Le dernier des nôtres

Couverture du livre « Le dernier des nôtres » de Adelaide De Clermont-Tonnerre aux éditions Grasset Et Fasquelle
Résumé:

« La première chose que je vis d'elle fut sa cheville, délicate, nerveuse, qu'enserrait la bride d'une sandale bleue... » Cette jeune femme qui descend l'escalier d'un restaurant de Manhattan, élégante, rieuse, assurée, c'est Rebecca Lynch. Werner Zilch, qui l'observe, ne sait pas encore que la... Voir plus

« La première chose que je vis d'elle fut sa cheville, délicate, nerveuse, qu'enserrait la bride d'une sandale bleue... » Cette jeune femme qui descend l'escalier d'un restaurant de Manhattan, élégante, rieuse, assurée, c'est Rebecca Lynch. Werner Zilch, qui l'observe, ne sait pas encore que la jeune artiste est aussi une richissime héritière. Werner n'a pour lui que ses yeux bleus délavés. Son nom étrange. Et une énergie folle : enfant adopté par un couple de la classe moyenne, il rêve de conquérir New-York avec son ami Marcus.
Werner poursuit Rebecca, se donne à elle, la prend : leur amour fou les conduit dans la ville en pleine effervescence au temps de Warhol, Patti Smith et Bob Dylan... Jusqu'au jour où Werner est présenté à la mère de Rebecca, Judith, qui s'effondre en voyant son visage. Ainsi se rouvre le dossier douloureux des origines de Werner. Qui Judith a-t-elle reconnue dans ces traits blonds et ces yeux presque gris ? Quels souvenirs hideux cache-t-elle sous ses bracelets d'or ?
« Le dernier des nôtres », c'est une histoire d'amour impossible au temps où tout était possible : Rebecca disparaît sans explications ; Werner élève des gratte-ciels flamboyants, et voit ses nuits traversées de rêves incendiaires. L'auteur nous guide avec puissance et émotion dans ces mondes que tout éloigne : l'Amérique libre, joyeuse, insouciante ; l'Allemagne nazie, la destruction de Dresde et les débuts de la guerre froide où Soviétiques et Américains se disputent le génial et sulfureux professeur Von Braun, l'inventeur des missiles V2...
Vous qui aimez les femmes et les hommes, les enfants perdus, leurs histoires d'amour et de mort, vous lirez d'un trait ce roman hors du commun. Adélaïde de Clermont-Tonnerre tisse une toile énigmatique, drôle, sensuelle,  traversée de personnages inoubliables. Certains glorieux et vrais, d'autres inconnus, admirables et tourmentés... Surtout, vous saurez enfin qui est le dernier des nôtres...
 

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Avis (19)

  • « Il s'appelle Werner. Werner Zilch. Ne changez pas son nom. Il est le dernier des Nôtres. »

    C'est par cette phrase sibylline que se termine la vie de Luisa, en donnant naissance à son premier né.

    Nous sommes en Allemagne, en février 1945. La reddition est proche, la ville de Dresde tombe...
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    « Il s'appelle Werner. Werner Zilch. Ne changez pas son nom. Il est le dernier des Nôtres. »

    C'est par cette phrase sibylline que se termine la vie de Luisa, en donnant naissance à son premier né.

    Nous sommes en Allemagne, en février 1945. La reddition est proche, la ville de Dresde tombe sous les bombes alliées. Le nourrisson est sauvé in extremis.

    Nous voyageons ensuite en 1969, à New York. Werner est jeune, beau, arrogant ; sur le point de devenir quelqu'un, c'est à dire riche. Il tombe les filles comme certains tombent d'une chaise. Il n'est jamais amoureux. Sauf cette fois-ci, dans ce restaurant de Manhattan, en voyant cette jeune femme blonde...

    « Une histoire d'amour interdite, à l'époque où tout était permis. »

    Voilà, le décor est planté.

    Ce roman est ce que l'on appelle un page turner, ses près de 500 pages se lisent à une vitesse vertigineuse. Il n'y a pas de temps-mort, ou si peu.
    Je n'ai pas boudé mon plaisir même si ce dernier a chuté à environ la moitié du récit, pas seulement parce que j'avais deviné de quoi il en retournait, mais surtout parce que le personnage de Werner me hérissait au plus haut point. Il est trop caricatural ; trop beau, trop intelligent, trop irrésistible. Sans oublier quelques passages misogynes frôlant les violences conjugales !

    De manière générale, il manque beaucoup trop de nuances dans les personnages : les gentils sont vraiment gentils, voire un peu concons ; les méchants sont des vilains méchants pas beaux... Quelques nuances de Grey, euh de gris, ne m'auraient pas déplu ici.

