L'arbre- monde

Couverture du livre « L'arbre- monde » de Richard Powers aux éditions Cherche Midi
Résumé:

Après des années passées seule dans la forêt à étudier les arbres, la botaniste Pat Westerford en revient avec une découverte sur ce qui est peut-être le premier et le dernier mystère du monde : la communication entre les arbres. Autour de Pat s'entrelacent les destins de neuf personnes qui peu... Voir plus

Après des années passées seule dans la forêt à étudier les arbres, la botaniste Pat Westerford en revient avec une découverte sur ce qui est peut-être le premier et le dernier mystère du monde : la communication entre les arbres. Autour de Pat s'entrelacent les destins de neuf personnes qui peu à peu vont converger vers la Californie, où un séquoia est menacé de destruction.

Au fil d'un récit aux dimensions symphoniques, Richard Powers explore ici le drame écologique et notre égarement dans le monde virtuel. Son écriture généreuse nous rappelle que, hors la nature, notre culture n'est que « ruine de l'âme ».

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Avis (9)

  • Cet "Arbre Monde" est avant tout un roman, choral certes, avec toutes les contraintes du genre, mais un roman, émouvant et parfois haletant. Plus que dans l'air du temps c'est un livre militant, qui peut de temps à autres vous tomber des mains. Ce n'est pas bien grave car vous le retrouvez...
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    Cet "Arbre Monde" est avant tout un roman, choral certes, avec toutes les contraintes du genre, mais un roman, émouvant et parfois haletant. Plus que dans l'air du temps c'est un livre militant, qui peut de temps à autres vous tomber des mains. Ce n'est pas bien grave car vous le retrouvez toujours avec beaucoup d'envie et de plaisir.

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  • Lu en avril 2019.
    C'est certes un gros pavé et on ne le lit pas d'une traite. Mais ce roman chorale où se mêle les destins de différents acteurs est un must pour ceux qui s'intéressent à la nature et à la protection de l'environnement.

    ON y découvre que les arbres ne sont pas justes des...
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    Lu en avril 2019.
    C'est certes un gros pavé et on ne le lit pas d'une traite. Mais ce roman chorale où se mêle les destins de différents acteurs est un must pour ceux qui s'intéressent à la nature et à la protection de l'environnement.

    ON y découvre que les arbres ne sont pas justes des éléments décoratifs du paysage, mais bien des éléments clés de la chaine du vivant. C'est intéressant, on apprend pleins de choses, mais il faut se donner du mal pour aller jusqu'au bout.

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  • « Un arbre est une créature miraculeuse qui abrite, nourrit et protège tous les êtres vivants. Il offre même de l’ombre aux bourreaux qui l’abattent. »

    Dense, étonnant, ambitieux, inventif, captivant, intelligent, exigeant, inspirant, sage…
    Les adjectifs ne manquent pas pour qualifier ce...
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    « Un arbre est une créature miraculeuse qui abrite, nourrit et protège tous les êtres vivants. Il offre même de l’ombre aux bourreaux qui l’abattent. »

    Dense, étonnant, ambitieux, inventif, captivant, intelligent, exigeant, inspirant, sage…
    Les adjectifs ne manquent pas pour qualifier ce roman qui ne rentre dans aucune case. Qualifié d’éco-roman par ci par là, de livre militant par ailleurs, je le classerai pour ma part dans la catégorie: livre indispensable.

    Il est donc difficile de résumer ce livre même si le pitch peut paraitre simple : l’histoire de neuf personnages dont les destins vont se lier autour du combat pour la cause environnementale et plus particulièrement autour des arbres.
    En dire plus n’aurait aucun intérêt car c'est quasiment un roman philosophique que nous livre Richard Powers. Il nous questionne sur notre rapport à la nature, sur l’interdépendance entre les organismes vivants, sur notre relation au temps, sur les prisons que nous nous créons et dont nous craignons de nous libérer, sur notre capacité d’empathie face à notre environnement, sur la croissance économique.
    Bourdonnant d'idées, on est loin du page-turner. Ce livre nécessite de la concentration et donc le bon moment et le bon endroit pour les lire.

    Ambitieux par sa portée, par ses thèmes, par son traitement du temps, il l’est aussi par sa structure. Construit en quatre parties hautement métaphoriques («racines», «tronc», «cime» et «graines), « L’arbre monde » est d’une virtuosité littéraire incroyable.

