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Le chien rouge

Couverture du livre « Le chien rouge » de Philippe Segur aux éditions Buchet Chastel
Résumé:

Poussé à bout par son métier et ses contemporains, Peter Seurg, qui ne comprend plus le monde dans lequel il vit, pète un câble et craque. Le corps médi- cal, qu'il consulte avec réticence, lui prescrit un for- midable cocktail d'antidépresseurs, de somnifères et d'anxiolytiques. En quelques... Voir plus

Poussé à bout par son métier et ses contemporains, Peter Seurg, qui ne comprend plus le monde dans lequel il vit, pète un câble et craque. Le corps médi- cal, qu'il consulte avec réticence, lui prescrit un for- midable cocktail d'antidépresseurs, de somnifères et d'anxiolytiques. En quelques semaines, la personna- lité de notre héros se modifie : il rompt avec son amie Neith, rejette sa vie bourgeoise et part s'installer dans les bois, seul dans sa tour d'ivoire...
Après plusieurs mois de ce régime, Peter, mira- culeusement dégrisé, se réveille et découvre que son amour pour Neith est toujours intact. Elle, par contre, ne veut plus entendre parler de leur vie com- mune. Revenu à lui dans un environnement person- nel dévasté, Peter se trouve alors confronté à une série de questions décisives...
Critique sans concession de notre société, Le Chien rouge dresse le portrait psychologique d'un homme épris d'idéal et victime de sa propre révolte. Roman de la maturité, hommage à l'art et la littérature, constat politique accablant, ce nouvel opus de Phi- lippe Ségur est l'un des plus forts et des plus beaux qu'il ait écrit.

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Articles (4)

Avis (9)

  • Rendez-vous de la page 100

    Un début déroutant dans sa construction : un roman dans le roman.
    Le roman débute par la préface de l’éditeur du manuscrit de Peter Seug – c’est bien écrit, normal c’est un éditeur ! – J’ai hâte de découvrir ce manuscrit et je le découvre page 35. Il s’agit du...
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    Rendez-vous de la page 100

    Un début déroutant dans sa construction : un roman dans le roman.
    Le roman débute par la préface de l’éditeur du manuscrit de Peter Seug – c’est bien écrit, normal c’est un éditeur ! – J’ai hâte de découvrir ce manuscrit et je le découvre page 35. Il s’agit du journal de Peter Seug universitaire quinquagénaire en pleine crise existentielle. Le ton est juste, Seug est dépressif (a été diagnostiqué dépressif), il expose sans pudeur sa vie, sa rencontre avec Neil, sa compagne qui l’a quitté, son approche de la société actuelle. Il souffre et je souffre avec lui, je suis dans sa tête, j’ai envie de l’aider , j’ai envie aussi d’en connaître davantage …..

    Mon avis définitif :

    Ce livre n’est pas un livre c’est une pépite d'humanité, un conte philosophique... brillant ,sombre et extraordinaire ( au sens littéral du terme). Au début de cette lecture, mon enthousiasme était tel que j'aurais extrait des citations à chaque page.
    Difficile d’en dérouler la trame. Peter Seurg (initiales P.S. comme un certain Philippe Ségur), professeur d’université quinquagénaire qui se nomme lui-même le Chien Rouge a rompu avec sa compagne Neith, rejeté sa vie bourgeoise et est parti s’installer dans les bois. C’est un homme dépressif qui livre dans son « journal » le récit de sa relation avec Neith, ses regrets, sa révolte, sa déchéance causée par l’abus d’alcool, de médicaments et autres substances.
    Cette trame semble pourtant« classique « - un homme quitté par sa compagne, qui boit et cherche à comprendre comment il en est arrivé là et regrette le temps d’avant, bien écrit– cet homme est brillant -certes mais classique et facile à résumer.
    Pourquoi alors ce livre m’a-t-il autant plu ? Sa construction d’abord : des récits enchâssés les uns dans les autres comme des poupées gigognes, l’éditeur du manuscrit qui observe le personnage et présente la situation, le narrateur dont on découvre le manuscrit mais aussi une brochure qui lui est consacrée. Son genre également que je ne parviens pas clairement à définir : conte philosophique, étude sociale, récit initiatique. C’est un livre complètement atypique.
    J’ai été particulièrement sensible à la description du jeune garçon qu’il était, voulant faire plaisir à ses parents en suivant une voie qui n’était pas la sienne. Je l’ai accompagné dans ses errances, ses « bad »trips (ses descriptions sont tellement bien faites que j’ai l’impression d’y être alors que je n’ai jamais pris de substance illicite de ma vie, promis!). J’ai savouré les descriptions de quelques personnages loufoques rencontrées au BBB (comprendre Barcelona Burning Bash, une manifestation inspirée du Burning Man , ce festival complètement déjanté au Nevada).
    Je comprends ses réflexions sur la personne qu’il est devenu, sa critique de la société (son questionnement est le même que le mien mais c’est probablement générationnel). « Cela pourrait donc être tout autant l’histoire d’un individu qui, mû par une faille intime, cherchait à se connaître. De fait il y avait en S. une autre personnalité que celle, malheureuse et plaintive, qui s’exprimait au premier abord : celle d’un Chien Rouge à la patte ensanglantée, d’une bête domestiquée qui avait rongée ses liens et battait la campagne, rôdait dans les villes, méfiante vis-à-vis de la pitance donnée par les hommes, hargneuse contre leur malignité, ivre de liberté, de soleil de joies simples d’une course sans fin sous les étoiles »
    N’avons-nous pas tous un Chien Rouge qui sommeille en nous ?
    Ce livre est assurément marquant comme m’avait marquée en son temps la lecture du roman d’ Hermann Hesse « Le loup des steppes » , Hermann Hesse dont la présence récurrente dans le roman me donne une furieuse envie de relire son roman.

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