Le discours

Couverture du livre « Le discours » de Fabrice Caro aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782072818493
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

« «Tu sais, ça ferait très plaisir à ta soeur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie.» Il laisse tomber ces quelques mots, comme ça, sans plus d'ornements, sans même me regarder, appliqué à se servir un verre de vin rouge qu'il vide dans la foulée. Le détachement, l'absence... Voir plus

« «Tu sais, ça ferait très plaisir à ta soeur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie.» Il laisse tomber ces quelques mots, comme ça, sans plus d'ornements, sans même me regarder, appliqué à se servir un verre de vin rouge qu'il vide dans la foulée. Le détachement, l'absence totale de solennité qu'il imprime à cette phrase empêchent toute négociation. «Rien de très élaboré, hein, quelques mots, ça la toucherait beaucoup. - Oui oui, bien sûr, avec plaisir.» C'est tout ce que je trouve à répondre. Ma soeur et ma mère reviennent de la cuisine à ce momentlà, il ne manquait plus que ça pour me pourrir la soirée, un discours. » C'est le début d'un dîner de famille pendant lequel Adrien, la quarantaine déprimée, attend désespérément une réponse au texto qu'il vient d'envoyer à son ex.
Vivre en même temps un chagrin d'amour et les obligations familiales, c'est être seul au monde.
Un récit désabusé et ironique, romantique et touchant, mais avant tout hilarant.

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  • Lien : https://www.livresselitteraire.com/2018/11/le-discours-de-fabrice-caro.html

    Il est 17h56 lorsque Sonia lit le SMS qu’Adrien lui a envoyé « Coucou Sonia, j’espère que tu vas bien. Bisous ! ». Qu’est ce qui lui a pris d’écrire bisous avec un point d’exclamation ? Et puis c’est quoi cette...
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    Lien : https://www.livresselitteraire.com/2018/11/le-discours-de-fabrice-caro.html

    Il est 17h56 lorsque Sonia lit le SMS qu’Adrien lui a envoyé « Coucou Sonia, j’espère que tu vas bien. Bisous ! ». Qu’est ce qui lui a pris d’écrire bisous avec un point d’exclamation ? Et puis c’est quoi cette non-question « j’espère que tu vas bien » ? Il avait pourtant tenu 38 jours. 38 jours avant d’envoyer un message. Et quel message ! Il s’en veut, se sent ridicule. Ridicule d’avoir écrit cela à la femme qu’il aime et qui lui a demandé de faire une pause dans leur relation.

    Il est 17h56, Adrien est attablé chez ses parents pour le traditionnel dîner familial parents, sœur, beau-frère. Couples modèles à tendance ça dégouline d’amour, c’est beau mais c’est insupportable.
    Il scrute son téléphone, attend une réponse, ressasse en regardant ce porte serviette à la forme un peu douteuse qu’il avait fabriqué étant enfant. Il cherche un moyen de sortir de table, régulièrement, ça turbine là-haut. Il n’a que faire des grands discours de son beau-frère-Ludo-hyper-génial-et-intelligent. Il n’a que faire du jus d’orange de sa mère. Celui qui remonte le moral. Il est bout du rouleau, tel un naufragé agonisant au premier plan du Radeau de la Méduse. Il pense à Sonia. À leur histoire. Leur rencontre. Leurs surnoms, plus aussi longs avec le temps et surtout moins tendres. Mon cœur d’amour. Mon cœur. Mon Adrien. Adrien.

    Pourquoi elle ne répond pas, Sonia ? Que peut-elle bien avoir à faire à 17h56 ? Est-elle avec un autre ? Trop de questions sans réponses. En parlant de question… c’est à ce moment précis, quand son cœur est éclaté, que Ludovic lui demande, pour sa sœur, parce qu’elle en serait heureuse, de préparer un discours pour leur mariage à venir. Décidément cette soirée est un calvaire ! Il ne voit pas quoi dire, au mariage d’une sœur qui oublie depuis toutes ces années qu’il n’aime pas les poivrons, qui lui offre chaque année des encyclopédies et qui en plus a, lui, le cœur brisé. Non vraiment, c’est le pompon !