    Une œuvre qui éveille l'esprit et l'âme, qui pose des questions et qui fait réfléchir, qui émeut et qui touche profondément…. C’est tout de même très rare.

    Je vous assure que vous ne regarderez plus les arbres de la même façon après cette lecture. C’est l’un de ces rares romans qui a le pouvoir de modifier de façon définitive votre point de vue et tous les discours politiques et culpabilisants sur l’écologie n’auront jamais autant de portée que le roman de Richard Powers.

    "Vous et l'arbre de votre jardin êtes issus d'un ancêtre commun. Il y a un milliard et demi d'années, vos chemins ont divergé. Mais aujourd'hui encore, après un immense voyage dans des directions séparées, vous partagez avec cet arbre le quart de vos gènes..."

    Traduit par Serge Chauvin

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  • "Vous et l'arbre de votre jardin êtes issus d'un ancêtre commun. Il y a un milliard et demi d'années, vos chemins ont divergé. Mais aujourd'hui encore, après un immense voyage dans des directions séparées, vous partagez avec cet arbre le quart de vos gènes..."

    Dans ce livre grandiose, il y a...
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    "Vous et l'arbre de votre jardin êtes issus d'un ancêtre commun. Il y a un milliard et demi d'années, vos chemins ont divergé. Mais aujourd'hui encore, après un immense voyage dans des directions séparées, vous partagez avec cet arbre le quart de vos gènes..."

    Dans ce livre grandiose, il y a un moment où l'une des héroïnes, Pat Westerford, Docteur en botanique explique à ses élèves que si on devait concentrer la création du monde en une heure, la naissance des sols, des montagnes, des fleuves et des végétaux occuperait une bonne quarantaine de minutes tandis que l'homme arriverait dans les trente dernières secondes ; et il ne lui en faudrait qu'une poignée pour tout asservir. Lors de ses recherches, Pat Westerford a mis en évidence qu'il existe un système de communication extrêmement développé dans le monde végétal. Les arbres se parlent, se préviennent des dangers. L'écosystème végétal s'organise, se régénère, se réinvente sans cesse. Dans une forêt, l'individu n'existe pas, tout est lié, y compris ce qui semble mort, chaque chose a son utilité. Mais l'homme passe et la forêt trépasse. L'homme suit le cycle infernal de ce qu'il appelle la croissance. Il ignore tout du pouvoir des végétaux. Il combat la nature pour gagner de la place et faire croitre ses activités, plutôt que de chercher à s'intégrer harmonieusement dans un environnement qui était là avant lui et qui demeurera très certainement après lui.

    Ce que nous propose ici Richard Powers est encore une fresque monumentale ; j'y ai retrouvé la puissance narrative et démonstrative de Gains (toujours une interrogation sur le progrès mais du côté du monde de l'entreprise) avec un supplément d'âme lié à la thématique de l'environnement. Ce roman est celui de la vie. De la transmission. Non pas d'une lignée. La transmission à travers les âges. Un plaidoyer pour tenter de rendre les hommes moins aveugles... même si cela semble déjà trop tard. Construit selon le miracle de la nature, symbolisé par l'arbre, le roman aligne quatre parties : racines, tronc, cime et graines ; quatre parties qui relient peu à peu une dizaine de personnages qui n'ont au départ pas grand-chose en commun. Si ce n'est, quelque part en germe une intuition, un lien, un intérêt pour la nature plus ou moins avéré. S'ils prennent des chemins différents, chacun d'entre eux se trouve à un moment concerné, préoccupé ou engagé dans un processus qui vise à changer les choses. Nicholas l'artiste, Mimi l'ingénieure, Adam le psychologue, Ray le spécialiste de la propriété intellectuelle, Pat la botaniste, Neelay le petit génie de l'informatique, Douglas et Olivia. Certains passeront par l'activisme. D'autres continueront à prêcher la bonne parole en misant sur une prise de conscience. Certains écriront des livres, d'autres les liront. D'autres encore verront dans la technologie un moyen de changer le monde.

    On apprend des tas de choses dans ce roman, sur le pouvoir vivifiant des végétaux et sur la nocivité des hommes. Mais Richard Powers va plus loin que ces constats. Il cherche, par l'intermédiaire de ses personnages les raisons pour lesquelles la majorité nie l'évidence ou refuse de voir ; il expérimente, veut croire que des arborescences informatiques complexes (arborescences, oui... c'est intéressant) pourraient peut-être contribuer à... quoi ? convaincre ? faire changer les comportements ? On retrouve ici la volonté déjà affichée dans Gains de ne pas désigner de coupable trop facile. Même si son camp est visiblement déjà choisi.

