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Le cercle fermé

Couverture du livre « Le cercle fermé » de Jonathan Coe aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070344918
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

L'Angleterre de Tony Blair entre dans le nouveau millénaire, et les héros de Bienvenue au club dans l'âge mûr. Vingt ans après, qu'ont-ils fait de leurs idéaux de jeunesse ? N'auraient-ils d'autre choix qu'entre compromissions et immobilisme ? Seul l'affreux Paul, leur cadet, un politicien... Voir plus

L'Angleterre de Tony Blair entre dans le nouveau millénaire, et les héros de Bienvenue au club dans l'âge mûr. Vingt ans après, qu'ont-ils fait de leurs idéaux de jeunesse ? N'auraient-ils d'autre choix qu'entre compromissions et immobilisme ? Seul l'affreux Paul, leur cadet, un politicien opportuniste, semble s'adapter à ces temps nouveaux et aux nouveaux cercles du pouvoir. Mais si les utopies des années soixante-dix semblent maintenant lointaines, il suffit de bien peu pour faire resurgir les fantômes du passé... Jusqu'à ce que le cercle se referme. Tout en déroulant la chronique de l'histoire immédiate, du choc de la mondialisation à la guerre en Irak, Jonathan Coe fait le portrait d'une génération en proie à d'irréductibles contradictions. Impitoyable satiriste, il brosse un tableau ravageur de l'Angleterre de Tony Blair, qu'il dénonce avec la fureur vengeresse jadis réservée au thatchérisme. Ce roman est celui d'un conteur à l'habileté diabolique. D'une lucidité aussi réjouissante qu'inconfortable, il se fait le miroir non seulement d'un pays, mais d'une époque tout entière. Et le diptyque que composent Bienvenue au club et Le cercle fermé constitue une fresque aussi ambitieuse et aussi aboutie que Testament à l'anglaise.

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Avis (3)

  • Lecture faite de Bienvenue au club, je n'avais qu'une hâte, lire la suite pour savoir ce qu'étaient devenus les jeunes héros. Le cercle fermé me les a donc fait retrouver une vingtaine d'années après, à l'approche du nouveau millénaire.
    J'ai donc pu rencontrer à nouveau avec plaisir Benjamin...
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    Lecture faite de Bienvenue au club, je n'avais qu'une hâte, lire la suite pour savoir ce qu'étaient devenus les jeunes héros. Le cercle fermé me les a donc fait retrouver une vingtaine d'années après, à l'approche du nouveau millénaire.
    J'ai donc pu rencontrer à nouveau avec plaisir Benjamin Trotter, toujours un peu décalé, son frère Paul élu maintenant député travailliste, leur sœur, Loïs, incomplètement remise de la mort de Malcolm, Doug devenu journaliste, Philip également, mais divorcé de Claire qui elle revient d'Italie et a toujours du mal à accepter la disparition de Miriam, sa sœur, disparue 20 ans plus tôt. J'ai retrouvé également Culpepper, Steve Richards, Hardings et d'autres encore. À cette liste de quadras s'ajoutent leurs conjoints ou conjointes, leurs enfants, bref un beau panel de personnages. C'est à travers l'histoire de tous ces personnages et en nous racontant leur vie avec leurs succès ou leurs désillusions que Jonathan Coe va réussir à nous faire participer à la vie durant ces années et à accéder à la grande Histoire. C'est ainsi que, le roman débutant en décembre 1999, nous revivons avec Benjamin cette crainte des dernières heures du millénaire où tous les systèmes informatiques du monde avaient le risque d'être anéantis.
    Si l'auteur a dénoncé les années Thatcher dans Bienvenue au club, il n'y va pas non plus de main morte avec Tony Blair. La mondialisation s'impose, la plus grande manifestation depuis les années 70 a lieu avec la fermeture annoncée de Rover, filiale de BMW. L'invasion de l'Irak est source de division et on assiste à un regain de popularité pour l'extrême-droite.
    Difficile donc pour nos héros souvent en prise avec les fantômes du passé, de se faire une place et de réussir leur vie privée et leur vie professionnelle.
    Beaucoup de mélancolie et de tendresse dans ce livre mais aussi, comme souvent avec l'auteur, beaucoup d'humour. En effet, comment ne pas céder au rire lorsque Doug explique à Benjamin, la règle mise en place entre lui et sa femme Frankie et qu'il appelle la règle du sexe : "Un jour sans sexe pour chaque gros mot ordinaire. Deux jours pour P..., et trois jours pour e...".
    Avec ces deux romans, Jonathan Coe livre une fresque aboutie de notre époque et nous oblige à la revisiter consciencieusement pour en distinguer toute la cruauté et tout ce qui va pouvoir en découler.

    Chronique à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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  • Après Bienvenue au club, je retrouve toute la bande de Birmingham à la veille du passage du millénaire. Ils ont désormais la quarantaine, sont entrés dans la vie active, mariés et pour certains ont désormais des enfants. Les temps changent après les années Thatcher ils entrent dans les années...
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    Après Bienvenue au club, je retrouve toute la bande de Birmingham à la veille du passage du millénaire. Ils ont désormais la quarantaine, sont entrés dans la vie active, mariés et pour certains ont désormais des enfants. Les temps changent après les années Thatcher ils entrent dans les années Blair.  Une page se tourne, que sont devenus leurs rêves d'adolescents, leurs amours, leurs ambitions, leurs idéologies. Sont-ils restés les mêmes ou ont-ils changé ? Et puis il y a les questions restées sans réponse, les disparitions, les traumatismes de l'adolescence pas toujours guéris, oubliés.

