Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Le dimanche des mères

Couverture du livre « Le dimanche des mères » de Graham Swift aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070178711
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Angleterre, 30 mars 1924. Comme chaque année, les aristocrates donnent congé à leurs domestiques pour qu'ils aillent rendre visite à leur mère le temps d'un dimanche. Jane, la jeune femme de chambre des Niven, est orpheline et se trouve donc désoeuvrée. Va-t-elle passer la journée à lire?... Voir plus

Angleterre, 30 mars 1924. Comme chaque année, les aristocrates donnent congé à leurs domestiques pour qu'ils aillent rendre visite à leur mère le temps d'un dimanche. Jane, la jeune femme de chambre des Niven, est orpheline et se trouve donc désoeuvrée. Va-t-elle passer la journée à lire? Va-t-elle parcourir la campagne à bicyclette en cette magnifique journée? Jusqu'à ce que Paul Sheringham, un jeune homme de bonne famille et son amant de longue date, lui propose de le retrouver dans sa demeure désertée. Tous deux goûtent pour la dernière fois à leurs rendez-vous secrets, car Paul doit épouser la riche héritière Emma Hobday. Pour la première - et dernière - fois, Jane découvre la chambre de son amant ainsi que le reste de la maison. Elle la parcourt, nue, tandis que Paul part rejoindre sa fiancée. Ce dimanche des mères 1924 changera à jamais le cours de sa vie.
Graham Swift dépeint avec sensualité et subtilité une aristocratie déclinante, qui porte les stigmates de la Première Guerre - les fils ont disparu, les voitures ont remplacé les chevaux, la domesticité s'est réduite... Il parvient à insuffler à ce court roman une rare intensité, et célèbre le plaisir de la lecture et l'art de l'écriture.

Donner votre avis

Avis (27)

  • Le premier contact avec un roman est sa couverture, celle-ci inspire le calme, la volupté, des notes de piano très lentes, très précises. les premières pages nous mènent en Angleterre en 1924, le 30 mars plus précisément, dans une maison bourgeoise qui abrite une jeune femme de chambre, Jane....
    Voir plus

    Le premier contact avec un roman est sa couverture, celle-ci inspire le calme, la volupté, des notes de piano très lentes, très précises. les premières pages nous mènent en Angleterre en 1924, le 30 mars plus précisément, dans une maison bourgeoise qui abrite une jeune femme de chambre, Jane. Cette journée est offerte par les employeurs pour que chacune des domestiques puisse retrouver les siens pour le dimanche des mères. Ce 30 mars sera un jour important pour nombre d’employés, un point de départ dans la vie pour Jane, orpheline. Cette dernière ne rejoindra pas sa mère mais son amant, à bicyclette à travers la campagne. Elle retrouvera Paul, un jeune aristocrate qu’elle aime depuis longtemps. Une dernière fois sonne pour leurs retrouvailles car le jeune homme va épouser Emma, une jeune femme de son rang.Ce récit est mené avec une délicatesse telle que l’on a l’impression d’être envahi des sentiments, des ressentis des personnages, de l’ambiance des lieux.Ce jour signant une fin n’est autre qu’un ambitieux début pour Jane, amoureuse des livres, elle deviendra écrivain forte de ce qu’elle aura vécu ce 30 mars 1924.Aucune fausse note pour ce court néanmoins intense roman tout en romantique musicalité.Une très belle lecture dont il ne faut pas se priver.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Le dimanche des mères est un roman étonnant, difficile à saisir au départ.
    L'auteur pose une écriture philosophique, invitant son lecteur pas à pas à se questionner sur le sens des mots. Jane, l'héroïne, est un personnage assez étonnant, d'une fragilité apparente, faisant preuve d'une certaine...
    Voir plus

    Le dimanche des mères est un roman étonnant, difficile à saisir au départ.
    L'auteur pose une écriture philosophique, invitant son lecteur pas à pas à se questionner sur le sens des mots. Jane, l'héroïne, est un personnage assez étonnant, d'une fragilité apparente, faisant preuve d'une certaine résilience mais qui semble renfermer un feu puissant de sensualité, de perspicacité et un besoin grandissant de decouvrir toute la beauté et la richesse que renferment ses lectures. Je me suis longtemps demandé où Graham Swift voulait amener son lecteur, l'histoire mêlant les souvenirs de son héroïne à différentes époques. Puis finalement j'ai compris que la finalité du roman n'était pas (seulement) de conter les aventures d'une jeune servante mais de vraiment suggérer au lecteur d'ouvrir son esprit face à la force des mots et de ressentir là force d'une observation. Ma seule déception serait que le côté historique vanté par la quatrième de couverture ne soit pas suffisamment développé, je n'ai pas réellement ressenti le changement d'état d'esprit de la population post première guerre mondiale ni l'impact que cet événement nommé Dimanche des mères pouvait réellement impliquer. Je ressors néanmoins agréablement surprise de cette lecture qui m'a permis de diriger mon esprit vers des questionnements intéressants.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Le dimanche des mères est le jour de congé octroyé par les aristocrates aux bonnes qui ont le droit ce jour-là d’échapper à leur condition afin de rendre visite à leurs mères.

