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Le crime du comte Neville

Couverture du livre « Le crime du comte Neville » de Amélie Nothomb aux éditions Lgf
  • Date de parution :
  • Editeur : Lgf
  • EAN : 9782253070672
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

« Ce qui est monstrueux n'est pas nécessairement indigne. » Une clarté d'expression qui fait mouche. Cette fois encore, on se régale. Isabelle Potel, Figaro Madame.

Faussement léger, drôle, et terriblement malin. Jeanne Ferney, La Croix.

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Avis (35)

  • Chaque année, à la même période, il est là, souvent en grande quantité, sur les étals de nos libraires préférés. On a fini par s’habituer à sa présence. Sans lui, la rentrée littéraire n’aurait pas la même saveur. C’est devenu une lecture « quasi obligatoire ». Vous l’avez deviné, je parle du...
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    Chaque année, à la même période, il est là, souvent en grande quantité, sur les étals de nos libraires préférés. On a fini par s’habituer à sa présence. Sans lui, la rentrée littéraire n’aurait pas la même saveur. C’est devenu une lecture « quasi obligatoire ». Vous l’avez deviné, je parle du millésime 2015 d’Amélie Nothomb. Il se nomme cette année « Le crime du comte Neville » et nous offre une belle photo de l’autrice en couverture.
    « Ce qui est monstrueux n’est pas forcément indigne » nous aguiche la 4ème de couverture. Voilà une citation bien mystérieuse…

    Moins de 2h après, je résumerai mon ressenti (oui oui il faut rester dans le ton du livre donc utilisons le mot ressenti) : Bof ! C’est un peu léger tout cela Madame… Ça fait cher la nouvelle tout de même!
    Si ce n’était pas Amélie Nothomb, aurais-je réagi ainsi ? Aurais-je eu le même ressenti ? Je ne pense pas…

    Rembobinons la pellicule et prenons les choses dans l’ordre.
    Le crime du comte Neville est donc une grosse nouvelle plus qu’un roman (140 pages à peine et encore écrit assez grand avec des interlignes et structurés en courts chapitres). Il se lit donc très (trop) rapidement, surtout que de nombreux dialogues dynamisent l’histoire.
    L’intrigue est nouée autour du comte Neville (famille aristocrate belge). Ruiné, le comte va organiser la dernière grande Garden Party dans son château avant de se résoudre à le céder. Mais suite à la fugue de sa fille Sérieuse, une voyante que le comte n’apprécie guère, lui annonce que lors de celle-ci, il tuera l’un des invités. Durant tout le livre, le comte va combattre cette sombre prophétie car « Malheureusement il était comme presque tout le monde : il ne croyait les prédictions que si elles le concernaient. Même le sceptique le plus cartésien croit en son horoscope ».

    Comme à son habitude, Amélie Nothomb se base ou fait allusion à des références littéraires. Ici ce sera Oscar Wilde et son Crime de Lord Arthur Savile, la mythologie grecque avec les prénoms de deux des enfants du comte, Oreste et Electre. Point positif : on se cultive et cela donne envie de relire l’opus de Oscar Wilde.

    Comme à son habitude, on retrouve une critique en creux de l’aristocratie, de la noblesse belge (ici ce sera son père).

    Comme à son habitude, on retrouve l’écriture et le style d’Amélie Nothomb. Les phrases sont courtes, simples, non dénuées d’humour ni de légèreté. Mais cette fois je suis quand même resté sur ma faim et n’est pas ri.
    Les fulgurances sont rares même si ces descriptions sont toujours aussi belles.
    « Son père sombre taciturne, coléreux, se transformait lors des réceptions en un homme prolixe et disert, souriant et gracieux ; sa mère timorée se muait soudain en une femme du monde, bien habillée, pleine d’aisance. »
    Tout cela permet une lecture relativement fluide et agréable, mais sans plus.

