Le dernier salaire

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    Sur la couverture une photo de femme avec un joli sourire et un beau regard, en arrière-plan des rails, un quai de gare ? Et le titre écrit en rouge et caractère gras.
    Le dernier salaire, « aujourd’hui j’ai 55 ans et je ne suis plus rien. Je veux survivre. » Ce titre interpelle car nous sommes tous concernés, mais cette couleur et ces caractères me font penser aux annotations des profs et parfois à la sentence portée. Qu’a fait Margaux et tous les autres dont je suis pour être punis, stigmatisés et mis au ban de la société ?
    Dès les premières lignes nous savons que si le sujet est grave Margaux ne veut pas nous faire pleurer, juste nous alerter, juste dire ce que les plus de trois millions officiels de chômeurs de plus de cinquante ans souffrent, et nous ne comptons plus ceux qui ne font plus valoir leurs droits faute d’un accès à l’informatique, ceux qui dorment sur les trottoirs ou vont planter une tente ou des cartons au cœur d’un bois parce qu’ils ont honte. Non, Margaux raconte façon Charlie Chaplin en ponctuant d’humour et de tendresse la noirceur d’un monde qui a oublié que l’humain est au cœur de la vie.
    Margaux raconte que nous ne sommes plus regardés comme des travailleurs « ceux qui ont un savoir » mais comme des « je ne sais quoi » pour remplir des quotas, du bétail, poisson d’un quelconque vivier, des bouche-trous, des yo-yo…
    Elle sait nous conter tous ces petits rien qui nous blessent, pas que nous soyons jaloux, non, nous ne souhaitons à personne d’être en galère. Juste ces petits chocs que nous ne supportons plus car nous sommes dans l’urgence de la vie et que l’égoïsme règne la tête haute en donneur de leçons.
    Arrivée à la fin du livre je suis confortée dans l’idée que le travail est l’ADN de notre vie sociale et d’un toit au-dessus de nos têtes.
    Livre déjà terminé et j’ai fait une belle rencontre qui ne me surprend pas car j’imaginais Margaux comme cela naturelle, humaine et franche. Alors quand passerons-nous du virtuel au réel ?
    Pour suivre Margaux sur les réseaux sociaux, surtout FB, je me dis que les gens qui sont prompt à la critique concernant son combat, d’une part ne l’ont pas lu mais en plus ils sont jaloux d’une mise en lumière qu’elle mérite. Elle n’œuvre pas seulement pour elle mais pour tous les silencieux, les trop démolis, les fracassés de la vie.
    En plus de la belle personne qu’est Margaux elle fait une très belle analyse, réaliste sans pathos ni esprit revanchard sur le changement de notre société, où notre génération n’a pas le décodeur intégré pour décrypter un monde qui nous laisse sur le seuil de la porte…
    Si nous laissons tous des plumes dans cette débâcle qu’est le chômage, certains d’entre nous, par leur personnalité et leur envie d’exister autrement, arrivent encore à mettre des couleurs à leur ramage.
    Notre leitmotiv à tous : du Travail et du RESPECT. CQFD.
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 12 août 2017.

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