    Non seulement le voyage est passionnant mais on en sort avec forcément un regard très différent sur les arbres auxquels on ne prêtait pas grande attention en sortant de chez soi. Imprégné par l'atmosphère qui se dégage du livre et qui invite à réfléchir sur le miracle quotidien de la nature, convaincu que si l'homme gesticule, hurle et veut toujours plus, ce n'est pas forcément lui qui gagnera à la fin. D'ailleurs il semble avoir déjà perdu tant les dégâts qu'il inflige au monde végétal se retournent contre lui.

    Il y a tout cela dans ce roman, et bien plus encore. Car c'est une petite prouesse de construction, pour un résultat aussi foisonnant que le petit monde qui s'agite de façon invisible et imperceptible à l'homme dans un sous-bois. L'Arbre-Monde est un livre extraordinaire. Un très grand livre.

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  • Lien : https://www.livresselitteraire.com/2018/10/larbre-monde-de-richard-powers.html

    Aux côtés d’un psychologue, d’une chercheuse en botanique, d’un créateur de jeu vidéo, d’un photographe, d’un couple à l’épreuve, d’une ingénieure, d’un ancien militaire et d’une étudiante, Richard Powers...
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    Lien : https://www.livresselitteraire.com/2018/10/larbre-monde-de-richard-powers.html

    Aux côtés d’un psychologue, d’une chercheuse en botanique, d’un créateur de jeu vidéo, d’un photographe, d’un couple à l’épreuve, d’une ingénieure, d’un ancien militaire et d’une étudiante, Richard Powers nous offre une fresque de vie, une double fresque qui se croise, s’entrecroise, se déchire. La fresque de vie de ce qui est plus grand que nous : la nature, la planète, les arbres. Et puis celle des Hommes, bien sûr. Neuf personnages, racines de ce récit, arbre de vie, qui n’ont à priori rien en commun. Tous sont de générations, d’origines, d’horizons différents et pourtant, tous ont un lien plus ou moins fort avec les arbres. Par conviction, souvenir ou transmission. Une transmission qui jamais ne quittera ni l’histoire ni le lecteur. Car au travers de L’arbre-monde, Richard Powers a créé un véritable plaidoyer à destination de l’Homme et du monde.

    Ici, l’apprentissage constitue le message. Quatre parties : racines, tronc, cimes et graines où l’on y apprend que les arbres communiquent entre eux, s’alertent lors d’un danger, s’adaptent au monde, lèguent leur héritage à la terre. On y apprend que si le tronc, les branches, les feuilles sont visibles il y a tant à découvrir sous terre. L’âme de ces lieux.

    Lorsqu’on déroule le fil de l’histoire, qui s’accélère au fil des pages comme la destruction massive de cette flore, on ne peut s’empêcher de penser que nous avons tant à apprendre d’eux… De l’activisme à l’éco-terrorisme, en passant par la technologie Richard Powers interroge : que faire, laisser l’Homme détruire des hectares pour se chauffer, se loger, cultiver plus que de raison ? Laisser les industriels tuer l’écosystème pour toujours plus de rentabilité, de pouvoir, de pognon ? Pour quoi au final ? L’arbre est bien plus vieux que l’homo-sapiens… Que croient-ils, que croyons-nous, que nous survivront sans eux ?

    Notre rapport à la nature, nos liens avec elle, les enjeux financiers, écologiques, nos dérives volontaires ou non, nos erreurs, notre besoin de reconnexion sont autant de thèmes abordés dans ce roman dense, passionnant et nécessaire. Et l’arbre y est un personnage à part entière. Il est même, à mon sens, le personnage principal de ce roman. Celui qui s’exprime dans les silences. Qui semble être imperturbable face à la folie de l’Homme. Il est celui qui soutient le monde. Celui qui porte en lui l’intelligence. La clé de notre survie. Une espèce bien plus solidaire que toute communauté humaine.

