins pour anéantir ce quarantenaire. Parler en public devant un parterre d’invités aux têtes inconnues, pendant la cérémonie de mariage de sa sœur, c’est plus qu’il ne peut supporter ! Et puis comment lui demander ça à lui, aujourd’hui, alors qu’il vient de se séparer de Sonia ? Comment vanter l’amour et l’engagement alors qu’il navigue lui-même dans les flots d’une récente rupture ?
    » Alors oui, je sais, mon histoire n’a rien à voir avec les mariés, elle m’est simplement revenue comme me revient ces derniers temps tout ce qui est lié à Sonia. Et peut-être, mes chers amis, faut-il y voir une morale qui serait : plutôt que de se rêver à la place du roi, sachons apprécier le bonheur quand il est là, sous nos yeux, et qu’on ne voit pas toujours. «
    Le problème c’est qu’Adrien n’a pas la tête à ça. En effet, il est dans l’attente d’un message de Sonia. Franchement déprimé, il ne sait comment survivre à cette pause que lui a imposée celle-ci depuis trente six jours déjà.
    » Je lui avait écrit à 17h24, elle avait lu mon message à 17h56 et ne me répondait pas… «
    C’est tout le monde d’Adrien qui s’écroule au fil des pages, dans ses ruminations intérieures. Surveillant de près son téléphone portable dans l’attente du message divin, le moindre signe positif qui surgit est décuplé de bonheur, et la moindre déception et c’est une véritable immersion dans les abîmes. Le lecteur assiste impuissant à ce grand huit émotionnel, partagé entre rires et larmes.
    Mais s’il se livre intérieurement à des essais de discours prononcé, par bribes successives, il devient observateur attentif du couple formé par sa sœur et Ludovic.
    » C’est la toute première fois que je décèle une faille dans leur relation, fût-elle minime, et tous deux m’apparaissent subitement sous un nouveau jour, plus humains, profondément touchants parce que friables, imparfaits, précaires comme nous le sommes tous, nous, les vagabonds de 17h56, et je suis rassuré que ce couple que je prenais pour une sorte de modèle absolu, même s’il n’était pas le mien, montre enfin des signes de faiblesse. «
    Véritable one man show, ce roman raconte l’humain, dans ses failles en utilisant avec brio l’humour absurde. Entre faux semblants et désillusions, il est le théâtre de la comédie humaine.

    p. 79 : » Comment se fait-il que les cérémonies de mariage soient des moments d’une infinie mélancolie alors qu’en toute logique ce devrait être l’inverse ? Pourquoi font-elles remonter à la surface tous les échecs, les manques, les regrets, les remords qui ont jalonné nos vies ? «

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  • Une amie m'a offert ce livre et m'a dit: "tu ne vas pas cesser de rire"

    Mon libraire m'a dit "ce livre est un vrai bonbon"

    Oui, j'ai souri en lisant.

    Le discours narre l'histoire d'Adrien, la quarantaine coincé dans un repas de famille avec ses parents, sa sœur et son futur beau-frère,...
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    Une amie m'a offert ce livre et m'a dit: "tu ne vas pas cesser de rire"

    Mon libraire m'a dit "ce livre est un vrai bonbon"

    Oui, j'ai souri en lisant.

    Le discours narre l'histoire d'Adrien, la quarantaine coincé dans un repas de famille avec ses parents, sa sœur et son futur beau-frère, qui lui demande de faire un discours lors de leur prochain mariage.

    Or, Adrien, personnalité effacée et expert en échec amoureux, attend tout au long du repas un retour de SMS de son amoureuse, qui a décidé de faire un "break" depuis deux mois.
    Nous suivons donc Adrien dans les méandres de ses pensées tout au long de ce repas où chacun joue son rôle.

    Il y a des passages très drôles, mon préféré étant celui des messages cachés dans le tronc d'arbre d'un parc parisien. Je vous laisse le découvrir.


    Une lecture agréable.

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  • Fabcaro, égal à lui-même, dissèque le quotidien et dresse une satire familiale dont le récit ici désabusé et à la limite de l’absurde, est borné d’une certaine clairvoyance que le·a lecteur·rice saura admettre. Si ce·tte dernier·e ne se laissera pas désarçonné·e par l’apparente simplicité des...
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    Fabcaro, égal à lui-même, dissèque le quotidien et dresse une satire familiale dont le récit ici désabusé et à la limite de l’absurde, est borné d’une certaine clairvoyance que le·a lecteur·rice saura admettre. Si ce·tte dernier·e ne se laissera pas désarçonné·e par l’apparente simplicité des propos, la plume de l’auteur reste toutefois limpide et permet une lecture fluviale du roman tout en esquissant une réalité des pressions sociales et familiales éprouvée par chacun·e d’entre nous. Arrangé comme une pièce de théâtre, Fabcaro emploie pour Le discours toutes les clefs du genre (les unités de temps et de lieu ainsi que le comique de répétition, en autres) et réserve au·à la lecteur·rice les analyses caustiques du narrateur, mêlant chroniques sociales et quiproquos mordants au sein d’un climat pittoresque et névrosé où chaque personnage détient un rôle prédéfini et dont iel peut se détourner. Le·a lecteur·rice, à l’instar d’Adrien, est ainsi pris au piège de situations décapantes et cocasses, à l’atmosphère délectable. Un bon moment de lecture !

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  • Même si l'idée de départ est intéressante, ce livre ne m'apporte rien. Il est complètement creux, dommage.

    Même si l'idée de départ est intéressante, ce livre ne m'apporte rien. Il est complètement creux, dommage.

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  • Parfois jubilatoire, souvent horripilant. Comme beaucoup de lecteurs, je me suis fait piéger. J’ai acheté ce roman en étant convaincu qu’il aurait toutes les qualités de la célèbre BD « zaï, zaï, zaï, zaï ». Je tombe de haut. L’esprit est identique, certes. Caro a un talent fou pour disséquer le...
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    Parfois jubilatoire, souvent horripilant. Comme beaucoup de lecteurs, je me suis fait piéger. J’ai acheté ce roman en étant convaincu qu’il aurait toutes les qualités de la célèbre BD « zaï, zaï, zaï, zaï ». Je tombe de haut. L’esprit est identique, certes. Caro a un talent fou pour disséquer le quotidien et le tourner en dérision à la moindre occasion. Il nous fait rire par l’absurde et le comique de répétition. C’est très « tongue-in-cheek », comme disent les anglais. On se comprend, on est entre nous. C’est là que le bât blesse. Ça devient très vite parisianniste. Les deux moteurs de l’intrigue tombent en panne. On attend tellement le discours qu’on est déçu par sa version finale. Quant à Sonia, la muse fatale, elle est expédiée. Caro n’est pas à l’aise dans un format long, un peu comme si Kyan Khojandi s’essayait à une version cinématographique de son jouissif « bref », justement jouissif parce que bref. Une histoire banale prétexte à quelques bons mots donc, des tartines sur de petits riens, une succession de sketches plutôt qu’une véritable histoire. Si Caro continue comme ça, il finira comme Arnaud le Guilcher, une caricature. Vite, retour à la BD.

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