    Nous sommes samedi 30 mars 1924 dans l’Angleterre meurtrie par la guerre, une journée qui restera à jamais marquée...
    Voir plus

    Le dimanche des mères est le jour de congé octroyé par les aristocrates aux bonnes qui ont le droit ce jour-là d’échapper à leur condition afin de rendre visite à leurs mères.

    Nous sommes samedi 30 mars 1924 dans l’Angleterre meurtrie par la guerre, une journée qui restera à jamais marquée dans la mémoire de Jane ; Jane est une jeune bonne orpheline qui rejoint son amant Paul, un fils de famille avec lequel elle entretient une liaison.

    Ce seront leurs derniers instants car Paul s’apprête à épouser une héritière.

    Le texte se révèle sous la plume de Jane, devenue écrivain, une vielle femme malicieuse, cultivée et reconnue. Il n’est pas étonnant qu’elle soit devenue écrivain puisqu’elle osait, jeune bonne, emprunter des livres dans la bibliothèque de ses maîtres.

    Pourtant, malgré toutes ces promesses, pourquoi ai-je peiné ?

    J’avoue avoir été déconcertée voire déçue par la première partie. Je l’ai trouvée lente, un peu laborieuse (les allusions au futur) même si des moments de grâce laissent deviner des instants à venir plus troubles et douloureux. Je suis un peu restée en retrait la moitié du récit.

    La deuxième partie se révèle enfin, dramatique et donne un sens au parcours de Jane.

    J’ai apprécié l’écriture douce, précise, poétique.

    En résumé, une lecture agréable sans être pour autant un coup de cœur comme bon nombre de lecteurs.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Un pur bijou !
    J'ai adoré ce livre, à la fois très libre, audacieux et puis dépeignant des rapports de classe sociale sans s'y limiter.
    La jeune femme, personnage principale, est étonnante.

    La liberté est ce qui la caractérise le plus, l'écriture est à la hauteur ( bravo pour la traduction)...
    Voir plus

    Un pur bijou !
    J'ai adoré ce livre, à la fois très libre, audacieux et puis dépeignant des rapports de classe sociale sans s'y limiter.
    La jeune femme, personnage principale, est étonnante.

    La liberté est ce qui la caractérise le plus, l'écriture est à la hauteur ( bravo pour la traduction) et le récit est plein de surprises .
    Je l'ai lu avec jubilation,un sentiment que j'aimerais ressentir plus souvent grâce aux romans lus.
    Excellent !!

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Bonjour . Comme il est bon de parcourir un livre où l'amour fait loi , où les émotions deviennent vôtres , où la poésie est à chaque page ;où on découvre que l'amour efface le milieu social ,l'âge , l'éducation....où l'amour peut nous ébranler si fort qu'il conduit nos choix de vie .
    Jane...
    Voir plus

    Bonjour . Comme il est bon de parcourir un livre où l'amour fait loi , où les émotions deviennent vôtres , où la poésie est à chaque page ;où on découvre que l'amour efface le milieu social ,l'âge , l'éducation....où l'amour peut nous ébranler si fort qu'il conduit nos choix de vie .
    Jane Fairchild, jeune bonne , deviendra écrivain par amour et ici nous est conté son parcours avec des mots doux , enveloppants ;des mots qui ne sont plus des mots mais des moments de vie , des cris du coeur , un regard sur une vie , sur une passion qu'elle savait sans issue :" toute sa vie , elle essaierait de revoir cet épisode" . Belle lecture

    thumb_up J'aime comment Commentaire (1)
  • Angleterre, 30 mars 1924. La campagne du Berkshire verdoie sous un soleil qui se donne des airs de mois de juillet. Sans doute pour se mettre au diapason de cette journée particulière qu'est le dimanche des mères. En effet, en ce dernier dimanche de mars, les aristocrates du comté accordent, par...
    Voir plus