    Et dans ces cinq cent pages d’amour à la forêt, et de croyance en l’humanité malgré nos comportements abjects, l'auteur avec tout son génie et celui de son traducteur Serge Chauvin, parvient à nous serrer le cœur, nous donner le vertige face à des constats alarmants. Alors, peut-être vous direz-vous que nous n’avons pas besoin d’un moralisateur, que nous n’avons pas besoin d’un roman pour ouvrir les yeux sur l’évidence. Peut-être oui, mais alors qu’attendons-nous pour sauver ce qui peut encore l’être ? Qu’attendons-nous pour arrêter de nous prendre pour les rois du monde ?

    Une chose est sûre, si vous prenez la peine de lire le sensible L’arbre-monde, soyez conscients qu’une fois refermé, plus jamais vous ne regarderez un arbre de la même manière.
    Vous l’observerez, enfin. Vous y verrez sa grandeur.

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  • Un gros pavé écologique autour de l'incapacité de l'espèce humaine à prendre soin de son environnement et tout particulièrement des arbres. Autour de quelques destins individuels que rien ne prédisposait à devenir des activistes virulents de la défense des forêts, on en apprend beaucoup sur les...
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    Un gros pavé écologique autour de l'incapacité de l'espèce humaine à prendre soin de son environnement et tout particulièrement des arbres. Autour de quelques destins individuels que rien ne prédisposait à devenir des activistes virulents de la défense des forêts, on en apprend beaucoup sur les arbres, leurs bienfaits et même sur la façon dont ils communiquent entre eux.
    C'est didactique, rempli de citations éclairées ou d'images très explicites sur la façon dont notre espèce continue à massacrer son environnement naturel. « le monde comptait six billions d'arbres quand les humains sont apparus. Il en reste la moitié. Dont la moitié encore aura disparu dans cent ans. »
    « Vous et l'arbre de votre jardin êtes issus d'un ancêtre commun (et) aujourd'hui encore vous partagez avec cet arbre le quart de vos gènes. »
    Brrr, les chênes et les noyers de mon jardin, que j'aperçois par ma fenêtre en rédigeant ce billet, m'apparaissent sous un jour nouveau même si je ne suis pas encore tout à fait mûr pour discuter avec eux quand je profite de leur ombre ou de leurs noix.
    C'est vrai qu'après avoir terminé cette lecture dense et touffue comme une forêt de séquoias, la perspective change. Reste la sensation mitigée de m'être engagé dans un très beau sous-bois puis, ayant perdu mes repères et commencé à tourner en rond, de n'avoir plus eu que l'envie d'en trouver la sortie. Ennuyeux ? Un peu, oui.

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  • Un éco-roman sur la sauvegarde des arbres
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    Quand Léa, l'administratrice du Picabo Riverbookclub a proposé la lecture d'un roman américain dont le sujet principal est la forêt, j'étais toute excitée. Ayant lu récemment un essai sur la sylvothérapie ainsi que « les langages secrets de la Nature...
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    Un éco-roman sur la sauvegarde des arbres
    *
    Quand Léa, l'administratrice du Picabo Riverbookclub a proposé la lecture d'un roman américain dont le sujet principal est la forêt, j'étais toute excitée. Ayant lu récemment un essai sur la sylvothérapie ainsi que « les langages secrets de la Nature » du grand spécialiste des arbres, Jean-Marie Pelt, je ne pouvais qu'acquiescer pour une demande de lecture. Et quelques semaines plus tard, j'ai eu ce gros pavé « L'arbre-monde » dans mes mains. Une fébrilité toute religieuse.
    *
    Un plaidoyer pour tenter de rendre les hommes moins aveugles.
    *
    La trame du roman est originale puisque le premier chapitre débute par les Racines : 8 personnes, 8 vies déployées chacune à leur manière, ayant un lien plus ou moins fort avec un arbre. Des racines qui sortent du sol petit à petit, ces humains eux aussi à l'aube de leur vie. Une galerie de personnages émouvants, « exclus de la société », qui, pris isolément, sont indécis et perdus. Excepté peut-être Olivia, qui d'ailleurs fera le lien entre les deux chapitres.

    Le Tronc, dont les Racines s'entrelacent pour s'unir en un destin commun. Et lequel est-il? Il est colossal, gigantesque, quelque chose qui dépasse l'Homme. Un combat essentiel de la cause environnementale : protéger ces grands arbres de la destruction de l'homme.

