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Le château des animaux T.1 ; Miss Bengalore

Couverture du livre « Le château des animaux T.1 ; Miss Bengalore » de Xavier Dorison et Felix Delep aux éditions Casterman
  • Date de parution :
  • Editeur : Casterman
  • EAN : 9782203148888
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Rire, c'est déjà ne plus subir.

Quelque part dans la France de l'entre-deux guerres, niché au coeur d'une ferme oubliée des hommes, le Château des animaux est dirigé d'un sabot de fer par le président Silvio... Secondé par une milice de chiens, le taureau dictateur exploite les autres... Voir plus

Rire, c'est déjà ne plus subir.

Quelque part dans la France de l'entre-deux guerres, niché au coeur d'une ferme oubliée des hommes, le Château des animaux est dirigé d'un sabot de fer par le président Silvio... Secondé par une milice de chiens, le taureau dictateur exploite les autres animaux, tous contraints à des travaux de peine épuisants pour le bien de la communauté... Miss Bangalore, chatte craintive qui ne cherche qu'à protéger ses deux petits, et César, un lapin gigolo, vont s'allier au sage et mystérieux Azélar, un rat à lunettes pour prôner la résistance à l'injustice, la lutte contre les crocs et les griffes par la désobéissance et le rire... Premier tome d'une série prévue en quatre volumes, Le Château des animaux revisite La Ferme des animaux de George Orwell (1945) et nous invite à une multitude de réflexions parfois très actuelles...

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Articles (1)

Avis (6)

  • C'est une tétralogie que nous proposent Félix Delep et Xavier Dorison, une revisite du célèbre roman de George Orwell "La ferme des animaux" paru en 1945.

    George Orwell dénonçait la confiscation des idéaux démocratiques par des dictateurs sanguinaires. Dans son récit, il prône la lutte par...
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    C'est une tétralogie que nous proposent Félix Delep et Xavier Dorison, une revisite du célèbre roman de George Orwell "La ferme des animaux" paru en 1945.

    George Orwell dénonçait la confiscation des idéaux démocratiques par des dictateurs sanguinaires. Dans son récit, il prône la lutte par la paix lorsque la réconciliation est impossible. Au 20ème siècle, le combat pacifique de Mahatma Gandhi mais aussi d'autres comme Martin Luther King, Nelson Mandela, Lech Walesa. Des héros prêts à mourir pour une cause mais pas à tuer.

    L'adaptation en Bd nous gâte car le dessin est vraiment somptueux.

    Nous sommes dans une ferme château où l'homme a disparu, les animaux ont enfin retrouvé leur liberté en instaurant une république avec à sa tête le taureau Silvio comme président et une escorte canine.

    Seulement, voilà la liberté prônée n'est pas la réalité... Certains semblent bénéficier de privilèges, mangeant à leur faim, s'abreuvant de baignoires de champagne.. Ils sont oisifs, profiteurs , égoïstes et font régner l'ordre à leur profit.

    Les autres animaux se tuent à la tâche, ont du mal de manger à leur faim. On est loin de liberté, égalité, fraternité.

    La mise à mort de l'oie Marguerite réclamant la liberté sème le trouble et réveille les esprits.

    Miss Bangalore, chatte de gouttière se tue à la tâche en pensant à la survie de ses petits. Le lapin César et Miss B joueront un rôle décisif dans une révolution pacifique suite à l'arrivée d'un voyageur artiste qui réveillera leur conscience pacifique.

    Le scénario est super bien mené avec de très beaux dialogues. Le dessin de Delep est magnifique, extraordinairement beau.

    Merci à mon libraire d'avoir attiré mon attention sur cette série magnifique.

    Les jolies phrases

    Ceux qui prônent le désordre ou la désobéissance veulent notre mort ! Parce que sans union pas de force ! et sans force pas de survie !

    Tous les animaux sont nés avec l'innocence, la curiosité et l'amour.

    Utiliser vos crocs ou vos griffes pour obtenir votre liberté revient à dire que vous espérez récolter une rose en plantant des orties !


