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L'autre Rimbaud

Couverture du livre « L'autre Rimbaud » de David Le Bailly aux éditions L'iconoclaste
Résumé:

Une révélation sur l'un des plus grands mythes de la littérature française Un roman singulier où la fiction se mêle à l'enquête.
La photo est célèbre. Celle d'un premier communiant, cheveux ramenés sur le côté, regard qui défie l'objectif. Ce garçon-là s'appelle Arthur Rimbaud. Ce qu'on... Voir plus

Une révélation sur l'un des plus grands mythes de la littérature française Un roman singulier où la fiction se mêle à l'enquête.
La photo est célèbre. Celle d'un premier communiant, cheveux ramenés sur le côté, regard qui défie l'objectif. Ce garçon-là s'appelle Arthur Rimbaud. Ce qu'on ignore, c'est que, sur la photo d'origine, pose à côté de lui son frère aîné, Frédéric.
Cet autre Rimbaud a été volontairement rayé de l'image, comme il a été oublié par les plus grands spécialistes du poète. Pourtant, les deux frères furent d'abord fusionnels, compagnons d'ennui dans leurs Ardennes natales, auprès d'une mère acariâtre abandonnée par son mari. Puis leurs chemins se sont séparés. L'un a été élevé au rang de génie, tandis que l'autre, conducteur de calèche vu comme un raté, fut ostracisé par sa famille, gommé de la correspondance d'Arthur et dépossédé des droits sur son oeuvre.
Alors qu'on croyait tout savoir de la famille Rimbaud, il restait donc ce secret, que David Le Bailly nous dévoile dans un livre unique, jonglant entre enquête et roman. Durant plusieurs mois, il s'est plongé dans les archives, a arpenté les rues de Charleville et les paysages sans relief du sud des Ardennes, retrouvant même les rares descendants de Frédéric Rimbaud. Entre les pages, l'auteur vient habilement glisser sa voix de fils unique pour s'interroger sur la complexité des rapports familiaux.

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Avis (6)

  • Tout le monde connaît au moins de nom Arthur Rimbaud mais qui connaît son frère Frédéric, celui dont on a effacé le portrait sur la célèbre photographie de communion du poète ? Personne d'autant plus que lorsque vous tapez sur internet Frédéric Rimbaud, apparaît sur Wikipédia leur père, portant...
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    Tout le monde connaît au moins de nom Arthur Rimbaud mais qui connaît son frère Frédéric, celui dont on a effacé le portrait sur la célèbre photographie de communion du poète ? Personne d'autant plus que lorsque vous tapez sur internet Frédéric Rimbaud, apparaît sur Wikipédia leur père, portant le même prénom que le fils aîné  qui lui est le seul à ne pas avoir une page qui lui soit consacrée... Éloquent et révélateur du travail de la famille pour effacer toutes traces de son existence même plus d'un siècle après sa mort.

    David Le Bailly s'est donc lancé dans une enquête pour retrouver cet inconnu au patronyme célèbre, en allant jusqu'à retourner dans les Ardennes, sur les lieux même où vivait la famille pour tenter de comprendre les raisons de cet anonymat.

    Dès sa sortie ce roman-biographie-essai m'a intriguée et je l'ai mis presque immédiatement dans ma liste d'achats de la rentrée littéraire car j'aime bien ce genre de récit narrant la petite histoire dans l'Histoire, d'autant plus quand elle est documentée et surtout nous révèle d'autres visions de personnages ou de faits célèbres par des voies parallèles car ne nous le cachons pas à travers Frédéric il est largement question de Arthur !

    Est-ce parce qu'il avait pris le même itinéraire que son père en s'engageant dans une vie militaire, ce père qui avait abandonné sa femme (trop austère et cul-béni) et ses enfants pour vivre l'aventure loin de sa famille ou est-ce parce qu'il a tenu tête à toute sa famille allant jusqu'à la poursuivre en justice afin d'épouser celle qu'il aime, Isabelle, que Frédéric s'est retrouvé au ban de celle-ci ?