    Angleterre, 30 mars 1924. La campagne du Berkshire verdoie sous un soleil qui se donne des airs de mois de juillet. Sans doute pour se mettre au diapason de cette journée particulière qu'est le dimanche des mères. En effet, en ce dernier dimanche de mars, les aristocrates du comté accordent, par tradition, une journée de congé à leurs jeunes bonnes afin qu'elles puissent rendre visite à leur mère. Privés de leurs employées, ils ont, pour leur part, décidé d'organiser un pique-nique chez les Hobday, sorte de prélude aux futures noces entre leur fille Emma et le beau Paul Sheringham.
    Chez les Niven, comme ailleurs, on se prépare pour cette radieuse journée. Peut-être avec moins d'enthousiasme que par le passé, quand les fils de la région étaient encore de fringants jeunes hommes appelés à un brillant avenir, quand la guerre n'avait pas encore privé les grandes familles de leurs héritiers. Milly, la cuisinière, compte prendre le train pour aller voir sa mère. Mais que va faire Jane qui est orpheline ? Une promenade à bicyclette dans la campagne ? Une journée de lecture dans la bibliothèque de Monsieur Niven ? Alors qu'elle hésite, un coup de fil vient décider de son programme. Paul, le futur marié, l'invite dans le manoir familial pour une après-midi d'amour. Pour la première fois, elle pourra entrer par la grande porte. Pour la première fois, elle pourra découvrir la chambre de son amant. Pour la première fois, elle disposera de la maison quand il partira rejoindre sa fiancée. Tant de premières fois pour ce qui sera sans doute leur dernière étreinte...

    Une journée particulière dans la vie d'une jeune fille qui s'en souvient encore dans les moindres détails quelques soixante années plus tard. Une journée fondatrice, une parenthèse hors du temps, une récréation...Soleil, langueur, paresse, sensualité, sexe et drame, pour un moment de lecture envoûtant, une ode à la femme, belle, désirable et libre. A la littérature aussi. Celle de Conrad, de Stevenson, dite ''de garçons'' et que Jane aime à découvrir. De la passion de la lecture à la passion de l'écriture...un cheminement né peut-être par une chaude journée de 1924, quand le temps s'est arrêté, la laissant seule pour réfléchir, se chercher, se trouver.
    Roman d'un amour interdit mais surtout roman de la liberté, du choix, de l'appétit de vivre. Un livre lumineux, poétique, vivifiant.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (1)
  • C’est un dimanche particulier que ce 30 mars 1924 car ce jour-là les aristocrates donnent congés à leurs domestiques pour qu’elles aillent rendre visite à leur mère. Mais Jane est orpheline, elle n’a personne à qui rendre visite aussi cette journée elle passera un moment, un dernier moment,...
    Voir plus

    C’est un dimanche particulier que ce 30 mars 1924 car ce jour-là les aristocrates donnent congés à leurs domestiques pour qu’elles aillent rendre visite à leur mère. Mais Jane est orpheline, elle n’a personne à qui rendre visite aussi cette journée elle passera un moment, un dernier moment, avec Paul, jeune homme de bonne famille, avant qu’il ne rejoigne sa fiancée, une riche héritière qu’il va bientôt épouser. Jane va, pour la première fois entrer dans la maison et la chambre de son amant et en contempler la vie intime. Elle admire les objets qui font partie de son quotidien. Elle aime les livres et la bibliothèque de son maitre. Ce livre raconte la vie d’une femme éprise de liberté et de nostalgie et de sensualité, Une journée au cours de laquelle sa vie va basculer avec en toile de fond une époque et un monde aristocratique révolus.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Le dimanche des mères de Graham Swift est un livre qui célèbre l'art de l'écriture. Comme chaque année les aristocrates donnent congés à leurs domestiques pour qu'ils aillent rendre visite à leur mère le temps d'un dimanche. Jane étant orpheline va passer sa journée avec son amant de toujours....
    Voir plus

    Le dimanche des mères de Graham Swift est un livre qui célèbre l'art de l'écriture. Comme chaque année les aristocrates donnent congés à leurs domestiques pour qu'ils aillent rendre visite à leur mère le temps d'un dimanche. Jane étant orpheline va passer sa journée avec son amant de toujours. Un roman contemplatif avec une belle narration, parfois charnel. Pas de réel intrigue, la lecture peut s'avérer quelques fois un peu trop lente. Néanmoins la réflexion sur le travail de l'écrivain entre le réel et la fiction est intéressante. En effet la fiction peut-elle devenir réel ou découle t-elle de la vérité ?
    Je déconseille ce livre aux personnes qui aime les intrigues, les rebondissements, une lecture rythmée.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.