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Le colonel ne dort pas

Couverture du livre « Le colonel ne dort pas » de Emilienne Malfatto aux éditions Editions Du Sous Sol
Résumé:

Dans une grande ville d'un pays en guerre, un spécialiste de l'interrogatoire accomplit chaque jour son implacable office.
La nuit, le colonel ne dort pas. Une armée de fantômes, ses victimes, a pris possession de ses songes.
Dehors, il pleut sans cesse. La Ville et les hommes se confondent... Voir plus

Dans une grande ville d'un pays en guerre, un spécialiste de l'interrogatoire accomplit chaque jour son implacable office.
La nuit, le colonel ne dort pas. Une armée de fantômes, ses victimes, a pris possession de ses songes.
Dehors, il pleut sans cesse. La Ville et les hommes se confondent dans un paysage brouillé, un peu comme un rêve - ou un cauchemar. Des ombres se tutoient, trois hommes en perdition se répondent. Le colonel, tortionnaire torturé. L'ordonnance, en silence et en retrait. Et, dans un grand palais vide, un général qui devient fou.

Le colonel ne dort pas est un livre d'une grande force. Un roman étrange et beau sur la guerre et ce qu'elle fait aux hommes.
On pense au Désert des Tartares de Dino Buzzati dans cette guerre qui est là mais ne vient pas, ou ne vient plus - à l'ennemi invisible et la vacuité des ordres. Mais aussi aux Quatre soldats de Hubert Mingarelli.

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Articles (1)

Avis (21)

  • Cela pourrait être n’importe où et n’importe quand, mais les lieux foulés par l’autrice dans le cadre de sa profession, du coté du moyen orient ont sans doute inspiré ce conte philosophique. Trois personnages, l’ordonnance, le colonel et le général sont les acteurs d’un conflit dont on ne...
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    Cela pourrait être n’importe où et n’importe quand, mais les lieux foulés par l’autrice dans le cadre de sa profession, du coté du moyen orient ont sans doute inspiré ce conte philosophique. Trois personnages, l’ordonnance, le colonel et le général sont les acteurs d’un conflit dont on ne connaît ni les origines, ni les objectifs ni l’évolution. Seule une pratique, commune à tous les conflits est évoquée et fait l’objet de cette narration, la torture. Le colonel, bon petit soldat semble être parvenu à un détachement psychologique lui permettant d’effectuer les pires horreurs pour briser la vie des prisonniers qu’il interroge, mais, les apparences sont trompeuses et ses exactions sont à l’origine de troubles affectant durablement son sommeil. Les faits sont suggérés, et on ne mesure leur gravité qu’aux effets qu’il produisent sur les protagonistes. Les passages narratifs du quotidien sont entrecoupés par des réflexions de conception poétique sur les remords, la culpabilité et des dialogues entre morts et vivants, bourreaux et victimes. Cette évocation, désincarnée touche le lecteur par sa forme et l’absence de descriptions gore forcent l’imagination de leur violence et leur gravité. Une petite touche d’humour dans cet univers angoissant et glauque émerge avec l’attitude de ce général fou qui s’abrite sous un parapluie des fuites d’eau de son bureau et qui profite de son environnement aquatique pour sortir sa canne à pêche !

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  • "Le colonel a oublié le moment exact où il a cessé de dormir. après quel mort, quel interrogatoire, quelle bataille, quel corps qui n'en était plus un. C'est venu peu à peu, lui semble-t-il."

    Un huis-clos à couper le souffle pour parler du cauchemar de la guerre. En alternant deux récits,...
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    "Le colonel a oublié le moment exact où il a cessé de dormir. après quel mort, quel interrogatoire, quelle bataille, quel corps qui n'en était plus un. C'est venu peu à peu, lui semble-t-il."

    Un huis-clos à couper le souffle pour parler du cauchemar de la guerre. En alternant deux récits, celui du colonel en vers libres, lui donnant une infinitésimale humanité, et celui du narrateur, extérieur à l’histoire, racontant l’horreur et la noirceur du conflit, Émilienne Malfatto nous glace le sang de réalisme.

    « Qu’est-ce que vous croyez
    j’aurais aimé moi aussi
    aimé
    être heureux
    avoir la sensation de
    vivre
    et non de traverser l’existence comme
    un champ de ruines
    des ruines j’en ai trop vu trop
    provoqué
    si bien que mon âme s’est mise à leur ressembler
    vous me direz cela vous est égal
    mon malheur je l’ai cherché
    et il n’est écrit nulle part que les victimes doivent avoir
    de la sympathie
    pour leur bourreau
    j’ai depuis longtemps perdu toute prétention
    à la sympathie
    à l’amitié à
    m’amour
    à la pitié »

    Le colonel ne dort pas est un texte qui se lit et se relit pour toucher au plus près l’intime des personnages. Les éléments sont absents, pas de date, pas de lieu, pas de nom, à chacun de planter son propre décor.