    L'auteur entremêle la biographie de cet homme au récit de ses propres recherches, pourquoi et comment il a procédé, ses motifs personnels, les descendants qu'il a rencontrés, interrogés et il faut féliciter sa persévérance et son imagination pour tenter de donner des réponses aux nombreuses questions car même de nos jours, les héritiers sont peu bavards sur Frédéric. Volonté ou ignorance ?

    Arthur et sa famille ne ressortent pas grandis de cette évocation et je dois avouer qu'il ne fait pas bon vivre à l'ombre d'un grand homme et être haï autant par sa mère que par sa sœur, Isabelle qui le spoliera de tout droit sur l'héritage de son poète de frère.

    Une lecture édifiante sur une famille dont David Le Bailly a exploité nombre de filières pour restituer et élaborer plusieurs thèses pour ce non-amour maternel qui se perpétuera en détestation familiale mais également une évocation d'une époque et d'une classe de la société très matriarcale, autorité transmise et perpétuée dans le temps et l'on ne peut qu'avoir de la compassion pour Frédéric, sacrifié au pied de l'autel dressé pour son frère. J'ai aimé que l'auteur rende justice à cet homme, seul, qui a malgré tout tenu tête à une époque face à ces "harpies", lui redonnant une existence et une certaine dignité notamment à travers ses lettres et la fierté qu'il avait de son métier.

    Une lecture instructive abordant le mythe du poète quitte à l'écorner non pas pour son génie d'écrivain mais sur le terrain de son rapport à la famille, de son itinéraire et son côté "enfant gâté", une enquête qui se lit presque comme un roman, dont il a fallu sûrement  également beaucoup d'imagination et d'hypothèses pour combler les nombreuses zones d'ombre.

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  • Cela fait le 2ème ouvrage que je lis en peu de temps sur le thème "Rimbaud" après le magnifique "Azur noir". Je n'ai pas été déçu car j'ai découvert une histoire méconnue, avec l'existence de ce frère aîné d'un an, Frédéric, qui a été littéralement effacé de la mémoire familiale par sa mère...
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    Cela fait le 2ème ouvrage que je lis en peu de temps sur le thème "Rimbaud" après le magnifique "Azur noir". Je n'ai pas été déçu car j'ai découvert une histoire méconnue, avec l'existence de ce frère aîné d'un an, Frédéric, qui a été littéralement effacé de la mémoire familiale par sa mère Vitalie et sa soeur Isabelle.

    La double narration proposée par l'auteur m'a beaucoup plu avec d'une part, le récit familial et notamment les rapports entre les deux frères et d'autre part, la voix de l'auteur qui mène son enquête et cherche à comprendre pourquoi Frédéric a été rejeté et renié. La photo de la couverture, prise en 1866, est à ce sujet très explicite.

    C'est bien un livre autour de Frédéric Rimbaud, Arthur n'étant qu'un personnage très secondaire mais pourtant si présent même à des milliers de kilomètres. L'auteur lui rend un bel hommage avec des chapitres titrés avec un mot qui montrent l'engrenage dans l'évolution du rôle de Frédéric dans la famille (ex : renié, dépossédé ...).

    Une belle lecture.

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  • Bien sûr, il y a cette photographie iconique d'Arthur Rimbaud, prise en 1871, il a 17 ans, « l'enfant sublime », lorsqu'Etienne Carjat l'immortalise à jamais, le regard clair perdu au loin dans ses pensées. Et puis, il y en a une autre, très connu aussi, de Rimbaud en tenue de communiant, le...
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    Bien sûr, il y a cette photographie iconique d'Arthur Rimbaud, prise en 1871, il a 17 ans, « l'enfant sublime », lorsqu'Etienne Carjat l'immortalise à jamais, le regard clair perdu au loin dans ses pensées. Et puis, il y en a une autre, très connu aussi, de Rimbaud en tenue de communiant, le regard franc et légèrement insolent. Cette photographie là, prise en 1866, a été grossièrement " retouchée" ou plutôt recadrée en 1910 pour ne faire apparaître que le seul Arthur, effaçant un bras qui était celui, initialement, de son frère aîné d'un an, Frédéric, effaçant la totalité du frère. Un frère maudit, déchu, renié, ostracisé de la légende rimbaldienne réécrite par sa mère puis sa soeur Isabelle aidée de son mari Patterne Berrichon.