    Alors que le livre fait déjà près de 500 pages, et que j'ai trouvé certains passages époque années 60-70 inutiles, j'ai trouvé par contre que l'auteure n'avait pas assez fouillé l'année 1945. Quelques chapitres supplémentaires sur cette période que nous connaissons moins (les camps, oui, on « connaît » ; on oublie par contre que les civils allemands ont aussi beaucoup souffert pendant la guerre) auraient permis selon moi de répondre à certaines zones du roman restées dans l'ombre pour moi.

    Adélaïde de Clermont Tonnerre a voulu développer trop de choses (la guerre, les allemands pendant la guerre, les camps, les savants pendant la guerre, leur récupération après la guerre, la traque des nazis, la perversion, la narcolepsie, la vie de bohème...) et s'est laissée déborder selon moi car il y avait matière à faire un excellent roman si elle était restée collée à son intrigue principale.
    De même, je déteste ses romans où on croise des célébrités (Andy Wahrol, Woody Allen à ses débuts pour ne citer qu'eux) sans que ça serve le récit. Il y a selon moi beaucoup trop de clichés dans ce roman.

    Et que dire de la fin ? Totalement improbable, et je l'ai pour ma part trouvée ridicule. Surtout l'histoire de comment savoir que... Je ne pense pas qu'à la place de ... n'importe qui aurait pris le temps de... (ceux qui ont lu le roman ou le liront me comprendront). Moi, en tout cas, j'aurais sauvé ma peau avant toute autre chose. Mais il s'agit d'un roman, donc laissons-lui sa place de roman.

    En résumé, je suis assez embêtée pour juger ce roman que j'ai lu sans déplaisir. Mais je n'ai pas été emportée par le style de l'auteure ; je ne peux même pas me consoler avec quelques tournures bien envoyées. Et le sentiment qui m'anime en rédigeant cette critique est que j'ai eu l'impression que l'auteure s'est dépêchée de le terminer et que ce dernier a finalement été bâclé. Dommage car je crois, encore, qu'il y avait de quoi faire un roman captivant de bout en bout.

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  • Encore un prix de l'Académie décevant...

    Encore un prix de l'Académie décevant...

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  • LE DERNIER DES NOTRES de Adelaïde de Clermon-Tonnerre Grasset 2016( prix de l’Académie Française)
    Résumé Nathalie Bullat 18 06 2018
    « Sommes nous condamnés à porter les crimes ou les souffrances de nos aïeux ? »
    C’est la question centrale de ce roman qui mêle une vraie page d’histoire à...
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    LE DERNIER DES NOTRES de Adelaïde de Clermon-Tonnerre Grasset 2016( prix de l’Académie Française)
    Résumé Nathalie Bullat 18 06 2018
    « Sommes nous condamnés à porter les crimes ou les souffrances de nos aïeux ? »
    C’est la question centrale de ce roman qui mêle une vraie page d’histoire à une passion amoureuse avec une bonne dose de suspens.
    Un page-turner disent les anglo-saxons !
    Cela démarre avec légèreté par un coup de foudre en plein Manhattan en 1969 où tous les excès étaient permis.
    Au chapitre suivant nous sommes sous les terribles bombardements de Dresde en 1945. Dans la ville en ruine une jeune Allemande mourante accouche d’un petit garçon nommé Werner. Elle le confie en disant qu’il est « le dernier des nôtres ».
    Je vous laisse découvrir par quel biais l’enfant sera adopté aux USA. En 1970 lors d’un repas dans la riche famille de Rebecca, la présence de Werner provoquera un choc. Rebecca disparait. Werner comprendra alors qu’il y a des sérieuses zones d’ombre quant à ses origines. IL se lancera dans un longue et difficile quête qui le mènera sur l’histoire tragique d’une famille allemande.
    Plus intéressant que les amours et les ambitions du jeune homme , on y apprend cette incroyable opération méconnue de l’histoire (du vrai nom opération paper clip) où un grand nombre de scientifiques nazis qui travaillaient sur les fameux V2 se sont rendus aux américains, échappant ainsi aux Russes et plus tard au procès de Nuremberg. Les américains leur attribuèrent des postes importants dans la recherche scientifique à fort Bliss au Texas.
    Vous passerez un très bon moment avec cette histoire à rebondissements écrit dans un style direct et fluide. Cela fera un très bon film sans aucun doute !!

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  • "Le Dernier des nôtres" est une fresque amoureuse et historique entre l'Europe de l'après-guerre et le New York de la fin des années 60, début des années 70.