    Je ne peux pas dire si j’ai aimé ou pas ce livre d’une noirceur extrême. Comme dans son premier roman, Que sur toi se lamente le tigre, l’écriture majestueuse est contenue en très peu de pages. Mais le sujet est si sombre, si violent qu’il en est douloureux, et qu’il m’a demandé une certaine retenue dans mes sentiments.

    http://www.mesecritsdunjour.com/archives/2022/10/25/39682573.html

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  • Dans un décor intemporel et et un espace indéterminé, le seul repère est la grisaille, celle qui signe la destruction, le chaos issu d’une volonté humaine d’anéantir pour s’approprier. Au coeur de cet univers, un homme qui ne dort pas, qui ne dort plus, qui ne peut plus lâcher prise, tant ses...
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    Dans un décor intemporel et et un espace indéterminé, le seul repère est la grisaille, celle qui signe la destruction, le chaos issu d’une volonté humaine d’anéantir pour s’approprier. Au coeur de cet univers, un homme qui ne dort pas, qui ne dort plus, qui ne peut plus lâcher prise, tant ses actions de « spécialiste » lui ont interdit à jamais de trouver le repos, de mettre à distance ce qui revient de sa mission.

    Ce court texte est terriblement poignant. L’absence de référence à un épisode précis dont l’histoire nous a laissé de nombreux témoignages, augmente la portée des mots, et fait accéder le récit à une dimension universelle.

    Autour de lui, le général perdu dans une partie d’échec sans fin, et le planton focalisé sur son rôle précis n’ont sans doute pas ouvert la brèche qui laisse passer les remords er les questions qui perturbent. Maillons d’une hiérarchie qui dilue pour occulter la réalité de la guerre.

    Avec une écriture très élégante, qui confine à la poésie, Émilienne Malfatto nous offre une fable universelle sur la culpabilité et la responsabilité, et un constat sans appel sur le cataclysme que représente un conflit où l’humain perd toute signification pour n’être qu’un outil à torturer ou détruire en fonction de son utilité.

    Ces pages désincarnées sont très impressionnantes de profondeur et sensibilité.

    112 pages Editions du sous-sol 19 Août 2022

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  • Ce livre était en lice pour le prix Landerneau des lecteurs 2022 (je faisais partie du jury).

    Les prix sont l'occasion de lire des romans que l'on n'aurait pas forcément choisi ou lu, et qui sont souvent d'heureuses surprises. Cela permet donc de renouveler mes habitudes et de découvrir de...
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    Ce livre était en lice pour le prix Landerneau des lecteurs 2022 (je faisais partie du jury).

    Les prix sont l'occasion de lire des romans que l'on n'aurait pas forcément choisi ou lu, et qui sont souvent d'heureuses surprises. Cela permet donc de renouveler mes habitudes et de découvrir de nouveaux auteurs. C'est la cas avec 'Le colonel ne dort pas', un roman puissant et court qui a pour thème la guerre.

    J'ai beaucoup aimé l'alternance entre les passages poétiques et le récit. L'absence de dialogues est sans doute voulu de la part de l'auteure. Personnellement cela ne m'a pas gêné. Je me suis laissé happé par l'atmosphère mystérieuse. L'action se déroule dans une grande ville dont on ignore le nom.

    Cette histoire me rappelle d'ailleurs 'le désert des Tartares ' de Dino Buzzatti que j'avais lu il y a longtemps et que j'avais beaucoup apprécié.
    J'adore les romans où le personnage principal fait de l'introspection sur lui-même.

    L’écriture est soignée et chaque mot a son importance. De la vraie littérature.

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  • Le colonel a bien de sinistres activités : c’est un spécialiste, un expert de l’interrogatoire. Le colonel est un tortionnaire, un bourreau.
    A le dire ainsi, on peut frémir et décider de refermer le livre. C’est en tous cas, la tentation que j’ai eu, par a priori. Et puis, l’écriture de …...
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    Le colonel a bien de sinistres activités : c’est un spécialiste, un expert de l’interrogatoire. Le colonel est un tortionnaire, un bourreau.
    A le dire ainsi, on peut frémir et décider de refermer le livre. C’est en tous cas, la tentation que j’ai eu, par a priori. Et puis, l’écriture de … Malfatto m’a emportée jusqu’à la dernière page. Quel raffinement dans l’art d’évoquer l'innommable, plus extraordinaire encore quelle poésie dans l’écriture ! Pas de sordide, pas de “gore”, et pourtant on comprend que trop bien pourquoi ce sinistre personnage “a oublié le moment exact où il a cessé de dormir”.
    Le contexte géographique et politique n’est pas ou peu décrit, on ne sait pas vraiment de quel conflit il est question. D’ailleurs, ce colonel n’est-il pas l’archétype du “salaud” de toutes les guerres …

    C’est un rendez-vous avec les pensées et surtout la conscience du colonel auquel nous convie l’auteure. C’est entre’apercevoir une étoile de lumière dans l’âme noir de ce personnage.