    Si je devais affronter une gazelle, je ne ferais pas une course avec elle, mais une partie d'échecs !



    https://nathavh49.blogspot.com/2021/01/le-chateau-des-animaux-miss-bengalore.html

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  • Une parodie de la Ferme des animaux ? Non, cette bande dessinée est loin de ressembler à une pâle copie du roman de Georges Orwell ! Certes s'il est bien question d'une république animalière qui cache en réalité une terrible dictature, l'idée de Xavier Dorison est de creuser une autre piste, à...
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    Une parodie de la Ferme des animaux ? Non, cette bande dessinée est loin de ressembler à une pâle copie du roman de Georges Orwell ! Certes s'il est bien question d'une république animalière qui cache en réalité une terrible dictature, l'idée de Xavier Dorison est de creuser une autre piste, à savoir, la résistance pacifique... par le rire ! Un scénario dense et très prenant qui nous fait vivre au plus près du quotidien des personnages, conférant un aspect complémentaire au roman de Georges Orwell. Ici, il est aussi question d'individualisme au sein de la communauté, chaque animal à sa propre entité et surtout un foyer à s'occuper, comme la chatte Miss Bengladore, à qui le premier tome est consacré.

    Le dessin ainsi que la colorisation sont absolument sublimes et s'accordent parfaitement avec le récit ! le trait de crayon totalement immersif offre de très belles planches, tout en conservant un certain réalisme. J'apprécie également le parti pris de Félix Delep de ne pas représenter les personnages comme des humains mais bien comme des animaux, ils ne sont pas habillés et se déplacent (pour le moment) toujours à quatre pattes ;)

    L'intrigue étant assez longue à se mettre en place et la résistance arrivant relativement tard dans le récit, j'ai vraiment hâte de connaitre la suite dans les trois prochains tomes. Une saga familière addictive à ne pas manquer !

    // Lue dans le cadre du prix de la BD Fnac - France Inter 2020

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  • Ce premier tome de Xavier Dorison et Félix Delep ouvre en beauté une série prévue comme une tétralogie. D’emblée, elle se place sous le patronage d’Orwell tant par le titre choisi que par l’avant-propos. Mais loin d’être une nouvelle adaptation - après celle de Jean Giraud et Marc Bati parue en...
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    Ce premier tome de Xavier Dorison et Félix Delep ouvre en beauté une série prévue comme une tétralogie. D’emblée, elle se place sous le patronage d’Orwell tant par le titre choisi que par l’avant-propos. Mais loin d’être une nouvelle adaptation - après celle de Jean Giraud et Marc Bati parue en 1985 - de ce roman paru en 1945 qui s’attaquait principalement au stalinisme, il s’en affranchit en élargissant le propos et s’attaque à tous les totalitarismes. C’est sans doute la raison pour laquelle les cochons si importants dans l’œuvre du romancier britannique ne sont ici que de simples figurants domestiques du tyran.

    Les personnages principaux, comme le montre la superbe couverture, sont donc Sylvio le taureau et Miss Bengalore la petite chatte blanche. Le premier présenté « en majesté » en contre plongée, encadré par de lourdes draperies occupe le centre du tableau : les lignes de fuite constituées par sa garde de molosses faisant converger le regard sur lui. Il semble dominer de sa masse noire (ceci est encore plus patent sur le visuel de couverture de l’édition de luxe) le frêle félin qui se trouve à ses pieds. Son sabot, et ses cornes paraissent démesurés. Il incarne véritablement la force. Mais une lecture symbolique peut se superposer à cette confrontation en apparence défavorable à la petite chatte : le carrelage en damier blanc et noir rappelle le plateau du jeu d’échecs et à la force physique va s’opposer la force intellectuelle puisque bien sûr, le Roi y a une valeur bien moindre que la dame !