    L'intrigue vous tient, l'écriture est assez simple et fluide… le personnage principal est assez attachant, on a envie de suivre son...
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    "Le Dernier des nôtres" est une fresque amoureuse et historique entre l'Europe de l'après-guerre et le New York de la fin des années 60, début des années 70.

    L'intrigue vous tient, l'écriture est assez simple et fluide… le personnage principal est assez attachant, on a envie de suivre son histoire et de savoir pourquoi il est le dernier des siens..

    L'histoire de la seconde guerre mondiale et surtout des conséquences engendrées est assez proche de la réalité, un vrai travail a été fait pour faire revivre l'Allemagne d'Hitler et des camps de concentration dans ce livre.
    On sent que l'auteur maîtrise parfaitement les événements historiques liés à de cette période trouble de l'histoire. Les protagonistes y trouvent leur place et sont crédibles.

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  • Attention page turner !
    Je sais que ce mot est pour certains péjoratif mais soyons un peu honnête avec le lecteur (la lectrice) que nous sommes, un livre où l’on prend du plaisir et que l’on dévore, ne peut pas être un mauvais livre sous prétexte que l’écriture n’est pas alambiquée et que notre...
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    Attention page turner !
    Je sais que ce mot est pour certains péjoratif mais soyons un peu honnête avec le lecteur (la lectrice) que nous sommes, un livre où l’on prend du plaisir et que l’on dévore, ne peut pas être un mauvais livre sous prétexte que l’écriture n’est pas alambiquée et que notre intellect n’est pas stimulé à 200%. Sans compter que parvenir à écrire un page turner, tout en décrochant le Prix du Roman de l’Académie Française, relève quand même de la performance.
    Adélaïde de Clermont Tonnerre est une conteuse hors pair et vous aurez du mal à lâcher votre bouquin.
    Deux époques et deux lieux s’entremêlent (Manhattan, 1969 et Dresde, 1945) pour nous raconter l’histoire d’un amour improbable qui se construit sur les fantômes de la seconde guerre mondiale.
    1969, Werner Zilch, jeune loup de l’immobilier, tombe sous le charme de Rebecca Lynch, artiste et riche héritière d’une des plus grande famille new-yorkaise. Dans cette ville en pleine effervescence, nos amoureux croisent Warhol, Patti Smith , Bob Dylan et même Donald Trump. Leur amour est total mais quand Werner rencontre pour la première fois la mère de Rebecca, celle-ci s'effondre en voyant son visage.
    1945, sous une pluie de bombes, une jeune femme agonise en mettant au monde un petit garçon. Ces derniers mots seront « Ne changez pas son prénom, il est le dernier des nôtres ».
    Les deux histoires se chevauchent, un chapitre par époque, jusqu’à ce qu’elles se rejoignent et que tout s’explique.
    Ce feuilleton est redoutablement efficace. Histoire d'amour, roman historique, suspens, on est captivé du début à la fin.
    Certes parfois les personnages se révèlent être une chouille caricaturaux et c’est une lichette manichéen mais ne boudez pas votre plaisir, laissez-vous emporter par le souffle romanesque de l’auteure.

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  • Avec «Le Dernier des nôtres», Adélaïde de Clermont-Tonnerre signe un roman haletant à la croisée des genres. Histoire d'amour mouvementée, fresque historique et suspense s'imbriquent pour créer un vrai plaisir de lecture.

    Ayant découvert ce roman d'Adelaïde de Clermont-Tonnerre en édition...
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    Avec «Le Dernier des nôtres», Adélaïde de Clermont-Tonnerre signe un roman haletant à la croisée des genres. Histoire d'amour mouvementée, fresque historique et suspense s'imbriquent pour créer un vrai plaisir de lecture.

    Ayant découvert ce roman d'Adelaïde de Clermont-Tonnerre en édition Audiolib, ma première impression est liée à une voix, celle de Rémi Bichet, l'acteur qui interprète l’œuvre. Adoptant une voix par personnage, il échappe avec talent au piège de la caricature, en particulier quand il prend l'accent allemand ou joue des rôles féminins. Son travail théâtral, artistique, donne une dimension forte à l'histoire. Par ailleurs, cette version Audiolib est complétée d'un entretien avec Adelaïde de Clermont-Tonnerre. Si l'interview manque parfois d'assurance, elle permet d'en apprendre un peu plus sur l'auteur et sur la façon dont elle s'est documentée pour écrire «Le Dernier des nôtres».

    Car, le roman est, à cet égard, remarquable de précision historique et géographique. Il fait ainsi converger, chapitre après chapitre, l'Allemagne en déroute de 1945 avec les Etats-Unis de 1969-1971. Deux époques et deux continents pour remonter aux origines d'un homme : celles de Werner Zilch. «Avec sa dégaine de géant, sa tête slave et ses yeux délavés», il est le dernier des nôtres.

