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Le christianisme n'est pas un humanisme

Couverture du livre « Le christianisme n'est pas un humanisme » de Laurent Fourquet aux éditions Pierre-guillaume De Roux
Résumé:

L'un des arguments les plus fréquemment avancés par les défenseurs du christianisme, à notre époque, repose sur le caractère « humaniste » inhérent, nous dit-on, au christianisme et fondant la valeur morale de celui-ci. Tantôt, on nous présente cet humanisme comme un voisin, presque un frère, de... Voir plus

L'un des arguments les plus fréquemment avancés par les défenseurs du christianisme, à notre époque, repose sur le caractère « humaniste » inhérent, nous dit-on, au christianisme et fondant la valeur morale de celui-ci. Tantôt, on nous présente cet humanisme comme un voisin, presque un frère, de l'humanisme laïc issu des « Lumières » ; tantôt on affirme qu'il est le géniteur réel de l'humanisme des Lumières et que, si ce dernier s'est retourné contre le christianisme, il n'aurait pu voir le jour sans l'humanisme chrétien, qui aurait préparé le terrain en façonnant les consciences pendant les nombreux siècles de la chrétienté, pour accoutumer peu à peu celles-ci au niveau élevé de moralité requis par les Lumières. Dans les deux cas, le christianisme se justifie ainsi non plus par lui-même mais au regard d'une notion, l'humanisme, qui le dépasse en le transcendant.
Une certaine lecture chrétienne du judaïsme n'a voulu voir dans ce dernier qu'une préparation nécessaire au christianisme. Aujourd'hui, c'est le christianisme qui est apprécié à partir de sa fonction préparatoire ; sa valeur principale, sinon exclusive, consisterait à avoir rendu possible l'humanisme.
Le présent ouvrage prend le contre-pied radical de cette thèse. Il va s'efforcer de montrer en effet que le christianisme et l'humanisme, tel que celui-ci s'est construit dans l'histoire de l'Occident, sont étrangers l'un à l'autre, simplement parce que leur logique fondamentale s'oppose et qu'il n'est du pouvoir de personne de rendre un cercle carré ou un carré circulaire. La recherche, parfois éperdue, d'une dimension « humaniste » du christianisme n'est due qu'à la situation présente des esprits en Occident, où l'humanisme étant devenu le paradigme, d'abord dominant, puis quasi exclusif, de la pensée, le christianisme, pour paraître « sauvable », se doit d'authentifier son caractère irrécusablement humanisme.

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