    L’album se place en effet également dans la lignée des fables et Dorison montre à l’instar de La Fontaine que « si la raison du plus fort est toujours la meilleure », l’art peut en triompher ! Et c’est là que réside la véritable originalité de cet album. Il ne se contente pas de dénoncer la dictature (ce qui n’aurait pas grand intérêt car c’est un sujet plutôt consensuel !) mais de montrer comment on peut lutter contre elle : l’album rend véritablement hommage aux artistes grâce au personnage du rat Azelar. Miss B. qui ne pensait jusque-là qu’à survivre et à assurer difficilement la pitance de ses deux chatons découvre, grâce à lui, à la fois le pouvoir de l’ironie (le rat se moque des molosses de Sylvio en faisant semblant de respecter à la lettre le protocole et en leur faisant chanter l’hymne à la gloire du président Silvio) et l’histoire de Gandhi. Grâce au mime, elle comprend qu’une autre voie peut s’ouvrir à qui veut combattre les dictatures : celle de la non-violence. Son patronyme indien qui paraissait jusque-là surprenant revêt ainsi tout son sens : à l’instar du « fakir » présenté dans le spectacle qui l’a bouleversée, elle va se dresser de façon pacifique contre les iniquités et la violence aveugle de Silvio et ses molosses.

    Pourtant, l’album, si engagé soit-il, n’a rien d’un pensum et il est très drôle. Ce, grâce aux dialogues certes mais également grâce à la galerie de personnages mis en scène par Félix Delep dont c’est le premier album. Dans un graphisme étonnamment maîtrisé pour un premier opus, il nous présente des héros à la fois très travaillés, à la manière de Claire Wendling, et également très cartoonesques. Si l’héroïne est Miss B, ce sont les personnages secondaires qui donnent tout le sel à la bande dessinée : mention spéciale à César le chaud lapin à la chevelure gominée et la moustache qui frise, à Azov le chef de la garde prétorienne de Silvio au regard torve et à son n°2 Boris qui ne rêve que de « devenir calife à la place du calife » et fait toujours la gueule ! Ce qui à chaque fois est savoureux, ce sont les expressions très humaines dont sont dotés les animaux. On y retrouve des influences des dessins animés de Disney « les Aristochats » pour l’héroïne bien sûr mais surtout du « Robin des bois » de Reitherman ainsi que des références au « Brisby et le secret de Nimh » de Don Bluth. On soulignera aussi le découpage très dynamique avec une alternance de somptueuses pleines pages qui posent le décor et de cases parfois verticales et même diagonales et multipliées lorsque le rythme s’accélère. On évoquera également le soin apporté aux cadrages avec des inserts ou des angles de prise de vue inattendus et un gaufrier revivifié qui abandonne les classiques trois bandes. On notera enfin les superbes couleurs symboliques réalisées à quatre mains avec Jessica Bodard : douces lors des scènes intimes parfois presque monochromatiques lors des scènes crues de violence extrême.

    Un premier tome extrêmement riche donc tant dans la narration que dans l’expression qui aura mis plus de deux ans à être réalisé et qui a vocation de devenir un classique au même titre que « La bête est morte » de Calvo ou le « Maus » de Spiegelman ! Un très bel ouvrage, plus drôle et plus optimiste que l’œuvre dont il s’inspire, à lire de préférence dans la version de luxe grand format qui rend pleinement justice aux inventions graphiques de Dorison et à la beauté du trait de Delep.

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  • Rιrᥱ, ᥴ'ᥱst dᥱ́jᥲ̀ ᥒᥱ ρᥣᥙs sᥙbιr

    Pour commencer, admirons cette splendide couverture qui en impose !
    Cette BD revisite "La ferme des animaux" de Georges Orwell.

    Dans ce château oublié par les hommes, règne la terreur d'une prétendue République mené par le taureau Silvio. Menace,...
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    Rιrᥱ, ᥴ'ᥱst dᥱ́jᥲ̀ ᥒᥱ ρᥣᥙs sᥙbιr

    Pour commencer, admirons cette splendide couverture qui en impose !
    Cette BD revisite "La ferme des animaux" de Georges Orwell.

    Dans ce château oublié par les hommes, règne la terreur d'une prétendue République mené par le taureau Silvio. Menace, condamnation la force fait la loi. C'est l'oppression du plus faible. Une dystopie animalière impressionnante, inquiétante.