    Le colonel ne dort pas, parce qu'il a été responsable de trop de morts durant cette guerre, et que ceux-ci reviennent le hanter la nuit, le torturant comme il l'a fait avec eux, le tuant à petit feu comme il leur appliquait l'art de ne pas les faire mourir trop vite. Car la mort est une délivrance, comme le sommeil.

    A noter la présence de deux autres personnages de cette pièce terrible qui se joue sous nos yeux qui mettent encore plus en valeur le personnage central : le général qui devient fou dans son palais et l’ordonnance du colonel qui voudrait être ailleurs, qui voudrait retrouver l’avant, la vie, les filles, le beau, le bon.
    On est là un roman singulier, noir et beau à la fois.

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  • Lambeaux de conscience pour une mort lente…
    La construction et la densité de l’écriture donnent une force à ce sujet sans unité de lieu ni de temps, l'auteur nous dit la planète brûle ne détournons pas la tête.
    Ce troisième opus est une confirmation d'un talent réel et d’une écriture...
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    Lambeaux de conscience pour une mort lente…
    La construction et la densité de l’écriture donnent une force à ce sujet sans unité de lieu ni de temps, l'auteur nous dit la planète brûle ne détournons pas la tête.
    Ce troisième opus est une confirmation d'un talent réel et d’une écriture puissante.
    La construction qui alterne ce que je nomme des lambeaux de conscience qui prennent une forme éblouissante, ne seraient-ils pas des éclairs d’une foudre révélant la violence de l’orage de notre monde et d’une planète en feu ?
    Émilienne Malfatto me fascine par cette écriture si dense qui nous donne cette sensation d’un tableau impressionniste où le mystère réside dans tous les détails à visualiser pour connaître l’intention du peintre.
    Le sujet m’a fait penser à l’auteur discret et talentueux Hubert Mingarelli avec Quatre soldats, dire ce que la guerre fait aux hommes.
    En peu de mots, mais des mots choisis avec art , le lecteur voit se dissoudre l’humanité.
    « Le colonel a oublié le moment exact où il a cessé de dormir. Après quel mort, quel interrogatoire, quelle bataille, quel corps qui n’en était plus un. »
    Une fiction que le lecteur sait réelle, donc pas besoin de nommer car elle concerne tous les hommes de la planète.
    L’écriture maîtrise l’art d’arrêter sa course juste au moment où cela serait insupportable à lire.
    On se surprend à penser à des figures emblématiques de la torture de tous les pays et toutes les époques, on pense aussi à cette guerre à nos portes.
    Le rythme nous porte vers la plongée du précipice de l’irrémédiable.
    C’est un cri magistral qui nous dit l’absurde et nous enjoint de ne pas le banaliser.
    C’est un livre dense, puissant, une déflagration littéraire qui se confirme.
    Le colonel ne dort pas, quand sera-t-il des lecteurs ?
    La couverture est éblouissante et dans la veine des mots d’Émilienne Malfatto.
    Lu dans le cadre du Prix Landerneau 2022
    ©Chantal Lafon
    https://jai2motsavousdire.wordpress.com/2022/10/08/le-colonel-ne-dort-pas/

