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L'autre moitié du monde

Couverture du livre « L'autre moitié du monde » de Laurine Roux aux éditions Editions Du Sonneur
Résumé:

De son écriture imperturbablement habitée par la sensualité des odeurs et de la matière, Laurine Roux, dans L'Autre Moitié du monde, s'éloigne à petits pas des univers oniriques qu'on lui connaissait pour se faire l'archéologue sensible d'une épopée collective qui emporte les... Voir plus

De son écriture imperturbablement habitée par la sensualité des odeurs et de la matière, Laurine Roux, dans L'Autre Moitié du monde, s'éloigne à petits pas des univers oniriques qu'on lui connaissait pour se faire l'archéologue sensible d'une épopée collective qui emporte les individus.
Espagne, début des années 1930. Des paysans s'éreintent dans les rizières du delta de l'Èbre pour le compte de doña Serena, une marquise impitoyable, mère d'un jeune garçon cruel et lubrique. Sous son joug, les employés arrachent les rares joies qu'autorise la fraternité de la misère.
Parmi eux grandit Toya, gamine ensauvagée qui connaît les salines comme sa poche. Quand un instituteur s'installe dans le delta, apportant avec lui ses idéaux révolutionnaires et son amour de la musique, la jeune fille s'éveille aux sentiments en même temps qu'à l'esprit de la révolte. Si bien qu'en 1936, lorsque éclate la Guerre civile, c'est à corps perdu qu'elle se jette dans l'expérience libertaire, avec son lot d'espérances folles et de désenchantements féroces. Sans soupçonner à quel point son destin aura dorénavant partie liée avec l'histoire d'une Espagne que le franquisme s'apprête à faire basculer.
De son écriture imperturbablement habitée par la sensualité des odeurs et de la matière, Laurine Roux, dans L'Autre Moitié du monde, s'éloigne à petits pas des univers oniriques qu'on lui connaissait pour se faire l'archéologue sensible d'une épopée collective qui emporte les individus.

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Articles (3)

Avis (26)

  • Du souffle, de la beauté, de la finesse, de la violence, de l'amour !
    Une épopée incroyable vue et vécue à travers les yeux d'une enfant.

    Du souffle, de la beauté, de la finesse, de la violence, de l'amour !
    Une épopée incroyable vue et vécue à travers les yeux d'une enfant.

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  • Très bon livre, à lire absolument

    Très bon livre, à lire absolument

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  • Magnifique livre ...que l'on quitte à regret

    Magnifique livre ...que l'on quitte à regret

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  • Après son dernier roman , Le Sanctuaire, j'attendais la suite, puis est apparu" l'autre moitié du monde",je l'ai acheté le premier jour de sa sortie.
    Non ce n'était pas la suite, mais une nouvelle histoire bouleversante et imprévisible, J'entre dans l'histoire par tous les cotés et tous les...
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    Après son dernier roman , Le Sanctuaire, j'attendais la suite, puis est apparu" l'autre moitié du monde",je l'ai acheté le premier jour de sa sortie.
    Non ce n'était pas la suite, mais une nouvelle histoire bouleversante et imprévisible, J'entre dans l'histoire par tous les cotés et tous les sens.
    A la fermeture du livre j'ai eu besoin d'écouter des chants révolutionnaires en espagnol,comme si j'avais besoin de continuer la lutte dans mon cerveau. Cette histoire et sa narration n'est pas sans conséquence! La plume de Laurine transporte chaque fois nos neurones dans ses univers. J'attends le prochain voyage au bilan carbone négatif avec impatience.

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  • Dans le sud de la Catalogne, Toya vit heureuse et sauvage avec ses parents, sa mère est cuisinière, son père travaille aux rizières.
    Tous deux sont au service de la famille Ibáñez, qui possède le château.
    Mais la révolte gronde, les paysans ne supportent plus les injustices dont ils sont...
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    Dans le sud de la Catalogne, Toya vit heureuse et sauvage avec ses parents, sa mère est cuisinière, son père travaille aux rizières.
    Tous deux sont au service de la famille Ibáñez, qui possède le château.
    Mais la révolte gronde, les paysans ne supportent plus les injustices dont ils sont victimes, les abus du fils du château sur les jeunes files, sa cruauté...
    L'arrivée d'un instituteur donne l'impulsion nécessaire au soulèvement, alors que le spectre de la Guerre civile menace.

    Des années plus tard, Luz sera amenée par le hasard ou la destinée (donnez-lui le nom que vous voulez) au Delta de l'Ebre et rencontrera Toya.
    Des années de silence plus tard, Toya racontera son histoire à cette jeune femme qui lui ressemble.

    J'ai été happée par l'écriture de Laurine Roux qui est superbe. Riche et chatoyante, parfois âpre à l'image de l'histoire qu'elle nous raconte, elle nous offre des paysages splendides à contempler et des personnages exaltés pour les occuper.
    Ici, la souffrance côtoie l'espoir dans une danse aussi belle que tragique.