    Si j’ai apprécié les échanges père/fille au cours des nombreux dialogues (clairement mon thème préféré du livre), j’ai trouvé l’intrigue trop légère et « assez plate ». Il y a certes des rebondissements, mais j’ai trouvé que cela manquait de profondeur. Rien n’est approfondi et cela ressemble un peu à un travail ni fait, ni à faire. Cela démarrait pourtant agréablement mais j’ai fini par m’ennuyer.
    Quant au dénouement… je préfère m’abstenir de tout commentaire et vous laisse le découvrir. Oui il y a beaucoup à dire dessus !

    En conclusion, je serai donc sévère avec Amélie Nothomb. Je ne dirai pas que je n’ai pas apprécié (ce n’est certes pas son meilleur roman mais ce dernier opus tient grosso modo la route) mais je reste trop sur ma faim ! J’attends plus de cette autrice. On est loin de la qualité de ces premiers romans…

    2/5

    http://alombredunoyer.com/2015/09/08/le-crime-du-comte-neville-amelie-nothomb/

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  • Comme le dit si bien François Busnel lors de la première de son émission "que serait une rentrée littéraire sans Amélie"...Personnellement je ne boude pas ce plaisir de lecture car l'auteur est unique.
    J'avoue une préférence pour les livres narrant sa vie japonaise, mais celui-ci est fort...
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    Comme le dit si bien François Busnel lors de la première de son émission "que serait une rentrée littéraire sans Amélie"...Personnellement je ne boude pas ce plaisir de lecture car l'auteur est unique.
    J'avoue une préférence pour les livres narrant sa vie japonaise, mais celui-ci est fort séduisant dans un numéro de pastiche d'Oscar Wilde.

    Lorsqu'un comte rencontre une voyante c'est explosif sous la griffe de notre auteur.
    "Lors de cette réception, vous allez tuer un invité." avait dit la voyante.
    Dès lors le lecteur va rencontrer l'aristocratie belge et ses décalages face à notre monde à feu et à sang.
    Ce cercle fermé n'a qu'une préoccupation la fameuse garden-party de début octobre. Mais celle-ci doit être la dernière du comte et il devrait même y commettre un crime.Tuer qui ? Il ne le sait.
    Sérieuse, sa fille cadette, lui souffle la solution : la tuer elle, car puisqu'il lui a donné la vie il doit l'en débarrasser.
    Monsieur le comte est plus habile à diriger la horde des invités de ses garden party qu'à comprendre sa fille.
    Et la chute de cette histoire, est pour le moins inattendue et loufoque.

    Jubilatoire, déjanté, une note plus aiguë sur le portrait d'une jeune fille en souffrance.
    En conclusion : un bon millésime.
    Bravo à Philippe Narcisse pour la conception graphique.

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  • Amélie Nothomb nous livre un très bon roman, brillant où perce tout l'aisance de l'auteur à manier le verbe. Ce livre m'a ému, il est ce qu'est l'auteure: drôle, extrêmement intelligent. Il ne faut pas s'y méprendre, Amélie Nothomb ne nous parle pas tant d'elle que des caractères universels de...
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    Amélie Nothomb nous livre un très bon roman, brillant où perce tout l'aisance de l'auteur à manier le verbe. Ce livre m'a ému, il est ce qu'est l'auteure: drôle, extrêmement intelligent. Il ne faut pas s'y méprendre, Amélie Nothomb ne nous parle pas tant d'elle que des caractères universels de la Nature humaine. L'échange entre Sérieuse la narratrice et son père est bouleversant, il m'a fait pleurer. Cette enfant est prodigieuse, ce qui se joue là c'est la violence des sentiments, de l'amour, qui peut-être redoutable. Bien sûr, il y a l'aristocratie, traitée en bouffonnerie mais je suis sûre que le jet de l'écriture est surtout fait de tendresse, ce qui fait l'identité créer parfois tant de paradoxes, qu'il faille les écrire.
    Bonne lecture à tous.