    Pourquoi avoir effacé ce frère, cet autre Rimbaud dont le poète a été si proche durant son enfance ? C'est ce mystère qu'entend lever David le Bailly dans ce récit passionnant et très documenté, oscillant de façon très fluide entre fiction et enquête, mais profondément romanesque dans sa construction.

    De l'enquête, on retient toute la rigueur de l'auteur qui a ingéré une masse importante de documents sur la famille Rimbaud, pour en faire un rendu clair, net, aisé à assimiler pour le lecteur. Son récit est régulièrement émaillé de citations ou d'extraits de lettres, notamment une, absolument étonnante, où la terrible mère de Rimbaud écrit à un Verlaine au bord du suicide, des mots consolateurs.

    C'est pour redonner visage, voix, chair et émotion à ce frère paria que la forme romanesque prend tout son sens et son ampleur, comme une réhabilitation profonde de l'injustice qu'il a subi de son vivant . Il faut dire que le portrait ici dressé de la famille Rimbaud tient du grand roman dix-neuvièmiste. Une mère, Vitalie Cuif, acariâtre, castratrice et dictatoriale, d'une méchanceté hargneuse telle qu'elle fit tout pour empêcher son fils aîné de se marier avec une femme jugé indigne du clan : il dut oser s'opposer à elle lors d'une longue bataille juridique qui se soldat par une victoire, l'arrêt Rimbaud vs Rimbaud. Une soeur, Isabelle, façonnée par la mère dans la haine de son frère aîné et dans l'idolâtrie du génial Arthur jusqu'aux mensonges et l'hypocrisie .

    Arthur Rimbaud y apparait très loin des clichés positifs l'entourant : antipathique, embourgeoisé, prétentieux, bien loin du mythe : l'autre Rimbaud, c'est également lui, décrit sous sa face sombre. Bien sûr, on parvient à comprendre les ressorts qui ont poussé toute une famille à effacer un de leur membre faisant tâche avec sa femme paysanne et sa condition modeste de conducteur de coche ; et puis Frédéric était surtout celui qui pouvait contredire la légende rimbaldienne réécrite après la mort du poète à 37 ans.

    L'auteur livre là une belle réflexion sur la mécanique des secrets de famille et offre une juste réhabilitation à cet inconnu au patronyme illustre.
    Il s'appelait Frédéric. Frédéric Rimbaud.

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  • L'autre Rimbaud est un des livres qui me faisaient le plus envie dans cette rentrée littéraire fournie en pépites et en tentations.
    J'ai tellement aimé Honoré et moi de Titiou Lecoq aux Editions L'Iconoclaste que je leur fais entièrement confiance pour la non-fiction (d'ailleurs, si ça n'avait...
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    L'autre Rimbaud est un des livres qui me faisaient le plus envie dans cette rentrée littéraire fournie en pépites et en tentations.
    J'ai tellement aimé Honoré et moi de Titiou Lecoq aux Editions L'Iconoclaste que je leur fais entièrement confiance pour la non-fiction (d'ailleurs, si ça n'avait tenu qu'à moi, il aurait largement obtenu le prix Elle).
    Ensuite, je suis comme beaucoup sensible à l'aura de poète maudit qui entoure Rimbaud.
    Et enfin, les parents "honteux" de personnes célèbres me fascinent, les laissés-pour-compte de l'Histoire (Rosemary Kennedy, la princesse Margaret...).