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  • 1930 Espagne. L'esclavage y est aboli depuis près d'un siècle. Pourtant dans les rizières qui jouxtent la maison de Toya petite fille au caractère déjà bien affermi, ce sont des hommes et des femmes sous emprise qu'elle voit trimer. La Marquise règne sur ses terres et sur les hommes qui la...
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    1930 Espagne. L'esclavage y est aboli depuis près d'un siècle. Pourtant dans les rizières qui jouxtent la maison de Toya petite fille au caractère déjà bien affermi, ce sont des hommes et des femmes sous emprise qu'elle voit trimer. La Marquise règne sur ses terres et sur les hommes qui la travaillent. Avec son fils, elle exploite les êtres humains sans leur laisser le choix. Après la mort d'une des leurs, la révolte gronde.
    Un beau roman, bien écrit d'une écriture puissante et directe. Des personnages attachants et d'autres totalement abjects. Une histoire forte qui donne envie tour à tour de crier et de pleurer. Un livre qui fait partie des 5 finalistes de la 14e édition du Prix Orange du livre dont la liste vient d'être révélée. A découvrir!

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  • Roman lu dès sa sortie en janvier, mais j'écris mon avis plusieurs mois après, tant les mots me manquent pour exprimer mon ressenti.

    L'écriture de Laurine Roux a cette particularité de mettre tous les sens du lecteur en éveil. A la lecture de ce roman, on n'est pas simple spectateur de la...
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    Roman lu dès sa sortie en janvier, mais j'écris mon avis plusieurs mois après, tant les mots me manquent pour exprimer mon ressenti.

    L'écriture de Laurine Roux a cette particularité de mettre tous les sens du lecteur en éveil. A la lecture de ce roman, on n'est pas simple spectateur de la guerre en Espagne, on la vit. La chaleur, les odeurs, la dureté de la vie et la noirceur de certains personnages... la plongée dans l'Espagne des années 1930 est immédiate et persistante.
    La pertinence des détails historiques est très plaisante, car elle apporte une touche réaliste à l'œuvre.

    En décrivant la guerre au travers des yeux d'un enfant, Laurine Roux réussit la prouesse d'apporter une touche de douceur et sensibilité à une situation d'une violence inouïe.

    Bien plus qu'une fresque romanesque, ce roman est un cri d'amour et de liberté, qui reste marquant longtemps après l'avoir lu.

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  • 1930. L’Espagne. Dans le delta de l’Ebre, des paysans, exploités par un couple de tyrans dont le fils use et abuse du droit de cuissage, vont peu à peu prendre conscience de l’injustice qu’ils subissent et vont se fondre dans la révolte qui pointe son nez dans une Espagne meurtrie. Nous vivons...
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    1930. L’Espagne. Dans le delta de l’Ebre, des paysans, exploités par un couple de tyrans dont le fils use et abuse du droit de cuissage, vont peu à peu prendre conscience de l’injustice qu’ils subissent et vont se fondre dans la révolte qui pointe son nez dans une Espagne meurtrie. Nous vivons là les prémices de la guerre civile, Franco n’est pas loin et la République se meurt.

    Ce roman de Laurine Roux est très différent des deux autres et c’est une réussite totale. Roman historique, roman de la passion pour une cause, roman qui souligne la maltraitance des femmes, nous sommes loin de la dystopie qui lui allait à ravir. L’écriture est toujours là, celle qui m’avait déjà tant séduite.

    Laurine Roux a l’art de trouver le verbe qui fait décoller ses phrases, les mots qui s’harmonisent entre eux et font s’élever une petite musique qui bouscule les cœurs.

    « Le jour beurre à peine l’horizon. »

    « Nectarines, abricots, pêches, figues, pastillent les arbres. »

    « Au loin, l’aube dorlotait l’horizon. »

    « Cette fille, elle le débordait, c’était une tempête, une sale petite tempête, qui décoiffait et déployait. Et lorsqu’elle en avait fini, elle laissait un vide immense, des plages désertes qu’un simple rire suffisait à peupler. »

    Laurine Roux raconte aussi bien les événements qu’elle évoque la nature. C’est pourquoi on avale les pages avec frénésie. Tantôt on se régale d’un mot bien choisi, tantôt d’une phrase évocatrice, tantôt on soutient les personnages, on les suit avec ardeur, on espère avec eux, on est anarchiste, on veut se venger de la Marquise et de son atroce fils. On ne les accompagne pas, on est eux.

    Certains passages résonnent toujours aujourd’hui :

    « Le futur des anarchistes, il le promet radieux. Juan se dégage, marmonne entre ses dents. Il est d’avis que les hommes ne sont pas foutus de rester tranquilles autour d’une table. Il y en aura toujours un qui voudra la place d’honneur. »

    La construction est habile, certes pas originale, mais la deuxième partie arrive, comme un moment suspendu, après une ellipse d’une trentaine d’années, et elle ouvre la porte des possibles, des suppositions. Elle permet aussi de respirer. Enfin, la troisième partie comble le vide, donne des réponses, et fait couler des perles d’eau sur nos visages en apportant une conclusion qui caresse notre goût pour les fins ouvertes et qui laissent percer un grain d’espoir, parce que « derrière chaque bouquet au bord de la route se tient un fantôme », un fantôme qui accompagne les vivants pour qu’ils n’oublient pas.

    Alors, oui bien sûr, lorsque Luz apparait, on se doute qu’elle aura un lien avec les autres personnages, on comprend même très vite lequel, mais peu importe, on y croit, on en veut, on en redemande et on se laisse embarquer au gré de cette superbe écriture, sans broncher, et même avec délectation.

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