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  • Très déçue par le dernier Nothomb : une histoire survolée, une fin bâclée...il y avait pourtant les ingrédients d'un bon livre. L'auteur aurait elle cédé à la facilité?

    Très déçue par le dernier Nothomb : une histoire survolée, une fin bâclée...il y avait pourtant les ingrédients d'un bon livre. L'auteur aurait elle cédé à la facilité?

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  • J’ai moins aimé que Pétronille mais je n’ai pas détesté. L’auteur nous offre une heure et demie de lecture divertissante et originale. J’ai eu le plaisir de le lire lors d’une longue, très longue attente de train et cela m’a bien aidé à relativiser et à garder mon calme.

    Il est question de...
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    J’ai moins aimé que Pétronille mais je n’ai pas détesté. L’auteur nous offre une heure et demie de lecture divertissante et originale. J’ai eu le plaisir de le lire lors d’une longue, très longue attente de train et cela m’a bien aidé à relativiser et à garder mon calme.

    Il est question de destin, au final qu’est-ce que le destin ? peut-on vraiment y échapper ? J’ai aimé ce personnage de Comte fantasque, le personnage de la fille aussi adolescente complètement désemparée qui ne trouve pas sa place au sein de sa famille. J’ai aimé aussi les références aux tragédies grecques et le brin de folie qu’il y a tout du long.

    L’auteur reprend les ingrédients habituels : des prénoms originaux pour ses personnages, des situations ubuesques, des rebondissements à gogo et des situations rocambolesques.
    J’apprécie aussi le fait qu’elle se moque de la bourgeoisie belge et fait preuve d’autodérision. On reconnait bien son style, l’histoire est très sympa et on a qu’une hâte c’est de savoir comment cela va finir. Et ça vu le nombre de pages on le sait très rapidement.

    Autant vous le dire je n’ai pas aimé la fin, bâclée et tellement bof. Avec Amélie Nothomb c’est un peu les montagnes russes au niveau qualité, mais c’est comme une addiction on essaie toujours dès fois que …

    VERDICT

    C’est pas son meilleur, c’est pas le pire non plus. Il ne me laissera pas un souvenir impérissable mais c’est parfait pour passer une heure de lecture et passer à autre chose.

    https://revezlivres.wordpress.com/2015/09/03/le-crime-du-comte-neville-nothomb-amelie/

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  • Que de fraîcheur, que d'autodérision et de légèreté dans ce nouveau roman de Melle Nothomb!
    Habituellement, j'apprécie un ouvrage sur deux de ma compatriote, mais voici sans doute l'exception qui confirme la règle: après avoir beaucoup aimé le dernier, celui-ci me plaît tout...
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    Que de fraîcheur, que d'autodérision et de légèreté dans ce nouveau roman de Melle Nothomb!
    Habituellement, j'apprécie un ouvrage sur deux de ma compatriote, mais voici sans doute l'exception qui confirme la règle: après avoir beaucoup aimé le dernier, celui-ci me plaît tout autant.
    Surréalisme belge et aristocratie, deux mondes décalés rassemblés avec talent et humour par la plus belge de nos auteurs.
    Une bonne cuvée... de champagne millésimé, cela va de soi!

