L'autre qu'on adorait

  • Je n'ai rien contre les héros peu aimables, je ne suis pas à la recherche d'une empathie à tout prix, hein, mais alors faut que ce soit de bons gros salopards qui font vibrer chez toi d'autres sentiments. Cet autre qu'on adorait, c'est juste un intellectuel petit bourgeois maniaco-dépressif, assez insupportable, plutôt veule et égocentré.
    Il a été le meilleur ami, après avoir été l'amant, de l'auteur, et malheureusement, moi je ne l'ai pas adoré du tout en lisant le récit chronologique des vingt dernières années de sa vie. J'ai même eu du mal à ressentir l'attraction, le charisme et l'intellect brillant de ce personnage décrit comme tel.

    Cela m'a semblé très très très long et ennuyeux car très répétitif ( - conquêtes féminines - échecs amoureux – procrastinations professionnelles – emballements – désenchantement etc ) sans que le singulier de la vie de ce personnage ne débouche sur une réflexion universelle a minima, ce que je recherche lorsque je me plonge dans un roman portrait. Là jamais le récit ne se hisse plus haut que ce personnage somme toute très banal dans ses souffrances.

    Surtout, le choix de l'oraison funèbre m'a profondément gênée : dès le premier chapitre, on apprend le suicide de Thomas. L'auteur s'adresse donc à lui et son récit se retrouve littéralement bouffé par un « tu » envahissant. Cet exercice de style a sans doute empêcher que je vibre alors qu'on sent combien l'auteur a aimé cet ami. Sur les dernières pages, j'ai enfin senti la chair, le sang et l'âme de Thomas, trop tard donc.

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