    Alors, chacun de ces personnages va utiliser ses propres moyens pour s'engager dans un processus qui vise à changer nos mentalités. Certains passeront par l'activisme (l'écoterrorisme, le « squat » sur Mimas, le séquoia géant), l'élaboration d'un roman botanique, l'utilisation de la technologie informatique… Mais tous utilisent leur puissance et leur volonté, et là on voit bien la similitude avec le fonctionnement d'une communauté sylvestre.

    Puis le troisième chapitre qui déploie tous ces humains vers la confrontation, la résilience, comme l'arbre qui se prolonge jusqu'à sa cime.
    *
    Un roman didactique dont l'Arbre est au coeur d'un problème mondial: que l'espèce humaine massacre le règne végétal sans vergogne, sans aperçu sur le très long terme.
    *
    Un texte dense, touffu rempli de citations et d'informations botaniques (je précise, au passage, que ces données sont entièrement exactes).

    Pat la botaniste est celle qui nous apprend par exemple que « même des arbres d'espèces différentes forment des partenariats. Si on abat un bouleau, un sapin voisin peut en souffrir. » , « Rien n'est moins isolé, plus sociable qu'un arbre », « Un arbre mort, c'est un hôtel infini (pour les organismes vivants) ».

    J'ai aimé son amour inconditionnel pour les arbres. Je me suis très vite identifiée à elle.

    Les arbres ont également une voix au chapitre. Par leur présence silencieuse, leur quasi -immobilisme et leur assise ancestrale, ils sont les héros de cette tragédie.
    *
    Parlons du constat final: la situation globale est catastrophique et terrifiante. Je pense que c'est un roman qui sert de plaidoyer, de lanceur d'alerte pour toutes les générations à venir. Un brin pessimiste et réaliste mais aussi optimiste si on sait où regarder d'une manière attentive, si on réapprend l'humilité , peut-être que tout ne sera pas perdu.
    *
    L'auteur a réalisé un énorme travail documentaire, avec des touches de poésie ainsi qu'un souffle romanesque. Et avec beaucoup de conviction qui je l'espère, aboutira sur « l'éveil des consciences ».

    Je ne peux que vous le conseiller. C'est même « presque » une obligation de le lire

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  • L'ARBRE MONDE de Richard Powers
    Traduit par Serge Chauvin
    Éditions Le Cherche Midi

    Quand #LéaTouchBook propose un partenariat entre le #PicaboRiverBookClub et les éditions #LeChercheMidi pour le nouveau roman de Richard Powers... je me précipite !

    Et autant le dire tout de suite, j'ai...
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    L'ARBRE MONDE de Richard Powers
    Traduit par Serge Chauvin
    Éditions Le Cherche Midi

    Quand #LéaTouchBook propose un partenariat entre le #PicaboRiverBookClub et les éditions #LeChercheMidi pour le nouveau roman de Richard Powers... je me précipite !

    Et autant le dire tout de suite, j'ai adoré ce livre .

    On sait tous que Richard Powers est, depuis le superbe "Le temps où nous chantions", l'un des meilleurs romanciers américains actuels. Avec ce nouveau roman, "L'ARBRE MONDE", Richard Powers devient également lanceur d'alerte puisqu'il nous rappelle (ce que Darwin avait déjà compris, et que la science redécouvre depuis quelques années) que le monde végétal se comporte de façon intelligente et que sans les plantes il n'y a plus d'humanité. Alors, avant qu'il ne soit trop tard, il serait peut-être sage d'octroyer des droits aux arbres, non ?

    Richard Powers a su reprendre l'idée d'Edward Abbey et de son gang à la clé à molette pour en faire une histoire contemporaine sans trahir son prédécesseur. Le clin d'oeil est assumé et le personnage de Douglas Pavlicek est sans conteste le double de George Hayduke.

    La structure narrative est également très intéressante car le roman est calqué sur le modèle d'un arbre... 8 nouvelles qui, telles des racines sortant du sol dans la première partie, s'entrelaceront en une histoire commune pour former le tronc de la seconde partie et ensuite se déployeront en cîme dans la troisième partie.

    "L'ARBRE MONDE" est un livre militant et dangereux qui pourrait (si seulement) réveiller les consciences...

    ...mais les humains pourront-ils un jour s'empêcher de couper des arbres ? car, comme le dit Richard Powers, "Les forêts affolent les hommes. Il s'y passe trop de choses. Les humains ont besoin d'un ciel."

    Mille mercis à #LéaTouchBook, au #PicaboRiverBookClub et aux éditions #LeChercheMidi pour cette magnifique lecture.

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