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  • Mardi 1er septembre : ma rentrée littéraire, comme d’habitude, commence par le dernier NOTHOMB.
    Il m’aura suffi de traverser Montpellier en tram et de patienter trente minutes dans la salle d’attente d’un ostéopathe pour en venir à bout. Mais ne comptez pas sur moi pour rejoindre le chœur des...
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    Mardi 1er septembre : ma rentrée littéraire, comme d’habitude, commence par le dernier NOTHOMB.
    Il m’aura suffi de traverser Montpellier en tram et de patienter trente minutes dans la salle d’attente d’un ostéopathe pour en venir à bout. Mais ne comptez pas sur moi pour rejoindre le chœur des pleureuses qui déjà crient presque au scandale. Autant l’avouer d’emblée, je suis fan inconditionnelle d’Amélie.
    Certes "Le crime du Comte Neuville", 135 pages d’une grosse écriture aux chapitres très aérés, n’est pas transcendant, certes, ce n’est, ni son meilleur roman, ni mon préféré, mais tout de même. L’histoire, loufoque, de ce comte sur le point de donner la dernière grande fête dans son château prêt à être vendu, et à qui l’on prédit qu’il assassinera l’un de ses invités, n’est pas à jeter aux orties.
    On y retrouve l’écriture typique de l’auteur : des mots simples, des phrases courtes et légères, de l’humour, noir parfois, son côté facétieux… Je la compare souvent à un clown musicien, qui, sous des airs de dilettante, possède un incroyable talent. Ou encore à Jon Pilatsky, génial violoniste canadien. Vous le connaissez ? L’air de rien, il saute, court, s’amuse, pendant que son archet vole sur les cordes et produit un son miraculeux, une mélodie d’une grande beauté. Car, c’est toujours "mine de rien" aussi qu’Amélie Nothomb nous raconte : ici, les affres de l’adolescence, là, la vacuité de la vie des nantis, ou la description d’un beau dimanche octobre…
    Alors, même si l’on me dit : "oui, mais le dénouement en deux pages, c’est un peu juste, oui, mais les personnages sont un peu inexistants, ils auraient pu être approfondis, oui, mais quand même, au poids, ça ne vaut pas grand-chose, oui, mais ses romans se ressemblent, oui mais….je persiste et signe…j’aime bien ce petit roman et j’accepte d’être taxée de subjectivité.

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  • Comme d'habitude, ce n'est pas avec la quatrième de couverture que l'on va savoir de quoi parle le dernier roman d'Amélie Nothomb ; le titre est dans ce cas précis bien plus révélateur que la citation mise en avant ! Pour faire court, en allant rechercher sa fille à priori fugueuse chez une...
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    Comme d'habitude, ce n'est pas avec la quatrième de couverture que l'on va savoir de quoi parle le dernier roman d'Amélie Nothomb ; le titre est dans ce cas précis bien plus révélateur que la citation mise en avant ! Pour faire court, en allant rechercher sa fille à priori fugueuse chez une voyante, le comte Neville reçoit une prédiction embarrassante : lors de la prochaine fête qu'il donnera, il tuera un invité. Noblesse oblige, ce meurtre doit avoir un certain panache et ne pas déroger aux règles en vigueur dans l'aristocratie belge ; le comte Neville tente alors de trouver la victime idéale tout en organisant la dernière garden-party annuelle qui aura lieu dans le château familial.
    Le crime du comte Neville contient la plupart des éléments constitutifs des romans d'Amélie Nothomb : un texte court au vocabulaire riche, des patronymes improbables, de longs dialogues teintés de philosophie, des références littéraires, du champagne et des notions de savoir-vivre qui peuvent parfois paraitre désuètes. On aime ou on n'aime pas. Personnellement cela me m'a jamais dérangée, si bien qu'Amélie Nothomb est devenue pour moi un rendez-vous incontournable de la rentrée littéraire... Bien sûr il y a des hauts et des bas, j'ai adoré certains titres et peu apprécié d'autres lectures. Le crime du comte Neville entre pour moi dans la catégorie "peut mieux faire" : le roman se lit bien (et vite, trop vite même !), le style est agréable, il y a une légère touche d'humour, mais je ne lui ai pas trouvé grand intérêt. La conclusion, qui ressemble à un gag, abrupte et rapide, m'a laissée comme un goût d'inachevé qui m'a dérangée. J'avais adoré Pétronille l'année dernière, Le crime du comte Neville ne me laissera pas un souvenir impérissable.

    http://andree-la-papivore.blogspot.fr/2015/08/le-crime-du-comte-neville-damelie.html

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