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  • L'homme est le seul être vivant à faire la guerre et, pour vaincre l'ennemi, à utiliser les moyens les plus abjects et les plus avilissants.
    Tous les matins, dépêché par les leaders de la Reconquête, le colonel se rend au centre de commandement, ancien palais de l'ex-dictateur. Tous les matins,...
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    L'homme est le seul être vivant à faire la guerre et, pour vaincre l'ennemi, à utiliser les moyens les plus abjects et les plus avilissants.
    Tous les matins, dépêché par les leaders de la Reconquête, le colonel se rend au centre de commandement, ancien palais de l'ex-dictateur. Tous les matins, il va travailler. Son travail est répétitif, à la manière de Sisyphe condamné à rouler inlassablement une pierre en haut d'une montagne. Son travail consiste à torturer.
    Ses nuits d'insomnie sont hantées par les Hommes-poissons, fantômes de ses premières victimes de retour pour se venger en lui infligeant des supplices semblables à ceux qu'il dispense quotidiennement. Comme s'il endurait une « peine à perpétuité » d'un Prométhée devant expier éternellement sa faute, le « virtuose » du scalpel ne connaît pas le repos. Pour lui, la mort serait un soulagement, une façon de faire cesser la souffrance.
    Pourquoi un homme somme toute bien ordinaire est-il amené à être aussi cruel avec ses semblables ?
    C'est la guerre qui est la clé d'explication. La guerre, le colonel y a été confronté alors qu'il était « jeune trop jeune ». Dans un réflexe de survie, il tue pour la première fois. Puis vinrent les Hommes-poissons électrocutés sur injonction de l'adjudant, alors qu'il n'était qu'un simple soldat. Et c'est en obéissant aux ordres qu'on devient un exécutant déshumanisé des besognes les plus viles.
    Dans le palais, le colonel côtoie le général, inactif alors que »l'offensive s'enlise », réduisant de facto le nombre de candidats au martyre, sombrant dans la folie devant la pluie qui tombe sans relâche comme une métaphore de la chute annoncée. Il affronte aussi l'ordonnance, regard silencieux et réprobateur, pensant à ceux qui l'attendent chez pour mettre à distance l'horreur de ce qu'il voit et la peur de devenir un bourreau, à l'image du « spécialiste » de la torture qu'il voit opérer.
    Ce que le colonel exécute inlassablement, l'autrice l'évoque à peine, laissant le lecteur imaginer ce qui se passe dans les sous-sols du palais.
    De même, elle ne nomme ni les personnages, réduits à leurs grades, ni l'époque, ni le lieu. Pourtant, c'est en Amérique latine, dans un roman de Gabriel García Márquez, que j'ai eu l'impression d'être transportée, une Amérique latine qui a inventé en littérature le réalisme magique.
    Roman sur l'absurdité de la guerre que les hommes font sans tenir compte des leçons du passé, répétant sans répit les mêmes erreurs, « Le Colonel qui dort » est un huis clos oppressant et glaçant plongé dans un décor où tout est gris et flou pour mieux souligner l'impression de désespoir.
    On ressort de cette lecture secoué par la force du propos. Même si on peut avoir une impression de déjà-lu.

    http://papivore.net/litterature-francophone/critique-le-colonel-ne-dort-pas-emilienne-malfatto-editions-du-sous-sol/

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  • Le colonel ne dort pas. Ce « spécialiste » de la torture est hanté chaque nuit par le souvenir des atrocités qu'il a commises et par le visages de ses victimes, imprimés à jamais dans sa mémoire . Ce ne sont que visions glaçantes, macabres et fantastiques de martyrs  « désarticulés sanglants...
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    Le colonel ne dort pas. Ce « spécialiste » de la torture est hanté chaque nuit par le souvenir des atrocités qu'il a commises et par le visages de ses victimes, imprimés à jamais dans sa mémoire . Ce ne sont que visions glaçantes, macabres et fantastiques de martyrs  « désarticulés sanglants dépecés, défaits déconstruits » dignes des tableaux de Jérôme Bosch .

    Ce tortionnaire du jour devient le torturé de la nuit de bourreau il se transforme en victime.
    Une victime qui implore ses « visiteurs du soir » son « armée des ombres », qui lui refusent « l'amnésie même provisoire de quelques heures de sommeil » d'accourir à son secours et de lui accorder la mort.

    Un roman, ou plutôt une fable à valeur universelle dont l'action se déroule dans un pays indéterminé, livré à une dictature militaire, dans un pays gris aux contours flous, dévasté par 40 jours de pluie où tout se délite, en proie à une « décrépitude de choses et êtres, même de la hiérarchie » ; le Général à la tête du pays passant désormais son temps à jouer, seul, aux échecs.

    Cette fable est constituée de l' alternance du récit d'un narrateur extérieur, exposant froidement le travail du Colonel , et d'un discours en stances de style incantatoire, basées sur des apostrophes, des d'accumulations : prière du « tortionnaire torturé » à ceux qui sont désormais ses bourreaux

    Un ouvrage d'une rare puissance tant par le sujet qu'il interroge : la torture que par l'angle sous lequel il le présente : celui du bourreau vampirisé par le souvenir de ses victimes.( juste retour des choses , me direz-vous ….)
    Un bref ouvrage de 110 pages, superbe, à la fois glaçant et magnétique qui laisse au lecteur toute latitude d'en situer l'action dans le monde.

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