    Ainsi, au fil du dîner, dans un huis-clos théâtral, où il imagine moult discours de mariage, nous suivons le monologue intérieur d’Adrien, ses questions, ses souvenirs familiaux et amoureux, ses doutes, ses désirs. Mais également, ce mal-être profond qui l’habite, lui que personne ne voit. Lui, l’angoissé nocturne. Ses échecs, ses silences, cette incapacité à communiquer franchement. Ne pas faire de vagues. Jamais. S’effacer. Rester dans les clous de la bienséance sociale.

    Avec une absurdité délicieuse et une dose de ridicule réaliste, Fabrice Caro met le doigt sur nos comportements parfois insensés, désespérés (et désespérants). Contemporains. Notre auto-torture. Nos vides, nos manques, notre solitude pesante. Notre passivité. La tendresse familiale autant que sa toxicité. Il nous entraîne dans ce dîner délirant pour lequel nous sommes, comme son héros, dans l’incapacité de nous échapper et l’on devient bien vite accro à cette écriture bouillonnante dont on dévore chaque chapitre avec frénésie.

    Fabrice Caro a, selon moi, réussi avec Le discours, le pari de nous distraire autant que de nous ouvrir les yeux sur notre nombrilisme, notre propension au drame, nos actes et rencontres manqués. A mettre l'humain au centre. Avec mordant et piquant, il parvient à nous amener à rire de tout. Surtout de nous-même, et qu’est-ce que c’est bon !

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  • Un roman hilarant rédige de main de maître par Fabrice Caro, auteur du mémorable, inénarrable et désopilant en diable en diable Zai Zai Zai, absurdo-comico-road movie signe sous pseudo Fabcaro. Une comédie rythmée et orchestrée autour de deux axes de développement : celui des repas et des...
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    Un roman hilarant rédige de main de maître par Fabrice Caro, auteur du mémorable, inénarrable et désopilant en diable en diable Zai Zai Zai, absurdo-comico-road movie signe sous pseudo Fabcaro. Une comédie rythmée et orchestrée autour de deux axes de développement : celui des repas et des conversations futiles et celui de l'intimité d’Adrien perdu dans ses réflexions et ses tourments amoureux, perdu aussi dans ses tentatives d'écriture intérieure du fameux discours.
    Un humour terriblement efficace vient coller de près la mélancolie sous-jacente, l’auteur enrobe à merveille dans ce roman les questions sur la vie, l’enfance, la timidité, l’exclusion et l’amour filial.

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  • Lors d’un repas de famille, Ludo demande à son futur beau-frère de faire un discours lorsqu’il épousera sa sœur.
    Et tout le long du repas, Adrien imagine ce foutu discours, tout en guettant un hypothétique sms de Sonia qui l’a quitté pour faire une pause, comme elle dit.
    Adrien, c’est un...
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    Lors d’un repas de famille, Ludo demande à son futur beau-frère de faire un discours lorsqu’il épousera sa sœur.
    Et tout le long du repas, Adrien imagine ce foutu discours, tout en guettant un hypothétique sms de Sonia qui l’a quitté pour faire une pause, comme elle dit.
    Adrien, c’est un introverti inadapté au monde, celui dont « on ébouriffe les cheveux ».
    C’est un roman plein d’humour, très agréable à lire, qui nous plonge dans un interminable repas de famille. Interminable pour Adrien, parce que pour le lecteur, c’est un véritable plaisir.
    C’est une satire attendrie des gens simples, le portrait émouvant d’un homme qui se déroule le film d’un amour perdu.
    Avec un style simple, direct, sans fioritures, Fabrice Caro fait passer de belles émotions où se mêle une bonne dose d’humour.