    David Le Bailly s'intéresse à Frédéric Rimbaud alors qu'il en entend parler en écoutant une émission de radio. Lui qui n'avait jamais entendu parler de ce frère décide alors de "redonner la parole" à ce "sans-voix".
    Malgré la difficulté de trouver des informations sur Frédéric Rimbaud, David Le Bailly tient bon ; comme pour exorciser le souvenir de sa propre relation douloureuse avec sa mère ?

    Car effacé, Frédéric Rimbaud, "l'autre Rimbaud" ne l'a pas été que de la photo de couverture de cet ouvrage. Sa mère et sa sœur se sont employées à le faire disparaitre de leurs vies, de l'héritage culturel d'Arthur Rimbaud, de la mémoire collective.
    J'ai pensé à la parabole du fils prodigue en lisant ce texte, et d'ailleurs quelques lignes plus loin, l'auteur faisait également un parallèle avec cette histoire.

    Comment ne pas être touchée par le triste destin de celui que son frère lui-même qualifiait de "parfait idiot" ?
    Lui qui ne demandait pas grand-chose à sa famille en a reçu encore moins.
    Grâce à David Le Bailly, le poète n'est ici qu'une ombre dans la vie de son frère, et "l'autre Rimbaud" devient Arthur.

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  • L’autre Rimbaud est sorti le 19 août. J’avais prévu de le lire et de le chroniquer pour cette date mais je n’ai pas réussi à me plonger dans la grisaille de Charleville-Mézières alors que tout autour de moi sentait les embruns. J’ai donc abdiqué après quelques dizaines de pages avalées sans...
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    L’autre Rimbaud est sorti le 19 août. J’avais prévu de le lire et de le chroniquer pour cette date mais je n’ai pas réussi à me plonger dans la grisaille de Charleville-Mézières alors que tout autour de moi sentait les embruns. J’ai donc abdiqué après quelques dizaines de pages avalées sans intérêt, préférant remettre cette lecture à un moment où elle serait plus de circonstance : la rentrée. Et je crois que j’ai bien fait car ce deuxième essai fut concluant, j’ai englouti l’histoire du frère caché d’Arthur Rimbaud en deux jours.

    Dans toutes les familles il y a de vieilles histoires. Des pères, des fils ou des frères que l’on porte aux nues (plus rarement des mères, des filles ou des sœurs notez bien), d’autres que l’on préfère effacer de nos mémoires parce que leurs agissements nous font honte et qu’ils jettent le discrédit sur le nom que l’on porte. En général se cachent derrière cela des comportements jugés déviants ou des faits répréhensibles, la famille se transformant en tribunal populaire pour évincer de son sein ceux qu’elle ne juge plus digne d’y figurer.

    Dans la famille Rimbaud, c’est le cadet, Arthur que la mère encense et l’aîné, Frédéric, qu’elle méprise et ignore. Pourtant s’il y en a bien un qui sort du rang c’est Arthur mais le poète trouvera toujours grâce aux yeux de sa mère, Vitalie, et de sa sœur, Isabelle. On pardonne tout à l’enfant prodige des lettres. On s’assure de sa loyauté au moment où l’aîné refusera de plier l’échine. Difficile de comprendre cette haine que Vitalie déploie à l’encontre de Frédéric. Une haine féroce qui mènera tout de même à rayer ce pauvre bougre de l’histoire familiale et, plus hallucinant encore, de l’effacer purement et simplement de la célèbre photo d’Arthur Rimbaud enfant.

    Les histoires de famille ont ceci de fascinant qu’elles n’épargnent aucun milieu ni aucun nom. Celles de la famille Rimbaud ont de quoi surprendre parce que tout aurait dû mener à ce que ce soit Arthur l’enfant maudit, incompris, rejeté. Mais non, son intelligence supérieure l’aura protégé de la foudre maternelle. C’est assez « moderne » comme vision des choses et je me suis surprise d’un côté à m’en réjouir. Pour une fois, un jeune homme issu d’une famille terrienne du XIXe siècle n’a pas été renié pour son homosexualité et sa vie sans attaches et un peu bohème. Mais c’est tout de même assez étonnant d’imaginer que Vitalie et Isabelle aient pu percevoir de suite ce qu’il y avait d’aussi exceptionnel chez ce garçon pour passer outre ses agissements. Une sorte de 6e sens, peut-être ? D’un autre côté, ce don d’Arthur aura fait le malheur de Frédéric, ce frère à qui l’on reprochera sa banalité et son incapacité à s’élever intellectuellement. Comment vit-on dans l’ombre d’un être exceptionnel ? Comment faire sa place quand l’autre prend déjà tout l’espace ? Un sujet fascinant qui reste d’actualité pour tous ceux confrontés à la célébrité d’un proche. Un sujet dont David Le Bailly s’est emparé avec brio.