    Une vie retracée à la façon d'un feuilleton haletant, qui plonge le lecteur au cœur des événements, du bombardement de Dresde à l'effervescence du New York des années 1970 en passant par la conquête spatiale. Rebondissements, scènes érotiques, reconstitutions violentes de la guerre ou course poursuite dans Manhattan s'enchaînent dans un savant équilibre.

    Mais la romancière ne perd jamais de vue son héros. Il n'est pas que ce «visage taillé à la serpe, ces yeux délavés, cette crinière sable, cette taille hors norme». Elle lui insuffle des sentiments, décrit son rêve récurrent, digne d'un cas d'études freudien. Une finesse que l'on retrouve dans chaque description psychologique qu'elle entreprend. Une galerie de personnages hauts en couleur qui deviennent au fil des pages palpables, vibrants. Et auquel on s'attache. A tel point qu'ils vous accompagnent encore quelque temps, une fois le livre refermé (l'écoute achevée).

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  • Ce pourrait être un conte de fée avec Werner, un héros jeune, beau, bientôt riche et « aimé des jolies femmes ». Il tombe amoureux de « La Femme De Sa Vie » dont il aperçoit la « cheville », ce qui est peu commun, même pour lui, car « si j’avais dû me concentrer sur une partie de l’anatomie...
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    Ce pourrait être un conte de fée avec Werner, un héros jeune, beau, bientôt riche et « aimé des jolies femmes ». Il tombe amoureux de « La Femme De Sa Vie » dont il aperçoit la « cheville », ce qui est peu commun, même pour lui, car « si j’avais dû me concentrer sur une partie de l’anatomie féminine j’aurais spontanément choisi les fesses, l’entrejambe, la gorge ou peut-être le visage » !
    Il est entouré d’un ami fidèle, (d’aucuns diraient d’un faire valoir), assurant le fond musical au piano pendant qu’il séduit la belle Rebecca, d’une secrétaire également fidèle et compétente bien sûr, d’un traiteur qui, après avoir déposé le bilan, décide de devenir son majordome, et d’une sœur rescapée d’une communauté hippie qui devient une diva de la mode naissante du bien-être. La belle est séduite, les affaires marchent, Trump Donald (qui n’est encore qu’un promoteur immobilier connu) lui tape sur l’épaule et le félicite de sa conquête.
    Ce pourrait être un drame débuté vingt-cinq ans plus tôt à Dresde pendant les terribles bombardements qui ont rasé la ville. Une femme grièvement blessée donne la vie à un robuste garçon avant que la sienne ne s’éteigne. Elle a juste le temps de demander au médecin de ne pas changer le nom de son fils car « il est le dernier des nôtres ». C’est une époque terrible, prenez deux frères pas vraiment jumeaux mais presque car leur ressemblance physique est phénoménale. Ils sont nazis, l’un est un nazi bête et méchant, très très méchant (même avec son frère et sa belle-sœur), l’autre est un nazi intelligent et gentil, très gentil et c’est le père de l’enfant (enfin on le croit au début). C’est un savant qui, bien que travaillant à Dora, où chaque jour des centaines de déportés esclaves meurent dans d’atroces conditions, ne rêve que de fusées qu’il construit auprès du fameux Wernher Von Braun. Il préfèrerait bien sûr les envoyer dans la lune plutôt que sur Londres et ses habitants.
    Après quelques péripéties rocambolesques et parfaitement invraisemblables (telle la traversée du nord au sud d’une Allemagne en ruine au printemps 45 de trois femmes seules à bord d’une camionnette de livraison sans autre souci que celui de se ravitailler en essence en échange d’un jambon), nous comprenons que le bébé sauvé par une nourrice providentielle – dont l’enfant n’a pas survécu aux bombardements – est bien notre héros passé en Amérique grâce à Von Braun qui se trouvait être également son parrain mais qui l’a perdu de vue puisque Werner (notre héros se nomme ainsi comme le grand homme mais sans « h ») a ensuite été adopté. Ouf !
    Rien n’est simple dans le monde des promoteurs immobiliers new yorkais car Rebecca va disparaître pendant près d’un an ; Werner se console avec Joan, une chanteuse à succès (tant qu’à faire !) mais au grand cœur car, lorsque Rebecca réapparaît, elle s’en va en déclarant simplement «tu as intérêt à être heureux Wern! Si tu gâches cette histoire avec Rebecca, je ne te le pardonnerai pas »
    Pourquoi Rebecca a-t-elle disparu ? Pourquoi souffre –t-elle de narcolepsie ? Parce que sa maman est une ancienne déportée et parce qu’elle a subi les sévices et tortures de l’un des deux frères nazis (sans doute le méchant) avant de pouvoir s’évader grâce à la complicité d’un des gardiens du camp amoureux d’elle … !
    Ca se complique car il semblerait que le père de Werner ait pu être le bourreau de la mère de Rebecca. Aïe, aïe, aïe…
    J’en ai déjà trop dit, ce roman cousu de clichés et d’invraisemblances ne tient pas debout. Passez votre chemin, rien n’est crédible, les personnages faire-valoir sont caricaturaux, certains passages sont risibles :
    Le veuf qui offre sa villa de bord de mer aux amoureux tout en dénonçant l’escroquerie de l’avocat de la famille est un sommet du genre. «Il la gardait en eau et prête à l’emploi parce qu’une piscine [celle-ci est olympique, tant qu’à faire, à nouveau] vide c’est triste. Elle servait parfois aux enfants du personnel. Voir ces petites vies toutes neuves se délecter d’un plaisir aussi simple, lui apportait un peu de joie »…sniff !
    Que dire de Miguel, le traiteur cubain ? «il traversait un sérieux revers de fortune…un escroc s’était volatilisé sans le payer…je l’avais contacté pour lui demander de nous recommander quelqu’un, il se recommanda lui-même. D’origine cubaine, son embonpoint sanglé dans un uniforme impeccable, Miguel était la meilleure femme d’intérieur de Manhattan. Il cousait, brodait, lavait et repassait à l’amidon, faisait des bouquets de fleurs somptueux et cuisinait comme un grand chef. Il aimait contempler ses placards dans lesquels s’alignaient des piles de nappes et de draps empesés »…Essayez de contempler vos placards, vous verrez ça vous reposera du Louvre ou du Metropolitan de New York !
    J’ai la nette impression de m’être fait escroquer par une quatrième de couverture mensongère et une Académie Française ne faisant plus la différence entre un roman de qualité et un reportage en carton pâte de « Point de vue et images du Monde ».