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  • « Tu sais, ça ferait très plaisir à ta sœur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie. »
    Voilà la phrase qui tombe dans l'oreille d'Adrien, la quarantaine en berne, alors qu'il s'apprête à vivre un repas de famille avec parents, soeur et beau-frère. Soudain, c'est comme si une...
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    « Tu sais, ça ferait très plaisir à ta sœur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie. »
    Voilà la phrase qui tombe dans l'oreille d'Adrien, la quarantaine en berne, alors qu'il s'apprête à vivre un repas de famille avec parents, soeur et beau-frère. Soudain, c'est comme si une chape de plomb lui tombait sur les épaules. Un discours… A écouter c'est déjà bien pénible mais à rédiger…et à prononcer... Et pour dire quoi ? Qu'il adore sa sœur Sophie qui lui offre à chaque occasion une encyclopédie (système solaire, univers, oiseaux, insectes, football, Moyen Âge, primates...) et qui n'a pas changé ses habitudes à l'heure d'Internet ? Qu'il trouve son beauf Ludo super-cool, lui qui part sans prévenir dans de grandes envolées lyriques sur le permafrost, le taxon Lazare ou les moaï de l'île de Pâques ?
    Il faut dire que le pauvre Adrien ne va pas bien : son histoire d'amour est en train de tourner en eau de boudin et il n'a rien trouvé de mieux que d'envoyer un « Coucou Sonia, j'espère que tu vas bien, bisous! » à sa copine qui avait souhaité « faire une pause », comme on dit. Et notre pauvre Adrien de se demander quelle mouche l'a piqué d'expédier ce message débile qui s'achève sur un point d'exclamation encore plus débile. Et tandis que le repas commence, que sa mère le trouve pâlichon, que sa sœur lui demande comme à chaque fois s'il aime le poivron et s'il prend du sucre dans son café, que son beauf l'entretient sur le « tardigrade qui résiste à tout » et que son père se lance dans des digressions interminables, le gars Adrien attend… une réponse, un petit SMS, un micro-signe de vie de la part de Sonia.
    Et le repas avance, et Adrien s'enfonce dans une déprime de plus en plus profonde et… et…
    Et en plus, il a la perspective de devoir faire ce discours…
    L'enfer sur terre entre le gratin de pommes de terre et la tarte poire-chocolat...
    Bon, tout d'abord, pour ceux qui s'interrogent (et je sais qu'il y en a) : ici, c'est un roman… sans images… que du texte, des phrases, des mots ! Et croyez-moi, si l'on rit BEAUCOUP, en même temps, pauvre Adrien, comme on le comprend!, et il y a une telle humanité dans ces situations que j'ai eu pour ma part plusieurs fois les larmes aux yeux. Ce sont des moments que l'on a tous vécus un jour ou l'autre, des passages à vide où l'on a « assuré » devant les autres alors qu'au fond, on était en miettes, on avait envie de pleurer toutes les larmes de son corps en sachant très bien que le verre de jus d'orange que nous proposait notre maman chérie ne suffirait pas à étancher le raz de marée de notre tristesse.
    Dans ce texte, tout est juste, percutant, bien vu, tellement vrai, si drôle, si triste et tellement tendre en même temps !
    Fabrice Caro mêle à un sens de l'observation super-aigu un irrésistible humour absurde, le tout génialement ficelé dans un récit qu'on ne lâche pas… Et on en redemande ! La cerise sur le gâteau ? Un coeur gros comme ça et une vraie empathie pour ses personnages - même le beau-frère - (et pour l'humanité tout entière aussi d'ailleurs)  ! Et c'est précisément ça qui m'a touchée…
    Je l'aime beaucoup ce FabCaro, oui, vraiment beaucoup !

    LIRE AU LIT http://lireaulit.blogspot.fr/

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  • Ce roman a été écrit par Fabrice Caro l' auteur de la BD Zaï Zaï Zaï qui avait remportée de nombreux prix! Et qui était absurde imprévisible et sympa et forte!

    Pour ce roman j'ai eu un peu de mal au début a rentrer dans l'histoire de Adrien de sa famille et de son ex...pourtant c'est bien...
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    Ce roman a été écrit par Fabrice Caro l' auteur de la BD Zaï Zaï Zaï qui avait remportée de nombreux prix! Et qui était absurde imprévisible et sympa et forte!

    Pour ce roman j'ai eu un peu de mal au début a rentrer dans l'histoire de Adrien de sa famille et de son ex...pourtant c'est bien écrit… ensuite ça allait mieux parce qu'il y avait des passages émouvants et décalés.

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