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  • Ma première rencontre avec Arthur Rimbaud remonte à mes années d’école et à l’apprentissage du poème Le dormeur du Val.
    En dehors de cela, je n’avais qu’une vague idée de sa vie personnelle, mise à part sa relation avec Verlaine, et familiale. J’ignorais par exemple tout de sa mère, maîtresse...
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    Ma première rencontre avec Arthur Rimbaud remonte à mes années d’école et à l’apprentissage du poème Le dormeur du Val.
    En dehors de cela, je n’avais qu’une vague idée de sa vie personnelle, mise à part sa relation avec Verlaine, et familiale. J’ignorais par exemple tout de sa mère, maîtresse femme autoritaire et revêche, quittée par son mari et qui se déclare veuve. De la même manière je ne connaissais pas l’existence de ses sœurs dont l’une mourut très jeune.

    Et je connaissais encore moins l’existence de Frédéric Rimbaud, d’un an plus âgé qu’Arthur. Mais là, je serais presque excusée car tout à été fait pour gommer l’existence de ce frère aîné au point de trafiquer la photo de communion, que l’on retrouve en couverture de ce livre, où figuraient les deux frères pour l’en faire disparaître. Mais qu’a bien pu faire ce Frédéric pour que sa famille le renie ainsi et l’occulte de l’histoire officielle des Rimbaud ?

    C’est ce que nous permet de découvrir le livre de David Le Bailly.

    Et ce qu’il a fait est tout simplement impardonnable pour une famille bourgeoise, très à cheval sur les conventions et inquiète des qu’en dira-t-on. Frédéric Rimbaud a choisi d’épouser une femme bien en dessous de sa condition et de devenir conducteur de calèche. Un déclassement total, insupportable pour sa mère et sa sœur qui lui vaut d’être mis au ban de la famille.

    Dans ce livre David Le Bailly explore les relations familiales et fraternelles. Alors qu’ils étaient inséparables enfants, les deux frères deviendront quasiment ennemis alors qu’Arthur s’est exilé en Afrique après ses premiers succès littéraires. On peut d’ailleurs s’interroger sur ses motivations à s’éloigner ainsi de sa famille.

    Entre les chapitres racontant l’histoire de la famille Rimbaud et de l’autre Rimbaud, David Le Bailly revient sur les motivations qui l’ont conduit à mener cette véritable enquête et sur les entretiens qu’il a pu avoir avec les descendants de la famille Rimbaud et qui pour la plupart ne connaissent pas ou très peu l’existence du frère aîné d’Arthur Rimbaud. Comme quoi le travail d’effacement a bien fonctionné.

    Ce roman dresse aussi le portrait d’un Arthur Rimbaud assez loin du personnage doux et romantique que j’imaginais. Il montre un homme plutôt cruel avec ce frère qui était pourtant quasiment son double dans l’enfance, se moquant ouvertement de cet homme qui est décrit comme étant limité intellectuellement par sa propre famille, condamnant ses choix de vie.

    Ce livre interroge sur les relations familiales mais aussi sur la place qu’on peut occuper lorsque l’un des membres de la famille fait immanquablement de l’ombre aux autres par son intelligence, sa grâce, sa mise en lumière.

    Un très beau travail de réhabilitation d’un homme sacrifié sur l’autel de la gloire et du mythe fraternels et pour lequel on ne peut que ressentir de l’empathie.

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