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  • Manhattan dans les années 70. Werner Zilch est jeune, séducteur et travaille dans une entreprise de construction qu'il dirige avec son meilleur ami Marcus. Il a été adopté à l'âge de trois ans et est d'origine germanique. Il a une soeur hippie, Lauren, qu'il aime beaucoup. Wern partage sa vie...
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    Manhattan dans les années 70. Werner Zilch est jeune, séducteur et travaille dans une entreprise de construction qu'il dirige avec son meilleur ami Marcus. Il a été adopté à l'âge de trois ans et est d'origine germanique. Il a une soeur hippie, Lauren, qu'il aime beaucoup. Wern partage sa vie entre les filles qu'ils rencontrent et son chien Shakespeare. Un jour, dans un restaurant, Wern tombe sous le charme d'une jeune femme, Rebecca. "Dès qu'elle tourna ses yeux vers moi, je sus que cette fille me plaisait plus que toutes celles que j'aurais pu connaître ou simplement désirer." Un monde les sépare: il est fauché, elle est riche et vient d'une grande famille. Malgré tout, ils commencent une histoire. Mais ça va être une histoire faite de "je t'aime moi non plus". Elle va même disparaître pendant un an, le laissant dévasté et quand elle va revenir, elle va lui dévoiler un terrible secret concernant sa mère, son passé et ce qu'elle a découvert. La boîte de Pandore est ouverte...

    Un secret qui va mener Wern sur la découverte de ses origines et nous plonger en 1945, dans l'Allemagne Nazie et des SS. "La vie me glissait entre les doigts. Je me demandais si je parviendrais jamais à en reprendre le contrôle." Ce secret et les découvertes qui vont suivre pourraient bien mettre un terme à leur histoire...

    J'ai beaucoup aimé ce livre même si le déroulement de l'histoire a été sans grande surprise... J'aime les livres avec le contexte historique de la seconde guerre mondiale et les secrets de famille. C'est bien documenté et on alterne des périodes de passé et présent qui nous permettent de mieux comprendre l'histoire et les personnages. L'écriture est belle et teinté d'humour. J'ai aimé la beauté et la personnalité des différents personnages, la quête de vérité de Wern (qui arrive sur le tard par contre) et cette histoire d'amour passionnée et compliquée de ces deux jeunes gens. Peut-on aimer en faisant abstraction du passé et de ses origines.

    http://auchapitre.canalblog.com/archives/2017/08/06/35546411.html
    Page Facebook Au chapitre d'Elodie

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