    Le château des animaux est un réel plaisir de lecture mais aussi un plaisir visuel.
    Les animaux de cette fable sont hyper expressifs, l'émotion ne se lit pas seulement à travers le visage mais aussi tout le corps. J'avais l'impression de voir des humains tellement l'anthropomorphisme est présent.

    Chaque personnage va susciter en vous un sentiment, de révolte, de colère, d'admiration.
    Tout de fois certaines mises en scènes peuvent être violentes et crues. Cela renforce cette impression de lourdeur qui règne dans ce château.

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  • A la fin de la « Ferme des animaux » d'Orwell, un seul commandement demeure : « Tous les animaux sont égaux mais certains plus que d'autres. » La boucle est bouclée, les hommes sont partis mais les cochons, avec à leur tête Napoléon, dirigent la ferme d'une main de fer. C'est dans ce monde...
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    A la fin de la « Ferme des animaux » d'Orwell, un seul commandement demeure : « Tous les animaux sont égaux mais certains plus que d'autres. » La boucle est bouclée, les hommes sont partis mais les cochons, avec à leur tête Napoléon, dirigent la ferme d'une main de fer. C'est dans ce monde inégalitaire et sans pitié que s'ouvre la bd « Le château des animaux », à ceci près que le tyran est l'énorme taureau Silvio, flanqué de ses molosses, lui servant de milice et de garde rapprochée. Dans ce premier tome, la résistance va s'organiser grâce à un trio atypique et attachant : la chatte Miss Bengalore (qui donne son nom à ce premier tome) mère courage trimant sur les chantiers pour pouvoir nourrir ses chatons, le lapin joli coeur César et le rat Azélar, vieil aède qui sera leur mentor sur le chemin de la liberté. Quelles armes choisir pour lutter contre la barbarie ? c'est toute la question qui est posée dans ce volume, et on a hâte de lire la suite.
    Les dessins sont splendides, les animaux sont très expressifs et derrière eux, ce sont bien les comportements humains qui sont évoqués. Une lecture complémentaire que je ne manquerai pas de conseiller à mes élèves après l'étude de « La ferme des animaux ».

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  • Chronique précédemment parue sur le blog www.sambabd.net

    « Two legs bad, four legs good »… Ou encore « Four legs bad, two legs good » comme le décrète successivement Napoléon chez Orwell… Enfin, peu importe le nombre de pattes, dans ce château des animaux, l’important c’est qu’ils triment !...
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    Chronique précédemment parue sur le blog www.sambabd.net

    « Two legs bad, four legs good »… Ou encore « Four legs bad, two legs good » comme le décrète successivement Napoléon chez Orwell… Enfin, peu importe le nombre de pattes, dans ce château des animaux, l’important c’est qu’ils triment ! En ce sens, on peut dire que c’est un endroit égalitaire… Enfin, ou certains, Le président Silvio et sa garde de molosses, pour ne pas les nommer, sont tout de même « plus égaux que les autres »…

    Avec cette nouvelle BD de Xavier Dorison et Félix Delep, on est effectivement dans la lignée de La ferme des animaux. Est-ce un hommage, une réécriture, une suite ou un peu tout cela à la fois ? Ce n’est pas si important. Non, l’important c’est que ce soit réussi. Et ça l’est ! Le récit est taillé au couteau, le cadre est bien posé, sans lourdeurs ni précisions inutiles. Les personnages sont attachants, y compris, bien sûr, ceux qui nous quittent prématurément. Les méchants, quant à eux, semblent être à la hauteur. Il se passe des choses mais sans que cela aille trop vite. Tout cela fait que la lecture de ce premier tome est un vrai régal.

    D’autant que, graphiquement, le plaisir des yeux n’est pas ignoré, bien au contraire. Delep, pour son premier album publié, nous sort tout de suite le grand jeu. Légèreté du trait, vivacité du mouvement, précision dans les détails, cadrages et perspectives parfaitement maîtrisés, décors léchés et couleurs lumineuses contribuent cases après cases à couper le souffle du lecteur, même non asthmatique…

    Bref, c’est une superbe BD dont j’attends la suite avec impatience.

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