    Dans cet opus c'est autour principalement de Benjamin et Paul, les deux Trotter, frères mais tellement différents, que gravite le roman. A travers eux, Jonathan Coe se lance, grâce également à ses autres héros, dans un panorama de la situation sociale et politique de l'Angleterre. Après les attentats de l'IRA se sont d'autres attentats qui frappent le monde et en particulier les Etats-Unis avec des répercussions mondiales. Les peurs sont d'un autre ordre mais les opinions divergent sur les suites à leur donner.

    L'auteur dresse un portrait, parfois cinglant, d'un pays en crise : économique bien sûr : finies les trente glorieuses, voici venues les années du management, des liquidations sèches d'entreprises, des prises de profit, de la communication avec l'arrivée du portable, d'internet, tout va beaucoup plus vite.

    Et puis avec Paul, Jonathan Coe s'amuse à décrire une certaine catégorie de politiciens, de pâles figures, maladroits et opportunistes. A la différence de Benjamin qui reste le pilier du Club, immuable dans ses amours,dans son rêve de devenir écrivain, dans l'écriture depuis 25 ans de son Roman, mais qui va être ébranlé par une femme qui croisera son chemin.

    En plus de 500 pages Jonathan Coe porte un regard critique sur une époque mais en y glissant assez d'humour et de dérision pour rendre l'ensemble passionnant, avec ce qu'il faut de justesse sans toutefois en faire un long réquisitoire. Tout y est passe : les médias, les conflits mondiaux, la politique et au milieu de ces bouleversements l'auteur ne perd pas de vue les histoires personnelles de chacun, leurs amours, c'est habilement construit, et n'oublie pas d'apporter un éclairage sur des "affaires" laissées en suspend dans Bienvenue du club.

    Autant de cercles autant d'histoires et tout l'art est de tenir le lecteur en haleine, le ramener sur les rails, de raccrocher les wagons offrant parfois un point de vue différent. Quel talent d'écrivain il faut pour y parvenir. Faire d'une saga amicale et familiale sur un demi-siècle (si on tient compte du troisième volet : Le cœur de l'Angleterre que je vais bien sûr lire très prochainement) le récit d'un pays qui traverse les crises comme ses personnages traversent leurs propres crises avec leurs questionnements, leurs choix et avec une nouvelle génération qui arrive et qui porte sur leurs prédécesseurs un regard parfois inquiet sur le monde qui leur ont construit. Feront-ils mieux, sont-ils si différents ?

    Tout est maîtrisé, Jonathan Coe est un magicien des mots et des intrigues. Il est la parfaite illustration du flegme "so british" avec ce qu'il faut de dérision, d'humour mais aussi de clairvoyance et d'amour de son pays pour en relever toutes les contradictions, tous les combats mais quel pays n'en a pas ! A l'heure du Brexit il n'est pas inutile de se pencher sur un pays qui fait le choix de se tenir à l'écart, de se construire avec ses seules forces, qui a toujours eu sa particularité.

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  • C'est avec un réel plaisir que j'ai retrouvé l'ensemble des protagonistes de "Bienvenue au club".

    Jonathan Coe décrit cette fois la société anglaise des années 90 (après celle des années 70 dans le premier volet) et il faut bien avouer qu'il le fait toujours avec le même talent.

    On...
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    C'est avec un réel plaisir que j'ai retrouvé l'ensemble des protagonistes de "Bienvenue au club".

    Jonathan Coe décrit cette fois la société anglaise des années 90 (après celle des années 70 dans le premier volet) et il faut bien avouer qu'il le fait toujours avec le même talent.

    On retrouve cette écriture fluide et surtout ce mélange subtil entre histoire personnelle des protagonistes et histoire avec un grand H. Les personnages ont bien "grandi" et après les premiers amours des étudiants du premier volet, place maintenant à la vie de famille, aux enfants, aux mariages et aux divorces, aux carrières plus ou moins bien réussi... Bref, la "vraie vie". Et cette vie "ordinaire" va côtoyer les évènements de ces années comme le choc du 11 septembre, la politique anglaise, les délocalisations d'usines...

    Tout sonne toujours très juste que vous ayez connu cette période ou non. On s'identifie à un ou plusieurs personnages sans aucune difficulté. C'est agréable à lire et on ne s'ennuie jamais malgré la taille imposante du livre notamment grâce à une construction intelligente avec des sauts temporels judicieusement choisis et placés.

    Le diptyque s'est transformé en triptyque avec la sortie récente de roman "le cœur de l'Angleterre" qui promet de retrouver les personnages avec un nouveau saut de 20 ans ce qui nous amène à l'année 2010, période intéressante avec le brexit, la montée du populisme, les évolutions de notre société (numérique, consommation...).
    Il y a de la matière pour faire de nouveau un roman comme Jonathan Coe en a le secret.
    Je me lance immédiatement dans cette lecture tant je suis impatient de retrouver ces personnages terriblement "normaux".

    Pour revenir à ce roman, je le recommande sans hésiter à tout ceux qui ont aimé le premier volume ! A consommer sans modération.

    Ma note : 4,5/5

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